Le département a été créé par le décret de l'Assemblée nationale du. Comme une soixantaine de départements en France, il prend le nom d'uncours d'eau, en l'occurrence laSarthe. Il correspond essentiellement auHaut-Maine, qui formait la moitié orientale de laprovince du Maine. La partie sud-ouest du département correspondant à la vallée duLoir relève historiquement duHaut-Anjou, et est dénomméeMaine angevin.
Le département se situe entre leMassif armoricain, à l'ouest et au nord-ouest, et leBassin parisien à l'est et au sud à l'entrée duVal de Loire. Marquée par une importante couverture boisée, avec quatreforêts domaniales, la Sarthe est à dominante rurale. Le département compte354 communes et 566 733 habitants en 2023. Il y a 34,4 % des habitants qui ont entre 0 et29 ans, 37,2 % qui ont entre30 et 59 ans et 28,4 % qui ont60 ans et plus[1]. Avec une croissance démographique modérée, la Sarthe est le second département le moins peuplé desPays de la Loire. Elle possède quatre villes de plus de 10 000 habitants : le chef-lieu, Le Mans, ainsi queLa Flèche,Sablé-sur-Sarthe etAllonnes. Le Mans et sonaire urbaine concentre plus de la moitié de la population. Le reste du département est peuplé de manière peu dense.
De tradition industrielle, le département et notammentLe Mans ont subi de plein fouet la régression de ce secteur à partir des années 1970, compensée par la dynamique des entreprises de services, notamment dans l'assurance.
En Sarthe, le patrimoine architectural et culturel comptait au31 décembre 2010,408 protections au titre desmonuments historiques, parmi lesquels115 classements, même partiels, et293 inscriptions. Son chef-lieu doit sa renommée mondiale à la course des24 Heures du Mans, dont la première édition a eu lieu en 1923 et à laquelle la devise du département fait écho :En Sarthe, chaque24 heures comptent plus qu'ailleurs.
La Sarthe, grâce à la proximité de laManche et de l'océan Atlantique, possède unclimat océanique. Toutefois, du fait de son retrait par rapport à l'océan, le département connaît une certaine influence continentale, qui se caractérise par desprécipitations moins importantes que sur la côte et des étés plus chauds[4]. Voici les données pour la station météorologique duMans :
La Sarthe est traversée par trois autoroutes. L'A81 relieLe Mans àRennes, vers l'ouest, et se trouve sur l'itinéraire entreParis et laBretagne. L'A11, appeléeL'Océane, relieParis àNantes et traverse le département du nord-est vers le sud-ouest. Enfin, l'A28, qui relieAbbeville àTours, dessert le département sur un axe nord-sud.
Le Mans est le principal nœud routier sarthois. De nombreuses routes départementales partent en étoile depuis la ville. L'axe majeur est l'ancienneroute nationale 23, devenue « route départementale 323 », qui pénètre en Sarthe par le nord-est àAvezé et dessertLa Ferté-Bernard, Le Mans etLa Flèche avant de quitter le département au sud-ouest en direction duMaine-et-Loire àBazouges-sur-le-Loir. L'ancienneroute nationale 138, devenue « route départementale 338 », arrive au nord en provenance d'Alençon et dessert notamment Le Mans,Écommoy etChâteau-du-Loir avant de prendre la direction deTours.
Réseau ferré de France a supervisé la construction de laLGV Bretagne-Pays de la Loire, prolongement de la branche ouest de la LGV Atlantique, qui s'étend du Mans jusqu'à Rennes et qui est entrée en service en 2017[9]. Les travaux concernaient 182 km de ligne nouvelle dont 47,5 km en Sarthe[10]. Lié à la construction de la LGV, le projet « Virgule de Sablé-sur-Sarthe » porte sur la réalisation d'une liaison ferroviaire de 3,6 km sur la commune d'Auvers-le-Hamon pour permettre des liaisons directes sur l’axe Nantes - Angers - Sablé-sur-Sarthe - Laval - Rennes[11].
Le réseau d'autocars régionalAléop dessert de nombreuses communes sarthoises ainsi queAlençon[12] située dans le département de l'Orne. Par ailleurs, le réseau Aléop propose également des lignes qui relient la commune deLa Flèche à plusieurs communes duMaine-et-Loire[13] et la commune deSablé-sur-Sarthe à plusieurs communes de laMayenne[14]. Le réseauTER Pays de la Loire assure plusieurs liaisons quotidiennes en autocar entreLe Mans, La Flèche etSaumur. Enfin, l'agglomération du Mans possède un réseau de bus, ainsi qu'untramway, tous deux gérés par laSETRAM[15]. Sablé-sur-Sarthe est desservie par un réseau urbain dénomméRéso.
Le transport fluvial, autrefois très important pour l'économie locale, a été abandonné au profit du transport routier, et laSarthe, l'unique cours d'eau navigable, n'est plus utilisée que par les plaisanciers[17].
Le réseau de pistes cyclables sarthois est assez peu développé, puisque le département ne compte que quatrevoies vertes. La plus longue d'entre elles, la voie verte « Le Lude - La Flèche - Baugé », emprunte le tracé des anciennes voies ferrées qui reliaient La Flèche à Aubigné-Racan et Baugé sur un parcours de 45 km[18]. La voie verte entre Le Mans etArnage, sur 14 km[19], ainsi que celle entre Le Mans etChangé, sur 12 km[20], empruntent les chemins de halage qui suivent le cours de laSarthe et de l'Huisne. Un autre tracé, la voie verte de « l'Antonnière », relie les communes deSaint-Saturnin,La Milesse etAigné, au nord du Mans, sur près de 6 km[21].
La Constituante le 17 février 1790, décide de la division de la France en départements et le nom de Sarte, en référence à la rivière qui traverse les terres, adopte un H. L'origine latineSarta de la rivière est probable[réf. nécessaire]. On peut hésiter au sujet de la signification.Sar d'après le dictionnaire français-latin Gaffiot, ouvrage de base et de référence latiniste, est une sorte de poisson, etsarta évoque un état de bon entretien, bien comme il faut. Avant la période révolutionnaire, la rivière est reprise sans h, dans maints ouvrages, ainsi dans l'œuvre de Pascal Robin sieur du Faux (1539-1593, poète angevin "docte en grec, latin et françois", qui la cite, parmi les rivières enfantées par la Loire,Liger, à savoirSarta, Vigenna, Sebris, Latanos, Meduana, Liromus, Versutia, Leura, Albantia… (Sarthe, Vienne, Sèvre, Latan, Mayenne, Irosme, Versée, Erve, Aubance…)
Détail du vitrail représentant saint Julien à la cathédrale du Mans.
Le christianisme semble pénétrer dans le territoire actuel de la Sarthe aux alentours du IVe ou Ve siècle sous l’influence deTours le long des voies romaines. Selon la légende,saint Julien et ses disciples seraient les premiers évangélisateurs de la région, saint Julien étant considéré comme le premierévêque du Mans. Mais les premières sources sur lavie de saint Julien datent du IXe siècle[40].Victeur est le premier évêque historiquement attesté du Mans participant à unconcile, àAngers en 453 puis à Tours en 461.
À la fin duVe siècle, un chef franc parent deClovis, Rignomer, s'installe au Mans avec une colonie de Francs avec le titre de roi. Il est détrôné et assassiné par Clovis en 510[41]. Pour asseoir leur domination, les Francs s'appuient sur les évêques, présence réelle et concrète de l'autorité dans la cité[42]. Le pouvoir des évêques s'étend et ceux-ci font ouvrir de nombreux monastères au Mans, comme l'abbaye Saint-Vincent, fondée par Domnole, ou l'abbaye de la Couture fondée parSaint Bertrand, mais aussi dans le reste de l'évêché, comme àSaint-Ulphace,Saint-Rigomer ouSaint-Calais[43], qui prennent le nom des moines qui s'y sont installés[44].
Après la mort deLouis le Pieux en 840, ses trois fils se disputent l'Empire carolingien et leMaine n'est pas épargné par les combats. L'évêqueAldric quitte Le Mans pour suivreCharles le Chauve alors que les troupes deLothaire ravagent les faubourgs de la ville[43]. Il rentre au Mans en 841[43]. La ville tombe ensuite aux mains deLambert II, comte de Nantes, en 850, avant d'être reprise deux ans plus tard par le comte du MaineGauzbert[43].
Les troubles ne cessent d'agiter la province du Maine. La première incursion desVikings au Mans en 865 se traduit par le pillage de la cité et l'incendie de la cathédrale[45],[46]. L'année suivante, les Vikings pillent à nouveau la ville, mais sont interceptés sur le chemin du retour parRobert le Fort àBrissarthe[45]. La muraille gallo-romaine est restaurée à partir de 869[47]. Les Vikings tentent de s'emparer une nouvelle fois de la ville en 875, mais ils échouent dans leur tentative[45]. D'autres expéditions sont menées sur le territoire cénoman par les Vikings, comme au Lude, où l'église est détruite[48].
Entre lesXe et XIe siècles, le comté du Maine est marqué par les luttes de pouvoir entre comtes et évêques, issus de lafamille de Bellême. Ainsi en 1034, le comteHerbert Éveille-Chien assiège et détruit le château deLa Ferté appartenant à l'évêqueAvesgaud de Bellême, l'obligeant à quitter l'évêché[49].
Gisant de Bérengère de Navarre à L'Épau.
Dans la seconde moitié duXIe siècle, le Maine suscite des rivalités entre Angevins et Normands. À partir de 1040,Geoffroy Martel, comte d'Anjou, occupe le Maine et s'empare du Mans dont il enferme l'évêqueGervais de Château-du-Loir[50]. Le comteHerbert II du Maine cherche le soutien deGuillaume, duc de Normandie :Robert Courteheuse, fils de Guillaume, épouse la sœur d'Herbert, et ce dernier promet d'épouser une des filles du Guillaume[50]. Mort sans héritier, Herbert désigne Guillaume comme son successeur, mais les seigneurs du Maine se révoltent et appellent à la tête du comté un oncle d'Herbert,Gautier de Vexin. Guillaume se lance alors dans la conquête du Maine, prend Le Mans en 1063 et installe son fils Robert Courteheuse à la tête du comté[50]. Guillaume, devenu entre-tempsle Conquérant après son succès en Angleterre, revient au Mans recevoir les clés de la ville en mars 1073[51].
Les seigneurs locaux se révoltent à nouveau et renouent avec le lignage des anciens comtes du Maine en plaçant à leur têteHugues d'Este, petit-fils d'Herbert Éveille-Chien[51]. En 1092, Hugues d'Este vend le comté du Maine à son cousinHélie de la Flèche pour 10 000 sous manceaux[51]. Hélie marie sa filleEremburge àFoulques V le Jeune, rattachant ainsi définitivement le Maine à l'Anjou[50].
Portrait du roi Jean II, dit Jean le Bon, né au Mans.
Le Maine est rattaché à la couronne en 1328, lorsquePhilippe de Valois, comte du Maine et d'Anjou, devient roi de France. Il logeait avec sa femmeJeanne de Bourgogne au château duGué de Maulny, près du Mans, où est né leur fils Jean, qui devient le roiJean II le Bon à la mort de Philippe[55]. Jean détache à nouveau le comté du Maine de la couronne pour le joindre à l'apanage de son filsLouis d'Anjou[55].
Du fait de sa situation géographique, le comté du Maine est particulièrement touché par les combats de laguerre de Cent Ans. Après la défaite française lors de labataille de Poitiers en 1356, Jean le Bon est capturé par les Anglais, qui chevauchent jusque dans le Maine en s'emparant des forteresses et ravageant les faubourgs du Mans[56]. En 1370, leconnétableBertrand Du Guesclin remporte une victoire décisive face aux Anglais à labataille de Pontvallain[57]. Le lendemain, il s'empare deVaas, et repousse les Anglais jusqu'au sud de laLoire[57].
En 1392,Pierre de Craon tente d'assassinerOlivier de Clisson, devenu connétable de France après la mort de Du Guesclin. Sa tentative échouée, Pierre de Craon se réfugie chez son cousinJean IV, duc de Bretagne[57],[58]. Le roiCharles VI décide de marcher sur la Bretagne afin de châtier les coupables. Arrivé auMans, il quitte la ville le. Alors que le cortège chemine en forêt sous une chaleur accablante, le roi est atteint d'unecrise de démence soudaine : il s'empare de son épée et se précipite sur les gens de sa suite, faisant quatre victimes[57],[58]. Le roi, saisi de force, est ramené au Mans ligoté sur un chariot[57],[58].
La Sarthe, comme82 autres départements, est créée par le décret du[68]. La province du Maine est séparée en deux départements : leHaut-Maine, centré sur Le Mans, devient la Sarthe, tandis que leBas-Maine, centré sur Laval, devient laMayenne. La Sarthe reçoit une portion du territoire de l'ancienne province d'Anjou, située le long duLoir entreLa Flèche etLe Lude, appelée leMaine angevin. Quelques paroisses duPerche, autour deMontmirail, sont elles aussi intégrées au nouveau département[68].
Carte de la Sarthe 1790
Pendant l'été 1789, les troubles de laGrande Peur frappent la Sarthe. Le 18 juillet, la voiture de deux députés de la noblesse est précipitée dans la rivière àSavigné-l'Évêque. Le lendemain, les patriotes manceaux imposent la création d'un comité municipal permanent dirigé par des bourgeois et placé sous la protection d'une milice citoyenne. Un massacre a lieu le 23 juillet àBallon : Charles-Pierre Cureau, lieutenant du maire du Mans, et le comte de Montesson sont décapités dans la cour du château[69].
À la fin de l'année 1793, la Sarthe est touchée par l'expédition de l'armée vendéenne menée pendant lavirée de Galerne[70]. Défaits àGranville le 14 novembre, les Vendéens opèrent une retraite sur la Loire et font lesiège d'Angers les 3 et 4 décembre. Repoussés, ils lèvent le siège et se replient vers le nord-est en direction du Mans, poursuivis par les hommes du généralWestermann. Ils arrivent àLa Flèche le 8 décembre. La défense de la ville est assurée par les hommes du généralChabot qui avaient détruit une des arches du pont sur le Loir. Les Vendéens, commandés parLa Rochejaquelein, contournent la ville en franchissant le Loir au niveau d'un gué, avant d'attaquer les troupes républicaines de Chabot. Pris à revers, les républicains s'enfuient. Les Vendéens rétablirent le pont et séjournèrent quelques jours à La Flèche, le temps de se refaire[71] avant de repartir en direction du Mans le 10 décembre et de détruire le pont derrière eux[72]. Néanmoins le même jour, le généralWestermann reprend la ville et écrase l'arrière-garde des royalistes. Les blessés et les malades vendéens laissés à La Flèche sont massacrés par les soldats. Selon les généraux républicains environ 1 000 Vendéens meurent à La Flèche ou ses environs[73].
Le comte de Bourmont, commandant l'Armée royale du Maine en 1799
L'armée vendéenne arrive au Mans, qu'elle occupe après un court combat dans les environs dePontlieue[74]. Le 12 décembre, l'avant-garde de l'armée républicaine commandée par Westermann arrive au Mans et passe aussitôt à l'attaque, mais est repoussée à l'extérieur de la ville par les hommes de La Rochejaquelein. Westermann reçoit en renfort les troupes deTilly, puis celles deMarceau et enfin celles deKléber. Les combats se portent alors à l'intérieur de la ville et se poursuivent toute la nuit[75]. La Rochejaquelein et le gros des troupes se replient sur Laval. L'affrontement tourne au bain de sang, les soldats républicains pénètrent dans les maisons et y massacrent les femmes et les enfants vendéens qui s'y étaient réfugiés[75]. 10 000 à 15 000 Vendéens sont tués au cours de cette bataille, beaucoup d'autres sont faits prisonniers; les républicains en revanche n'ont que 30 morts et 100 blessés[75].
En 1799, les levées d'hommes pour faire face aux défaites militaires de la République et le vote de laloi des otages conduisent les chefs chouans à lancer une nouvelle insurrection[76]. Ils désignent lecomte de Bourmont, alors en exil en Angleterre, pour commander en chef de l'Armée royale du Maine[76]. Les insurgés, venus de la Sarthe et de la Mayenne au nombre de 12 000 étaient répartis en divisions organisées par des chefs vétérans des insurrections précédentes. Le 15 octobre, l'armée royale du Maine prend Le Mans, avant de l'abandonner quelques jours plus tard pour se porter vers le bourg deBallée, en Mayenne[76].
L'Empire met fin pour un temps aux insurrections. Les activités de la chouannerie reprennent épisodiquement, comme en 1813, où les troupes impériales arrivent en Sarthe pour mettre fin à une bande organisée sous la direction du capitaine « Sans-Façon » aux alentours deSillé-le-Guillaume[77].
Après la chute de NapoléonIer à labataille de Waterloo en 1815, le département est occupé par les troupesprussiennes. Une première brigade arrive au Mans le 3 août, suivie de deux autres brigades destinées à camper dans la région de La Flèche et celle deMamers. L'occupation dure près de deux mois, jusqu'au départ des Prussiens le 28 septembre[79].
À la suite ducoup d'État du 2 décembre 1851 mené parLouis-Napoléon Bonaparte, l'ancien ministre des financesTrouvé-Chauvel qui réside àLa Suze-sur-Sarthe décide les ouvriers tanneurs de la localité à prendre les armes pour protester contre les décrets présidentiels[80]. La révolte prend fin au bout de quelques jours et plusieurs dizaines d'habitants de La Suze sont déportés en Algérie[80].
La bataille du Mans en janvier 1871.
Le Second Empire prend fin avec laguerre franco-prussienne de 1870. Après labataille de Sedan où les Français sont défaits le, l'armée de la Loire est formée parLéon Gambetta pour poursuivre la guerre contre les Allemands[80]. Le 22 octobre, legénéral de Kératry est nommé à la tête de l'armée de Bretagne et chargé d'établir lecamp de Conlie dans le Nord-Ouest de la Sarthe afin d'y accueillir les 60 000 hommes mobilisés[81]. Le ravitaillement en matériel et en armes du camp connaît des difficultés et les soldats mobilisés ne reçoivent ni l'armement, ni l'instruction nécessaire pour se rendre au combat[81]. Les premiers combats en Sarthe interviennent au cours du mois de novembre autour de La Ferté-Bernard. Après les défaites françaises àOrléans etLoigny au début du mois de décembre, l'armée de la Loire est réorganisée et le commandement en est confié àAlfred Chanzy, qui décide de se replier sur Le Mans[80]. Le 25 décembre, les Prussiens attaquent et pillent la ville deSaint-Calais, dans l'Est du département. Labataille du Mans s'engage à partir du, mais après quelques jours de résistance, l'armée commandée par Chanzy est battue et doit se replier vers Laval puis sur la rive droite de la Mayenne, alors que l'armistice mettant fin aux combats est signé le 28 janvier[80]. L'occupation de la Sarthe commence et l'armée prussienne atteint La Flèche le 19 janvier[80].
Lors de laSeconde Guerre mondiale, les Allemands arrivent au Mans le, et prennent possession des villes situées au sud du département, La Flèche et Le Lude, le lendemain. La libération du Mans intervient le, celle du département le 10 août.
LeConseil départemental est l'assemblée délibérante du département de la Sarthe,collectivité territoriale décentralisée. Son siège se trouve auMans, à l'hôtel du département. Le Conseil départemental comprend42 conseillers généraux issus des 21cantons de la Sarthe. Ces conseillers sont renouvelés tous les six ans[85].
En 2018, le budget primitif du Conseil départemental s'élève à 618,4 millions d'euros[86].
En matière depolice, la Sarthe dépend de la Direction interrégionale de la Police judiciaire (DIPJ) deRennes (Ille-et-Vilaine), qui couvre l'ensemble des régionsBretagne,Pays de la Loire,Haute etBasse-Normandie. À cela s'ajoute la présence de lapolice municipale dans certaines communes et de la Direction départementale de la sécurité publique de la Sarthe (DDSP72), qui est la principale direction opérationnelle intégrée à la Direction Générale de laPolice nationale, incluant notamment Police secours[90]. La Sarthe possède aussi un groupement départemental degendarmerie[91].
La préfecture de la Sarthe est établie dans l'ancienneabbaye de la Couture du Mans. Lepréfet de la Sarthe, c'est-à-dire le représentant de l'État en Sarthe, est Pascal Dallennes depuis février 2020[92].
Évolution de la population [ modifier ], suite (1)
1851
1856
1861
1866
1872
1876
1881
1886
1891
473 071
467 193
466 155
463 619
446 603
446 239
438 917
436 111
429 737
Évolution de la population [ modifier ], suite (2)
1896
1901
1906
1911
1921
1926
1931
1936
1946
425 077
422 699
421 470
419 370
389 235
387 482
384 619
388 519
412 214
Évolution de la population [ modifier ], suite (3)
1954
1962
1968
1975
1982
1990
1999
2006
2011
420 393
443 019
461 839
490 385
504 768
513 654
529 851
553 484
565 718
Évolution de la population [ modifier ], suite (4)
2016
2021
2023
-
-
-
-
-
-
567 561
566 058
566 733
-
-
-
-
-
-
(Sources : SPLAF - population totale du département depuis sa création jusqu'en 1962[93] − puis base Insee − population sans doubles comptes de 1968 à 2006[94] puis population municipale à partir de 2006[95].)
La hausse de la population s'accompagne d'un vieillissement de la population, qui à terme, ferait diminuer le taux de croissance. L'Insee prévoit une hausse de 80 000 habitants entre 2007 et 2040, avec un taux de croissance moyen de 0,4 %, en dessous de celui desPays de la Loire (0,7 %)[97].
Les pyramides des âges du département de la Sarthe, comparées sur les années1999 et2009, expriment le vieillissement de la population. La part des plus de60 ans est ainsi passée de 23,1 % à 23,9 % de la population totale en dix ans. Plus particulièrement, la tranche des plus de75 ans a augmenté de 8,6 % à 9,9 % sur la même période, tandis que la tranche des moins de30 ans a reculé de 37,6 à 36,2 %.
Pyramide des âges en 2009 en nombre d'individus[A 2].
Hommes
Classe d’âge
Femmes
21 108
75 et plus
34 167
37 459
60 à 74
41 483
56 838
45 à 59
57 472
54 638
30 à 44
54 738
49 630
15 à 29
47 465
54 143
0 à 14
51 909
Pyramide des âges en 1999 en nombres d'individus[98].
Cette section doit êtreactualisée.(décembre 2019) Il manque des informations récentespertinentes etvérifiables, et certains passages peuvent annoncer des événements désormais passés, ou des faits anciens sont présentés comme actuels.Mettez à jour oudiscutez-en. Motif : Données de 2009
Le nombre total de ménages sarthois est de 241 552 en 2009. Le département compte une majorité de ménages composés d'une seule personne, parmi lesquelles 18,7 % de femmes et 13,9 % d'hommes vivant seuls[A 3]. Ce niveau est légèrement plus faible en Sarthe qu'en moyenne en France.
Voici ci-dessous les données en pourcentages de la répartition de ces ménages par rapport au nombre total de ménages :
En matière d'éducation et d'enseignement, le département de la Sarthe appartient à la circonscription administrative de l'académie de Nantes qui regroupe également tous les autres départements de la régionPays de la Loire. Il s'agit de la4e académie de France par sa population scolaire[101]. En 2012, la Sarthe compte490 écoles maternelles et primaires, dont 423 sont publiques et 67 sont privées. Lesécoles privées ne représente ainsi que 13,7 % des écoles sarthoises, un taux bien inférieur à celui de l'académie (31,6 %). La Sarthe possède aussi78 collèges, dont 58 sont publics et 50 sont privés,21 lycées généraux et technologiques, dont12 publics et neuf privés, ainsi que14lycées professionnels dont seulement cinq sont publics[102]. En 2012, ces établissements totalisaient 106 426 élèves, dont 86 819 dans le public (81,6 %) et 19 607 dans le privé (18,4 %)[103].
La Sarthe présente une forte proportion de personnes peu ou pas diplômée, et en 2009, seulement 18 % des Sarthois avaient un diplôme de l'enseignement supérieur, contre 24,5 % en France métropolitaine. 28,7 % avaient alors unCAP ou unBEP, et 39,7 % n'avaient aucun diplôme ou bien seulement leBEPC ou lecertificat d'études primaires. Les 13,7 % restant avaient obtenu lebaccalauréat ou unbrevet professionnel[A 4].
L'enseignement supérieur est principalement représenté en Sarthe par l'Université du Maine, membre du pôle de recherche et d'enseignement supérieurUniversité Nantes Angers Le Mans (UNAM)[104] et qui compte 10 258 étudiants en 2011[105]. Située sur le campus duRibay, au Mans, l'Université du Maine compte troisunités de formation et de recherche : la faculté des Sciences et Techniques, la faculté des Lettres, Langues et Sciences Humaines et la faculté de Droit, Sciences Économiques et Gestion[106]. Elle intègre également deuxIUT, dont l'un est implanté à Laval, dans le département voisin de laMayenne, ainsi que l'École nationale supérieure d'ingénieurs du Mans (ENSIM), spécialisée en vibrations, acoustiques et capteurs, ainsi qu'en informatique[106]. L'Université du Maine compte15 laboratoires de recherche regroupant308 enseignants-chercheurs, dont24 chercheursCNRS[107].
En 2012, la Sarthe comptait 7 065 professionnels de santé, dont 4 222 infirmiers et infirmières diplômés d'État,682 médecins généralistes,603 médecins spécialistes,471 pharmaciens,390masseurs etkinésithérapeutes et 231chirurgiens-dentistes[112]. La densité de professionnels libéraux de santé pour le département s'élevait alors à82 généralistes,62 spécialistes et66 infirmiers diplômés d'État pour 100 000 habitants, chiffre en dessous des moyennes régionales et nationales[113]. La Sarthe présente un niveau de mortalité générale comparable à la moyenne régionale, alors que la mortalité prématurée est supérieure de 6 % à celle desPays de la Loire[114].
Le département de la Sarthe possède plus d'une dizaine d'hôpitaux et de cliniques répartis sur l’ensemble du territoire. Le principal établissement est lecentre hospitalier du Mans, plus important centre hospitalier non-universitaire de France avec une capacité de 1 700 lits[115]. Il compte21 salles debloc opératoire et comptabilise 86 000 séjours pour l'année 2011, dont 47 000 séjours supérieurs à24 heures[116]. Situé à proximité de la rocade sud-est du Mans, le Pôle Santé Sud regroupe depuis 2008 le Centre médico-chirurgical du Mans (CMCM) et la clinique du Tertre Rouge[117]. La ville du Mans compte deux autres établissements hospitaliers : le centre Jean-Bernard, spécialisé dans la prise en charge du cancer, ainsi que laclinique du Pré.
Vue aérienne du circuit Bugatti.Jo-Wilfried Tsonga.
La course automobile des24 Heures du Mans est la principale épreuve sportive du département de la Sarthe. La compétition, organisée par l'Automobile Club de l'Ouest (ACO) et dont la première édition a eu lieu en 1923[119], se déroule chaque année au mois de juin. Elle attire près de 240 000 spectateurs[120]. Plusieurs autres compétitions se déroulent sur lecircuit Bugatti et font du Mans l'une des capitales des sports mécaniques[121]. LeGrand Prix de France moto, épreuve duchampionnat du monde de vitesse moto, a lieu tous les ans au mois de mai depuis l'an 2000. Elle a attiré plus de 161 000 spectateurs en 2013[122]. Les24 Heures Moto[123], leGT Tour[124] ou encore leChampionnat de France Superbike[125] font également partie des principales épreuves organisées sur le circuit Bugatti.
LeMMArena, situé à proximité du circuit, est la principale infrastructure sportive du département. Inauguré en janvier 2011, ce stade d'une capacité de 25 000 places est le premier possédant un contrat denaming en France. Il accueille les matchs du Mans FC. La salleAntarès, à la fois salle de sports et de spectacles, est une enceinte d'une capacité de 6 023 places au sein de laquelle se déroule les matchs de l'équipe de basket du MSB, mais aussi parfois des matchs de l'équipe de France de handball.
La Sarthe et sa population restent traditionnellement attachées aucatholicisme, bien que celui-ci soit moins présent que dans les autres départements duGrand Ouest. Une enquête réalisée par l'IFOP en 2006 fait apparaître qu'entre 64 % et 70 % des Sarthois se déclarent de confession catholique[132]. Les autres religions sont beaucoup moins développées. Ainsi, leprotestantisme n'est déclaré que par moins d'1 % de la population sarthoise, tout comme l'islam, tandis que le judaïsme ne représente qu'entre 0,5 % et 1 %. À l'inverse, entre 27 % et 34 % des personnes se déclarent sans religion[132].
Deux chaînes de télévision locales sont présentes en Sarthe :France 3 Pays de la Loire et son édition « Maine », ainsi que Le Mans Télévision (ou LMTV), implantée au Mans. Outre les principalesstations de radio nationales, la Sarthe est couverte par les programmes de plusieurs stations locales :Ici Maine, établie depuis 2010[140],Sweet FM[141],RCF Le Mans[142].
En 2010, les revenus déclarés de la population sarthoise se sont répartis en 61,6 % desalaires, de 28 % de retraites, pensions et rentes, de 5,3 % de revenus non-salariés et de 5,1 % d'autres revenus[A 6].
Du côté de l’imposition sur le patrimoine, la Sarthe comptait en 2010 une seule commune de plus de 20 000 habitants possédant plus de50 redevables de l'Impôt de solidarité sur la fortune (ISF) :Le Mans, avec456 redevables et un impôt moyen qui s'élevait alors à 11 412 €[145].
En 2009, la population sarthoise âgée de15 à 64 ans s'élevait à 352 585 personnes, parmi lesquelles on comptait 73 % d'actifs dont 65,3 points ayant un emploi et 7,7 points de chômeurs[A 7].
On comptait 225 314 emplois dans la zone d'emploi, contre 207 219 en 1999. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la zone d'emploi étant de 231 907, l'indicateur de concentration d'emploi est de 97,2 %, ce qui signifie que la zone d'emploi offre un peu moins d'un emploi pour un habitant actif[A 8].
Toujours en 2009, 39,8 % des emplois concernaient les services, les transports et le commerce. Suivaient l'administration publique, l'enseignement et l'action sociale, avec 29,9 % des emplois, l'industrie, 19,4 %, la construction, 7 % et l'agriculture avec 3,9 %[A 9]. L'emploi salarié représentait 86,9 %, avec 74,7 % d'emplois à durée indéterminée. Lescontrats à durée déterminée (CDD) ne représentaient que 6 % du total, les emplois enintérim, 2,9 %, tout comme les stages et lescontrats d'apprentissage, alors que les emplois aidés représentaient 0,5 %[A 10].
La même année, 62,1 % des Sarthois travaillaient dans une autre commune que leur commune de résidence, un nombre encore plus important qu'en 1999 lorsque celui-ci s'élevait à 55 %. Ils étaient 53,2 % à travailler dans une autre commune du département, 2 % dans un autre département de la région de résidence, 6,9 % dans une autre région française et seulement 0,1 % à l'étranger[A 11].
Au, la Sarthe comptait 38 524 établissements : 6 608 dans l’agriculture-sylviculture-pêche (17,2 %), 2 423 dans l'industrie (6,3 %), 3 329 dans la construction (8,6 %), 20 722 dans le commerce-transports-services divers (53,8 %) et 5 442 étaient relatifs au secteur administratif (14,1 %)[A 12].
Ci-après sont listées les principales grandes entreprises dont le siège et/ou au moins un établissement sont situés en Sarthe.En gras sont indiquées les entreprises qui y ont leur siège.
La Sarthe représente 25 % de la production nationale de volaillesLabel rouge[147]. 1 800 exploitations sarthoises ont au moins une de leurs productions sous signe de qualité, alors que170 d'entre elles sont certifiéesagriculture biologique[149]. Les races bovines les plus fréquentes en Sarthe sont laCharolaise et laLimousine pour la viande, et laPrim'Holstein et laNormande pour le lait. La pomme est la principale culture fruitière en Sarthe, avec 69 000 tonnes récoltées chaque année, soit 3,5 % de la production nationale. Enfin, le département compte254ha de vigne, dont 134 pour lesAOC de la Vallée du LoirJasnières etCoteaux-du-loir[150].
La Sarthe fait en outre partie du territoire d'action de huitpôles de compétitivité :Atlanpole Biotherapies (biomédicament),Elsastopôle (caoutchouc et polymères),EMC2 (matériaux métalliques et composites),IDforCar (sous-traitance automobile),Images et réseaux (technologie numérique),Valorial (agroalimentaire),Végépolys (production végétale) etS2E2 (énergie électrique)[152].
La Sarthe n'a pas autant d'arguments touristiques que les départements du littoral ou de montagne. Elle possède toutefois des atouts importants, comme un grand nombre de sites historiques, musées ou châteaux, des paysages naturels, ainsi qu'un grand réseau de chemins de randonnée.
Le département comptait83 hôtels de tourisme en 2012, offrant une capacité totale de 2 686 chambres[A 15]. Seuls trois d'entre eux avaient quatre étoiles, et 18 en comptaient trois. Les hôtels sarthois ont enregistré 800 776 nuitées en 2012. La clientèle des hôtels sarthois est en grande majorité française et les étrangers ne représentaient que 11,4 % des nuitées[153]. En ce qui concerne l'hôtellerie de plein air, la Sarthe compte54 campings, totalisant 266 813 nuitées en 2012[A 16],[153].
D'aprèsAbel Hugo, vers 1835, les habitants de la Sarthe n'avaient pas de véritable patois ; à cette époque leur langage était assez pur, tout du moins dans les villes. Dans les campagnes, c'était un français plus corrompu, mêlé de mots du pays, mais très intelligible. Dans le Maine, les paysans prononçaient ladiphtongue [au] d'une manière lourde, en serrant les dents ; ils faisaient sonner durement les finales muettes, qu'ils articulaient comme [ent], et prononçaient les [e] ouverts en ouvrant extraordinairement la bouche. La prononciation était moins dure du côté de l'Anjou, mais elle y était allongée et traînante[157].
L'architecture est assez diversifiée dans le département. Le bâti ancien présente comme caractéristique l'utilisation de la pierre locale, mais l'emploi de matériaux de construction différents selon les terroirs apporte des couleurs et des textures de bâti variées. Le pays manceau se caractérise par l'utilisation dugrès roussard et de la tuile, qui ont valu le surnom de « Maine roux ». En s'éloignant vers l'est du département, le grès est remplacé par letuffeau. Le Perche Sarthois se caractérise par l'utilisation du bois et de la brique. Vers l'ouest du département, l'utilisation dugranite et duschiste donne aux constructions une couleur sombre qui a donné l'appellation « Maine noir ». En vallée du Loir, c'est le blanc qui domine, avec l'utilisation du tuffeau, ainsi que le bois et l'ardoise. L'usage de la brique s'est fortement répandu au cours duXIXe siècle en raison de la forte présence de l'argile sur le territoire et du développement industriel de son exploitation[158].
La vallée du Loir se démarque par la présence d'un bâti caractéristique. Les maisons de vignes, apparues dans la seconde moitié duXIXe siècle, sont de petites maisons de taille modeste, initialement destinées au repos des ouvriers travaillant dans les champs, avant d'être peu à peu transformées en habitations[159]. Par ailleurs, l'habitat troglodytique est relativement développé tout au long duLoir, principalement entreLuché-Pringé etVouvray-sur-Loir.
Lemusée de Tessé présente une collection de tableaux peints entre leXIVe et XXe siècles. On y trouve notamment une belle collection de primitifs siennois ou florentins. Les pièces principales sontLe sommeil d'Élie etVanité dePhilippe de Champaigne. Le musée présente également une galerie égyptienne dans son sous-sol, qui reproduit à l'identique les tombes de Sennefer et Nofrétari[162]. La Sarthe a aussi vu naître un grand nombre de peintres renommés, commeAlbert Maignan, Albert Matignon,Roger de La Fresnaye,Lionel Royer ouLucien Le Guern.
La pratique de la musique auMans se fait, entre autres, auConservatoire, structure municipale qui accueille 1 150 élèves encadrés par une soixantaine de professeurs. Le conservatoire propose également des formations endanse et enart dramatique[163]. Par ailleurs, la Fédération Musicale de la Sarthe regroupe 98 associations, écoles de musique,orchestres d'harmonie ou debatterie-fanfare, parmi lesquelles l'Orchestre Départemental d'Harmonie (ODH)[164].
Lasalle Antarès, qui accueille des rencontres de basket-ball, est le plus grand équipement du département avec 7 200 places assises et debout en configuration spectacle[165]. Toujours au Mans, lePalais des congrès peut accueillir jusqu'à 1 400 personnes[166],Les Saulnières ont une capacité de 1 000 places, tandis que le théâtre de l'Espal peut accueillir 512 personnes[167]. D'autres scènes de taille plus modeste existent dans le département : Coppélia et lethéâtre de la Halle-au-Blé àLa Flèche, l'Espace Ronsard auLude, Épidaure àBouloire, la salle Léon-Besnardeau àSillé-le-Guillaume, la Castélorienne àChâteau-du-Loir, ou encore le centre culturel Joël-Le Theule àSablé-sur-Sarthe.
La Sarthe a vu naître sur son territoire quelquescompositeurs, comme le FléchoisLéo Delibes (Lakmé,Coppélia) ou le manceauJean Françaix, qui s'est illustré dans la composition demusique de film. Parmi les artistes contemporains, plusieurs chanteurs ou groupes musicaux ont atteint une renommée dépassant le cadre régional, commeEmmanuel Moire,Leslie ou le groupeOutrage.
Une ruelle de lacité Plantagenêt, lieu de tournage de nombreux films.
Le septième art est présent en Sarthe avec dixcinémas implantés dans le département. Par ailleurs, deux circuits de cinéma itinérant apportent le cinéma dans une trentaine de communes du département sous l'impulsion des associationsCiné Ambul etBallad'Images[168]. En 2010, 1,3 million d'entrées ont été enregistrées dans les90 salles de cinéma sarthoises, pour unindice de fréquentation de2,36 entrées par habitant, nettement inférieur à la moyenne nationale qui s'élevait à3,34 entrées par habitant[169]. Le principalcomplexe cinématographique sarthois est leMéga CGR, situé sur la commune deSaint-Saturnin, qui compte12 salles et 2 077 fauteuils[170].
La ville du Mans a souvent servi de cadre de tournage pour de nombreux films, à travers laCité Plantagenêt ou leCircuit des 24 Heures[171]. La Cité Plantagenêt accueille par ailleurs le tournage de la sérieNicolas Le Floch, diffusée surFrance 2. Parmi ceux ayant réalisé un nombre important d'entrées ou ayant obtenu des récompenses, on retrouve :
D'autres sites du département sont parfois utilisés comme lieu de tournage, à l'image du centre-ville deLa Flèche, qui sert de cadre de plusieurs scènes du filmLa Chambre bleue, réalisé parMathieu Amalric en 2013[172],[173].
La Sarthe compte six musées portant le label « Musée de France »[176]. Lemusée de la Reine Bérengère est un musée d'art et d'histoire régionale de la ville du Mans et duMaine. Il présente des collections ethnologiques mais aussi des peintures et des photographies[177],[178]. Ancien palais épiscopal, lemusée de Tessé est le musée desbeaux-arts de la cité mancelle[179],[162]. Lemusée vert est le muséum d'histoire naturelle de la ville. Il présente des collections de géologie, de zoologie et de botanique, pour un total de 200 000 spécimens[180],[181]. L'Espace Faïence de Malicorne réunit des collections d'objets issus des fabriques defaïence de Malicorne[182]. ÀSaint-Calais, la bibliothèque-musée, créée en 1889, présente des collections archéologiques, mais également des peintures et des œuvres naturalistes[183].
Leparler sarthois est un dialecte français particulier qui a évolué à partir du latin puis duroman. Il partage de nombreux traits communs à d'autres dialectes de l'Ouest de la France. Son utilisation a peu à peu diminué au cours duXXe siècle, bien que le parler sarthois demeure présent dans les campagnes. En 2003, un partenariat entre leconseil général de la Sarthe et la radio localeFréquence Sillé a donné naissance au programme « Sauvegarde de la parole sarthoise » dans le but de collecter et numériser des documents sonores en parler sarthois[184]. Un autre dialecte, l'angevin, est utilisé dans le sud du département, et plus particulièrement le long de la vallée du Loir.
Il n'existe pas à proprement parler de gastronomie traditionnelle sarthoise, mais le département possède un certain nombre de spécialités culinaires, principalement à base de viandes et decharcuterie. La Sarthe est célèbre pour sesrillettes, préparation de viande de porc hachée et cuite dans la graisse, dont le berceau se situe dans la commune deConnerré. Le département est également réputé pour ses productions de volailles, comme les poulets fermiers de Loué, ou encore ses races de poules traditionnelles comme lapoule de La Flèche.
Levin blanc accompagne souvent les plats. Le département compte deux vinsAOC, leJasnières et leCoteaux-du-loir, tous deux produits dans le sud du département, le long de la vallée duLoir.
Originaire deSablé-sur-Sarthe, lesablé est un biscuit sec à pâte friable réalisé à partir de farine, de beurre et de sucre. Des artisans chocolatiers proposent également quelques spécialités, comme les « prytanéens », chocolats au goût de praliné avec de la nougatine concassée, ou les « fiches », à base de truffe et nougatine poudrées de cacao.
La cuisine sarthoise regroupe aussi des plats traditionnels, comme labouine, spécialité à base de fromage, d'ail et de crème fraîche, lapotée sarthoise et lamarmite sarthoise, préparation de viandes et légumes marinés dans leJasnières.
Comédiens en représentation lors du festival Les Affranchis àLa Flèche.
Plusieurs festivals ont lieu chaque année en Sarthe, la plupart étant consacrés à la musique.Le Mans Cité Chanson est un concours musical qui se déroule de janvier à mars et qui permet à des artistes amateurs de se produire dans différents lieux de la ville. Ce festival a notamment permis de révéler de nombreux talents, commeJeanne Cherhal,Sanseverino ouGérald Genty. L'Europajazz Festival a lieu chaque année au printemps depuis 1980 au Mans et ses alentours. Il réunit plus de 15 000 spectateurs venus écouter de artistes de jazz contemporain. LeFestival de l'Épau, créé par leconseil général en 1982, est un festival demusique classique au cours duquel une trentaine de concerts sont organisés dans le cadre de l'abbaye de l'Épau. À l'automne, le festival Bebop est consacré aux musiques actuelles et rassemble des artistes confirmés ainsi que des jeunes artistes locaux dans des salles de l'agglomération mancelle.
Lefestival de Sablé, créé en 1978, se tient chaque année au mois d'août et présente de nombreux concerts consacrés à lamusique baroque[185]. Toujours àSablé,Rock Ici Mômes, festival destiné aux enfants de 3 à 12 ans[186], et lesNuits d'été, festival de musiques actuelles[187], se déroulent tous deux dans le parc duchâteau. Le festivalSoirs au Village, consacré à laworld music, se tient àSaint-Calais où il a été créé parManu Dibango en 1998. Plusieurs autres festivals de musique sont organisés en Sarthe : lefestival des Garennes àSouligné-sous-Ballon[188],Les Troubles ville àConnerré,Révolud'son auLude,Au bord de l'Aune, créé en 2008 àPontvallain[189], etArzikstanie,éco-festival organisé pour la première fois en septembre 2012 àMalicorne-sur-Sarthe[190]. Le festivalLe Son des Cuivres tient sa première édition en juillet 2013 àMamers[191]. Par ailleurs, le festival de musique classiqueLa Folle Journée de Nantes organise des concerts dans plusieurs villes de la région, comme à Sablé-sur-Sarthe etLa Flèche.
En littérature, la ville du Mans organise chaque année en octobre depuis 1978 la25e heure du livre qui rassemble 30 000 visiteurs. Une bourse aux livres et des rencontres littéraires ponctuent la manifestation, au cours de laquelle un prix des lecteurs est décerné[192],[193]. À l'occasion de laFête des Jardiniers le premier week-end de juin auchâteau du Lude, le « prix P.J. Redouté » récompense les meilleurs livres de jardin et de botanique parus en langue française[194].
Par ailleurs, lesCarrefours de la pensée se tiennent en mars. Organisés conjointement par laville du Mans, l'Université du Maine etLe Monde diplomatique auPalais des congrès, ils rassemblent depuis 1990 des débats, conférences et expositions sur des questions socio-économiques et géopolitiques[192]. Dans le même esprit, leForum Le Monde-Le Mans, en novembre, propose trois jours de débat citoyen[195].
Le spectacle vivant est présent en Sarthe avec le festivalLes Affranchis, le deuxième week-end de juillet àLa Flèche. Fondé en 1993, il réunit des compagnies dethéâtre de rue qui proposent un grand nombre de spectacles dans différents lieux de la ville, ainsi que des spectacles itinérants[196].Le Mans fait son cirque propose le temps d'un week-end en juin des spectacles ainsi qu'une parade dans les rues du Mans[197]. Le cinéma est à l'honneur lors deMamers en Mars, un festival de films européens créé en 1993[198]. Un festival d'art contemporain,Puls'Art, réunit les œuvres de nombreux artistes dans quinze lieux d'exposition de la ville du Mans depuis 1993[192].
↑Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
↑a etbH. Etienne et J.-C. Limasset,Ressources en charbon de la région Pays-de-la-Loire : Loire-Atlantique, Maine-et-Loire, Mayenne, Sarthe et Vendée, Nantes,BRGM,(lire en ligne[PDF]).
↑Atlas des paysages de la Sarthe, CERESA, Conseil général de la Sarthe, DDE de la Sarthe, DIREN Pays de la Loire, 2005,p. 18.
↑Florian Mazel,La fabrique d'une légende, Saint Julien du Mans et son culte au Moyen-Age (IXe – XIIIe siècles), Rennes, Presses Universitaires de Rennes,, 408 p.(ISBN978-2-7535-8051-0), Pages 11,12,13 et 14
↑GhislainBaury et VincentCorriol,Bérengère de Navarre, v.1160-1230: histoire et mémoire d'une reine d'Angleterre, Presses universitaires de Rennes,coll. « Histoire »,(ISBN978-2-7535-9193-6), Page 117
↑ab etc« Recensement agricole 2010 Sarthe », surle site de l'Agreste, Service de la statistique et de la prospective du Ministère de l'Agriculture, de l'Agroalimentaire et de la Forêt(consulté le).