Pour le quartier de Volgograd, voirVieux Sarepta.
Cet article est uneébauche concernant l’histoire et l’archéologie.
Sarepta était une villephénicienne fortifiée sur la côteméditerranéenne entreSidon etTyr, à proximité de l’actuelle ville libanaise deSarafand, qui conserve le nom de la cité antique.
Sarepta est mentionnée dans lepapyrus Anastasi I (en) ; elle était sous contrôlesidonien au deuxièmeâge du Fer ; le roi d'AssyrieSennachérib la conquiert vers 701 av. J.-C. puis elle passe sous contrôletyrien, le roi d'AssyrieAssarhaddon l'ayant confiée vers 680-669 av. J.-C. au roi de TyrBaal Ier[1].
Letertre où se trouvent les vestiges de Sarepta a fait l'objet defouilles parJames B. Pritchard de1969 à1974 ; ces excavations ont permis de dater l'occupation du site la plus ancienne de 1600 av. J.-C.[1].
Un petit sanctuaire phénicien a été découvert à Sarepta, de 6m40 de long et de 2m60 de large. Des inscriptions sur des tessons mentionnent plusieurs divinités, commeBaal,Eshmoun,Shadrapa (que certains spécialistes identifient au dieuShed[2]), et une inscription sur un socle enivoire mentionneTanit[3]. Des objets utilisés par des femmes, notamment une boîte àcosmétique, également retrouvés dans le sanctuaire, paraissent associés au culte deTanit /Astarté, déesse de la fertilité[3].
Des objets en céramique importés indiquent des relations commerciales avec l'île deChypre depuis les débuts de l'occupation du site jusqu'à la fin de l'âge du Fer ; des relations commerciales ont également établies avecRhodes (dès leVIIe – VIe siècle av J.-C.) et avec lemonde égéen[4].
Le site archéologique n'étant pas habité à l'époque contemporaine, Sarepta est la seule ville située au cœur de l'ancien territoire de laPhénicie qui a pu être fouillée et étudiée complètement. Avant les découvertes livrées par Sarepta, la plupart des objets historiques considérés comme caractéristiques de la culture phénicienne provenaient de sites archéologiques localisés hors de la Phénicie, aujourd’hui situés enEspagne, enSicile, enSardaigne, enTunisie.
Sarepta était renommée dans l'Antiquité pour son activité desoufflage du verre, activité qui existe encore aujourd'hui à Sarafand.
Sarepta a fait partie duroyaume de Tyr jusqu'à la conquête romaine. Elle a par la suite été le siège d'un évêché latin.

Dans lepremier livre des Rois de laBible, leprophèteÉlie se rend à Sarepta qui est présentée comme une cité de Sidon ; il y rencontre uneveuve avec son fils. La lecture chrétienne de ce récit biblique le reçoit traditionnellement comme une typologie de l'Eucharistie. Cette lecture typologique — essentiellement allégorique — est fondée sur la doctrine des quatre sens de l'Écriture, résumée dans ledistique médiévalLittera gesta docet, quid credas allegoria // Moralis quid agas, quo tendas anagogia. La lecture biblique de la Bible appartient à l'histoire de la Bible, l'intertextualité faisant partie intégrante du corpus biblique et de sa genèse[5].
« Alors la parole de l’Éternel lui fut adressée en ces mots : Lève-toi, va à Sarepta, qui est près de Sidon, et tu t'y établiras. Là est une femme veuve, que j'ai chargée de te nourrir. Il se mit en route et alla à Sarepta. Arrivé à l'entrée de la ville, il y vit une veuve qui ramassait du bois ; il l'appela et lui dit : « Prends-moi, je te prie, un peu d'eau dans un vase, pour que je boive. » »
— I Rois XVII, 8-10
« Au temps du prophète Élie, lorsque la sécheresse et la famine ont sévi pendant trois ans et demi, il y avait beaucoup de veuves en Israël ; pourtant Élie n'a été envoyé vers aucune d'entre elles, mais bien à une veuve étrangère, de la ville de Sarepta, dans le pays de Sidon. »
— Extrait de l’Évangile selon saint Luc - chapitre 4, 25-26