Fondée en 1541, Santiago est la capitale chilienne depuis l'époque coloniale. La ville se vante d'un centre-ville à l'architecture néoclassique et aux rues sinueuses, parsemées notamment de stylesArt déco etnéogothique. Le paysage urbain de Santiago est formé par des collines indépendantes et la ville est traversée par la rivièreMapocho, jalonnée par d'élégants parcs tels leParque Forestal. L'imposantecordillère des Andes est visible depuis de nombreux endroits de la ville. L'activité urbaine a causé le développement de nuages de pollution, particulièrement durant les mois d'hiver. La ville est entourée par desvignobles et Santiago reste à quelques heures des montagnes et de l'océan Pacifique.
La croissance économique régulière de Santiago depuis quelques décennies a transformé la ville en unemétropole moderne. Santiago accueille aujourd'hui un nombre croissant de théâtres, de restaurants et de centres commerciaux. L'expansion et le panorama urbain se développent, comprenant le plus grand bâtiment d'Amérique du Sud, laGran Torre Santiago. La ville compte plusieurs grandes universités et développe des infrastructures de transports modernes telle qu'une autoroute en partie souterraine et lemétro de Santiago, le système le plus étendu d'Amérique du Sud. Santiago est le centre culturel, politique et financier du Chili, le centre des sièges régionaux des entreprises multinationales, ainsi que du pouvoir exécutif et judiciaire, excepté celui duCongrès situé àValparaíso.
Santiago est la capitale et le principal centre urbain duChili. La ville est, en fait, divisée en 37 communes. L'agglomération compte plus de 7 millions d'habitants, ce qui équivaut à un tiers de la population totale du pays. Santiago est considérée comme la troisième ville la plus riche, la septième la plus peuplée et celle présentant la meilleure qualité de vie de l'Amérique latine. Elle est située dans lavallée centrale (valle central) qui court le long d'une grande partie du pays. À l'est, la ville est dominée par lacordillère des Andes et se trouve au pied de l'Aconcagua (plus haut sommet des Andes) et à l'ouest, elle s'approche peu à peu de lacordillère de la Costa qui sépare Santiago de l'océan Pacifique et de larégion de Valparaíso. La capitale chilienne est située à 102 km à l'est-sud-est deValparaiso et à 434 km au nord-nord-est deConcepción.
La ville de Santiago englobe son agglomération qui forme leGran Santiago et qui est composée de 34 communes : les 32 communes de la province de Santiago, plus les communes de Puente Alto et de San Bernardo, appartenant respectivement aux provinces de Cordillera et du Maipo. Il n'existe pas de gouvernement métropolitain pour la ville. Chaque commune, gérée par un maire, est chargée des tâches administratives, de la fiscalité, des services, de la santé et de l'éducation.
Donc le climat de Santiago est classé comme Csb dans laclassification de Köppen, soit un climat différent pour chaque différente région de la municipalité, en fonction de l'altitude.
Source :climate-charts.com[9] (précipitations et humidité relative), Hong Kong Observatory[10] (température période 1981-2010), Dirección Meteorológica de Chile[11]
En 2015, la ville est déclarée en « état d'urgence environnementale » à la suite d'un niveau depollution de l'air record. Les autorités sanitaires ont recommandé d'éviter de sortir sauf en cas d'extrême nécessité[15].
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À cause de la croissance exponentielle de la capitale, l'agglomération est organisée en diversescommunes. Le Grand Santiago se compose à l'heure actuelle de trente-six communes qui ont vu leurs populations augmenter au fil des décennies.
Santiago dispose d'un système très dense de bus (lesmicros), de taxis collectifs et de sept lignes (1, 2, 3, 4,4 A, 5 et 6) demétro, dont le réseau dépasse les 140 km de lignes.
Santiago compte 991 838 véhicules, dont 979 346 sont motorisés. Chaque jour, 805 220 voitures traversent la ville, équivalent à 38 % du trafic national, et un taux de une voiture pour sept personnes. La ville dispose d'un réseau étendu de rues et d'avenues facilitant les déplacements entre les différents arrondissements qui composent l'aire métropolitaine.
Dans lesannées 1990, le gouvernement essaya d'organiser le système des transports publics. En1994, de nouvelles routes furent ouvertes et les bus furent peints en jaune. Cependant, le système montrait de nombreux problèmes avec des routes se chevauchant, des niveaux de pollution de l'air et acoustique élevés et des problèmes de sécurité à la fois pour les cyclistes et les conducteurs. Pour résoudre ces problèmes, un nouveau système de transport, appeléTransantiago (Red Metropolitana de Movilidad) a été imaginé et mis en place. Lancé le, le système combine des services principaux avec le métro et les routes locales, sous un système de paiement unifié grâce à une carte intelligente sans contact appeléeTarjeta bip!. Le changement ne fut pas très bien reçu par les utilisateurs, qui se plaignirent du manque de bus, trop de transferts d'un bus à un autre et une couverture du réseau limitée. La plupart des problèmes ont été résolus, mais le système obtint une mauvaise réputation qu'il n'a pas réussi à effacer.
Santiago fut fondée le par leconquistadorPedro de Valdivia, qui lui donna le nom de Santiago de la Nueva Extremadura en mémoire de l'apôtreSaint Jacques et de l'Estrémadure. La cérémonie de fondation de Santiago se tint sur la colline de Huelén (renommée plus tardcolline Santa Lucia de Santiago). Valdivia choisit de s'y installer en raison du climat, de la végétation abondante et de la facilité avec laquelle la ville pourrait être défendue. En effet, elle fut établie entre les deux bras de la rivière Mapocho, sur les flancs ducerro Santa Lucia (colline Santa Lucia). Le tracé de la ville fut dessiné parPedro de Gamboa selon les normes coloniales.
Le, à22 h 30, un séisme de magnitude 8,5 sur l'échelle de Richter (estimation rétrospective) fait plus de 600 morts et quelque cinq mille blessés, et détruit quasiment tous les bâtiments de la ville.
Le, unincendie se déclare dans l'église de la Compagnie (de Jésus), lors de la clôture de la fête religieuse connue sous le nom de « Mois de Marie », faisant entre 2 000 et 3 000 morts, principalement des femmes appartenant aux plus grandes familles de la capitale. Non identifiables, les victimes seront inhumées dans une fosse commune. Les vestiges de l'église seront démolis, et un service d'incendie sera créé dans la capitale à l'initiative des citoyens.
L'explosion démographique de Santiago du Chili remonte aux dernières décennies du XXe siècle. La ville a connu une croissance rapide de sa population en raison de divers facteurs tels que l'urbanisation, l'industrialisation et les migrations internes. La recherche d'opportunités économiques a attiré de nombreuses personnes des régions rurales vers la capitale.
Le développement économique accru à Santiago a également contribué à l'augmentation de la population, avec la création d'emplois dans divers secteurs. Cependant, cette croissance rapide a également posé des défis en matière d'infrastructure, de logement et de services publics, ce qui a incité les autorités à mettre en œuvre des projets d'urbanisme et des politiques visant à gérer cette expansion démographique.
Des émeutes éclatent le et se poursuivent les jours suivants à la suite de l'augmentation du prix du ticket de métro. Des magasins sont pillés et plusieurs institutions sont incendiées. Plusieurs personnes meurent lors du pillage de l'usine de sous-vêtements Kayser àRenca[16]. Plusieurs rames de métro ainsi que seize autobus sont également détruits par le feu et de nombreux mobiliers urbains détruits. Le présidentSebastián Piñera décrète l'état d'urgence pour quinze jours et confie la gestion de la ville àJavier Iturriaga del Campo, un général de l'armée[17]. Tous les musées sont fermés et les transports publics ne circulent pas. Des concerts de casseroles ont lieu dans la ville, similaires à ceux qui se sont produits lors de l'accession au pouvoir dePinochet. Le, des milliers de personnes sont bloquées à l'aéroport à la suite de l'annulation d'une centaine de vols.
Le 25 octobre, 1,2 million de personnes manifestent contre le gouvernement et le système économique chilien, réputé très inégalitaire. Des manifestations se succèdent pendant plusieurs semaines et entrainent une sévère répression ; à la mi-janvier 2020 on dénombre au moins 27 morts, 3 650 blessés et 22 000 détentions[18].
La ville de Santiago est le centre industriel et financier du Chili, et génère 45 % du PIB du pays. Certaines institutions internationales, telles que laCEPALC (Commission économique pour l'Amérique latine et les Caraïbes), ont leurs bureaux à Santiago. Actuellement[Quand ?] en cours de construction, leCostanera Center est un méga-projet immobilier dans le quartier financier de Santiago. Il comprend un centre commercial de 280 000 mètres carrés, une tour de300 mètres, deux tours de bureaux de170 mètres chacune, et un hôtel de105 mètres de hauteur.
L’instauration d’un capitalisme néolibéral par ladictature militaire (1973-1990) a favorisé la dérégulation du marché et la survalorisation de la propriété immobilière. Le régime a alors abandonné les grands projets d’urbanisme pour la capitale, ce qui a favorisé un étalement urbain mal maîtrisé[20].
En, le gérant en charge,Cencosud, a déclaré dans un communiqué que la construction de ce méga centre commercial serait progressivement réduite jusqu'à ce que l'incertitude financière soit effacée.
En, Cencosud a annoncé le redémarrage du projet, et cela a été pris en général comme un symbole de la réussite du pays au cours de la crise financière mondiale. Près du Costanera Center un autre gratte-ciel est déjà en cours de constructionTitanium La Portada, de190 mètres de hauteur. Bien que ceux-ci soient les deux plus grands projets, il y a beaucoup d'autres immeubles de bureaux en construction à Santiago, ainsi que des centaines de bâtiments résidentiels de grande hauteur.
En,Gran Torre Santiago, une partie du projet Costanera Center, atteint la barre des300 mètres, et devient officiellement la plus haute structure d'Amérique latine.
Santiago abrite en 2017 une soixantaine de gratte-ciel.
Pédro de Valdivia, fondateur de Santiago (huile de Federico Madrazo).Gran Torre Santiago.
La majeure partie de l'activité industrielle et commerciale du Chili est concentrée dans la capitale nationale et régionale de Santiago, mais il y a d'importantes activités d'approvisionnement, de commercialisation et de transformation àSan Bernardo (emplacement des magasins, grands chemins de fer),Puente Alto,Melipilla,Talagante etBuin.
Centre financier de Santiago.Avenue Apoquindo et centre financier.
La production laitière et de viande de bœuf est importante ; les principales cultures de la région sont les céréales, les raisins, les pommes de terre et les haricots.
Le cuivre, le gypse et le calcaire y sont extraits. La commercialisation est facilitée par la proximité des centres urbains reliés aux lignes principales de chemin de fer et par un réseau développé de routes régionales.
La FAMAE (FAMAE Fábricas y Maestranzas del Ejército) qui fabrique les armes pour l'armée chilienne a son siège à Santiago[22].
Santiago est le berceau des plus grandes équipes de football du Chili. Fondée le, leClub Social y Deportivo Colo-Colo a une longue tradition et joue de manière régulière parmi l'élite depuis la création de laPrimera División en 1933. Le club a gagné29 titres nationaux, dixCoupe nationale, et uneCopa Libertadores en 1991, seul club chilien à avoir remporté le tournoi. Le club joue ses matchs à l'Estadio Monumental David Arellano dans la commune deMacul. La seconde équipe est l'Universidad de Chile qui compte seize titres nationaux et trois Coupes nationales. En 2011, elle remporte laCopa Sudamericana, c'est la seule équipe chilienne à avoir remporté ce tournoi. Le club fut fondé le, sous le nom deClub Deportivo Universitario, union duClub Náutico et de laFederación Universitaria. Les fondateurs étaient des étudiants de l'Université du Chili. En 1980, l'organisation se sépare de l'Université du Chili et le club est maintenant indépendant. Le club joue ses matchs à l'Estadio Nacional de Chile dans la commune deÑuñoa. La troisième équipe la plus populaire est leClub Deportivo Universidad Católica fondé le. L'équipe joue ses matches à l'Estadio San Carlos de Apoquindo. L'Universidad Católica compte dix titres nationaux, jouant plus de vingt fois laCopa Libertadores, atteignant la finale, qu'elle perd, en 1993, face auSão Paulo FC. Plusieurs autres clubs de football sont basés à Santiago, tels que l'Unión Española,Audax Italiano,Palestino,Santiago Morning, etMagallanes.Par ailleurs l'Estadio Nacional de Chile fut l'un des quatre stades où se déroulèrent les matchs de la phase finale de laCoupe du monde de football 1962 et notamment la finale remportée par le Brésil sur la Tchécoslovaquie par3 buts à 1, le.
S'ajoutent au sports de Santiago, le tennis et le basketball. La ville compte aussi le Club hippique de Santiago et l'hippodrome du Chili qui sont les deux pistes dédiés à la course de chevaux. Santiago accueillera par ailleurs lesJeux panaméricains de 2023.
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Los Dominicos est un haut lieu du patrimoine culturel situé à Santiago.
Santiago possède la plus grande concentration d'institutions culturelles du pays. Par contre, ne subsistent que quelques bâtiments historiques de la période coloniale espagnole, car à Santiago, comme dans le reste du pays, les tremblements de terre frappent régulièrement le pays. Les bâtiments existants comprennent lamaison Colorada (1769), l'église San Francisco (1586), l'église Santo Domingo (1747-1771) et la Posada del Corregidor en (1750).La cathédrale sur la place centrale (Plaza de Armas) a une vue comparable au Palacio de La Moneda, le palais présidentiel. Le bâtiment original fut construit entre 1784 et 1805, par l'architecteJoaquín Toesca. Il abrite le musée national d'histoire, avec 12 000 objets qui peuvent être exposés. À l'angle sud-est de la place se trouve le centre commercial Edwards, à fonte verte, construit en 1893. À l'est de cela on trouve le bâtiment colonial de la maison Colorada (1769), qui loge le Musée de Santiago. Il y a aussi leThéâtre municipal de Santiago, construit en 1857 par l'architecte français Brunet Edward Baines. Il a été gravement endommagé par un tremblement de terre en 1906. Pas loin du théâtre se trouvent le manoir de Subercaseaux et laBibliothèque nationale du Chili, une des plus grandes bibliothèques de l'Amérique du Sud.
le musée de la solidarité Salvador Allende (Museo de la Solidaridad Salvador Allende), qui comprend la plus importante collection d'art moderne d'Amérique du Sud ;
Santiago est intégrée dans laRégion métropolitaine mais ne possède pas d'institutions chargées de son administration, celle-ci étant exercée par diverses autorités, ce qui complique le fonctionnement de la ville comme une entité unitaire.
La ville est divisée en 40 communes qui sont dirigées chacune par un conseil municipal et un maire. La plus importante est celle deSantiago qui en occupe le centre et abrite les principaux édifices publics.