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Ce samedi qui précède Pâques est parfois appelé à tortsamedi de Pâques, mais pour les rites orthodoxes comme catholiques le samedi de Pâques est celui de lasemaine radieuse (chez les orientaux) ou de l'octave de Pâques (chez les catholiques).
C'est pour lescatholiques un jour de silence, d'attente et de recueillement. Ils méditent sur les souffrances deJésus-Christ, sa mort et son ensevelissement, "la descente du Christ aux enfers", un article duSymbole des apôtres, et sa futureRésurrection. On ne célèbre dans lerite romain nimesse nibaptême, nimariage en ce jour, et l'eucharistie n'est délivrée que dans le cadre dusacrement des malades. La célébration de la Résurrection commence le samedi soir à lavigile pascale, alors qu'avant la réforme de la Semaine sainte entreprise parPie XII, elle avait lieu le samedi matin.
Lesmatines commencent par le chant des 176 versets du psaume 118 intercalé de versets appelés « eulogies », qui s'achèvent par le chant des eulogétaires de la Résurrection : cette séquence est habituellement chantée le dimanche. L'office comporte plusieurs autres éléments qui appartiennent habituellement aux offices de la Résurrection célébrés tous les dimanches de l'année. Lecanon comporte huitodes, et sonacrostiche est « Et aujourd'hui je chante le Grand Samedi ». Après leslaudes, on chante lagrande doxologie, qui s'achève par une procession où l'on porte l'épitaphion hors de l'église. Au retour dans l'église, un lecteur chante de manière très ornée la prophétie d'Ezéchiel (la résurrection des os, 37, 1-14), puis on lit uneépître et unepéricope évangélique, précédée d'un alléluia dont les versets sont ceux desstichères de Pâques.
Auxvêpres, après lelucernaire, sont lues quinze parémies (lectures vétérotestamentaires) qui annoncent ladescente du Christ aux Enfers et le triomphe sur la mort. C'est le reste de la pratique de l’ancienne tradition liturgique de l’Église de Constantinople, où l'on baptisait à ce moment les catéchumènes adultes. Ces lectures sont :
À la fin de la sixième et de la quinzième lecture, le chœur se rassemble au milieu de l'église pour chanter un refrain pendant que le lecteur psalmodie le texte des cantiques.
On passe ensuite directement à ladivine liturgie de saint Basile le Grand. Au lieu de l'alléluia qui précède la lecture de l'évangile, on chante le verset « Lève-Toi, Seigneur », tiré des Psaumes (Exsurge, Domine) qui était, à l’origine, le premier hymne pascal avant que « Le Christ est ressuscité » (Hristos anesti) ne le remplace. Au lieu duchérubicon, à l'offertoire, on chante la très ancienne hymne « Que toute chair mortelle fasse silence ».