Cet article concerne le théâtre de l'Opéra-Comique. Pour le genre musical, voirOpéra-comique.
Type | Opéra |
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Lieu | Place Boieldieu Paris9e ![]() |
Coordonnées | 48° 52′ 15″ nord, 2° 20′ 16″ est |
Nb. de salles | 1 |
Capacité | 1 100 places |
Statut juridique | EPIC |
Direction | Louis Langrée (depuis novembre 2021) |
Site web | http://www.opera-comique.com/ |
Lethéâtre national de l'Opéra-Comique, appelé aussi « salle Favart », est unesalle de spectacles situéeplace Boieldieu, dans le2e arrondissement deParis. Il a le statut d'établissement public à caractère industriel et commercial.
Cette salle accueille de manière permanente latroupe de l'Opéra-Comique entre 1783 et 1801 puis entre 1840 et 1971.
L'Opéra-Comique est fondé sous le règne deLouis XIV, le parCatherine Baron etGautier de Saint-Edme à partir de troupes qualifiées de « foraines » qui se produisent lors des spectacles donnés lors desfoires annuelles de Paris. L'une des troupes de lafoire Saint-Germain prend alors le nom d'Opéra-Comique.
Son répertoire est surtout constitué depantomimes et deparodies d'opéras afin de déjouer les interdictions dont il est frappé à la suite de procès intentés par laComédie-Française, inquiète face à la qualité montante des spectacles qui lui font directement concurrence. En 1714, un décret autorise la troupe à avoir son propre théâtre avec une contrainte : intercaler des dialogues parlés dans les œuvres chantées. C’est, depuis, la définition de l'opéra-comique.
Les débuts de l'Opéra-Comique sont difficiles, avec plusieurs périodes de fermeture, de 1719 à 1720, puis de nouveau de 1722 à 1723. En 1743,Jean Monnet prend la direction de l'Opéra-Comique et invite l'auteurCharles-Simon Favart. Le succès est au rendez-vous, mais fait ombrage aux autres théâtres parisiens. Pour y remédier, les autorités provoquent une nouvelle fermeture de 1745 à 1751. Cette année-là, laVille de Paris obtient la réouverture de ce théâtre, toujours sous la direction de Jean Monnet.
En, l'Opéra-Comique de la foire fusionne avec laComédie-Italienne. Il déménage alors le à l'hôtel de Bourgogne.
En 1779, la « Comédie-Italienne » devient « Théâtre-Italien », mais la troupe ne comporte déjà plus aucun Italien[1].
Toutefois, en 1780, l'ensemble reprend officiellement le nom d'« Opéra-Comique ».
La salle Favart, dont l'architecte estJean-François Heurtier, est inaugurée le en présence de la reineMarie-Antoinette. Construite sur un terrain de l'hôtel Choiseul (à l'emplacement où se trouve désormais le théâtre national de l'Opéra-Comique,place Boieldieu dans le2e arrondissement de Paris), elle dispose de 1 255 places et comprend une loge réservée à perpétuité aux descendants du duc[2].
Pendant laRévolution française, l'Opéra-Comique poursuit son activité, mais il subit la rude concurrence duthéâtre Feydeau. En 1801, les deux troupes fusionnent pour former, le, le Théâtre national de l'Opéra-Comique, installésalle Feydeau. Pendant plusieurs années, le fonctionnement de l'institution oscille entre sociétés d'artistes et un modèle plus classique avec directeur en commandite.
En 1802,Napoléon Bonaparte, alorspremier consul, décide de transférer dans la salle restée vacante la troupe de l'Opera-Buffa (plus connue sous le nom d'« Italiens ») créée l'année précédente authéâtre Olympique parMlle Montansier. Elle la quitte à son tour en 1804 à l'occasion de travaux de restauration, pour fusionner avec la troupe duthéâtre Louvois sous la direction deLouis-Benoît Picard et devenir le « théâtre de l'Impératrice ».
En 1807, l'Opéra-Comique est porté sur la liste des quatre principaux théâtres parisiens et un décret fixe le genre de l'opéra-comique comme suit : « comédie ou drame mêlés de couplets, d'ariettes ou de morceaux d'ensemble. » La salle Favart est vendue à un certain Delamarre. Les Italiens font leur retour en 1815 sous la direction de lacantatriceAngelica Catalani, suivis en 1818 de la troupe de l'Odéon et en 1820 de celle de l'Opéra, puis par différentes troupes. En 1825,Charles X rachète la salle Favart pour y reloger les Italiens.
Le, la troupe de l'Opéra-Comique, occupant alors la salle Feydeau, est obligée de la quitter pour s'installer dans lasalle Ventadour. La salle menace en effet de s'écrouler et doit être détruite. Édifiée spécialement, la nouvelle salle est cependant trop chère pour la troupe de l'Opéra Comique, qui fait faillite plusieurs fois entre 1829 et 1832 (notamment à cause de larévolution de Juillet). Face à ces charges trop élevées,Jean-François Boursault alors directeur de la troupe, doit renoncer et se reloger authéâtre des Nouveautés.
À Favart, dans la nuit du 14 au, un incendie détruit la salle après une représentation deDon Giovanni deMozart. Cet incendie est dû au système de chauffage : un tuyau ducalorifère du foyer de l'orchestre, chauffé au rouge, met le feu au magasin de décors[3].Hector Berlioz propose alors au ministère un projet d'exploitation de la nouvelle salle à ses propres frais, mais cette demande est rejetée par laChambre des députés.
En 1840, la salle est reconstruite par l'architecteThéodore Charpentier, sous la direction deFrancois Louis Crosnier : d'une capacité de 1 255 places environ, elle est inaugurée par la représentation duPré aux clercs, deFerdinand Hérold, latroupe de l'Opéra-Comique réintégrant les murs après huit ans passés hors de la salle Favart.
La salle étonne, et notamment l'imposante structure métallique (l'utilisation structurelle du fer étant favorisé par l'évolution destechniques de production industrielles). Ses loges, aménagées avec des salons confortables et un éclairage intimiste, font jaser les familles bourgeoises. Contrairement à l'Opéra de Paris, qui accueille un bal masqué et des aventures galantes, l'Opéra Comique a un public familial, qui vient voir des œuvres « comme il faut »[4].
LeXIXe siècle est une époque de grand succès pour l'Opéra-Comique, grâce notamment à des compositeurs tels qu'Adolphe Adam,Daniel-François-Esprit Auber,Georges Bizet,Félicien David,Jules Massenet ou mêmeNicolas Bochsa, le célèbreharpiste excentrique qui compose sept œuvres jouées à l'Opéra-Comique.
Le, l'Opéra-Comique, dirigé parAdolphe de Leuven, présente pour la première fois un opéra d'Ambroise Thomas qui connaît immédiatement un grand succès :Mignon, livret deMichel Carré etJules Barbier inspiré parWilhelm Meister deGoethe.
En 1880, le nouveau directeur,Léon Carvalho, assisté du directeur musicalCharles Lamoureux, reprendMignon avec une nouvelle cantatrice américaine,Marie van Zandt, surnommée « miss Fauvette » ou « miss Caprice ». Après quelques succès avecLe Pardon de Ploërmel etLes Noces de Figaro, Carvalho la programme dansLe Barbier de Séville deRossini, mais son accent américain fait scandale et elle est contrainte de se retirer.
Le à21 heures, un incendie détruit de nouveau la salle pendant la représentation du premier acte deMignon. Cet incendie[5], provoqué par une défectuosité de l'éclairage au gaz de laherse située au-dessus de la scène, coûte la vie à quatre-vingt-quatre personnes, dont quatre danseurs, deux choristes, quatre habilleuses, quatre ouvreuses, et met au chômage tout le personnel. Le gouvernement paye une compensation aux victimes et un concert est donné au bénéfice des employés de l'Opéra-Comique, qui s'installe provisoirement authéâtre des Nations (futur Théâtre de la Ville),place du Châtelet.
Carvalho est jugé responsable, condamné puis acquitté en appel. À la suite de cet incendie, l'éclairage à l'électricité devient obligatoire dans tous les théâtres et cafés-concerts[réf. nécessaire].Emmanuel Chabrier, de son côté, écrit leDuo de l'ouvreuse de l'Opéra-Comique et de l'employé duBon Marché, pièce à l'humour noir, les représentations de son opéraRoi malgré lui étant définitivement annulées, sans compensation financière.
Une vingtaine de victimes sont enterrées aucimetière du Père-Lachaise (96e division) dont dix dépouilles non reconnues dans unmonument dédié.
La salle est reconstruite par l'architecteLouis Bernier sur un modèle moins strict que les précédents, avec une riche statuaire. Notamment dans des niches au1er étage une statue intituléeLa Musique parDenys Puech (1854-1942) et une autre intituléeLa Poésie parErnest Guilbert (1848-1913). L'imposante corniche est soutenue par six cariatides.
Le, après onze ans de reconstruction, la salle est inaugurée en présence du président de la RépubliqueFélix Faure. Elle a une capacité de 1 255 places.
Les difficultés financières du théâtre dans les années 1930 entraînent l'intervention de l'État, qui, le, rapproche par décret l'Opéra-Comique duthéâtre national de l’Opéra, pour former laRéunion des théâtres lyriques nationaux (RTLN) sous l'administration deJacques Rouché. Le, la nouvelle structure devient unétablissement public à part entière, placée sous l'égide duministère de l'Éducation nationale.
Après une première fermeture en 1971, l'Opéra-Comique cesse son activité le pour devenir de 1974 à 1978 un lieu de formation pour les jeunes chanteurs sous le nom d'« Opéra-Studio »[6]. La Réunion des théâtres lyriques nationaux est dissoute officiellement le au profit d'une nouvelle structure unique : leThéâtre national de l'Opéra. La salle Favart devient alors la seconde salle de spectacle de l'Opéra. C'est dans ce contexte qu'ont lieu les créations d'Atys deLully (1987) et deMédée deCharpentier (15/06 - 30/06 1993) dirigés parWilliam Christie avec une mise en scène deJean-Marie Villégier.
Elle recouvre son indépendance en 1990 sous forme d'uneassociation loi de 1901, à la suite de l'inauguration d'une nouvelle salle pour l'Opéra de Paris : l'Opéra Bastille. Elle est successivement dirigée par Thierry Fouquet (1989-1994), Pierre Médecin (1994-2000) etJérôme Savary (2000-2005).
Le théâtre est régi, depuis le, par le décretno 2004-1232 fixant le statut duthéâtre national de l'Opéra-Comique qui devient ainsi un établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC)[7].L'article 2 de ce décret lui confie une mission très large puisqu'il peut représenter des ouvrages lyriques, mais aussi despièces de théâtre sans musique. Son répertoire s'étend de lamusique baroque à lamusique contemporaine.
Le théâtre national est dirigé par un conseil d'administration qui comprend huit membres : trois représentants de l'État, trois personnalités désignées, en raison de leurs compétences par arrêté du ministre chargé de la culture et deux représentants élus des personnels permanents de l'établissement[8]. Jean-Yves Larrouturou est nommé président du conseil d'administration par décret du[9].
L'Opéra-Comique est dirigé parJérôme Deschamps à partir de 2007. Il est assisté d'Olivier Mantei, directeur délégué de l'Opéra-Comique et codirecteur desBouffes-du-Nord à partir de[10]. Ce dernier est nommé en remplacement de Jérôme Deschamps, atteint par la limite d'âge[11], à compter du[12].Alcione, tragédie en musique deMarin Marais est représentée en 2017 sous la direction deJordi Savall et une mise en scène deLouise Moaty.
La Fondation pour l'Opéra-Comique est créée sous l'égide de laFondation de France en 2007 afin de contribuer au rayonnement de l'Opéra-Comique, en participant au financement de productions lyriques et à la diffusion du répertoire, mais aussi en favorisant l'accès à l'art lyrique pour les personnes défavorisées et handicapées[13].
Depuis le début des années 2000 et la direction deJérôme Savary[14], l’Opéra-Comique dispose d’un atelier de confection et de teinture de costumes dans ses murs[15]. Il s’étend sur deux étages et peut employer jusqu’à une quinzaine de personnes[15]. L’atelier de teinture utilise des pigments naturels (comme leréséda, lacochenille ou lagarance)[14], ce qui permet de recréer le plus fidèlement possible les nuances de costumes historiques, lorsque tel est le souhait de la mise en scène[16].
Certains des costumes de l’Opéra-Comique sont ensuite transmis, après la fin des productions, auCentre national du costume de scène àMoulins, qui conservecostumes de scène etdécors, et organise des expositions[17].
L'Opéra-Comique est souvent considéré comme l'équivalent de l'Opéra Garnier en une taille plus réduite, à dimension humaine, plus proche de son public, notamment du point de vue des artistes. Son architecte, Louis Bernier s'est notamment inspiré de la construction contemporaine duPalais Garnier en s'inspirant de sonarchitecture éclectique.
Les principaux artistes en vogue à l'époque de sa construction (Belle Époque) ont été mis à contribution pour faire de cette salle un monument :
N'ayant pas changé d'emplacement depuis 1783, l’emprise au sol de l'Opéra Comique est assez faible. Au cœur du bâtiment, la salle de spectacle a conservé ses dimensions d’origine. Au-dessus d’elle se trouve une salle de répétition, dite « petit théâtre ». L’atelier de costumes est maintenu dans le théâtre. Le magasin de décor qui se trouvaitsquare Louvois est aujourd’hui situéboulevard Berthier.
Longueur: 58,50
Largeur: 30,15 m
Hauteur de l’édifice : 36,33 m
Le3e dessous se trouve 5,95 m en dessous du niveau du sol
Le premier en France conçu avec un équipement entièrement électrique pour les éclairages publics comme scéniques. Inaugurée quelques mois avantl’Exposition universelle de 1900 qui célébrait lafée Électricité, la Salle Favart met en scène la lumière électrique par une profusion de lustres et d’appliques en bronze doré signésChristofle.
En 1898, la Salle Favart inaugura aussi les plus récentes règles de sécurité : matériaux incombustibles ou ignifugés, nombreux postes d’incendies, rideau de fer, grand secours (= multiples arrivées d’eau au-dessus du plateau).
Les artistes décorateurs sollicités en 1893-1900 représentaientl’art académique. Lauréats d’un grandprix de Rome, professeurs à l’École des beaux-arts et/ou membres de l’Académie, ils ont donné leur identité visuelle aux villes remodelées parl’urbanisme et larévolution industrielle. La décoration se caractérise par son éclectisme, propre à une période de transition passionnée d’histoire.
Entre deux expositions universelles, elle exploite des sujets et des motifs identitaires : le mouvement et la vitalité (que symbolise l’élément végétal), la lyre et le masque. Ouvrages et compositeurs y sont évoqués de façon à élever un monument au génie lyrique français.
Perron de six marches rythmé par des grilles et des candélabres.
Rez-de-chaussée à bossages puis hauteur en pierre lisse. Trois hautes baies cintrées avec encadrement en colonnes corinthiennes.
Attique percé de six fenêtres alternant avec six cariatides, celles de gauche d’André-Joseph Allar (1845-1926), celles du centre deGustave Michel (1851-1924), celles de droite d’Émile Peynot (1850-1932).
Le chéneau est décoré de masques et d’acrotères au sigle de la République Française.
Dans les arrière-corps latéraux figurent des allégories : à gauche,La Musique parDenys Puech (1854-1942), à droiteLa Poésie parErnest Charles Guilbert (1848- ?).
Carmen (d’après l’opéra-comique deBizet, créé en 1875) parMaurice Guiraud-Rivière (1881-1967).
Manon (d’après l’opéra-comique deMassenet, créé en 1884) parMarius Jean Antonin Mercié (1845-1916).
Autour du plafond figurent des noms de compositeurs.
Buste deJules Barbier (librettiste, avecMichel Carré, deMignon d’Ambroise Thomas en 1866 et desContes d’Hoffmannd’Offenbach en 1881 ; directeur par intérim en 1887) parGustave Adolphe Désiré Crauk (1827-1905).
Buste deJules Massenet (compositeur deManon,Esclarmonde,Sapho,Cendrillon,Grisélidis, de 1884 à 1901 ; professeur de composition auConservatoire de musique et de déclamation de 1878 à 1896) parJan et Joël Martel (1896-1966).
Peintures deLuc-Olivier Merson (1846-1920) :Le Chant au Moyen Age, La Poésie ; au plafondLa Chanson, l’Elégie et l’Hymne en triomphe.
Peintures deFrançois Flameng (1856-1923) :La Tragédie grecque, Le Ballet ; au plafondLa Vérité sortant du puits et la Comédie fustigeant les vices
Peinture ornementale deDominique-Henri Guifard (1838-1913).
Panneaux allégoriques deJoseph-Paul Blanc (1846-1904).
Plafond en mosaïque de verre del’atelier Facchina, rampes et balustrades en bronze doré de l’atelier Christofle.
Buste deBenjamin Godard (compositeur deLe Dante et Béatrice en 1890) parJean-Baptiste Champeil (1866-1913).
Buste deGeorges Bizet (compositeur deDjamileh en 1872 et deCarmen en 1875), anonyme.
La diversité des marbres de la3e salle Favart est particulièrement visible dans le avant-foyer: l’ensemble du théâtre comporte plus d’une quarantaine de pierres, roches, marbres et granits différents.
Peinturesd’Henri Gervex (1852-1929) aux extrémités :Le Ballet comique de la Reine (ballet de cour donné au Louvre en 1581, marquant la naissance de l’opéra français) etLa Foire Saint-Laurent (avec lethéâtre de Nicolet où naît l’opéra-comique début XVIIIe)
Peintures d’Albert Maignan (1845-1908) dans le reste du Foyer : au plafondLes Notes ; sur le mur du fondLes Noces de Jeannette (1853) deVictor Massé à gauche,Zampa (1831) deFerdinand Hérold à droite ; entre les fenêtres, le flûtiste joue un air duChalet (1834)d’Adolphe Adam et le génie a pour devise un air deLa Dame blanche (1825) deFrançois-Adrien Boieldieu.
Busted’Étienne-Nicolas Méhul (compositeur d’Euphrosine ou le Tyran corrigé en 1790 et deStratonice en 1792),Jean-Antoine Injalbert (1845-1933).
Busted’Édouard Lalo (compositeur duRoi d’Ys en 1888) par Charles Perron (1862-1934).
Buste d’Ambroise Thomas (compositeur deMignon en 1866 ; directeur du Conservatoire de 1871 à 1896) parÉmile-René Lafont (1853-1916).
Buste deFromental Halévy (compositeur deL’Éclair en 1835, desMousquetaires de la Reine en 1846, duVal d’Andorre en 1848 ; professeur de composition au Conservatoire de 1840 à 1862) parGustave-Joseph Debrie (1842-1932).
Buste deClaude Debussy (compositeur dePelléas et Mélisande en 1902),Marthe Spitzer (1877-1956).
Busted’André-Modeste Grétry (compositeur duHuron en 1768, deZémire et Azor en 1771, deL’Amant jaloux en 1778, deRichard Cœur-de-Lion en 1784, deGuillaume Tell en 1791) parHenri-Edouard Lombard (1855-1929).
Librettistes
Compositeurs
Éminents chanteurs de la troupe de l’Opéra-Comique auXIXe siècle)
Peintures deRaphaël Collin (1850-1916) :L’Inspiration, L’Ode etLa Romance ; au plafondLa Vérité animant la fiction.
Bustes:
Peintures d’Édouard Toudouze (1848-1907) :Le Jeu de Robin et de Marion (premier opéra-comique, signéAdam de la Halle et joué au XIIIe siècle),La Danse et La Musique ; au plafondGlorification de la musique.
L’ancien atrium qui accueillait les abonnés au niveau des rues a été réaménagé en 2007 pour accueillir concerts et colloques.
Depuis 1900, il est orné duMonument à Georges Bizet sculpté parAlexandre Falguière (1831-1900), qui était d’abord destiné au vestibule d’entrée, le compositeur est embrassé par une allégorie de la musique, Carmen est assise à ses pieds. S’y est ajouté en 1943 un buste deGounod signé Gilly.
Salle dite à la française : peu cloisonnée, ouverte sur l’espace central, permettant une communication visuelle optimale et une impression de large réunion. 1500 places en 1898, 1200 aujourd’hui. Loges soutenues par dix cariatides deJules-Félix Coutan (1848-1939). Portes et cloisons en acajou.
Fosse d’orchestre mobile sur une hauteur de 2,58 mètres, dissimulée en partie sous le proscenium, capacité jusqu’à 60 musiciens. Agrandie en 1944.
Dimensions de la scène : 10,10 mètres d’ouverture pour 16,30 mètres de large x 14,50 mètres de profondeur
Manteau d’arlequin orné de figures volantes deLaurent-Honoré Marqueste (1848-1920)
Plafond :Glorification de la musique parJean-Joseph Benjamin-Constant (1845-1902).
Dans la mosaïque d’émail, des masques alternent avec dix génies signés Lombard supportant des cartouches où figurent des noms de compositeurs :Adolphe Adam,Hector Berlioz,Fromental Halévy,Henri Berton,Luigi Cherubini,Wolfgang Amadeus Mozart,Pierre-Alexandre Monsigny etGiovanni Battista Pergolese.
Posé en 2007 pour rétablir l’acoustique déstabilisée par des travaux précédents, le lustre a été dessiné parAlain-Charles Perrot, architecte en chef des Monuments historiques de la Ville de Paris, sur une proposition acoustique de Federico Cruz-Barney.
Ce site est desservi par lastation de métroRichelieu - Drouot.
Foires Saint-Germain et Saint-Laurent (1714-1761)
Hôtel de Bourgogne ( -), première salle Favart ( -)
Théâtre Feydeau ( -), salle Favart (juillet-),Théâtre-Olympique (), salle Favart ( -), théâtre Feydeau ( -)
Salle Ventadour ( -)
Deuxième salle Favart ( -), salle Ventadour ( -), salle Favart ( -)
Théâtre-Lyrique ( -)
Théâtre du Château-d'Eau (octobre-)
Troisième salle Favart (depuis)
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