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Saintes

45° 44′ 47″ nord, 0° 38′ 00″ ouest
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Wikipédia:Bons articles

Vous lisez un « bon article » labellisé en 2010.

Page d’aide sur l’homonymie

Pour les articles homonymes, voirSaintes (homonymie).

Saintes
Saintes
Panorama sur lequartier Saint-Pierre avec lacathédrale éponyme au centre.
Blason de Saintes
Blason
Image illustrative de l’article Saintes
Logo
Administration
PaysDrapeau de la FranceFrance
RégionNouvelle-Aquitaine
DépartementCharente-Maritime
(sous-préfecture)
ArrondissementSaintes
(chef-lieu)
IntercommunalitéCommunauté d'agglomération de Saintes
(siège)
Maire
Mandat
Bruno Drapron
2020-2026
Code postal17100
Code commune17415
Démographie
GentiléSaintais
Population
municipale
25 363 hab.(2023en évolution de −0,42 % par rapport à 2017)
Densité557 hab./km2
Population
unité urbaine
29 871 hab.(2023)
Géographie
Coordonnées45° 44′ 47″ nord, 0° 38′ 00″ ouest
AltitudeMin. 2 m
Max. 81 
m
Superficie45,55 km2
TypeCentre urbain intermédiaire
Unité urbaineSaintes
(ville-centre)
Aire d'attractionSaintes
(commune-centre)
Élections
DépartementalesCanton de Saintes
(bureau centralisateur)
LégislativesTroisième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte :France
Voir sur la carte topographique de France
Saintes
Géolocalisation sur la carte :France
Voir sur la carte administrative de France
Saintes
Géolocalisation sur la carte :Charente-Maritime
Voir sur la carte topographique de la Charente-Maritime
Saintes
Géolocalisation sur la carte :Nouvelle-Aquitaine
Voir sur la carte administrative de Nouvelle-Aquitaine
Saintes
Liens
Site webwww.ville-saintes.fr
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Saintes (/sɛ̃t/[a]Écouter) est unecommune du sud-ouest de laFrance, située dans ledépartement de laCharente-Maritime dont elle est unesous-préfecture en régionNouvelle-Aquitaine. Ses habitantssont appelés lesSaintais et lesSaintaises[1].

Deuxième centre urbain du département aprèsLa Rochelle, cetteville moyenne compte 25 363 habitants (2023) et est à la tête d'uneunité urbaine de 29 871 habitants et de la deuxièmeaire d'attraction de la Charente-Maritime avec 80 997 habitants (2023).

Arrosée par laCharente où la cité se développa primitivement sur la rive gauche du fleuve, elle devient capitale de la province deSaintonge jusque sous l'Ancien Régime avant d'être désignée préfecture du département de laCharente-Inférieure lors de la réorganisation territoriale de1790. Finalement supplantée parLa Rochelle en1810[2], elle est reléguée au rang de sous-préfecture du département[b] mais conserve par compensation son rôle de chef-lieu judiciaire départemental. De plus, la ville voit croître son influence économique dans le dernier tiers duXIXe siècle lorsqu'elle est choisie comme siège duVIIIe arrondissement deschemins de fer de l'État.

Important carrefour de communications routières, autoroutières et ferroviaires, Saintes est également le principal pôle économique du centre du département[3]. Si l'industrie est faiblement représentée (industrie électronique, dépôt et centre de réparations ferroviaire, construction d'appareils de levage), la ville s'affirme avant tout comme un centre tertiaire dynamique (fonctions administratives d'État, Cour d'assises et activités judiciaires, banques et mutuelles, établissements d'enseignement, centre hospitalier) et un pôle commercial de dimension régionale (siège de la plus grande coopérative de consommateurs de France,Coop Atlantique).

Saintes est également devenue, grâce à un important ensemble patrimonial gallo-romain, médiéval, et classique, une ville touristique fréquentée, affiliée auréseau national des villes et pays d'art et d'histoire depuis1990[4]. La culture n'est pas en reste, Saintes étant dotée de plusieurs musées, d'un théâtre, de cinémas, de nombreux festivals[5] et d'un centre européen de recherche et de pratique musicales implanté au cœur de l'abbaye aux Dames[6].

Géographie

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Article connexe :Géographie de la Charente-Maritime.

Situation

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Carte de la commune de Saintes au sein de la Charente-Maritime
Position de Saintes en Charente-Maritime.

La ville de Saintes se situe dans le centre-est du département de laCharente-Maritime, en régionNouvelle-Aquitaine, dans l'ancienne province deSaintonge, dont elle est la capitale historique. Appartenant aumidi de la France — on parle plus précisément de « midi atlantique »[7], au cœur de l'arc atlantique, elle peut être rattachée à deux grands ensembles géographiques, leGrand Ouest français et leGrand Sud-Ouest français.

La ville s'étend de part et d'autre d'une boucle de laCharente, à 60 kilomètres au sud-est deLa Rochelle[8] (sa préfecture), à 25 kilomètres à l’ouest deCognac, 33 kilomètres au nord-est deRoyan, 62 kilomètres à l'ouest d'Angoulême, à 100 km au nord deBordeaux et à 420 kilomètres au sud-ouest deParis[9].

Communes limitrophes

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Carte représentant la commune de Saintes et ses communes limitrophes
Saintes et ses communes limitrophes (en orangé :communauté d'agglomération de Saintes).
Rose des ventsÉcurat,
Saint-Georges-des-Coteaux
Port-d'EnvauxBussac,
Fontcouverte
Rose des vents
Nieul-lès-Saintes,
Pessines
NChaniers
O   Saintes   E
S
ChermignacThénacLes Gonds
Représentations cartographiques de la commune
Carte OpenStreetMap.
Carte topographique.

Géologie

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Article connexe :Géologie de la Charente-Maritime.

La ville de Saintes, ou plus exactement le peuple desSantons, a donné son nom à unétage stratigraphique duCrétacé supérieur, leSantonien, daté d'environ 84 millions d'années, après leConiacien et avant leCampanien. Saintes est en effet bâtie sur des roches datant de cette période. De nature calcaire, elles se composent notamment de rognons desilex, de géodes dequartz et de nodules defer. D'anciennes carrières de pierre situées sous la colline du Capitole ou à Bellevue, partiellement comblées ou converties en champignonnières, viennent rappeler qu'elles furent longtemps utilisées pour la construction de divers bâtiments, en dépit d'un caractère gélif[10].

Aux abords du fleuve, le plateau crétacé laisse la place à des prairies composées d'alluvions plus ou moins récentes, de type bri (argile).

Le début de lasurrection des chaînes montagneuses desAlpes et desPyrénées se produit dès la période duMaastrichtien, il y a 65 millions d'années, avant de se poursuivre durant une partie de l'ère tertiaire. Ce phénomène cause un froissement progressif des couches calcaires et la formation desynclinaux et de leurs pendants, lesanticlinaux[11]. Ainsi se forme le synclinal girondin, dans lequel vont s'engouffrer les eaux de laDordogne et de laGaronne, conduisant à la formation progressive de l'estuaire de la Gironde, desfalaises et desconches. De l'autre côté de l'anticlinal de Gémozac-Jonzac se forme le synclinal de Saintes sur lequel est bâtie la ville[12].

Hydrographie et relief

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« Et c'est aussi là-bas, le doux fleuve Charente, cette écharpe d'argent du beau pays santon... »

— Goulebenéze, Bonjour Saintonge, 1942

Les arènes lors de la crue de 1982.

Le fleuveCharente traverse la commune du sud vers le nord. Leconfluent de la Charente et de laSeugne se situe au sud-est du territoire, à la limite de la commune desGonds.

La plaine alluviale du fleuve constitue la majeure partie du territoire communal. En dehors de l'agglomération, où des remblais et des quais en pierre ont été élevés, les berges sont constituées de prairies inondables communément appelées « Prées » qui voient se développer une riche végétation palustre[13]. Celles-ci sont parfois situées à proximité des espaces bâtis du centre-ville : ainsi s'étend la prairie de Courbiac, au nord-est du quartier Saint-Vivien, mais surtout laPrée-basse, la prairie du Maine et la prairie de Saint-Sorlin, sur la rive droite. À quelques mètres en amont du pont de Saintonge, le fleuve est secondé par un canal de dérivation isolant une partie de la prairie de la Palu, à laquelle on accède par une passerelle piétonnière depuis la rive droite.

Les crues de laCharente sont récurrentes : en un peu plus d'un siècle, notons ainsi les crues de 1882, 1904, 1910, 1937, 1952, 1961, 1966, 1982, 1994, 1999, 2009 et 2023. Deux d'entre elles ont été d'une intensité considérée comme peu commune : celle de1982 (crue centennale) et celle de1994[14]. Ce phénomène survient lors de la conjonction de précipitations importantes et demarées de fort coefficient, lesquelles ralentissent l'évacuation des eaux du fleuve dans l'océan. L'importance des crues varie suivant l'intensité ou la durée des précipitations, mais aussi suivant le degré de saturation des sols.

La rive gauche concentre le tissu urbain médiéval, ramassé autour d'un éperon calcaire nommé colline du Capitole ou colline de l'Hôpital. Au-delà, dans la partie occidentale de la commune, le paysage prend un aspect plus accidenté, notamment au niveau du vallon des Arènes.

La limite orientale de la commune marque le début d'un paysage formé de collines forestières (colline deLormont et dubois de la Tonne notamment) dont l'altitude se relève progressivement en direction de la commune deFontcouverte et au-delà, deLa Chapelle-des-Pots[15].

Climat

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Pour des articles plus généraux, voirClimat de la Nouvelle-Aquitaine etClimat de la Charente-Maritime.

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de typeclimat océanique altéré, selon une étude duCentre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant lapériode 1971-2000[16]. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon laclassification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec[17]. Par ailleursMétéo-France publie en 2020 une nouvelle typologie desclimats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à unclimat océanique[18] et est dans une zone de transition entre les régions climatiques « Poitou-Charentes » et « Aquitaine, Gascogne »[19]. Elle est en outre dans lazone H2b au titre de laréglementation environnementale 2020 des constructions neuves[20],[21].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de12,5 °C, avec uneamplitude thermique annuelle de1,5 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 860 mm, avec 12,3 jours de précipitations en janvier et 6,8 jours en juillet[16]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique installée sur la commune est de13,3 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 907,1 mm[22],[23]. La température maximale relevée sur cette station est de41,1 °C, atteinte le ; la température minimale est de−19 °C, atteinte le[Note 1].

Statistiques 1991-2020 et records station SAINTES (17)- alt : 38 m, lat : 45°45'40"N, lon : 0°39'07"O
Records établis sur la période du
1er janvier 1916 au
Moisjan.fév.marsavrilmaijuinjui.aoûtsep.oct.nov.déc.année
Température minimale moyenne (°C)3,53,15,2710,413,314,814,7129,86,13,88,6
Température moyenne (°C)6,57,19,81215,618,820,620,717,714,39,8713,3
Température maximale moyenne (°C)9,61114,417,120,924,326,426,723,518,913,410,218
Record de froid (°C)
date du record
−15,5
16.01.1985
−19
15.02.1956
−9,3
01.03.05
−5
06.04.1929
−1,2
03.05.1945
1,4
06.06.1921
5,6
20.07.1946
1
06.08.1928
0
29.09.1936
−4,5
27.10.1931
−10,8
12.11.1921
−13
18.12.1920
−19
1956
Record de chaleur (°C)
date du record
19
16.01.1918
24,6
27.02.19
26,5
01.03.1920
30,6
30.04.05
36,4
28.05.1947
40,2
17.06.22
41,1
18.07.22
40,8
11.08.25
38
04.09.1949
32,7
01.10.23
24,2
08.11.15
20
07.12.00
41,1
2022
Précipitations (mm)92,468,265,473,66661,342,252,572,695107,6110,3907,1
Record de pluie en 24 h (mm)
date du record
46,6
21.01.1997
49,2
15.02.1971
50,2
28.03.01
42
23.04.1985
52,5
12.05.1981
58
18.06.1955
46,6
28.07.1969
53,6
08.08.1992
55,8
02.09.1991
72
26.10.1937
68,9
02.11.19
54
19.12.1982
72
1937
Source :« Fiche 17415003 »[PDF], surobject.files.data.gouv.fr/meteofrance/data, édité le : 06/10/2025 dans l'état de la base(consulté le)
Diagramme climatique
JFMAMJJASOND
 
 
 
9,6
3,5
92,4
 
 
 
11
3,1
68,2
 
 
 
14,4
5,2
65,4
 
 
 
17,1
7
73,6
 
 
 
20,9
10,4
66
 
 
 
24,3
13,3
61,3
 
 
 
26,4
14,8
42,2
 
 
 
26,7
14,7
52,5
 
 
 
23,5
12
72,6
 
 
 
18,9
9,8
95
 
 
 
13,4
6,1
107,6
 
 
 
10,2
3,8
110,3
Moyennes :• Temp.maxi etmini°C• Précipitationmm

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[24], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvellesprojections climatiques de référence DRIAS-2020.

Urbanisme

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Typologie

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Au, Saintes est catégorisée centre urbain intermédiaire, selon la nouvelle grille communale de densité à7 niveaux définie par l'Insee en 2022[25].Elle appartient à l'unité urbaine deSaintes, une agglomération intra-départementale dont elle estville-centre[26],[27]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Saintes, dont elle est la commune-centre[Note 2],[27]. Cette aire, qui regroupe 62 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[28],[29].

Quartiers et lieux-dits

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La ville est divisée en quatorze zones administratives : les Boiffiers, les Tourneurs, l'Ormeau de Pied, Recouvrance, la Fenêtre, Saint-Rémy, Saint-Vivien, Saint-Eutrope, Saint-Pierre, Saint-Pallais, Saint-Sébastien de Bouard, la Récluse, le Maine-Saint-Sorlin et Bellevue[30].

Rive gauche

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Vue duquartier Saint-Pierre et de larue Alsace-Lorraine depuis le clocher de lacathédrale.

Véritable berceau de la cité, lequartier Saint-Pierre s'étend entre la colline du Capitole et laCharente. La présence d'un important patrimoine monumental et archéologique explique son intégration à unsecteur sauvegardé[31] totalisant presque65 hectares. Articulé autour de lacathédrale Saint-Pierre, de la place du Marché et de la place du Synode, il est parcouru d'un réseau de ruelles piétonnières concentrant un important bâti médiéval, renaissance et classique[32].

Situé un peu à l'ouest duquartier Saint-Pierre, lequartier Saint-Eutrope s'est développé autour d'un éperon rocheux limité par deux vallons perpendiculaires au fleuve. Dominé depuis le Moyen Âge par la silhouette de labasilique Saint-Eutrope, le quartier conserve également les vestiges d'un prieuré clunisien et quelques maisons anciennes étagées à flanc de colline. Des venelles permettent de rejoindre levallon des Arènes s'étendant en contrebas. Ce dernier abrite les vestiges de l'amphithéâtre romain, une promenade et un parc baptisé « Parc des Arènes »[32].

La rue Victor-Hugo, artère commerçante du centre historique.

Le cours Reverseaux et le cours des Apôtres de la liberté séparent lequartier Saint-Eutrope dufaubourg Berthonnière, encadré par lacolline Saint-Eutrope à l'ouest et lacolline du Capitole au nord. Autrefois situé en dehors de l'enceinte urbaine, il abritait plusieurs hostelleries et lieux d'accueil pour les pèlerins[32]. Les rues du faubourg convergent vers la place Saint-Louis, la place de l’Aubarrée et la place Blair, dominée par la colonne de la Liberté[33] érigée durant la Révolution. Le squareGoulebenéze fait la jonction entre la place Blair et le fleuve.

Les quartiers desBoiffiers et deBellevue sont séparés du reste de l'agglomération par l’avenue de Saintonge. Formés pour l'essentiel d'immeubles delogements sociaux et de lotissements pavillonnaires, ils s'étendent sur un plateau limité par laCharente. Lequartier de Bellevue forme un ensemble de17 hectares regroupant à lui seul 1 560 habitants, il est classé en tant quequartier prioritaire[34].

S'inscrivant dans un triangle formé par le cours du Maréchal-Leclerc, le cours Genet et la rocade ouest, le quartier de Recouvrance accueille un lycée, l'ancien petit séminaire, le stade Yvon-Chevalier et un centre commercial. Le château d'eau de Recouvrance est orné de fresques réalisées par l'artiste contemporainMichel Genty.

La partie septentrionale de l'agglomération est formée par lequartier Saint-Vivien, un ancien faubourg occupé dès l'Antiquité. Témoignant de cette époque reculée, lesthermes de Saint-Saloine répondaient aux thermes de Saint-Vivien aujourd'hui disparus[32].

Rive droite

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L'église Saint-Pallais, sur la rive droite.

Lequartier Saint-Pallais connaît sans doute un début d'urbanisation durant l'Antiquité. Structuré autour de la principale voie d'accès à la ville romaine, il est alors relié au cœur de l'agglomération par un pont dans l'alignement duquel est édifié l'arc de Germanicus. Connaissant un développement relatif durant le Moyen Âge, il voit néanmoins l'implantation d'une basilique funéraire dédiée à l'évêquePalladius (remplacée ultérieurement par l'église Saint-Pallais, qui donne son nom au quartier), puis d'une abbaye bénédictine de femmes comptant parmi les plus importantes de la région, l'abbaye aux Dames. La présence de ce patrimoine monumental conduit à l'intégration d'une partie du quartier à unsecteur sauvegardé.

Connaissant une forte expansion durant leXIXe siècle, le quartier est transformé par la démolition du pont antique, auquel se substitue en1879 le pont Bernard-Palissy, quelques mètres en amont, le percement de l'avenue Gambetta et la création de laplace Bassompierre. Il accueille également lagare de chemins de fer, la maison d'arrêt, leharas national, le parc Pierre-Mendès France, leJardin public Fernand Chapsal et l'espace protégé de la prairie de la Palu[32].

Une ville deux fois millénaire

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C'est durant la période tibéro-claudienne (entre14 et54, soit moins de cent ans après la fondation présumée de la ville) qu'est progressivement mis en place le premier plan d'urbanisme, inspiré directement des grandes cités impériales romaines. Dans un premier temps, le réseau viaire est réorganisé selon unplan hippodamien s'articulant autour d'une grandevoie cardiale (dont le tracé est partiellement repris par le cours Reverseaux) et d'une grandevoie décumane (actuelle rue Victor-Hugo) se prolongeant sur la rive droite (actuelle rue de l'Arc-de-Triomphe) par laVia Agrippa. Ces deux axes majeurs se croisaient au niveau de la colline du Capitole, où était installé leforum.

La pratique de l'évergétisme se traduit à Saintes comme ailleurs par l'édification d'équipements urbains modernes (amphithéâtre,thermes, temples et basiliques) dont l'ampleur et le faste reflètent le statut de la ville, alors capitale de laprovince romaine d'Aquitaine. Une grande partie de cette parure monumentale est cependant sacrifiée afin de constituer en toute hâte une enceinte urbaine, alors que les premières invasions « barbares » conduisent à une longue période d'anarchie. AuIIIe siècle, la ville est ainsi réduite à uncastrum d'à peine plus de16 hectares, alors qu'elle occupait une surface de plus de105 hectares à son apogée[35].

Ruelle médiévale dans lequartier historique de Saintes.

C'est dans ce périmètre réduit que se développe la ville médiévale, constituée d'un lacis de ruelles organisées autour de lacité épiscopale, qui occupe à elle seule un quart de la ville intra-muros[36] (cathédrale Saint-Pierre etcloître canonial,manécanterie,palais épiscopal, salle du Synode ethôtel-Dieu) et des différentes paroisses intra-muros (Saint-Michel,Sainte-Colombe, Saint-Maur). La présence d'unejuiverie, attestée dès leXe siècle, est confirmée dans plusieurs écrits duXVIIe siècle. La localisation exacte de ce quartier reste cependant indéterminée (plusieurs hypothèses évoquant les environs de l'actuelle rue des Jacobins)[37].

Si la majorité des maisons saintaises sont alors àcolombages (l'unique témoignage de ce type de construction est visible à l'intersection de la rue des Jacobins et de larue Alsace-Lorraine), les maisons de certains notables et marchands fortunés sont parfois en pierre (il en subsiste une partie autour de la place du Synode).

Dominant le tissu urbain depuis la colline du Capitole, le château-fort abrite successivement les représentants du duc d'Aquitaine, puis du roi de France. Quant auxremparts, renforcés à plusieurs reprises, ils ouvrent sur les principaux faubourgs de la ville via les portes Aiguière et Evesque. Les principaux faubourgs sont ainsi le faubourg Saint-Eutrope et le faubourg Berthonnière, où se concentrent auberges, lieux d'accueils pour les pèlerins et tanneries, les faubourgs Saint-Vivien, Saint-Saloine et Saint-Macoult, organisés autour de leurs églises respectives, enfin le faubourg Saint-Pallais, par-delà le fleuve, dominé par son église paroissiale et surtout par l'abbaye aux Dames, l'un des principaux établissements religieux de la région.

Les premiers hôtels particuliers font leur apparition auXVIIe siècle et se développent plus encore au siècle suivant, sans toutefois modifier réellement leparcellaire médiéval. De cette époque datent notamment l'hôtel de Brémond d'Ars (1600), l'hôtel du Présidial (1610), l'hôtel Monconseil (1738) ou encore l'hôtel Viaud (1770).

Étouffant à l'intérieur de ses remparts, la ville est décrite comme une « petite et pauvre ville » où « les rues sont étroites et les maisons mal bâties » dans un article de l'Encyclopédie rédigé parLouis de Jaucourt[38]. Conscient de cette situation, l'intendantGuéau de Reverseaux donne une impulsion nouvelle à la politique de grands travaux esquissée par son prédécesseur Auget de Montyon. Désireux « d'aérer la ville », il établit un nouveau plan de voirie, dont il confie la réalisation à l'ingénieur Duchesne, ordonnant également la démolition de la vieille enceinte urbaine et le percement de grands boulevards[36]. De1772 à1776, de nombreux plans d'alignement sont menés en centre-ville[39], tandis que les bases des boulevards sont jetées en1785[40].

LeCentre d’interprétation de l’architecture et du patrimoine mêlearchitecture gothique etcontemporaine.

Interrompus par la Révolution, les travaux reprennent durant presque tout leXIXe siècle. De larges avenues arborées sont aménagées à l'emplacement des anciens remparts : lecours National (1815), le cours Reverseaux (1835), puis par-delà laCharente, l'avenue Gambetta. De riches négociants decognac se font édifier d'imposantes demeures (château Rouyer-Guillet, villa Musso, maison Martineau), tandis que la ville se dote d'infrastructures publiques monumentales (hôtel de ville,palais de justice, théâtre Gallia) ou plus discrètes (école Nicolas-Lemercier).

Le développement du nœud ferroviaire de Saintes conduit à la création d'un quartier cheminot autour de la gare (remplacée en1900 par l'édifice actuel) et des ateliers de chemins de fer. De nombreux édifices datant de cette période portent la marque des architectes Marc-Alexandre-Eustase Rullier[41] (Caisse d'épargne,Petit-Séminaire,église Saint-Louis),Victor Fontorbe (sous-préfecture) ou Georges Naud (ancienne maison des Aveugles). Le début duXXe siècle voit quant à lui l'introduction discrète du styleArt nouveau, que l'on retrouve notamment autemple protestant ou encore sur certaines maisons de la rue Cuvilliers (no 13) ou du cours National (no 64), tandis que d'autres bâtiments importants, construits à la même époque, sont d'un style plus éclectique, tel l'hôtel des Postes.

Le quartier de la gare, durement éprouvé par les bombardements alliés durant la Seconde Guerre mondiale, est reconstruit à partir de1951 sous la direction de plusieurs architectes, dont André Morisseau[42]. Dans lesannées 1960 et1970, la croissance urbaine impose la création de nouveaux quartiers d'habitat collectif sur le plateau de Bellevue (les quartiers deBellevue et desBoiffiers) ou dans le nord de l'agglomération (La Fenêtre).

Les réalisations contemporaines, relativement peu nombreuses, incluent l'immeuble de laMutualité sociale agricole, les immeubles de la Pinellerie, le nouveaumusée archéologique (1995), variation sur le thème de l'Antiquité réalisée par Anne Lacaton et Jean-Philippe Vassal, la rénovation du théâtre Gallia (2003), alliant formes contemporaines à une façade néo-classique, et le centre d'interprétation de l'architecture et du patrimoine (2007) qui marie architecture gothique et contemporaine[43].

Logement

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Icône d'horloge obsolète.
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Il manque des informations récentespertinentes etvérifiables, et certains passages peuvent annoncer des événements désormais passés, ou des faits anciens sont présentés comme actuels.Mettez à jour oudiscutez-en.

Le patrimoine immobilier de la commune est de nature très variée et diffère selon les quartiers que l'on traverse. Le centre ancien, partiellement inscrit dans un secteur sauvegardé (ZPPAUP)[44], intègre de nombreuses demeures médiévales ou Renaissance ainsi que des hôtels particuliers datant principalement desXVIIe et XVIIIe siècles. Au nord de cet ensemble, suivant approximativement le tracé des anciens remparts, l'axe formé par le cours National et qui se prolonge sur la rive droite par l'avenue Gambetta résulte d'un programme d'aménagement initié durant la période de laRestauration et qui s'est poursuivi durant une large partie du siècle. Ces larges artères sont bordées d'immeubles aux façades rigoureusement alignées, donnant à cet ensemble éclectique une certaine cohésion.

Le quartier de la gare, sérieusement endommagé par des bombardements en1944, et une partie du plateau de Bellevue (embryon du quartier du même nom) ont vu se développer dans l'immédiat après-guerre des expériences deCastors (sociétés coopératives visant à reconstruire de nouveaux logements sur le principe de l'entraide) afin de lutter contre la pénurie de logements qui sévissait à cette époque. Malgré la politique d'urbanisation massive du plateau de Bellevue dans lesannées 1960 et1970 qui transforme radicalement le lieu (construction des grands ensembles de quartiers deBellevue et desBoiffiers), la « Cité fleurie » (58 pavillons avec jardins) témoigne aujourd'hui encore de cette expérience innovante[42].

En2007, on dénombre près de 14 750 logements sur l'ensemble du territoire communal, soit 1 260 de plus qu'en1999. 13 072 sont desrésidences principales (88,6 %) et 296 sont desrésidences secondaires (2 %). Les logements vacants (9,4 %) constituent une part non négligeable du parc immobilier : leur nombre est ainsi passé de 374 en1968 à 1 381 en2007[45].

Les résidences principales sont généralement assez anciennes, si l'on considère que la majorité (5007, soit 39,2 %) a été construite avant1949 ; 3 933 l'ont été entre1949 et1974 (30,8 %), 2 281 entre1975 et1989 (17,9 %) et 1 554 entre1990 et2004 (12,2 %)[45].

Au nombre de 2 349[30], leslogements sociaux se concentrent principalement dans des quartiers périphériques (Bellevue, les Boiffiers, le Vallon, la Fenêtre) établis dans les années 1960 et 1970 afin de répondre à la croissance urbaine de l'époque.

Immeuble du quartier desBoiffiers.

Ainsi, seuls 4 % des logements du centre-ville sont dévolus à l'habitat social, tandis que la proportion de logements de ce type atteint 66 % dans le quartier desBoiffiers. S'il ne représente plus que 16 % du nombre de logements de la commune, le nombre de logements sociaux a néanmoins été multiplié par deux au cours de la période 1990-1999[30]. Deuxbailleurs sociaux sont chargés de leur gestion : la SEMIS (Société d'économie mixte immobilière de la Saintonge) et l'OPMHLM (Office public municipal d'habitation à loyer modéré)[30].

Malgré un prix moyen de l'immobilier à la vente de l'ordre de 1 935,84 €/mètre2 en1999[46] (à mettre en parallèle avec les prix relevés dans les autres agglomérations du département : 2 081,93 €/mètre2 àRochefort[47], 3 072,72 €/mètre2 àLa Rochelle[48], 3 316,26 €/mètre2 àRoyan[49]), les primo-accédants tendent de plus en plus à s'installer dans les communes périphériques, accentuant le phénomène de vieillissement de la population.

Projets urbains

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Projet Saint-Louis-Saintes 2030

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Le site libéré par l'ancien hôpital Saint-Louis, sur la colline du Capitole, va permettre la création d'un nouveau quartier en plein centre-ville, sur une superficie de4 hectares[50]. Le projet, baptiséSaint-Louis-Saintes 2030, a été présenté au concours d'architectureEuropan 2010[51], qui permet à de jeunes architectes européens d'imaginer des immeubles de logements, des commerces ainsi que des services publics. Cinq villes françaises y participaient.

En, c'est le projet Conexcité (équipe MWAB) qui a finalement été retenu. Il propose la création d'unéco-quartier constitué de logements et de commerces, regroupés autour de grandes esplanades-belvédères piétonnes donnant sur le centre historique, et offrant des vues panoramiques sur les principaux monuments saintais :cathédrale Saint-Pierre,abbaye aux Dames etbasilique Saint-Eutrope.

Lelogis du gouverneur (XVIIe siècle) et l'église Saint-Louis (XIXe siècle) seront intégrés au nouveau quartier. Un grand mail piétonnier permettra de faire la jonction entre le nouveau quartier et le cours Reverseaux.

Programme de rénovation urbaine

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Prévus par leProgramme de Rénovation Urbaine (2007), les travaux de réhabilitation de plusieurs quartiers d'habitat collectif situés en périphérie (le Vallon, la Fenêtre, Saint-Sorlin) ont été engagés en2008 avec la destruction des quatre principales tours de la cité du Vallon, devenues vétustes[52]. La transformation du quartier devrait prendre forme au printemps2011[53], avec la construction des premiers logements à basse consommation énergétique (22 petits immeubles collectifs, 20 maisons individuelles et 8 pavillons en bois). Fin2009, les travaux de rénovation du quartier de la Fenêtre ont également été lancés. Une soixantaine de logements devraient être détruits et remplacés par des structures modernes d'ici2012[53], tandis que 186 autres logements datant des années 1960 devraient être réhabilités[54].

Au total, 82 millions d'euros ont été investis dans ce programme de rénovation prévu pour s'étaler sur cinq ans, dont 44 % doivent être pris en charge par les bailleurs sociaux et 29 % par l'agence nationale de rénovation urbaine. Finalement, 400 logements devraient être démolis, 525 construits et 1 301 réhabilités[55].

Le programme de rénovation urbaine prévoit en outre un réaménagement partiel des deux principaux quartiers d'habitat collectif de l'agglomération, les quartiers deBellevue et celui desBoiffiers. Outre la reconstruction de certains logements et l'extension du parc locatif dans le quartier des Boiffiers, sont également prévues l'implantation de nouveaux commerces de proximité et une meilleure desserte par le réseau de transports urbains[54].

La construction d'un centre aquatique à La Guyarderie, dans le quartier de Recouvrance, a débuté au mois de juin2010. Ce vaste complexe intègre des espaces consacrés à la détente, à la relaxation et à l'apprentissage autour de trois bassins principaux (un bassin olympique, un bassin de 180 m2 et une piscine d'extérieur). Le centre est ouvert au public en2012[56].

Environnement

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Article connexe :Faune et flore de la Charente-Maritime.

Occupation des sols

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La commune de Saintes, relativement étendue et englobant des surfaces marécageuses, a pour particularité d'être constituée à 67 % de territoires agricoles, à 5 % de forêts et milieux semi-naturels et à 28 % seulement de territoires urbanisés[57].

Natura 2000

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La prairie de la Palu est un espace naturel protégé dans le cadre du réseau européenNatura 2000.

L'espace naturel protégé de la prairie de la Palu forme un ensemble de plus de120 hectares de prées (prairies inondables) situées à proximité immédiate du centre-ville. La présence d'espèces végétales rares (naïade marine, rorippe des forêts,scirpe maritime) et de zones de reproduction et d'hivernage pour de nombreuses espèces ornithologiques (faucon crécerelle,fuligule morillon,héron cendré,bergeronnette printanière) ont valu à une partie du site (environ100 hectares) d'être classée enZone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) de type I et désigné comme Site d'Intérêt Communautaire dans le cadre duréseau Natura 2000. L'aménagement du site en pôle nature est en cours de réalisation. Une fois réalisé, ce dernier devrait intégrer une maison de la nature, des sentiers de promenade, des postes d'observation, unarboretum et plusieurs jardins thématiques[58].

En2009, les membres de la Jeune chambre économique de Saintes ont entrepris la réalisation d'une signalétique innovante utilisant latéléphonie mobile et la technologieBluetooth pour permettre aux promeneurs de se familiariser avec la faune et la flore de cet espace naturel préservé. BaptiséeTous à la Palu, la nature dans ton portable, cette expérience devrait permettre à terme la diffusion de mini-documentaires consacrés aux espèces animales et végétales protégées vivant sur le site[59].

Réseaux techniques

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Eau potable

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Les châteaux d'eau du quartier deBellevue.

La ville de Saintes est alimentée en eau potable par captation au lieu-ditLucérat, en bordure de laCharente[60], en aval duquai des Roches. L'usine d'eau deDiconche, exploitée parVeolia Eau, construite en1989 à proximité immédiate de la captation, permet de traiter l'eau issue d'une nappe captive pour la rendre potable. Trois réservoirs, situés en périphérie de la ville, permettent la distribution de l'eau dans les zones d'altitudes plus élevées. Ces réservoirs sont ceux deBeaulieu, desBoiffiers et deSaint-Rémy.

Le captage deLucérat permet non seulement l'approvisionnement en eau via une première ligne de la ville de Saintes mais aussi du syndicat intercommunal d'alimentation en eau potable (SIAEP) deChaniers et via une seconde ligne du syndicat des eaux 17 (alimentation en période estivale du réseau littoral)[61].

Une moyenne de 3 700 000 m3 d'eau potable sont distribués par an. La première ligne (Saintes et Chaniers) produit une moyenne de 5 500 m3 par jour (pointe de 10 000 m3 par jour) et la seconde ligne (SDE 17) produit quant à elle 2 700 m3 par jour (pointe estivale de 14 000 m3 par jour).

La ville dispose également d'unestation d'épuration d'une capacité de 40 000 équivalents habitants pour un débit de 6 700 m3/jour par jour. Située à Lormont, elle a été inaugurée en1968. Cette unité de traitement permet de recycler les boues par aération prolongée, lesquelles sont ensuite employées enagriculture biologique, dans le cadre du plan d'épandage. Plusieurs communes de la périphérie saintaise sont également raccordées au réseau[62]

Collecte des ordures ménagères

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La collecte et la valorisation des déchets sont du ressort de lacommunauté de communes du Pays santon. Sous son impulsion, un système detri sélectif a été mis en place à partir de1998, lequel concerne essentiellement les emballages usagés, le papier et le verre. Ces déchets sont ensuite acheminés vers le centre de tri de Brassaud ou vers le centre de compostage de Chermignac pour y être recyclés.

Cette expérience a été suivie en2001 d'un service de collecte en porte à porte, d'un système de collecte des déchets encombrants (à la demande), tandis que les déchets spéciaux (piles, produits pharmaceutiques et/ou médicaux) font l'objet de collectes spécifiques[63].

Les déchets ménagers non-recyclables sont envoyés pour partie vers le site de retraitement deChermignac, où ils servent de combustible pour la production de ciment. Ce dispositif vise tout à la fois à réaliser des économies sur le budget communal (le coût de retraitement de ces déchets est ainsi inférieur d'environ 20 % par rapport au simple enfouissement[55]) et à penser sous l'angle dudéveloppement durable. En2006, ce procédé concernait environ 40 % des déchets ménagers de l'agglomération. Les déchets ne pouvant être traités sur place sont quant à eux acheminés vers lecentre d'enfouissement deClérac par camions gros porteurs[64].

Quatre déchetteries sont implantées sur le territoire de la communauté de communes, dont trois dans la commune de Saintes[65]. Les déchetteries deSaintes-Ouest et deSaintes-Nord sont plus spécifiquement ouvertes aux particuliers, et concernent avant tout la collecte du matériel électroménager et électronique, des déchets recyclables, des gravats et du tout-venant (mobilier, tissus, palettes…).

La déchèterie artisanale desCharriers est ouverte à la fois aux particuliers et aux professionnels, tandis que la déchèterie deBrassaud, dans la commune deChermignac, accueille uniquement les déchets verts (végétaux).

ADSL

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L'ADSL est disponible depuis2001 à Saintes. La télévision par ADSL est arrivée en2006. Troisrépartiteurs téléphoniques sont implantés sur la commune :Ormeau de Pied (NRA HD),B Rive Droite et Bastion, tousdégroupés par au moins unopérateur alternatif[66]. Saintes disposait également de huit pointsWi-Fi en2009[67].

En2008, la commune a reçu le label « Ville Internet @@@ »[68]

Services

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En2009, la mairie a mis en place un service de « SMS citoyens » permettant aux personnes intéressées par les événements de l'agglomération d'être directement informées parSMS sur leurstéléphones portables. Après inscription, les utilisateurs de ce service peuvent recevoir des actualités sur les alertes météorologiques prévues ou en cours (plan canicule, crues de la Charente), la vie de la communauté (manifestations, fêtes, réunions publiques, date des conseils municipaux) ou les infos pratiques (accidents, travaux, état du trafic)[69].

Voies de communication et transports

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Infrastructures routières

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Article détaillé :Rocade de Saintes.
photographie d'une route deux fois deux voies prise d'un pont
LaN150 près du Petit-Chadignac, non loin de larocade de Saintes.

La ville de Saintes est un carrefour routier d'une certaine importance, marqué par la présence de deux autoroutes et de plusieurs routes secondaires. La plupart de ces routes nationales et départementales convergent vers larocade qui contourne l'agglomération par l'ouest et par le sud dont une partie est à 2 fois 2 voies.

L'autorouteA10 traverse la commune dans sa partie occidentale, selon un axe nord-sud. Accessible via l'échangeur 35, elle place l'agglomération à environ 125 kilomètres deBordeaux, 140 kilomètres dePoitiers et 470 kilomètres deParis. Sa gestion est confiée localement à lasociété des autoroutes du sud de la France.

L'autorouteA837 est un embranchement de l'autorouteA10 reliant Saintes àRochefort, troisième ville du département.

Saintes est également située sur le trajet de laroute Centre-Europe Atlantique, une voie rapide destinée à permettre une meilleure circulation entre la façade atlantique et le sillon rhodanien, qui la relie notamment àLimoges etLyon. Après avoir été déclaré d'utilité publique en2002, le tronçon Saintes-Saujon (2 fois 2 voies) a été ouvert à la circulation le[70], réduisant la durée du trajet entre ces deux villes à environ 25 minutes. Son prolongement versRoyan doit intervenir ultérieurement.

Photographie d'une basilique au clocher de style gothique sur un promontoire avec au premier plan un grand carrefour routier
Labasilique Saint-Eutrope vue depuis l'échangeur routier de l'avenue de Saintonge.

Larocade est formée dans sa partie ouest par laroute nationale 137. Cette-ci est rejointe par deux axes routiers fréquentés : laroute départementale 728 (qui relie Saintes à l'Île d'Oléron viaMarennes) et la route départementale 150 (ancien tracé de laroute nationale 150 qui menait autrefois àRoyan), cette dernière formant une intersection avec la rocade à proximité du lieu-ditDiconche.

Dans sa partie sud, la rocade intègre laroute nationale 141, laquelle se prolonge versCognac,Angoulême etLimoges. La route départementale 150 vient se greffer à l'extrémité orientale de la rocade, et mène versNiort viaSaint-Hilaire-de-Villefranche etSaint-Jean-d'Angély.

Un boulevard intérieur contourne le centre-ville sous le nom d'avenue de Saintonge, ouroute départementale 24. Il traverse laCharente via le pont de Saintonge, unouvrage d'art inauguré en1969.

L'atlas départemental de laDDE recense sur la commune 43 kilomètres de voies terrestres potentiellement gênantes du point de vue de la pollution sonore produite par le trafic. La zone de nuisance sonore ainsi mesurée s'étend sur 7 km2 soit 15 % de la surface communale[71].

Infrastructures ferroviaires

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Articles détaillés :Gare de Saintes,Chemins de fer économiques des Charentes,Ligne de Saintes à Royan etLigne de Nantes à Saintes.
Carte des lignes SNCF de Poitou-Charentes : Saintes est au cœur d'une étoile ferroviaire à cinq branches
Liaisons SNCF de Saintes et de Poitou-Charentes.

Lagare de Saintes est située au point de convergence de cinq lignes de chemin de fer reliant l'agglomération aux villes deNantes (viaLa Rochelle), deBordeaux, d'Angoulême, deNiort et deRoyan. Elle accueille essentiellement des trains du réseauTER Nouvelle-Aquitaine et des trainsIntercités. Le train directParis (Austerlitz) -Royan, qui fonctionnait l'été et passait par Angoulême et Saintes, a été supprimé en 2013[72].

En1894, la gare de Saintes est le point de départ d'un réseau de tramways d'une longueur totale de trois kilomètres, désaffecté à partir de1934. L'année1894 voit également la création d'uneligne de chemin de fer secondaire de 42 kilomètres reliant Saintes àMortagne-sur-Gironde, viaGémozac, la ville étant alors le centre économique d'une certaine importance ; cette ligne est cependant démantelée à partir de1947[73].

L'importance du réseau ferré s'explique par la désignation de la ville de Saintes comme siège de laCompagnie des Charentes en1867, puis comme siège régional duVIIIe arrondissement desChemins de fer de l'État en1911, fonction conservée jusqu'en1971.

Saintes est également dotée de dépôts et d'ateliers de laSNCF, lesquels sont toujours en activité et emploient 435 personnes, constituant d'ailleurs l'un des tout premiers établissements employeurs de la ville. Ainsi, depuis2009, la gare accueille le centre de révision desAutorails à grande capacitéTER Nouvelle-Aquitaine[74].

En, un TER photovoltaïque a été inauguré à Saintes en même temps qu'un nouveau centre de maintenance de pointe pour les TER[75].

LigneCaractéristiques
L15BORDEAUX SAINT-JEAN ↔ Saintes ↔LA ROCHELLE
D15BORDEAUX SAINT-JEAN ↔ Saintes ↔LA ROCHELLE
Longueur
168,7 km
Durée
2 h 18
Nb. arrêts
18
Soirée / Dimanche - Férié
✔️ /✔️
Horaires
5 h 54 - 20 h 40
Réseau
TER Nouvelle-Aquitaine
L16ANGOULÊME ↔ Saintes ↔ROYAN
Longueur
114,4 km
Durée
1 h 35
Nb. arrêts
8
Soirée / Dimanche - Férié
✔️ /✔️
Horaires
5 h 50 - 21 h 42
Réseau
TER Nouvelle-Aquitaine
L17NIORT ↔ Saintes ↔ROYAN
D17NIORT ↔ Saintes ↔ROYAN
Longueur
111,12 km
Durée
2 h 05
Nb. arrêts
12
Soirée / Dimanche - Férié
 Non /✔️
Horaires
5 h 55 - 19 h 26
Réseau
TER Nouvelle-Aquitaine

Infrastructures aéroportuaires

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Si l'agglomération de Saintes ne possède pas d'aéroport, elle se situe à 35 km de l'aéroport de Rochefort-Saint-Agnant qui propose des vols vers plusieurs destinations européennes (les îles britanniques notamment), et à environ 80 km de l'aéroport de La Rochelle - île de Ré. À environ 125 km au sud, l'aéroport de Bordeaux - Mérignac permet de relier la région à de nombreuses villes du monde.

La ville est cependant pourvue d'un aérodrome situé sur la commune mitoyenne deThénac. Celui-ci est utilisé par l'école d'enseignement technique de l'armée de l'air (EETAA) ainsi que par un aéro-club local. Il est équipé de deux pistes de 900 m et d'une piste de 800 m.

Infrastructures fluviales

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LeBernard-Palissy II(aujourd'hui hors service, remplacé par leBernard Palissy III), une des vedettes fluviales permettant des promenades sur laCharente.

La ville est équipée d'unehalte fluviale située à proximité de l'esplanade André-Malraux, unappontement long de 92 mètres permettant l'amarrage des bateaux de plaisance. Une seconde halte nautique est en cours de réalisation sur l'ancien site dePort-Larousselle, autrefois utilisé par les négociants deCognac pour le transport des fûts. Une fois achevée, elle sera équipée de quatre pontons fixes bordant un quai long d'une vingtaine de mètres[76].

Attenant aux infrastructures de l'esplanade André Malraux, l'embarcadère est utilisé par des vedettes fluviales affrétées par l'office de tourisme. Celles-ci sont d'une part lagabareVille de Saintes, copie d'une embarcation traditionnelle saintongeaise, d'autre part le bateau de croisièreBernard Palissy II, d'une capacité de 200 places, dont la moitié sur le pont supérieur, qui a été remplacé par le Palissy III bateau électro-solaire d'une capacité de 149 places. Tous deux permettent des circuits découvertes de la ville et de plusieurs cités portuaires du val deCharente, dontChaniers,Taillebourg,Port-d'Envaux ouRouffiac, ainsi que des circuits nocturnes[77].

Des embarcations électriques sont également installées sur les quais. BaptiséesLes Santons, elles ont chacune une capacité de six personnes et sont louées selon un forfait horaire.

Transports urbains

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Article connexe :Transports en commun de Saintes.
Bus du réseauBUSS devant l'esplanade du Maréchal-Foch.

L'organisation des transports urbains est du ressort de la Communauté d'Agglomération de Saintes. L'exploitation a été confiée à Kéolis Saintes dans le cadre d'une délégation de service public.

BUSS est le nom commercial du réseau detransports urbains de l'agglomération. Trois lignes régulières de transport urbain forment l'armature du réseau (lignes A, B et C) complété par 8 lignes de transport interurbaines gérées par le Conseil Départemental qui couvrent 20 communes de l'agglomération. Ces lignes transportent également des scolaires.

En plus de ces lignes régulières, il existe sur le territoire un transport à la demande organisé par la communauté d'agglomération: directement dans le cas "d'Allo Buss" et indirectement grâce à une convention avec le Conseil Départemental pour les "Taxis Mouettes". Allo'Buss dessert les communes de la première couronne en proposant 8 allers-retours par jour et garantit des heures d'arrivée à Saintes. 140 arrêts sont répartis sur 4 zones géographiques. Les "Taxis Mouettes" fonctionnent sur l'ensemble de l'agglomération, en dehors des communes desservies par Allo'Buss.

Il existe également des lignes régulières à vocation scolaire couvertes par le réseau Buss sur certaines communes et par le réseau Les Mouettes sur les autres communes dans le cadre d'une convention entre l'agglomération. L'offre de transports est enfin complétée par la Navette Gare et par le bus de nuit Noctam'busb sur Saintes.

Au total, le réseau dessert un bassin de quelque 31 000 personnes et transporte jusqu'à un million de voyageurs par an, scolaires inclus[78]. En juillet2009 a débuté la mise en place d'horaires cadencés permettant un accroissement de la fréquence de passage des navettes. Aujourd'hui la communauté d'agglomération et Kéolis engagent la mise en accessibilité du réseau pour en permettre l'accès aux personnes à mobilité réduite ou handicapées, conformément à la loi du.

Risques majeurs

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Le territoire de la commune de Saintes est vulnérable à différentsaléas naturels :météorologiques (tempête,orage,neige, grand froid,canicule ousécheresse),inondations, mouvements de terrains etséisme (sismicité faible). Il est également exposé à unrisque technologique, letransport de matières dangereuses[79]. Un site publié par leBRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[80].

Risques naturels

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La commune fait partie duterritoire à risques importants d'inondation (TRI) Saintes-Cognac-Angoulême, regroupant46 communes concernées par un risque de débordement du fleuveCharente (34 en Charente et 12 en Charente-Maritime), un des18 TRI qui ont été arrêtés fin 2012 sur lebassin Adour-Garonne[81]. Les événements antérieurs à 2014 les plus significatifs sont les crues de l'hiver 1779, de 1842, de 1859, du du, du, de mars-avril 1962, du et du. Des cartes des surfaces inondables ont été établies pour trois scénarios : fréquent (crue detemps de retour de10 ans à30 ans), moyen (temps de retour de100 ans à300 ans) et extrême (temps de retour de l'ordre de 1 000 ans, qui met en défaut tout système de protection)[82]. La commune a été reconnue enétat de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1986, 1993, 1999, 2010, 2019 et 2021[83],[79].

Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Saintes.

Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont des affaissements et effondrements liés aux cavités souterraines (hors mines) et des tassements différentiels[84]. Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national descavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune[85].

Leretrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer desdommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes desécheresse et de pluie. 61,5 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (54,2 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 9 460 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 7 921 sont en aléa moyen ou fort, soit 84 %, à comparer aux 57 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national auretrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site duBRGM[86],[87].

Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national descavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune[85].

Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 1989, 2003, 2005, 2009, 2011 et 2018 et par des mouvements de terrain en 1999, 2003 et 2010[79].

Risques technologiques

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Le risque detransport de matières dangereuses sur la commune est lié à sa traversée par une ou des infrastructures routières ou ferroviaires importantes ou la présence d'une canalisation de transport d'hydrocarbures. Un accident se produisant sur de telles infrastructures est susceptible d’avoir des effets graves sur les biens, les personnes ou l'environnement, selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d’urbanisme peuvent être préconisées en conséquence[88].

Toponymie

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Saintes s’est appeléeMediolanum Santonum durant l’Antiquité, et se référant à la position centrale de l'agglomération au sein du territoire occupé par lesSantons. Le termeMediolanum, que l'on retrouve dans le nom de plusieurs villes antiques (Mediolanum -Milan,Mediolanum Aulercorum -Évreux) finit par disparaître progressivement, la ville étant désignée sous le nom deSantonica Urbs ouUrbs Santonorum dès leIVe siècle.

Saintes était la capitale de la cité gauloise desSantones dont elle a pris le nom auIVe siècle.

AuVIIIe siècle, les chartes indiquent uneSanctonas, qui devientSanctone auXe siècle etXainctes (parfois orthographiéXaintes) à la fin du Moyen Âge[89].

Si le nom actuel de la ville est attesté dès leXVIIIe siècle (on le retrouve en toutes lettres dans un article de l'Encyclopédie sous la plume deLouis de Jaucourt[38]), l'ancienne graphie reste en usage jusqu'au début duXIXe siècle. Pour suivre le décret de laConvention du25 vendémiairean II invitant les communes ayant des noms pouvant rappeler les souvenirs de la royauté, de laféodalité ou des superstitions, à les remplacer par d'autres dénominations, la ville est brièvement rebaptiséeXantes[90].

Le termeSantonica (Urbs) est également à l'origine du termeSénte qui désigne la ville enSaintongeais.

Les languessaintongeaise etoccitane ont laissé des traces dans de nombreuxtoponymes de la commune. Le terme « puy » et ses différentes déclinaisons (pui,puj,pouil) désigne ainsi une hauteur, de même que les mots « crête » (ex. : crête des Chavèches), « terrier », « butte » (ex. : butte des Signaux), « motte » ou « montée » (ex. : La montée, Aux montées), par opposition aux « prairies » ou « prées » (ex. : La prée basse, prairie du Maine, de Saint-Sorlin), souvent en bord de Charente, aux « fonds » (à ne pas confondre avecfont, qui désigne une source ou une fontaine), « baisses » ou « combes » (ex. : combe des Maréchaux, pré de la Combe). Le termechail désigne un caillou et par extension, une terre très calcaire ;Palu,Pallu ouPalue, un marais (ex. : prairie de la Palu)[91].

Histoire

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Voir les articles :Histoire de Saintes,Mediolanum Santonum etHistoire de la Charente-Maritime.

« Enfin délivrés des agréables liens qui nous retenaient, nous quittons les molles délices de Bordeaux et nous rapprochons de la ville des Santons, dans une campagne proche[92]. »

— Ausone,Épître au rhéteur Axius PaulusIVe siècle

L'aqueduc, image tirée duTopographia Galliæ de 1661.
L'arc de Germanicus (19apr. J.-C.), reconstruit sur la rive droite de laCharente, témoigne de l'antiqueMediolanum Santonum.

Des traces de fossés et des vestiges de céramiques datant de la période finale duNéolithique (-2900 à -2500 avant l'ère chrétienne) localisés à proximité du lieu-dit deDiconche[93] témoignent de l'occupation précoce de l'actuel territoire communal par les hommes de lacivilisation de Peu-Richard. En 2005, des fouilles effectuées au Petit Chadignac ont révélé la présence d’un camp néolithique ainsi que des enclos deLa Tène ancienne[94].

S'il apparaît comme vraisemblable qu'un ou plusieursoppida aient pu voir le jour sous l'impulsion du peuple celte desSantones, maîtres de la région depuis au moins le troisième siècle avant l'ère chrétienne, l'émergence d'une véritable ville n'est attestée qu'après la conquête du territoire par les armées romaines, soit au milieu du premier siècle avant l'ère chrétienne[95]. Elle acquiert rapidement une importance considérable, devenant sous le principat d'Auguste la première capitale de laprovince romaine d'Aquitaine sous le nom deMediolanum Santonum. Un premier aqueduc amène l'eau à Saintes en 20apr. J.-C.[96].

La ville se pare d'imposants monuments romains sous le règne desJulio-Claudiens (amphithéâtre,arc de Germanicus), desFlaviens et desAntonins (thermes de Saint-Saloine). Vers le milieu duIIe siècle, elle compte sans doute entre 10 000 et 20 000 habitants et s'étend sur près de100 hectares[97]. Près d'un siècle plus tard, invasions et périodes d'anarchie conduisent au repli de la cité dans uncastrum ceint par un rempart édifié à l'aide de matériaux issus du démantèlement de plusieurs basiliques et mausolées[98]. Cette époque voit sans doute l'introduction du christianisme sous l'impulsion de celui que la tradition donne pour premier évêque et martyr,Eutrope[99].

Les profondes modifications de latopographie urbaine n'empêchent pas la cité de demeurer un centre intellectuel relativement important, accueillant notamment le poète et grammairienAusone[100].

Le Haut Moyen Âge est marqué par une succession d'invasions (Wisigoths,Vikings etSarrasins) et par une relative instabilité politique qui voit la cité être intégrée à deux reprises à unroyaume d'Aquitaine, d'abord sous la houlette de rois mérovingiens, puis de rois carolingiens[101]. Cette période d'instabilité culmine auxIXe et Xe siècles avec la vacance du siège épiscopal (864-989) et la mort sans successeur du dernier comte de Saintes,Landri (866)[102].

Saintes sur laVia Turonensis. La ville est une halte jacquaire depuis leXIe siècle.

AuXIe siècle, la ville, désormais intégrée auduché d'Aquitaine, voit la consolidation de ses remparts et l'érection d'un château fort sur la colline du Capitole. Dans le même temps, les clunisiens prennent en charge la construction d'unebasilique consacrée à Saint-Eutrope, laquelle devient rapidement une halte sur lechemin des pèlerins en route vers Saint-Jacques-de-Compostelle[103]. En parallèle est fondée une abbaye bénédictine pour femmes sur la rive droite de la Charente : l'abbaye aux Dames.

Le remariage de la duchesseAliénor d'Aquitaine avec le comte d'AnjouHenri II Plantagenêt, futur roi d'Angleterre, conduit à l'intégration de la province à un ensemble anglo-aquitain. En1242, une révolte du comte de la MarcheHugues X de Lusignan contre le roiLouis IX conduit à la levée d'une armée par le souverain français et au débarquement d'un corps expéditionnaire mené par le duc d'Aquitaine et roi d'AngleterreHenri III. La rencontre entre les deux armées, connue sous le nom debataille de Taillebourg, a lieu sous les remparts de Saintes. Vaincu, le duc d'Aquitaine n'a d'autre solution que d'entériner la perte d'une partie de laSaintonge, la cité devenant une ville-frontière entre domaines français et anglo-aquitain.

En 1360, avec letraité de Brétigny, la ville, comme toute la Saintonge septentrionale, repasse aux mains des Anglais. Du 11 au,Jean Chandos, lieutenant du roiÉdouard III d'Angleterre et connétable d'Aquitaine, chargé d'appliquer le traité de Brétigny en particulier enBasse Saintonge, prend possession de la ville. Les « consuls » lui en remettent les clefs, ainsi que celle du pont. Jean Chandos les confie à Jehan de Boursy qui est nommé gouverneur. Puis il reçoit les serments de fidélité au roi d'Angleterre des principales personnalités de la ville[104].

La ville est définitivement rattachée à la France en1404.

En, par ses lettres patentes,Louis XI confirme les privilèges de la ville, à la suite de la mort du duc de Guyenne, son frère[105]. En faveur de Saintes, il précise encore, en, les droits de la ville[106].

AuXVIe siècle, les conflits entre factions catholiques et protestantes conduisent à la destruction partielle de plusieurs monuments de la ville[107]. La paix revenue voit le développement d'une politique decontre-Réforme marquée par l'implantation de nombreux ordres religieux, tandis que la relative tolérance vis-à-vis deshuguenots s'amenuise au fil des années, provoquant une émigration d'une partie de la population réformée.

En 1648, lesiège épiscopal de Maillezais est transféré àLa Rochelle afin de contrer l'influence protestante, il détache dès lors le pays d'Aunis à l'évêché de Saintes. Cependant le chapitre de Saintes consent au démembrement de son diocèse à condition d'une indemnisation.

Le 31 décembre 1788 sous l'autorisation ducomte de La Tour du Pin, les trois ordres se réunissent en assemblée à l'hôtel de ville sous la présidence de l'abbé Delaage

LeXVIIIe siècle voit la cité se doter d'un plan d'urbanisme moderne[108]. Desintendants tels queGuéau de Reverseaux engagent une politique de grands travaux se traduisant notamment par le percement de grandes artères rectilignes destinées à « assainir » la ville[109]. Des hôtels particuliers sont élevés, tandis qu'est fondée une éphémèreécole de chirurgie.

L'hôtel des postes est situé sur lecours national.

Le, le roiLouis XVI signe un édit convoquant les États-Généraux à Versailles pour le mois de mai. Les trois ordres désignent leurs représentants au mois de mars. La sénéchaussée envoie huit députés dontJean-Frédéric de La Tour du Pin, et M. de Richier pour représenter la noblesse.Pierre-Louis de La Rochefoucauld, évêque de Saintes ainsi queBernard de Labrousse de Bauregard, curé deChampagnolles afin de représenter le clergé. Jean-Nicolas Lemercier, seul député saintais du Tiers-État[110]. Le printemps et l'été 1789 sont marqués par de grandes manifestations patriotiques, tandis que laGrande Peur atteint Saintes le[111],[112],[113]. La rumeur s’arrête à Saintes, mais l’épisode vaut au maire Gaudriaud d’être destitué[114] et entraîne la création rapide d’uneGarde nationale. Un comité permanent constitué de 24 membres prend en main les destinées de la ville, sous la direction deJacques Garnier. Une de ses missions est de faire la chasse aux « accapareurs » et autres « monopoleurs » qui constituent des stocks de grains et font monter le prix du pain[115]. En 1790, Saintes devient chef-lieu du tout jeune département de la Charente-Inférieure[116], non sans contestations,La Rochelle etSaint-Jean-d'Angély revendiquant également de recevoir les administrations centrales du département[117].

Laconstitution civile du clergé marque un tournant dans les événements. Le pape s'étant montré hostile à cette décision unilatérale, l'évêque de Saintes Pierre-Louis de La Rochefoucauld refuse de prêter le serment constitutionnel, même si les curés jureurs sont majoritaires dans le district (62 %). Arrêté, conduit à Paris, il est assassiné au mois de septembre 1792 lors desmassacres de Septembre. Peu après la chute de la royauté, uneconvention est organisée.Jacques Garnier etAndré-Antoine Bernard, dit de Saintes (député à laconvention et futur membre ducomité de sûreté générale) sont élus. Lorsque laTerreur est déclarée « à l'ordre du jour », une guillotine est installée sur l'actuelleesplanade du Maréchal-Foch. Les églises et couvents, vendus commebiens nationaux, sont reconvertis par les bourgeois les ayant acheté en étables ou greniers ; la ville se sert de quelques-unes comme prison pour lesprêtres réfractaires[118],[119]. Après l’épuration qui suit le coup d’État du9-Thermidor, la fin de la décennie reste agitée : la municipalité est destituée après lecoup d'État du 18 fructidor an V (1797)[120], et seules les armes empêchent les jacobins de remporter les élections suivantes, le22 floréal an VI[121].

En1802, une réorganisation des circonscriptions ecclésiastiques fait perdre à Saintes son statut d'évêché. L'anciendiocèse de Saintes est rattaché à celui deLa Rochelle[122]. Huit ans plus tard, la préfecture est transférée à La Rochelle, marquant le début d'une période de marasme économique qui ne prend fin que sous leSecond Empire.

L'arrivée du chemin de fer en1867 et la création d'ateliers de réparation conduisent au développement d'un quartier cheminot relativement important. Pendant larépression de janvier et février 1894, la police y effectue des perquisitions visant lesanarchistes qui y résident, sans réel succès[123],[124],[125]. C'est l'un des quartiers les plus touchés par le bombardement du, au cours duquel périssent près de 300 personnes[126]. La reconstruction de la ville se termine en décembre1956[127].

La valorisation du patrimoine de la commune conduit à l'obtention du label des villes d'art en1967, puis deville d'art et d'histoire en1986.

Administration et politique

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Voir l'article détaillé :Hôtel de ville de Saintes.

L'hôtel de ville est aménagé en1832 dans l'ancien doyenné du chapitre épiscopal. Ravagé par un violent incendie en1871, le bâtiment est repris par l'architecte Charles Brouty.

Tendances politiques et résultats

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Article connexe :Élections municipales de 2014 en Charente-Maritime.

L'importance du secteur industriel (et particulièrement des ateliers de réparation des chemins de fer) a longtemps favorisé la prégnance des idées socialistes et radical-socialistes. Malgré quelques parenthèses (1971-1977 et2001-2008) les élections municipales organisées depuis1919 sont ainsi toutes remportées par des candidats de gauche (PRS d'abord,SFIO puisPS ensuite).

Les résultats des deux derniers scrutins présidentiels illustrent également cette tendance : au premier tour de l'élection présidentielle de 2002, le candidat socialisteLionel Jospin arrive ainsi en tête (18,99 %) devant ses adversairesJacques Chirac (18,12 %) etJean-Marie Le Pen (12,24 %)[128]. Le caractère unique du second tour opposant Jacques Chirac à Jean-Marie Le Pen se traduit par une baisse de près de dix points du taux d'abstention (passant de 27,04 % au premier tour à 18,74 % au second). Le, Jacques Chirac totalise un score de 86,74 %, tandis que son opposantfrontiste ne parvient à obtenir que 13,26 % des suffrages[128].

La cour d'honneur de l'hôtel de ville.

Lors du premier tour de l'élection présidentielle de 2007, c'est de nouveau la candidate socialisteSégolène Royal qui obtient le plus de suffrages (32,74 %) devant le candidat de l'UMPNicolas Sarkozy (27,02 %) et le candidat duMoDemFrançois Bayrou (18,97 %)[129]. Nicolas Sarkozy réalise une performance moindre par rapport à ses résultats au niveau national (31,18 %)[130] ou départemental (30,09 %)[131] mais reste néanmoins largement au-dessus de sa moyenne au niveau régional (22,22 %)[132]. Le taux d'abstention enregistré dans la commune est relativement faible au regard du précédent scrutin, s'établissant à 17,05 %.

Lors du second tour opposant Ségolène Royal à Nicolas Sarkozy, c'estSégolène Royal qui remporte le plus grand nombre de suffrages (54,09 %) avec près de dix points de plus queNicolas Sarkozy (45,91 %). La mobilisation des électeurs de tous bords explique untaux d'abstention exceptionnellement bas (15,92 %)[133].

La relative prédominance des partis de gauche est nettement moins marquée dans le résultat des élections législatives de latroisième circonscription (centrée sur Saintes), lesquels se caractérisent par une alternance entre gauche et droite depuis près de vingt ans. Ainsi, lors desélections de 1988, si le candidat duPSRoland Beix remporte le scrutin dès le premier tour, celui-ci doit laisser son siège de député au RPRXavier de Roux auxélections de 1993[134]. Quatre ans plus tard, ce dernier doit à son tour s'incliner face au candidat du PSJean Rouger, avant de retrouver son siège à la faveur duscrutin de 2002[135]. L'alternance se poursuit en2007 avec l'élection de la candidate socialisteCatherine Quéré[136].

Lesélections municipales de 2001 voient la victoire de la candidateDVD Bernadette Schmitt face au candidatPS Jean Moulineau[137]. Celle-ci devient ainsi la première femme à occuper le poste de maire de Saintes.

Le premier tour desélections municipales de 2008 est marqué par une courte avance de Jean Rouger (28,89 %), tête de liste de « Saintes en harmonie » (PS) face à la candidate sortante Bernadette Schmitt (26,47 %) et sa liste « Faisons battre le cœur de Saintes » (DVD)[138]. Arrivé en troisième position, Philippe Callaud (16,04 %), tête de liste de « Saintes Citoyenne 2008 » (PRG) se désiste en faveur de Jean Rouger[137], laissant Jean-Philippe Ardouin (13,84 %) et sa liste « Mieux vivre à Saintes » (MoDem) en position d'arbitre.

Au second tour, la liste d'union de la gauche conduite parJean Rouger remporte finalement le scrutin (49,21 %) à l'issue d'une triangulaire l'opposant à Bernadette Schmitt (34,63 %) et à Jean-Philippe Ardouin (16,16 %)[138]. Durant ce scrutin, le taux de participation est de 61,05 % sur un total de 18 565 inscrits[139].

Résultats pour la commune desscrutins français depuis2000.
Élections présidentielles, résultats des deuxièmes tours.
AnnéeÉluBattuParticipation
200286,74 %Jacques ChiracRPR13,26 %Jean-Marie Le PenFN81,26 %[128]
200745,91 %Nicolas SarkozyUMP54,09 %Ségolène RoyalPS84,08 %[129]
201257,49 %François HollandePS42,51 %Nicolas SarkozyUMP75,71 %[140]
201774,26 %Emmanuel MacronEM25,74 %Marine Le PenFN72,01 %[141]
202263,29 %Emmanuel MacronLREM36,71 %Marine Le PenRN70,55 %[142]
Élections législatives, résultats des deux meilleurs scores du dernier tour de scrutin.
AnnéeÉluBattuParticipation
Saintes est répartie sur plusieurs circonscriptions,cf. les résultats des .
Avant 2010, Saintes est répartie sur plusieurs circonscriptions,cf. les résultats des .
200250,86 %Jean RougerPS49,14 %Xavier de RouxUMP64,42 %[143]
200755,36 %Catherine QuéréPS44,64 %Xavier de RouxUMP62,20 %[144]
Après 2010, Saintes est répartie sur plusieurs circonscriptions,cf. les résultats de .
201259,90 %Catherine QuéréPS40,10 %Frédéric NeveuUMP53,25 %[145]
201755,35 %Jean-Philippe ArdouinEM44,65 %Frédéric NeveuLR40,22 %[146]
2022%%%[147]
2024%%%[148]
Élections européennes, résultats des deux meilleurs scores.
AnnéeListe1reListe2eParticipation
200435,47 %Bernard PoignantPS14,88 %Roselyne BachelotUMP47,75 %[149]
200925,55 %Christophe BéchuUMP19,36 %Bernadette VergnaudPS40,50 %[150]
201420,63 %Brice HortefeuxUMP18,36 %Marine Le PenFN41,66 %[151]
201925,19 %Nathalie LoiseauLaRem18,80 %Jordan BardellaRN%[152]
2024%%%[153]
Élections régionales, résultats des deux meilleurs scores.
AnnéeListe1reListe2eParticipation
200457,03 %Ségolène RoyalPS34,96 %Élisabeth Morin-ChartierUMP69,77 %[154]
201061,86 %Ségolène RoyalPS38,14 %Dominique BussereauUMP50,06 %[155]
201545,73 %Alain RoussetPS35,99 %Virginie CalmelsLR51,60 %[156]
2021%%%[157]
Élections cantonales
AnnéeÉluBattuParticipation
Saintes est répartie sur plusieurs cantons,cf. les résultats de ceux deSaintes-Nord,Saintes-Ouest etSaintes-Est.
2001%%%[158]
2004%%%[159]
2008%%%[160]
2011%%%[161]
Élections départementales, résultats des deux meilleurs scores du dernier tour de scrutin.
AnnéeÉlusBattusParticipation
Saintes est répartie sur plusieurs cantons,cf. les résultats de ceux de .
201550,31 %Christophe Dourthe & Brigitte FavreauPS49,69 %Régis Sainte Marie Pricot & Mélissa TrouvéUnion de la Droite45,60 %[162]
2021%%%[163]
Référendums.
AnnéeOui(national)Non(national)Participation
199254,22 %(51,04 %)45,78 %(48,96 %)66,15 %[164]
200077,84 %(73,21 %)22,16 %(26,79 %)28,24 %[165]
200546,89 %(45,33 %)53,11 %(54,67 %)71,29 %[166]


Mairie et conseil municipal

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Article détaillé :Liste des maires de Saintes.

Depuis 1947, sept maires se sont succédé à Saintes:

Liste des maires successifs
PériodeIdentitéÉtiquetteQualité
19471971André MaudetSFIO puisPSAvocat
19711977Paul JosseDVDIngénieur
19772001Michel BaronPSMédecin, suppléant du députéRoland Beix (1988-1993)
20012008Bernadette SchmittDVDIngénieur
20082014Jean RougerPSMédecin
20142020Jean-Philippe MachonDVDCadre commercial
2020en coursBruno DrapronHorizons-RadicalSapeur-pompier professionnel

Région

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À la suite de laréforme administrative de 2014 ramenant le nombre derégions de France métropolitaine de 22 à 13, la commune appartient depuis le à la régionNouvelle-Aquitaine, dont la capitale estBordeaux. De 1972 au, elle a appartenu à la régionPoitou-Charentes, dont le chef-lieu étaitPoitiers.

Cantons

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Jusqu'en 2015, la ville est le chef-lieu de trois cantons (Saintes-Nord,Saintes-Ouest etSaintes-Est) regroupant au total vingt communes.

Pour lesélections départementales de, le nombre de cantons du département diminue, passant de 51 à 27. Les trois cantons de Saintes disparaissent et la commune fait alors partie ducanton de Saintes[167] dont elle est lebureau centralisateur.

Conseillers généraux des cantons de Saintes
Conseiller généralCantonCode cantonalPopulation (1999)Communes
Philippe Callaud et Véronique Abelin-DrapronCanton de Saintes17 2025 312 hab.1
Christophe DourtheCanton de Saintes-Nord17 3415 504hab.6
Isabelle Pichard-ChaucheCanton de Saintes-Ouest17 3515 391hab.9
Jean-Yves QuéréCanton de Saintes-Est17 5112 962hab.7

Intercommunalité

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Saintes fait partie de lacommunauté d'agglomération de Saintes qu'elle préside et qui regroupe 35 communes. Cette importante intercommunalité est également située dans lePays de Saintonge romane dont le siège administratif est aussi fixé à Saintes.

Le réseau de villesCharente-Océan lie les municipalités de Saintes enCharente-Maritime et celle deCognac enCharente[168]. Cette alliance des deux villes, distantes de seulement 25 kilomètres, a été facilitée par le rapprochement politique des deux municipalités à la suite du basculement à gauche aux élections de2008. D'autres villes sont pressenties pour rejoindre ce réseau :Angoulême,Châteauneuf-sur-Charente,Jarnac,Tonnay-Charente etRochefort. Des coopérations autour du fleuve de laCharente dans les domaines du tourisme, du patrimoine, de l'économie ou du sport sont envisagées.

Budget et fiscalité

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Le budget municipal principal2008 se montait à 42 736 000 € dont 11 762 000 € d'investissement et 30 974 000 € de fonctionnement[169].

En2009, lataxe d'habitation prélevée par la commune était de 15,55 %. Lataxe foncière sur les propriétés bâties était de 30,52 % tandis que la taxe foncière sur les propriétés non bâties était de 46,30 %[170].

Lors du débat d'orientation budgétaire qui s'est tenu au mois de, les membres de la majorité se sont prononcés pour une augmentation de 17 % de la taxe foncière en2010. Cette augmentation doit permettre de couvrir une partie des dépenses du programme de rénovation urbaine (rénovation des logements sociaux, mise en valeur du site Saint-Louis et revitalisation de la rive droite notamment)[171].

Instances judiciaires et administratives

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Article connexe :Justice en Charente-Maritime.

Juridictions

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Le palais de justice, siège de lacour d'assises.

Lepalais de justice de Saintes est le siège de lacour d'assises de la Charente-Maritime. Ses locaux abritent également untribunal d'instance, untribunal de grande instance et untribunal de commerce. Leconseil des prud'hommes est établi dans un bâtiment distinct.

La commune dépend par ailleurs de lacour d'appel et dutribunal administratif dePoitiers, de lacour administrative d'appel deBordeaux et dutribunal pour enfants deRochefort[172].

La réforme de la carte judiciaire voulue parRachida Dati entraînera le déménagement du tribunal pour enfants de Rochefort vers Saintes en janvier2011[173].

La ville de Saintes dispose d'unemaison d'arrêt destinée à recevoir lesprévenus ainsi que les condamnés à une peine n'excédant pas un an. Lui est adjoint unservice pénitentiaire d'insertion et de probation (SPIP) chargé notamment de la réinsertion des prisonniers[174].

Événements

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Créés en1994, les « Entretiens de Saintes » étaient un colloque annuel réunissant professionnels du droit (magistrats, avocats, bâtonniers), ministres et élus de tous horizons autour de thèmes liés à l'actualité judiciaire[175]. En2009, ce rendez-vous a été remplacé par les « Entretiens de Royan » qui devraient désormais se tenir chaque année dans laville éponyme, distante d'une trentaine de kilomètres[176].

Forces de l'ordre

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Située enzone police (compétence de la police nationale), la commune de Saintes est dotée d'uncommissariat de police et d'une antenne du service départemental de l'information générale (SDIG). Cette dernière, assure le renseignement territorial sur l'ensemble de l'arrondissement.

La Gendarmerie nationale, compétente en zone rurale, a implanté son siège (gendarmerie nationale et gendarmerie d'autoroute) sur la commune.

Le taux de criminalité était de 90 ‰ en2005, montrant une légère augmentation des actes délictueux par rapport à l'année2004 (84,4 ‰) sans toutefois atteindre le niveau de l'année2003 (100,6 ‰). D'une manière générale, les rapports de police relevaient une augmentation de plus de 10 % des actes de délinquance de voie publique entre1996 et2005, principalement en centre-ville et dans certains quartiers périphériques (la Fenêtre, Recouvrance notamment)[30].

De2003 à2005, les délits ayant connu la plus nette augmentation étaient les dommages aux biens (passant de 357 à 390) et les agressions (27 à 31), tandis que la revente et la consommation de produits stupéfiants était en constante diminution (passant respectivement de 33 à 7 cas relevés et de 119 à 82)[30].

Dans les principaux quartiers périphériques (Bellevue, les Boiffiers) les rapports indiquaient une recrudescence desactes d'incivilité entre2002 et2005. Durant la même période, ces mêmes rapports montraient un accroissement des violences scolaires (vols, agressions physiques et/ou verbales), principalement dans les collèges (+8 %)[30].

Pour ce qui est de l'accidentologie, le nombre global d'accidents a également légèrement augmenté entre 2003 et 2005, passant de 172 en 2003 à 268 en 2005. Le nombre de cas avérés deconduite en état d'ébriété a cependant décru, passant de 110 en 2003 à 104 en 2005[30].

Pompiers

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Saintes est l'un des quatre centres de secours principaux (CSP) de Charente-Maritime (avecLa Rochelle,Rochefort etRoyan)[177].

Jumelage et coopération

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Article connexe :Jumelage et coopération de la Charente-Maritime.

Au, Saintes estjumelée avec :

Démographie

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Articles connexes :Démographie de la Charente-Maritime,Aire urbaine de Saintes etVilles et urbanisation de la Charente-Maritime.

Classement démographique

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Population de l’agglomération saintaise
(RecensementsInsee de1999 et2008)
ZonesPopulationSurface
(km2)
Densité
(/km2)
croissance
1999-2008
Agglomération saintaise
Saintes26 47046581+ 3,42 %
Unité urbaine30 11370430+ 4,82 %
Aire urbaine60 975533114+ 10,22 %
Démographie de la Charente-Maritime
Charente-Maritime611 7146 86489+ 9,82 %

Par sa population, Saintes est la deuxième ville de laCharente-Maritime avec 26 470 habitants au. Elle se situe aprèsLa Rochelle mais devanceRochefort qui est la troisième ville du département.

Avec une superficie communale de 4 555hectares, la densité de population s'élève à 581 habitants parkm2, ce qui en fait la dixième ville la plus densément peuplée de laCharente-Maritime.

En2008, l’unité urbaine de Saintes qui comprend trois communes[c] regroupe 30 113 habitants, et sonaire urbaine, qui inclut 40 communes périurbaines situées dans la zone d’influence forte de la ville, rassemble 60 975 habitants.

Ces différentes données font de Saintes la quatrième agglomération urbaine de laCharente-Maritime, aprèsLa Rochelle,Rochefort etRoyan, mais son aire urbaine la classe au deuxième rang dans le département, après celle deLa Rochelle.

Au niveau régional, elle occupe la sixième place enPoitou-Charentes pour la ville intra-muros, la huitième place pour son agglomération urbaine en 2008 ; elle occupe également le sixième rang des aires urbaines picto-charentaises[179].

Évolution démographique

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L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers lesrecensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[180],[Note 3].

En 2023, la commune comptait 25 363 habitants[Note 4], en évolution de −0,42 % par rapport à 2017 (Charente-Maritime : +4,34 %,France horsMayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
179318001806182118311836184118461851
8 38810 05010 30010 27410 4379 5599 99411 36311 569
Évolution de la population  [ modifier ], suite (1)
185618611866187218761881188618911896
11 92710 96211 57012 43713 72515 76317 32718 46120 285
Évolution de la population  [ modifier ], suite (2)
190119061911192119261931193619461954
18 21919 02520 80219 15220 46820 59221 16023 44123 768
Évolution de la population  [ modifier ], suite (3)
196219681975198219901999200620112016
25 71726 50726 89125 47125 87425 59526 53125 58625 355
Évolution de la population  [ modifier ], suite (4)
20212023-------
25 51825 363-------
De 1962 à 1999 :population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes :population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[181] puisInsee à partir de 2006[182].)
Histogramme de l'évolution démographique

Analyse de l'évolution démographique entre 1999 et 2007

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Les moins de 25 ans enPoitou-Charentes. Cette tranche d'âge est particulièrement représentée dans lecanton de Saintes-Ouest, qui apparaît ainsi comme l'un des cantons les plus « jeunes » de la région.
Icône d'horloge obsolète.
Cette section doit êtreactualisée.({{{date}}})(Dernière mise à jour : 2007)
Il manque des informations récentespertinentes etvérifiables, et certains passages peuvent annoncer des événements désormais passés, ou des faits anciens sont présentés comme actuels.Mettez à jour oudiscutez-en.

D'après les derniers chiffres publiés par l'Insee (recensement de 2007), la population de la ville de Saintes est de 26 401 habitants pour une superficie de 4555 hectares, soit une densité moyenne de population de 580 habitants par km2. Durant la période comprise entre les recensements de1999 et2006, la population s'est accrue de 903 habitants, ce qui représente une variation annuelle de population de +0,5 %.

Après avoir subi une période de décroissance démographique lente mais continue depuis1975, la ville repasse ainsi pour la première fois depuis trente ans au-dessus de la barre des 26 000 habitants. Affichant de nouveau unsolde migratoire positif (+0,7 %) après des décennies de quasi-stagnation, la ville reste cependant faiblement déficitaire en ce qui concerne lesolde naturel (-0,2 %), ce qui s'explique aussi bien par le vieillissement de la population que par la fuite des jeunes ménages vers les communes périphériques.

Ainsi, letaux de natalité ne cesse de chuter depuis1968 (il s'élevait alors à 15,3 ‰ contre seulement 9,9 ‰ en2006), tandis que letaux de mortalité, qui tendait pourtant à diminuer (de 11,6 ‰ en1968 à 11,1 ‰ en1990), s'est largement accru durant la période1990-2006, atteignant même les 12 ‰ en2006[183].

L'aire urbaine de Saintes est formée de 31 communes totalisant quelque 55 836 habitants (2006) ce qui en fait la136e aire urbaine de France[184]. Elle n'inclut cependant pas la troisièmecouronne périurbaine de la ville, constituée d'une quinzaine de communes résidentielles situées dans un rayon compris entre 12 et 20 kilomètres de la ville-centre, faisant de Saintes le cœur d'un bassin de vie potentiel de 72 000 habitants.

Pyramide des âges

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La population de la commune est relativement âgée. En 2022, le taux de personnes d'un âge inférieur à30 ans s'élève à 27 %, soit en dessous de la moyenne départementale (28 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à60 ans est de 38,2 % la même année, alors qu'il est de 36,4 % au niveau départemental.

En 2022, la commune comptait 11 411 hommes pour 13 901 femmes, soit un taux de 54,92 % de femmes, largement supérieur au taux départemental (52,05 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Pyramide des âges de la commune en 2022 en pourcentage[185]
HommesClasse d’âgeFemmes
1,3 
90 ou +
3,6 
11,1 
75-89 ans
15,4 
20 
60-74 ans
23,8 
19,9 
45-59 ans
20,5 
15,8 
30-44 ans
13,7 
17,8 
15-29 ans
12,7 
14,1 
0-14 ans
10,3 
Pyramide des âges du département de laCharente-Maritime en 2022 en pourcentage[186]
HommesClasse d’âgeFemmes
1,1 
90 ou +
2,6 
10,6 
75-89 ans
12,9 
22 
60-74 ans
23,4 
20 
45-59 ans
19,6 
16,1 
30-44 ans
15,6 
15,2 
15-29 ans
12,6 
15 
0-14 ans
13,3 

Population et société

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Immigration

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Lapopulation immigrée établie dans la commune représentait 1 279 personnes[187] en2022 (soit 5,05 % de la population totale). La population étrangère représentait quant à elle 983 personnes[188] (3,9 % de la population communale).

Enseignement

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Saintes est située dans l'académie de Poitiers.

Liste des établissements scolaires :
Écoles maternelles et élémentaires publiques
  • École Le Cormier
  • École Roger-Pérat
  • École Saint-Pallais
  • École Saint-Eutrope
  • École Les Jacobins
  • École Saint-Exupéry
  • École Émile-Combes
  • École Jean-Jaurès
  • École Jules-Ferry
  • École Louis-Pasteur
  • École Paul-Bert
  • École Nicolas-Lemercier
  • École Léo Lagrange
Écoles élémentaires privées
  • École Marie-Eustelle
  • École Jeanne-d’Arc-Notre-Dame
Collèges publics
  • Collège Edgar-Quinet
  • Collège Agrippa-d’Aubigné
  • Collège René-Caillé
Collège privé
  • Collège Jeanne-d’Arc-Notre-Dame
Lycée public d’enseignement général
  • Lycée Bernard-Palissy
  • Lycée polyvalent régional Bellevue
  • Lycée agricole Georges-Desclaude
Lycée privé d'enseignement général
  • Lycée Notre-Dame-de-Recouvrance
Lycée professionnel public
  • Établissement régional d’enseignement adapté
    • Lycée professionnel horticole Chadignac
Lycée professionnel privé
  • Lycée technique Claire-Champagne
École militaire

Centre de Formation d'Apprentis

  • CFA de la Chambre de Commerce
  • CFA de la Chambre des Métiers
Enseignement supérieur
  • Institut de formation en soins infirmiers (IFSI)
  • Institut de formation des aides-soignants (IFAS)
  • Centre d'étude d'architecture et d’urbanisme (CEAU)

Enseignement primaire

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La commune possède cinq écoles maternelles, cinq écoles élémentaires et quatre groupes scolaires publics répartis dans l'ensemble de l'agglomération. L'école maternelle des Jacobins est implantée dans lecentre historique et doit son nom aucouvent des jacobins, établissement religieux converti en médiathèque municipale. Elle n'est que peu éloignée de l'école maternelle Émile-Combes, laquelle se situe dans lequartier Saint-Vivien, tandis que les groupes scolaires Jean-Jaurès, Saint-Exupéry et Roger-Perat regroupent écoles maternelles et élémentaires et desservent les quartiers populaires desBoiffiers et deBellevue, au sud-ouest de l'agglomération.

Les écoles maternelles Saint-Pallais et Le Cormier sont situées sur la rive droite, dans lequartier Saint-Pallais pour la première, dans celui du Cormier pour la seconde. Toujours sur la rive droite, le groupe scolaire Léo Lagrange est implanté dans le quartier du Grand-Coudret. L'école maternelle Saint-Eutrope dessert lequartier éponyme, à l'ouest de l'agglomération.

Aux infrastructures précitées s'ajoutent quatre écoles élémentaires publiques : les écoles Louis-Pasteur (laquelle aménage une classe pour les enfants atteints detroubles envahissants du développement) et Paul-Bert, en centre-ville, l’école Jules-Ferry, dans lefaubourg Berthonnière et l'école Nicolas-Lemercier, sur la rive droite.

La commune compte également deux écoles confessionnelles : l’école Marie-Eustelle, dans lequartier Saint-Pallais, regroupant école maternelle et école élémentaire, et l’institut Jeanne-d’Arc, en centre-ville, qui accueille des élèves de la maternelle au collège.

Enseignement secondaire

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Les collèges
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Quatre collèges sont situés sur le territoire communal. Trois d'entre eux sont publics : le collège René-Caillé, le collège Agrippa-d’Aubigné et le collège Edgar-Quinet. Le collège Jeanne-d’Arc est un établissement privé sous contrat intégré à une institution catholique, laquelle regroupe également une école maternelle et une école élémentaire.

Le collège René-Caillé est situé en centre-ville.

Le collège René-Caillé est installé dans les locaux de l’ancien séminaire des pères de la mission, un établissement religieux implanté durant la période de lacontre-Réforme. Dominant la Charente depuis le plateau Saint-Vivien, le corps de bâtiment est édifié en1644. Après le départ des religieux, le bâtiment est converti en une caserne militaire connue sous le nom de caserne Brémond-d’Ars. Il garde cette affectation jusqu'à la fin de la Seconde Guerre mondiale, puis est vendu à la commune qui le transforme en collège public en1954[189]. Selon les derniers chiffres de l'académie de Poitiers, le collège accueille 748 élèves pour 50 enseignants[190]. Latin et grec ancien comptent parmi les matières optionnelles qui y sont enseignées ; en parallèle, des stages d'immersion et de découverte professionnelle de trois heures hebdomadaires sont proposés aux élèves qui le désirent. Le collège est pourvu d'un internat et d'un restaurant scolaire.

Le collège Agrippa-d’Aubigné se situe dans la partie orientale de la commune, dans le quartier du Cormier. Selon les derniers chiffres de l'académie de Poitiers (année scolaire 2009-2010), il compte 746 élèves pour 47 enseignants[190]. Il dispose d’uneunité pédagogique d'intégration (UPI) et propose plusieurs matières optionnelles dont le latin et la musique. Des stages professionnels de trois heures hebdomadaires sont également proposés aux élèves qui souhaitent se familiariser avec le monde du travail. Le collège a bénéficié en2008 de travaux de modernisation engagés par le conseil général, lesquels ont conduit à la création d'une salle polyvalente de 200 m2, d'un amphithéâtre et d'un nouvel abri-vélo. Conduits dans le cadre du projet de modernisation des collèges du département, les travaux de réaménagement ont coûté 1,5 million d'euros[191].

Le collège Edgar-Quinet est implanté dans lequartier des Boiffiers, dans la partie sud-ouest de l'agglomération. Comptant 692 élèves pour 69 enseignants (année scolaire 2009-2010), il propose deuxsections d'enseignement général et professionnel adapté (SEGPA) : une SEGPA d'enseignement général et une SEGPA d'enseignement professionnel. Agroalimentaire, bâtiment, services aux collectivités ou structures métalliques figurent parmi les filières proposées. Le collège propose également des classes européennes et des classes bilingues. Des stages d'immersion professionnelle de six heures hebdomadaires sont obligatoires[190]. Des travaux de modernisation des infrastructures ont débuté en avril2008 et se sont achevés en2010. Les travaux ont conduit à la création d'une salle polyvalente et une extension de laSEGPA[191].

Le collège Jeanne-d'Arc est un établissement privé sous contrat établi sur la colline du Capitole, en centre-ville. Il est intégré à une institution catholique.

Les lycées d'enseignement général et technologique
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L'agglomération compte trois lycées d'enseignement général publics, le lycée Bernard Palissy, le lycée polyvalent régional Bellevue, le lycée Georges-Desclaude et un lycée d'enseignement général privé, le lycée Notre-Dame de Recouvrance. Deux lycées professionnels publics, un lycée professionnel privé et uncentre de formation d'apprentis en liaison avec lachambre de commerce et d'industrie de Rochefort et de Saintonge sont également implantés dans la commune.

Lelycée Bernard Palissy prépare au baccalauréat technologiqueSTI2D et au baccalauréat général avec l'option « sciences de l'ingénieur ».

Lelycée Bernard-Palissy est localisé dans la partie orientale de la commune, dans le quartier du Grand-Coudret. Il regroupe un lycée professionnel totalisant 320 élèves et 33 enseignants et un lycée général et technologique totalisant 806 élèves, 141 étudiants et apprentis en BTS, et 90 enseignants (année scolaire 2020-2021). Il dispose d'un internat. Parmi les formations proposées figurent bien sûr leBaccalauréat général, mais aussi les Baccalauréats technologiquesSTI2D etSTMG. Les options de Seconde permettant de préparer entre autres le chinois et les sciences de l'ingénieur, ou des sections sportives ou européennes. Il est également possible d'y préparer unBTS en conception de produits industriels, électrotechnique, ou négociation et digitalisation de la relation client. Tous les BTS peuvent y être préparés en alternance (contrat d'apprentissage) grâce à son Unité de Formation d'Apprentis (UFA) coordonnée par leCFAacadémique de Poitiers. Les baccalauréats professionnels préparés sontMaintenance des systèmes de production connectés,Systèmes numériques etTechnicien d'usinage. Les locaux du lycée abritent également le GRETA, le PAPS (pôle d'accompagnement à la persévérance scolaire) et la MLDS (mission de lutte contre le décrochage scolaire).

Le lycée polyvalent régional Bellevue est créé en1960 comme lycée nationalisé de jeunes filles de Saintes[192] avant de s'ouvrir à la mixité en1969. Il se situe dans lequartier de Bellevue, au sud-ouest de l'agglomération. Comptant 870 élèves pour 71 professeurs (année scolaire 2009-2010), il propose des filières générales, technologiques et professionnelles, dont plusieurs classes européennes. Parmi les options proposées figurent le latin, la spécialisation en latin, le grec ancien ou les démarches et culture scientifiques[193]. PlusieursBTS peuvent y être préparés, dont leBTS assistant de manager, leBTS assistant secrétaire trilingue et leBTS tourisme (anciennement "ventes productions touristiques"). Le lycée abrite un foyer socio-éducatif géré par les élèves.

Le lycée Georges-Desclaude prépare aux métiers de l'environnement et dudéveloppement durable.

Le lycée Georges-Desclaude est un lycée orienté vers les formations environnementales, scientifiques et agricoles. Il est implanté dans la partie septentrionale de l'agglomération, dans le quartier de Montlouis, où se situe également la « cité de l'agriculture ». Parmi les filières proposées, il permet notamment de préparer unelicence professionnelle, un BTS en gestion et maîtrise de l'eau ou un bac scientifique en biologie-écologie, ainsi qu'un bacSTAV. L'établissement possède un amphithéâtre de 400 places, des laboratoires de physique, de chimie et de microbiologie, des logements étudiants, une cafétéria et une maison des lycéens[194].

Le lycée Notre-Dame de Recouvrance est un lycée d'enseignement général privé. Il propose une classe de seconde générale et quatre classes de première et de terminale (filière économique et sociale, littéraire, scientifique et sanitaire et social).

Les lycées professionnels
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La commune abrite deux lycées professionnels publics auquel s'ajoute un lycée professionnel privé.

L'EREA Théodore-Monod ouÉtablissement régional d’enseignement adapté est un établissement spécialisé géré par la région. Établi dans lequartier des Boiffiers, sa fonction est de former des jeunes en difficultés afin de leur permettre une bonne insertion professionnelle. Il accueille 154 élèves pour 25 enseignants et propose des formationsSEGPA assistant technique en milieux familial et collectif, construction maçonnerie béton armé, horticulture et menuiserie agencement, ainsi que plusieursCAP dont un CAP agricole en travaux paysagers[195].

Centre de Formations d'Apprentis

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Saintes compte deux Centres de Formations d'Apprentis (CFA), allant duCAP auBTS, sur le même site, quartier de l'Ormeau de Pied. Le CFA dépendant de laChambre de Commerce forme aux métiers du commerce (y compris d'agent immobilier), au métier de fleuriste, ou encore à celui depréparateur en pharmacie. Le CFA dépendant de laChambre des métiers forme aux métiers duBTP.

Enseignement supérieur

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École d'enseignement technique de l'armée de l'air.

L'agglomération compte uninstitut de formation en soins infirmiers (IFSI) auquel s'ajoute uninstitut de formation des aides soignants (IFSA), tous deux localisés dans la cité hospitalière nouvellement créée.

L'école d'enseignement technique de l'armée de l'air (EETAA) est également implantée depuis1949 sur les communes limitrophesdes Gonds et deThénac. Elle dispense une formation générale, scientifique, militaire et sportive, l'admission à cette école étant conditionnée à la réussite d'un concours d'admission comportant des épreuves de mathématiques, de français et de physique. Les cours comprennent un stage de formation militaire de trois semaines en début d'année, auquel s'ajoute un stage complémentaire de sept semaines à la fin de la première année. Elle accueille trois unités de formation : le cours d'enseignement technique de l'armée de l'air (CETAA 00310), le centre de formation militaire élémentaire (CFME 00325) et le centre militaire de planeurs (CMP 25.535)[196].

Enfin, la ville accueille leCentre d'étude d'architecture et d'urbanisme (CEAU), un établissement d'enseignement supérieur américain destiné à la recherche et à l'apprentissage des techniques d'aménagement urbain. Fondé en1990, il dépend désormais de l'université du Sud de la Californie après avoir longtemps été rattaché à l'université de Houston[197].

Crèches et centres de loisirs

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Leservice éducation enfance de la ville de Saintes supervise les activités de cinqcrèches réparties dans l'ensemble de la commune. La crèche collectiveLes lutins est une structure permettant l'accueil d'enfants âgés de dix semaines à trois ans. Il en est de même pour la crèche familialeLes calinous, dont l'équipe se compose d'assistantes maternelles agréées par le conseil général. La halte-garderieÀ petits pas est implantée dans lequartier Saint-Pallais, sur la rive droite. Elle accueille les enfants jusqu'à l'âge de quatre ans, tandis que l'associationLes p'tites canailles s'occupe de l'accueil des enfants de 18 mois à 5 ans dont les parents résident dans les quartiers desBoiffiers et deBellevue. Enfin,La passerelle est un lieu géré par la municipalité conçu comme un « lieu d'éveil et d'apprentissage social » pour les jeunes enfants[198].

Troiscentres de loisirs accueillent les enfants de la commune : le centre de loisirsLa Rimbambelle et le centre de loisirs maternelLes petits princes sont destinés aux plus jeunes (de 3 à 6 ans) tandis que le centre de loisirsLe Pidou prend également en charge les enfants de 4 ans jusqu'à l'âge de 16 ans. Ce dernier propose également de manière ponctuelle des séjours en sports d'hiver ou des sessions de surf, de voile ou d'équitation pendant l'été.

Santé

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Article détaillé :Centre hospitalier de Saintonge.
Esplanade et hall d'accueil du Centre Hospitalier de Saintonge (CHS).

Plusieurs années de travaux ont abouti à la création d'une cité hospitalière localisée dans la partie occidentale de l'agglomération. Regroupant infrastructures de soins et infrastructures de formation, elle s'est vue complétée par un nouveau centre hospitalier dont l'inauguration est intervenue en2007. BaptiséCentre Hospitalier de Saintonge, il remplace l'ancien hôpital Saint-Louis, aujourd'hui désaffecté.

Le centre hospitalier se compose de huit pôles cliniques et médico-techniques, chacun ayant à sa tête un praticien hospitalier, un coordonnateur paramédical et un directeur référent, membre de l'équipe de direction. Ces pôles sont respectivement dévolus à la médecine spécialisée (unité de cardiologie, de soins intensifs, de neurologie, d'oncologie, de néphrologie, d'hémodialyse, de gastro-entérologie, de pneumologie, de neurologie et de gériatrie), à lachirurgie (unité de chirurgie orthopédique et traumatologique, de chirurgie digestive, de chirurgie urologique, de chirurgie ORL et de chirurgie gynécologique) ou encore à lapsychiatrie (unité de psychiatrie adulte et de psychiatrie infanto-juvénile). Un service dematernité, depédiatrie, deréanimation et d'urgences sont également intégrés au centre hospitalier[199].

Le pavillon Prévention - Social - Santé publique du CHS.

Le centre hospitalier est formé d'un bâtiment central de trois niveaux accueillant l'essentiel des services, tandis que certaines unités sont implantées dans des annexes encadrant le bâtiment principal. Plusieurshôpitaux de jour dépendent du centre hospitalier : ce sont l'hôpital de jourLe Pérat (pour adultes), l'hôpital de jourLa Chadène (pour enfants) et l'hôpital médico-chirurgical. De même, plusieurs centres d'aides pour enfants et adolescents en souffrance psychologique fonctionnent de concert avec le centre hospitalier : ainsi duCAP'Ado (Centre d'aide psychologique pour adolescents) ou duCAMPE (Centre d'aide médico-psychologique à l'enfance).LAPS'Ado est une unité d'hospitalisation spécifique pour les adolescents en difficulté.

La cité hospitalière accueille également l'hôpital des Arènes, situé rue Paul-Doumer. Ce dernier est plus spécifiquement orienté vers les soins de longue durée ou de réadaptation. Unestructure d'accueil pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) y a été aménagée. Au total, l'établissement dispose de 141 places au maximum[200].

Deux instituts de formation sont établis dans le périmètre de la cité hospitalière :l'institut de formation en soins infirmiers[201] (IFSI) et l'institut de formation des aides soignants (IFAS).

La ville de Saintes est également équipée d'uneclinique privée, la clinique Richelieu. Cette dernière est plus spécifiquement tournée vers lachirurgie (viscérale, orthopédique, buccale et ophtalmogique)[202].

Sports

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Article connexe :Sport en Charente-Maritime.

Équipements sportifs

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Le stade Yvon-Chevalier.
Aire de skate board.

Le principal stade de la ville est le stade Yvon-Chevalier, situé dans le quartier de Recouvrance. Inauguré en1977, il dispose de 5 500 places (dont 1 492 assises)[203] et est le principal lieu d'entraînement de l'équipe locale de football, l'ES Saintes. Le terrain principal, entièrement gazonné, est ceint par une piste d'athlétisme.

Quatre autres stades sont implantés à Saintes : le stade vélodrome, le stade Léo-Lagrange, le stade Robert-Loglet et le stade de la Boisnarderie, lequel est également équipé d'un court de tennis. Parmi les autres infrastructures sportives que compte la commune, citons par ailleurs le gymnase des Boiffiers ou le gymnase du Grand-Coudret, d'une capacité de 1 800 places. Ce dernier est depuis1994 le lieu d'entraînement de l'équipe de handball duUS Saintes HB[204].

La piscine couverte Louis-Starzinski est située le long du cours Charles-de-Gaulle, sur la rive droite de laCharente. La réalisation du centre aquatique Aquarelle (projet de l'architecte Eric Lemarié), accueille trois bassins supplémentaires ainsi que des espaces consacrés à la détente (piscine d'extérieur et parc attenant). Il a été validé en 2007, début des travaux en et ouvert depuis le samedi[205].

Lequartier des Boiffiers accueille l'un des raresSnake bowl de l'hexagone[206]. Construit en1978, cet équipement se présente comme un parcours destiné à la pratique acrobatique duskateboard. Il se compose d'une piste d'élan en béton — ousnake — et de deux demi-sphères conçues pour réaliser des figures complexes, lesbowls. Utilisé pour la pratique du street-skate, il sert également à la pratique duBMX[207]. L'agglomération est également équipée d'une salle omnisports, de deux aires de skate-board, d'undojo, d'une piste de bicross et d'une salle de bowling.

La maison départementale des sports Colette-Besson est venue compléter ces infrastructures. Inaugurée le, elle est le siège du Comité départemental olympique et sportif (CDOS 17), des comités départementaux de dix disciplines sportives, du bureau du district de football et de l'association profession sport et loisir (APSL 17). Au total, ce sont quelque 50 000 licenciés sportifs - environ un tiers des effectifs départementaux - qui y sont représentés[208].

Les clubs

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La ville abrite un club de football de niveau régional, l'ES Saintes, qui évolue enLigue de football Nouvelle-Aquitaine, un club de handball de niveau national, l'US Saintes HB, évoluant enchampionnat de France de D2 et un club de rugby évoluant enFédérale 3, l'US Saintes Rugby.

Événements

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Letour de France cycliste a fait étape à trois reprises à Saintes : en1936,1937 et1982[209].

La ville accueille chaque année depuis1987 letriathlon de la Saintonge romane. Ce dernier se compose de trois épreuves : letriathlon sprint, ouvert à tous (750 mètres denatation, 22 kilomètres decourse cycliste et 5 kilomètres de course à pied), letriathlon distance olympique, épreuve du championnat de France FCSAD (1,5 kilomètre de natation, 44 kilomètres de vélo, 10 kilomètres decourse pédestre) et letriathlon avenir, réservé aux jeunes âgés de 6 à 14 ans. Les épreuves de natation sont disputées dans laCharente[210].

Saintes accueille également depuis2003 les épreuves de laCopa del Sol, une compétition qui voit s'affronter chaque été les espoirs dutennis masculin[211].

Loisirs

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Saintes est une étape sur le sentier de randonnéeGR4 reliantRoyan à la ville deGrasse, dans le département desAlpes-Maritimes. Deux autres sentiers de randonnées sont accessibles depuis le centre-ville : leGR 360 et le Sentier de Germanicus, un circuit balisé de 13,5 kilomètres permettant de mieux comprendre l'écosystème particulier des prairies inondables (prées) du fleuve Charente.

Cultes

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L'église Saint-Vivien.

La commune dispose de lieux de cultes catholiques (rite romain actuel et saforme tridentine), protestants (église réformée, église évangélique, témoins de Jéhovah), orthodoxe (église orthodoxe roumaine), musulman (mosquée de rite sunnite) et d'un centre bouddhique.

Saintes appartient audiocèse catholique de La Rochelle et Saintes, lequel est intégré depuis2002 à laprovince ecclésiastique de Poitiers. Elle est le siège d'undoyenné divisé en quatre secteurs pastoraux :Notre-Dame-de-Recouvrance,Jean-Baptiste Souzy et ses compagnons,Pont-l'abbé-d'Arnoult-Saint-Porchaire etSaintes[212]. Ce dernier regroupe les huit paroisses de Saintesintra-muros

ainsi que plusieurs paroisses de communes environnantes.

Letemple protestant.

La ville accueille également une maison diocésaine située dans le quartier de La Recouvrance. Aménagée dans les bâtiments de l'ancien petit séminaire, œuvre de l'architecteMarc-Alexandre-Eustase Rullier, elle s'articule autour d'un parc et de l'église Notre-Dame-de-Recouvrance, allée du Séminaire consacrée en1892.

De nos jours, la maison diocésaine est essentiellement utilisée par les associations catholiques du diocèse ou pour des retraites spirituelles. Elle accueille également lesscouts ou les pèlerins de passage. Certaines salles sont utilisées par des étudiants de l'Institut régional de travail social[214].

  • La chapelle des Jésuites, rue Fernand Chapsal ;
  • La chapelle de la Providence, rue Bernard (maison de retraite) ;
  • La chapelle Saint-Pierre dite de l'Étoile, rue Mauny, construite en1870 ;
  • La chapelle aux Gautiers, route des Gauthiers ;
  • La chapelle, Petite Rue du Séminaire ;
  • La chapelle des jacobins, place de l'Échevinage (bibliothèque municipale) ;
  • La chapelle, place aux herbes ;

L'église réformée célèbre les offices dominicaux autemple protestant du cours Reverseaux[215], tandis qu'une église protestante évangélique est située rue du Colonel-de-Faucher. Le culte y est célébré chaque dimanche, des réunions de prière étant proposées en complément en semaine[216]. Enfin, une salle du royaume destémoins de Jéhovah est située rue du Clair-Logis.

L'église orthodoxe roumaine est organisée autour de la paroisse Saint-Eutrope-et-Saint-Georges, et célèbre des offices dominicaux (matines ouutrenia et divine liturgie ousfantă liturghie) en l'église Saint-Vivien. Jusqu'en 2016, les offices étaient célébrés en l'église Notre-Dame-de-Recouvrance[217].

Un centre bouddhique propose des réunions et des séances de méditationzazen[218].

Un ancien entrepôt situé près du cimetière Saint-Pallais a été reconverti enmosquée et accueille les fidèles musulmans depuis[219].

Les autres confessions religieuses ne disposent pas de lieu de culte dans la commune.

Médias

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Presse écrite

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Lapresse écrite est dominée par l'important quotidien régionalSud-Ouest. Bien qu'ayant son siège social àBordeaux, ce dernier entretient une agence en centre-ville, laquelle est chargée de la rédaction d'une version spécifique du journal à destination de Saintes et de la Saintonge. Des journaux à tirage plus confidentiel sont également diffusés, parmi lesquels le magazineSaintes Trimestriel lancé par la municipalité en juin2008. Ce dernier remplace le magazineColonnes dont le25e et dernier numéro a paru en mars2008.

Historiquement, l'apparition de la presse est assez précoce dans la capitale saintongeaise : c'est ainsi qu'est lancé un premier périodique, lesAnnonces et affiches des provinces de Saintonge et d'Angoumois dès1786. Fondé par l'érudit saintais François-Marie Bourguignon, dit « Bourignon », il mêle actualités, articles scientifiques, politiques et littéraires[220]. Bien qu'écrit essentiellement en français, il se distingue par la parution régulière d'articles ensaintongeais. RenomméJournal de Saintonge et d'Angoumois, il devientJournal Patriotique et Littéraire de Saintes et du département de la Charente-Inférieure durant la période révolutionnaire, et cesse de paraître peu après. De nombreux journaux locaux prennent le relais au cours duXIXe siècle, dontL'Indépendant de la Charente-Inférieure, leRappel Charentais, leMoniteur-Courrier des Deux-Charentes, l’Appel au peuple des Charentes, laLiberté des Charentes, l’Alliance des Charentes[221] et leCourrier des Deux-Charentes, lequel tire entre 1 000 et 1 500 exemplaires durant leSecond Empire[222]. Une majorité cesse de paraître durant la période de l'entre-deux-guerres.

Radios

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Trois radios émettent desdécrochages ponctuels à destination de l'agglomération saintaise :Virgin radio (93.7 FM), Terre Marine FM (103.4 FM) etMixx FM (106.5 FM). L'actualité départementale est également couverte parFrance Bleu La Rochelle (103.9 FM) etDemoiselle FM (102.3 FM).

Télévision

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Logo deFrance 3 Nouvelle-Aquitaine.

Troisémetteurs de télévision couvrent l'agglomération : l'émetteur de télévision principal de Niort-Maisonnay et les émetteurs de télévision secondaires deSaintes-Vélodrome et deSaintes-Place du Bastion. Tous trois diffusent les chaînes des offres gratuites et payantes de laTNT, dont les décrochages régionaux deFrance 3 Nouvelle-Aquitaine /France 3 Poitou-Charentes, les foyers équipés d'une antenne tournée vers l'émetteur deNiort-Maisonnay recevant en outre les programmes régionaux deFrance 3 Pays de la Loire.

Le, l'émetteur deNiort-Maisonnay a débuté la diffusion d'un nouveaumultiplex, permettant la réception des premières émissions detélévision haute définition (HD)[223].

Si la réception des émissions de laTNT depuis l'émetteur deNiort-Maisonnay est théoriquement possible à Saintes depuis le mois de mars2005, latopographie de la commune explique cependant la présence dezones d'ombres et des altérations ponctuelles de signal. Ces inconvénients expliquent la mise en service de deux émetteurs secondaires au mois de juin2008 :Saintes-Vélodrome, qui est une tour en treillis d'acier de 40 mètres de hauteur[224] (déjà utilisée parTDF pour lesémissions analogiques) etSaintes-Place du Bastion.

Comme l'ensemble du territoire régional, Saintes reçoit la chaîne publique de laNouvelle-Aquitaine :NoA, depuis le mois de[225].

Associations

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Plusieurs infrastructures sont utilisées comme lieu de réunion par les différentes associations communales. Parmi celles-ci, figurent la maison des associations, la salle Saintonge, la salle des camélias, la salle de la Récluse, la salle centrale, la salle Jean-Philippe-Rameau et l'espace Pierre-Mendès-France. Toutes ces infrastructures sont gérées par le servicevie associative de la ville de Saintes. Outre les activités associatives, elles sont également utilisées ponctuellement pour desséminaires ou desconférences.

La Maison du Folklore, dans le quartier Saint-Pallais, sert de salle de répétition et de siège au groupe folklorique Aunis et Saintonge. Elle abrite également un petit musée ethnographique où sont notamment exposés des outils anciens et des poteries.

La commune abrite des associations culturelles (association de l'Abbaye-aux-Dames, groupe folklorique Aunis et Saintonge, Société d'archéologie et d'histoire, Association théâtre forum, Fédération association culture et loisirs solidarité), humanitaires et caritatives (Les Restos du Cœur,Amnesty International,Emmaüs,Alcooliques anonymes) ou encore patriotiques (fédération nationale des anciens combattants).

Lafranc-maçonnerie est présente à Saintes depuis1744. Elle est actuellement représentée par quatreloges :Humanisme, affiliée auGrand Orient de France,Maillon maçonnique, rattachée à laGrande Loge de France,Lumière de Saintonge, d'obédience duDroit Humain, etPierre de Saintonge, rattachée à laGrande Loge féminine de France[226].

Action sociale

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La ville abrite une Maison de la solidarité, laquelle regroupe une douzaine d'associations ainsi que lecentre communal d'action sociale (CCAS)[227].

Une nouvelle Maison des aveugles, bâtiment contemporain dessiné par l'architecte Daniel Bergedieu, a été inaugurée en2008[228]. Elle est venue remplacer l'ancienne maison pour jeunes filles aveugles des sœurs de l'immaculée conception.

Une épicerie solidaire, baptisée EPISOL, a été inaugurée au mois de décembre2007[229]. Initiée par le centre communal d'action sociale, sa mission est d'assurer aux personnes bénéficiant de faibles revenus une aide alimentaire sur la base du libre choix des produits. L'épicerie solidaire est intégrée à une Maison des Consom'acteurs, une structure inaugurée en janvier2008 permettant des échanges de service et des activités collectives[230]. Cette dernière accueille ainsi depuis le le Réseau d’échanges réciproques de savoirs et de créations collectives[231].

Marché

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La ville est équipée de halles, lesquelles sont situées en centre-ville, à proximité immédiate de la cathédrale. Des marchés se tiennent du mardi au dimanche en divers points de l'agglomération : le mardi et le vendredi matin le long du cours Reverseaux, le mercredi et le samedi matin sur la place de la Cathédrale, le jeudi et le dimanche matin dans lequartier Saint-Pallais. Chaque jeudi se tient également un marché hebdomadaire dans lequartier de Bellevue[232].

La foire de Saintes a lieu chaque premier lundi du mois. Fréquentée en moyenne par près de 40 000 personnes, elle demeure l'une des plus importantes de France[233]. Autrefois essentiellement destinée à la vente des produits agricoles, elle présente aujourd'hui un plus large éventail de produits.

Économie

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Articles connexes :Économie de la Charente-Maritime etTourisme en Charente-Maritime.

Second pôle urbain de laCharente-Maritime, la ville de Saintes est également un important centre socio-économique dont l'influence s'étend au-delà des limites départementales, se faisant ressentir jusque dans laCharente voisine. Le bipôle Saintes-Cognac rassemble une population de 75 177 habitants, dont 33 696 actifs, l'ensemble réunissant à lui seul 5 % de la population régionale.

Si tous les secteurs d'activité sont représentés dans l'agglomération saintaise, lesecteur tertiaire est largement prédominant et en constante progression. Principal centre d'activités commerciales et de services marchands et non marchands du tiers sud du département, la ville de Saintes compte également unsecteur industriel actif spécialisé dans l'électronique et la sous-traitance de matériel ferroviaire et aéronautique[234].

Au total, la ville de Saintes compte 1 070 établissements inscrits auregistre du commerce des sociétés[235].

Monnaie locale

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Unemonnaie locale, laBeunèze, a été lancée en[236].

Emploi

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La ville abrite une population légèrement moins active que la moyenne nationale (42,2 % contre 45,2 %) avec cependant untaux d'activité des 20-59 ans proche de la norme (82 % contre 82,2 %).

Du fait de la vocation commerciale de l'agglomération saintaise, lescatégories socio-professionnelles les mieux représentées sont les employés (37 % pour 29,9 % au niveau national), les ouvriers, légèrement sous-représentés (21,7 % pour 27,1 % dans le reste de l'hexagone), lescadres et professions intellectuelles (10,9 % pour 12,1 %) ou les ditesprofessions intermédiaires (22,9 % pour 22,1 %). Bien que la ville soit située au cœur d'un important bassin agricole, le secteur de l'agriculture n'emploie plus qu'une part infime de la population active et se situe bien au-dessous de la moyenne nationale (0,8 % pour 2,4 %)[237].

Letaux de chômage reste assez élevé si on le compare à la moyenne nationale (17,4 % contre 12,9 % en1999) mais demeure inférieur à celui des principales villes du département à la même période (19,4 % àLa Rochelle[238], 20,2 % àRoyan[239], 21,6 % àRochefort[240]).

En2004, une étude de l'Insee estimait à 1 293 le nombre de bénéficiaires duRMI dans l'ensemble de l'aire urbaine de Saintes, soit 2 487 personnes en comptant lesayants droit. Sur le plan communal, le découpage de l'Insee révèle une coupure entre la partie orientale de la ville (secteurs de Recouvrance, La Gare, Sébastien-de-Brouard, Geoffroy Martel, Saint-Sorlin-La Recluse et La Grange) qui totalise entre 2,5 % et 5 % de Rmistes et la partie orientale (Secteurs de Saint-Eutrope, Bellevue et Les Boiffiers) qui concentrent une part nettement plus importante de bénéficiaires de cette allocation, soit plus de 11 %. Les quartiers de l'hyper-centre (Secteurs du Centre et de La Fenêtre) constituent une zone intermédiaire entre ces deux extrêmes, où l'on relève de 5 % à 11 % de Rmistes[241].

Cette même étude montre que la plus forte densité de population couverte par les quatre minima sociaux (RMI,API,AAH,ASV) se retrouve dans les secteurs du Centre, de Saint-Eutrope, de Bellevue et des Boiffiers, plus de 20 % de la population du secteur étant concernée[242].

Entreprises

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Les trois premiers employeurs privés (en dehors de laSNCF et de ses ateliers ferroviaires, et de l'hôpital public) sont :Coop Atlantique (460 salariés) et le centre commercial Hyper U (204 salariés), lui-même filiale deCoop Atlantique. Le tableau présenté plus loin montre le chiffre d'affaires des principales entreprises.

La ville possède une antenne de laChambre de commerce et d'industrie de Rochefort et de Saintonge.L'éventuelle fusion de celle-ci avec laChambre de commerce de Cognac (Charente) est en cours d'étude depuis le.

Zones d'activités

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Le tissu économique de la capitale saintongeaise est composé d'environ 1 500 entreprises qui totalisent quelque 17 000 emplois, au cœur d'unezone de chalandise estimée à 164 500 habitants[243]. Plusieurszones d'activité sont implantées en périphérie, la plus importante étant leParc atlantique. S'étendant au sud-ouest de l'agglomération, à proximité des grands axes de communication (autoroutesA10 etA837, rocade ouest), celle-ci intègre les Z.A del'Ormeau de pied (66,4 hectares)[235] et de laMission, les Z.A.C.Champagne-Saint-Georges (60 hectares)[235] et deRecouvrance (19 hectares)[235] ainsi que la Z.C. de laBobinerie. Au total, le Parc atlantique regroupe ainsi près de 200 entreprises, dont de nombreuses enseignes de grande distribution, deux centres commerciaux (hypermarchésE.Leclerc etHyper U (exCarrefour), un hard-discounter (Lidl). Il accueille par ailleurs neuf hôtels, une dizaine de restaurants et de cafétérias, un cinéma multiplexe, une discothèque ainsi qu'un hôtel d'entreprise et des centres de formation pour les apprentis, et génère à lui seul près de 3 000 emplois.

Nom de l'entrepriseChiffre d'affaires
Coop Atlantique1099 M €
Syntéane159 M €
SACA34 M €
Voiville Auto26 M €
Berteau15 M €
Barn's11 M €
Sem Aunus10 M €
Jb Constructions9 M €

Au sud de l'agglomération, la Z.A.C. desCharriers (40 hectares)[235] constitue également unparc industriel et commercial d'importance. Située à proximité des points névralgiques que sont la rocade sud et la route départementale D137 (laquelle forme un trait d'union avec l'agglomération dePons et plus largement, permet d'irriguer l'ensemble de laHaute-Saintonge), elle accueille plusieurs enseignes commerciales, desPMI-PME ainsi que des industries spécialisées dans la sous-traitance aéronautique et ferroviaire (Perdrijat Production)[244]. Comptant une cinquantaine d'entreprises, la Z.A.C. des Charriers fait l'objet de projets d'extension, et représente quelque 600 emplois.

La partie orientale de l'agglomération compte quant à elle deux pôles d'activités, la Z.A. desGrandes Bauches (26 hectares)[235] et la Z.A. deTerrefort (8 hectares)[235]. La première, qui s'étend à proximité de la rocade sud et de la route de Chaniers (itinéraire secondaire menant àCognac) abrite le siège de la principale entreprise de la région Poitou-Charentes, laCoop Atlantique (gérante des magasinsHyper U,Super U etEd). Elle compte également plusieurs enseignes commerciales et des entreprises spécialisées (Marqueterie de Saintonge).

La Z.A. de Terrefort, desservie depuis la rocade sud par un échangeur, borde la RN 141, principale voie d'accès reliant la ville àCognac. Elle abrite le siège du groupeagroalimentaireBerteau (SAS Berteau etBerteau distribution), spécialisé dans le conditionnement des œufs. Créé dans les années 1950, il emploie près de 80 personnes et réalise environ 15 millions d'euros de chiffre d'affaires[244].

Les dernières statistiques indiquent une ville comptant 633 commerces, auxquels s'ajoutent 523 entreprises de services. Le centre-ville abrite à lui seul 380 boutiques[243] réparties principalement autour des grands axes commerçants que sont leCours national et l’avenue Gambetta, de même que dans le centre historique et piétonnier (ruelles commerçantes irradiant autour de larue Alsace-Lorraine).

Revenus de la population

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En 2007, lerevenu fiscal médian par ménage était de 16 498 €,ce qui plaçait Saintes au 16 055e rang parmi les 30 714 communes de plus de 50 ménages en métropole[245].

Culture locale et patrimoine

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Article connexe :Culture en Charente-Maritime.

Équipements culturels

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Plusieurs infrastructures implantées sur le territoire communal contribuent au rayonnement culturel de la ville, que ce soit dans le domaine de la conservation du patrimoine, de la musique ou des arts du spectacle. Outre quatre musées publics, un musée privé, deux théâtres, trois cinémas, un conservatoire de musique et de danse, un espace de musiques actuelles et deux médiathèques, la ville est le siège de diverses associations culturelles, ainsi que de l'Académie de Saintonge[246] ou encore de la Société d'archéologie et d'histoire de la Charente-Maritime[247], héritière d'une société savante créée en1839.

Les musées

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Lemusée archéologique présente des collections lapidaires gallo-romaines.

Les musées publics de la ville sont consacrés aux beaux-arts, à l'archéologie et à l'ethnographie. L'un des plus visités est lemusée du Présidial, lequel présente une collection de tableaux couvrant une période allant duXVIe au XVIIIe siècle. Parmi ses œuvres majeures : uneAllégorie de la Terre réalisée parJan Brueghel de Velours ou encore uneAllégorie de la Paix d'Amiens parPierre Lacour. Le musée abrite également des céramiques saintongeaises, hommage au maîtreBernard Palissy qui découvrit le secret des émaux et autres « rustiques figulines » dans son atelier saintais vers1540. Autre musée consacré aux beaux-arts, lemusée de l'Échevinage présente des productions d'artistes romantiques ou régionalistes duXIXe siècle et duXXe siècle. Aux œuvres deGustave Courbet ou deJoseph Bail s'ajoute une importante collection deporcelaines de Sèvres.

Lemusée Dupuy-Mestreau est consacré à l'art et aux traditionssaintongeaises,aunisiennes etangoumoisines. Fondé en1920 par un particulier nommé Abel Mestreau, il est racheté par la municipalité en1992.

Situé sur la rive opposée de la Charente, lemusée archéologique rassemble une collection d'éléments lapidaires datant presque exclusivement de la période gallo-romaine, époque qui marque l'apogée de la ville et sa consécration comme première capitale de laprovince romaine d'Aquitaine. Toujours sur la rive droite, non loin de la gare de chemins de fer, le musée éducatif de la Préhistoire est le seul musée non détenu par la municipalité. Fondé en1959[248], il présente collections et documents pédagogiques consacrés à cette période.

Les médiathèques

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La médiathèque François-Mitterrand est la principale bibliothèque de l'agglomération. Aménagée dans l'ancien couvent des jacobins (XVe siècle), elle offre un espace de lecture de 4 000 m2 divisé en une section jeunesse et une section adulte. Une aile du bâtiment est consacrée au fonds ancien et régional, lequel est composé de plus de 100 000 ouvrages et documents anciens relatifs à l'histoire de la région. Deux salles ont été aménagées en un espace image et sons et un espace culture multimédia.

La médiathèque Louis-Aragon est située dans lequartier de Bellevue. Divisée en un espace jeunesse et un espace adulte, elle conserve 20 000 ouvrages en libre accès[249].

Les théâtres

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Le théâtre Gallia.

Le Gallia Théâtre est l'un des principaux édifices publics datant de la période du second empire. Sa façade néo-classique présente une loggia avecentablement à l'antique et des sculptures allégoriques, tandis que le reste du bâtiment a été entièrement modernisé en2002 par les architectes du collectif « Babel » (Michel Seban, Élizabeth Douillet, Bernard Mauplot).Théâtre à l'italienne, qui abrite également unesalle de cinéma d'art et d'essai, il accueille environ 85 représentations par an. Il est labellisé « scène conventionnée »[250]. Le théâtre[251] est un équipement municipal géré par uneassociation loi de 1901.

Le théâtre Geoffroy-Martel est localisé sur la rive droite, dans lequartier Saint-Pallais.

Les cinémas

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Le complexe cinématographique Atlantic ciné est implanté dans le quartier des Coteaux, dans la zone commerciale du Parc Atlantique. Inauguré en2007, cecinéma multiplexe regroupe huit salles allant de 73 à 335 places[252].

Les salles de spectacle et de conférence

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L'espace Pierre-Mendès-France est un complexe servant à l'accueil de manifestations culturelles, artistiques ou sportives. Il se compose principalement d'une salle de concert de 700 m2 (790 m2 en comptant la scène) pouvant accueillir jusqu'à 1 500 personnes et d'une salle omnisports de 2 673 m2[253].

La salle Saintonge est utilisée pour la tenue de conférences et de séminaires. Aménagée dans les locaux de l'ancien collège des Jésuites, elle se compose de six salles de réunion et d'unauditorium d'une capacité de 316 places. Ce dernier, établi sur deux niveaux, a été aménagé dans l'ancienne chapelle des Jésuites.

Le conservatoire municipal, l'association de l'Abbaye aux Dames et le pôle des musiques actuelles

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Le Conservatoire municipal de musique et de danse (ou Conservatoire à Rayonnement Communal) est un établissement d'enseignement instrumental, vocal et chorégraphique agréé par l’État et géré par la direction des services culturels de la ville. Accueillant environ 600 élèves pour une équipe enseignante d'une vingtaine de professeurs, il est implanté dans une aile des bâtiments conventuels de l'abbaye aux dames. 18 disciplines instrumentales sont enseignées dans le « département musique », tandis que la danse classique et la danse jazz sont proposées dans le « département danse ».

L'association de l'Abbaye aux Dames qui gère le site éponyme a noué des partenariats avec plusieurs écoles supérieures de musique telles que le conservatoire de musique de Budapest, celui de Fiesole-Florence ou encore leconservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris[6]. Il supervise également le Jeune orchestre Atlantique, devenu en 2013 le Jeune Orchestre de l'Abbaye aux Dames, une structure fondée en1996 afin de permettre à des musiciens en voie de professionnalisation d'acquérir une spécialisation sur instruments anciens[254].

L'espace Saint-Eutrope est un centre d'expression artistique consacré aux musiques actuelles. Implanté dans les bâtiments de l'ancien prieuré Saint-Eutrope, jouxtant la basilique du même nom, il accueille plusieurs studios de répétition et une régie d'enregistrement. Ces infrastructures sont utilisées pour l'accueil et le soutien des groupes locaux, soit environ 150 musiciens en2009. Les locaux accueillent également l'Atelier chorégraphique de Saintes et la compagnie Adrénaline, deux associations promouvant la danse moderne, ainsi qu'une salle de concert d'une capacité de 80 places aménagée dans une ancienne chapelle[255].

Événements culturels

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Lefestival de Saintes est organisé chaque année au mois de juillet par l'association de l'Abbaye aux Dames. Initialement consacrées aux musiques anciennes,baroques etclassiques depuis1972, les "Académies Musicales de Saintes" ont accru leur rayonnement dans les années 80 et 90 sous la direction artistique dePhilippe Herreweghe. Si la musique ancienne reste encore aujourd'hui son domaine de prédilection, le Festival de Saintes illustre désormais un large éventail demusiques savantes jusqu'à lamusique contemporaine[256] et s'inscrit dans le cadre global de son projet de "Cité Musicale". Il s'étale sur près de dix jours et rassemble en moyenne de 10 000 à 12 000 spectateurs pour une trentaine de concerts[257].

Chaque année au mois d'octobre, l'Académie de Saintonge se réunit à la bibliothèque municipale de Saintes pour établir un palmarès et décerner des prix et médailles aux nouveaux talents régionaux dans les domaines des lettres, des arts, du patrimoine et de l'identité locale.

Saintes dans les arts et la culture

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Peinture

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La région de Saintes voit la naissance d'un courant artistique baptisé « École naturaliste de Port-Berteau » dans le courant desannées 1860. Fondée par le peintre rochefortaisLouis-Augustin Auguin à Port-Berteau (commune deBussac-sur-Charente), elle est rejointe en1862 par les peintresGustave Courbet,Jean-Baptiste Corot etHippolyte Pradelles. L'influence de cette école se fera sentir jusqu'au début duXXe siècle à travers les œuvres de Gaston Corbier,Furcy de Lavault etLouis Cabié.

Les peintres Gustave Courbet et Jean-Baptiste Corot séjournent à Saintes durant l'année 1862. Ils y peignent simultanément deux « Vues de Saintes » au mois d'août de cette même année. Ces deux toiles représentent une vue générale de la ville vue du nord, des champs et des forêts occupant le premier plan, tandis qu'en toile de fond apparaissent les clochers de labasilique Saint-Eutrope et de lacathédrale Saint-Pierre[258].

Le peintre saintais Gaston Corbier réalise une toile intitulée « Paysage au bas-Lormont » représentant la proche campagne saintaise[259]

Comptant parmi les autres œuvres représentant la ville de Saintes figurent notamment un « Amphithéâtre de Saintes » de Raoul Serres, une « Charente à Saintes » d'Ulysse Gorrin ou une « Place Blair à Saintes » de Jean Hourrègue[260].

Sculpture

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Originaire deBiron, le sculpteur Jack Bouyer est l'auteur de plusieurs sculptures ornant bâtiments officiels et espaces verts de la ville. Parmi ses œuvres figurent notamment un buste deGustave Courbet et un autre deJoseph Ignace Guillotin (à l'hôtel de ville) etLa cagouille (escargot) du quartier de Bellevue. Il a également réalisé un buste deGoulebenéze, aujourd'hui à la mairie deMatha[260].

Littérature

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Victor Hugo visite la cité au mois de septembre1843. Dans son ouvrageAlpes et Pyrénées, il écrit son indignation devant les déprédations commises sur les monuments anciens de la ville : sa visite coïncide ainsi avec la démolition du pont antique et le démontage de l'arc de Germanicus, dont il déplore le « caractère barbare et dérisoire »[261].

Jean Bruller (mieux connu sous son nom de plume,Vercors) se réfugie à Saintes au tout début de la Seconde Guerre mondiale, avant de regagner son domicile deVilliers-sur-Morin durant l'été1940. Il fera de discrètes allusions à la ville dans son célèbre ouvrage « Le Silence de la mer » (notamment lorsque l'officier allemand Werner von Ebrennac relate brièvement l'entrée des Allemands à Saintes[262]). Après-guerre, il écrit :

« Bien que Parisien de naissance, j'ai pour Saintes et la Saintonge les sentiments qu'on a pour une seconde Patrie[263]. »

Lieux et monuments

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Arc de Germanicus

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L'arc de Germanicus.

Les plus anciens monuments de la ville sont érigés durant lehaut Empire romain, période faste qui voit la consécration de la ville comme capitale politique de laprovince romaine d'Aquitaine. L'arc de Germanicus est bâti vers l'an18 ou19, sous le principat deTibère, par un notable santon nommé Caius Iulius Rufus. Cet arc votif doit son nom à la dédicace inscrite sur la frise de l'entablement, laquelle honore la famille impériale : l'empereurTibère, son filsDrusus et son fils adoptif le généralGermanicus. Originellement situé à l'entrée du pont antique, il est sauvé de la démolition auXIXe siècle grâce à l'intervention deProsper Mérimée.

Amphithéâtre

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L'amphithéâtre romain construit sous le règne desjulio-Claudiens.

Autre témoignage de l'époque romaine, l'amphithéâtre est achevé au début du règne de l'empereurClaude (41-54 apr. J.-C.).

Mesurant 126 mètres sur 102, il est reconnaissable à sa structure particulière, lacavea étant appuyée sur deux versants du « Vallon des Arènes » et sur un remblai. Animaux sauvages et gladiateurs accédaient à l'arène par deuxvomitoria établis à l'ouest et à l'est.

C’est aujourd’hui l’un des amphithéâtres les mieux conservés de ce qui était la province deGaule aquitaine. Malgré la disparition de la plupart dessuperstructures, les vestiges rendent une image fidèle de ce que pouvait être cet amphithéâtre à l’époque de sa splendeur.

Thermes

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Lesthermes de Saint-Saloine.

Lesthermes de Saint-Saloine sont postérieurs à ces deux monuments majeurs de la ville antique, et semblent dater de la seconde moitié du premier siècle. Seuls subsistent de nos jours une partie des murs ducaldarium, inscrits dans les ruines d'une église paléochrétienne qui a donné son nom au monument. Tout comme les thermes de Saint-Vivien aujourd'hui disparus, ils étaient alimentés par unaqueduc dont des tronçons sont toujours visibles au nord de la ville et en cours de fouilles archéologiques depuis2003.

Enfin, la place des Récollets accueille quelques discrets vestiges du rempart antique élevé à la fin duIIIe siècle afin de prémunir la ville des incursions barbares.

Musée de l’Échevinage

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Lamaison de l'échevinage est édifiée dans la seconde moitié duXVe siècle afin de servir de lieu de réunion au maire et à ses échevins. Remaniée à plusieurs reprises, elle demeure le siège des institutions municipales bien après la Révolution, et est aujourd'hui convertie en musée.

Logis du gouverneur

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Établi au sommet de la « Colline du Capitole », en surplomb du centre historique, lelogis du gouverneur est l'unique vestige de l'ancienne citadelle conçue au début duXVIIe siècle par le gouverneur Louis de Pernes. Abritant des services hospitaliers jusqu'à une époque très récente, il est en attente de reconversion depuis lors. LeXVIIIe siècle voit la création dans lefaubourg Saint-Vivien d'une éphémèrefaculté de chirurgie sous l'impulsion du docteur Jean-Jacques Doussin, mais elle ne survit pas à la révolution.

Lelogis du gouverneur.

LeXIXe siècle voit l'émergence de plusieurs monuments importants, parmi lesquels lepalais de justice, siège de la cour d'assise, mais aussi le théâtre Gallia, l'hôtel de la sous-préfecture, lagare de chemins de fer ou encore l'hôtel de ville, reconstruit après un incendie. LeXXe siècle marque son empreinte sur la cité par l'érection de l'hôtel des postes et de la maison des aveugles.

La statuaire publique comprend plusieurs œuvres témoignant de l'art duXIXe siècle et duXXe siècle:

  • Parmi celles-ci se trouve la statue deBernard Palissy, érigée en1868 sur laplace Bassompierre. Réalisée par le sculpteur Ferdinand Talluet, elle représente le célèbre artisan méditant, la main posée sur l'un de ses plats.
  • L'esplanade du Maréchal-Foch accueille le monument aux morts (1922), réalisation de l'artiste charentaisÉmile Peyronnet. L'œuvre représente un « poilu » agonisant dans les bras d'une infirmière, portant son regard vers un personnage féminin tenant à la main un rameau de lauriers, symbole de paix.
  • Enfin, le jardin de la villa Musso abrite le mémorial deGoulebenéze, célèbre barde charentais décédé en1952. La statue, réalisée deux ans plus tard par le sculpteur Pierre Marchand, représente le poète en habit traditionnel, la main sur le cœur. Des vers du poèmeBonjour Saintonge sont gravés sur la pierre du mémorial.

Basilique Saint-Eutrope

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Article détaillé :Basilique Saint-Eutrope de Saintes.
Labasilique Saint-Eutrope, rue Saint-Eutrope, vue depuis le vallon desArènes

Christianisée dans le courant duIIIe siècle, la ville de Saintes semble s'être dotée de ses premières églises durant l'Antiquité tardive. La tradition fait remonter auVe siècle la fondation d'une première cathédrale, bien qu'aucune preuve archéologique ne soit venue corroborer ces affirmations. AuVIe siècle, une basilique funéraire est édifiée autour du tombeau de l'évêque Vivien, à l'extérieur de l'enceinte urbaine.

Accédant à la dignité épiscopale en573,Palladius promeut le culte d'Eutrope, évangélisateur de la cité des Santons. Il fait ériger une première basilique en son honneur dans le vallon des Arènes, ainsi qu'un sanctuaire dédié à saint Martin dont l'emplacement demeure inconnu à ce jour. Enfin, il ordonne la reconstruction de la cathédrale.

Lorsque Palladius s'éteint en596, il est inhumé dans une nécropole située sur la rive droite, laquelle accueille ultérieurement une basilique consacrée sous la forme francisée de son nom : Pallais.

Aucune trace de ces sanctuaires paléochrétiens ne subsiste de nos jours, la plupart ayant été soit détruits, soit remplacés ultérieurement. De fait, la plupart des églises de la ville sont reprises au Moyen Âge.

Parmi les plus anciens témoignages de l'architecture sacrée à Saintes, labasilique Saint-Eutrope occupe une place prépondérante. Édifiée dès1081, elle est alors une étape pour les pèlerins en route vers Saint-Jacques-de-Compostelle. Son clocher surmonté d'une flèche flamboyante date duXVe siècle et est dû aux libéralités du roiLouis XI. Sacrypte ou église basse est l'une des plus vastes cryptes romanes d'Europe. Depuis1999, la basilique est classée aupatrimoine mondial de l'humanité au titre deschemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France.

Abbaye aux Dames

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L'abbaye aux Dames.

Située dans unancien faubourg de Saintes, sur la rive droite de la Charente, l'abbaye aux Dames, place de l'Abbaye, est un ensemble monastique fondée en1047. L'église Sainte-Marie, largement reprise auXIIe siècle, est dotée d'une façade tripartite caractéristique du style roman saintongeais ; son clocher à écailleen pomme de pin apparaît comme un héritage de l'architecture antique. Les bâtiments conventuels attenants sont entièrement reconstruits auXVIIe siècle après une succession d'incendies dévastateurs.

Cathédrale Saint-Pierre

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Lacathédrale Saint-Pierre.

Le centre historique de la ville concentre plusieurs édifices religieux médiévaux. Il est dominé par la silhouette massive de lacathédrale Saint-Pierre, place du Synode, dont le clocher coiffé d'un dôme en cuivre culmine à 58 m. L'architecture atypique de la cathédrale est due aux déprédations commises durant lesguerres de Religion. À quelques mètres de la cathédrale s'élève l'anciencouvent des jacobins, converti en médiathèque. Il conserve une chapelle de style gothique flamboyant datée duXVe siècle.

Église Sainte-Colombe

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Église Sainte-Colombe

Autre témoignage de l'architecture flamboyante, l'église Sainte-Colombe, rue Urbain Loyer, est le siège de l'une des principales paroissesintra-muros au Moyen Âge.

Autres monuments religieux

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La politique de contre-réforme conduit à l'installation de plusieurs couvents dans le courant duXVIIe siècle:

  • Église abbatiale Sainte-Marie-aux-Dames.
    Église abbatiale Sainte-Marie-aux-Dames.
  • Église Saint-Pallais.
    Église Saint-Pallais.
  • Église Saint-Vivien.
    Église Saint-Vivien.
  • Chapelle de l'ancien couvent des Jacobins.
    Chapelle de l'ancien couvent des Jacobins.
  • Chapelle des Jésuites.
    Chapelle des Jésuites.
  • Chapelle Saint-Pierre.
    Chapelle Saint-Pierre.
  • Chapelle Notre-Dame-de-Recouvrance de la Maison diocésaine.
    Chapelle Notre-Dame-de-Recouvrance de la Maison diocésaine.
  • Chapelle de l'EHPAD Recouvrance.
    Chapelle de l'EHPAD Recouvrance.
  • Temple protestant.
    Temple protestant.
Autres monuments non-religieux
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La commune de Saintes contient plusieurs logis remarquables, parmi lesquels on peut citer, au sud-est de la ville, le château du Grand Coudret et le château du Ramet.

Espaces verts

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Lejardin public Fernand Chapsal au bord de laCharente.

La ville de Saintes dispose de plusieurs parcs, squares et espaces verts disséminés dans toute l'agglomération. Gérés par le service municipal des espaces verts et naturels, ils représentent une superficie totale de238 hectares comprenant notamment122 hectares d'espaces naturels et de prairies,14,70 hectares de secteurs sportifs ou encore13,40 hectares de parcs et jardins.

En2009, le service des espaces verts et naturels employait 45 agents affectés à l'entretien des espaces verts, huit agents étaient responsables des équipements sportifs. Le service prenait également en charge la formation d'un apprenti[265].

Le principal parc de la ville est lejardin public Fernand Chapsal. Établi sur la rive droite de laCharente, il est l'œuvre de l'architecte-paysagiste Bonnet[266], lequel l'achève en1925. Depuis lors, les allées arborées du parc font la liaison entre laplace Bassompierre et la prairie de la Palu. Une passerelle piétonne à trois arches est aménagée sur le fleuve en1927 afin de faciliter l'accès au parc depuis le centre-ville.

Le square André Maudet jouxte lacathédrale.

Agrémenté de statues d'inspiration antique, le jardin public accueille également un kiosque à musique dessiné par l'architecte Georges Baustert. Inauguré en1928, il sert de cadre à diverses manifestations culturelles et accueille traditionnellement les concerts organisés lors de laFête de la musique[267].

Le parc Pierre-Mendès France constitue le prolongement sud du jardin public, et constitue le principal accès à la prairie de la Palu, un espace naturel protégé en cours d'aménagement.

Parmi les principaux espaces verts de la ville, notons également la présence du parc des Arènes, aménagé à proximité de l'amphithéâtre romain, du parc de Voiville, dans la partie occidentale de l'agglomération, du parc duharas national, sur la rive droite ou encore des jardins de l'abbaye aux dames, de la bibliothèque ou de l'hôtel de ville. Plusieurs squares sont établis de part et d'autre de l'agglomération : parmi ceux-ci, le square du maréchal Foch, en contrebas du palais de justice, le square André Maudet, le square François Gravières, le square Angel Sidelio ou le square du bataillon Violette.

Dans son palmarès 2024, leConseil national de villes et villages fleuris de France a attribué quatre fleurs à la commune[268].

Aux alentours

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Le département de la Charente-Maritime concentre plusieurs sites et monuments historiques dans la grande périphérie de Saintes. Traversé par laVia Turonensis, l'un des quatre principaux chemins depèlerinage versSaint-Jacques-de-Compostelle, lepays de Saintonge romane peut être vu comme un conservatoire de l'art roman de par le nombre élevé d'édifices bâtis dans ce style architectural. Ainsi notamment des églises deNieul-lès-Saintes, deCourcoury ou d'Écurat. Plusieurs châteaux et logis nobles sont également situés à proximité de l'agglomération saintaise, dont lechâteau du Douhet ou lechâteau de la Roche-Courbon.

Le village deChaniers est situé à l'est de la commune. Outre une base de loisirs, il abrite le dernierbac toujours en activité sur laCharente[269]. Au nord de la commune, les villages médiévaux deTaillebourg,Port-d'Envaux ouSaint-Savinien sont accessibles par le biais de vedettes fluviales.

Les communes deFontcouverte, deVénérand ou duDouhet conservent des traces de l'ancien aqueduc gallo-romain de Saintes, qu'elles soient monumentales (piliers de maçonnerie antique à Fontcouverte) ou plus discrètes (source de captage au Douhet).

La commune deLa Chapelle-des-Pots est connue localement pour ses productions traditionnelles de poteries et de céramiques, attestées depuis le Moyen Âge[270].

Lesite préhistorique de « la Roche à Pierrot » àSaint-Césaire accueille un centre interactif de la Préhistoire de 2 000 m2, lePaléosite. Ce dernier est placé sous le patronage d'un comité scientifique coprésidé par les professeursYves Coppens etBernard Vandermeersch[271].

Les proches environs de Saintes concentrent deux importants cimetières militaires où sont inhumés des combattants de laSeconde Guerre mondiale. ÀRétaud, lanécropole nationale de Rétaud abrite les sépultures de militaires français et alliés tombés pendant les combats de la libération despoches de Royan et de l'île d'Oléron (). Distante d'à peine kilomètres, la commune deBerneuil a aménagé sur son territoire lecimetière militaire allemand de Berneuil, où sont enterrés des soldats allemands morts dans tout le sud-ouest de la France.

Festivals et événements touristiques

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Article connexe :Tourisme en Charente-Maritime.
  • Le festival de la paix est une manifestation annuelle qui rassemble des groupes de musiques traditionnels et folkloriques de plusieurs pays du monde[272]. Concerts, spectacles de rue, marchés traditionnels ou encore « gala de la paix » font partie des principales animations proposées. Loin de se limiter à la seule ville de Saintes, le festival propose des animations dans plusieurs communes avoisinantes telles queThénac,Saint-Porchaire et mêmeCognac.
Larue Alsace-Lorraine, artère piétonne du centre historique.
  • Le festival des arts urbains est une manifestation annuelle mettant à l'honneur les cultures urbaines[273].
  • Le festival de Saintes se déroule chaque mois de juillet et propose une programmation de musique classique originellement dans l'abbaye mais de plus en plus dans d'autres lieux de la ville. En 2009 des apéros-concerts sont organisés en marge du festival jusqu'au mois d'août[274].
  • Les oreilles en éventail sont un festival consacré aux « musiques insolites ». Organisé durant trois jours en partenariat avec des associations locales et les centres sociaux, il propose une programmation se voulant décalée. Concerts, défilés, prestations d'artistes de rue et expositions d'art plastique constituent les principaux temps forts de ce festival[275]. En2008, ce sont près de 12 000 spectateurs qui ont assisté aux représentations[273].
  • La Coconut Party est une manifestation culturelle consacrée aux musiques actuelles (indie-pop, jeunes talents et musiques métisses). Des soirées-concerts sont organisées dans l'enceinte du théâtre Geoffroy-Martel. Depuis 2013 la coconut Party et aussi devenue le Coconut Music festival qui a lieu à l'abbaye aux dames le deuxième weekend de septembre[276].
  • Sites en scènes est un festival organisé chaque année par leConseil départemental de la Charente-Maritime. Quatorze sites répartis dans l'ensemble du département accueillent spectacles nocturnes, concerts, représentations théâtrales ou animations culturelles. À Saintes, c'est l'amphithéâtre romain qui a été choisi pour servir de cadre aux festivités[277].
  • La cavalcade de la Saint-Sylvestre est unecourse pédestre organisée traditionnellement lors de la soirée du. Principale animation de la saison hivernale, elle est prolongée par uncorso fleuri rythmé par les prestations debandas déambulant dans les rues du centre-ville.

Langue régionale

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Article détaillé :Saintongeais.

La langue vernaculaire de Saintes et sa région est lesaintongeais, variété dupoitevin-saintongeais. On l’appelle aussi lecharentais ou encore lepatois charentais.

La ville de Saintes abrite la sépulture de l'un des chantres de la langue et de la culture d'expression saintongeaise, le barde et poèteGoulebenéze.

Gastronomie

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Article détaillé :Cuisine charentaise.
Carte des différentes zones de production du Cognac et du Pineau dans les deux Charentes : Royan est en bois ordinaires et communs
Zone de production du cognac et du pineau.

La gastronomie saintongeaise est principalement axée sur trois types de produits : les produits de la terre, les produits de la mer et les produits de la vigne.

Les préparations à base de viande de porc occupent une place prépondérante dans la cuisine régionale : ainsi des gratons ou des grillons, sortes derillettes à base de viandes rissolées et confites dans leur graisse, du gigorit, uncivet mêlant sang, gorge, foie et oignons, ou de la sauce de pire, à base de fressure, d'oignons et devin blanc de pays[278].

La cuisine saintongeaise intègre tout naturellement de nombreuses recettes à base de « cagouilles », le nom local de l'escargot petit-gris. Animal tutélaire de la Saintonge, il est notamment cuisiné « à la charentaise », c'est-à-dire cuit dans un court-bouillon agrémenté de vin blanc, d'ail et de mie de pain.

Parmi les autres spécialités locales, il convient de noter également lamouclade, un plat à base de moules, les pibales (alevins d'anguille pêchés dans la Gironde), les huîtres deMarennes-Oléron, les sardines de Royan, les « thyeusses de gueurnouilles » (cuisses de grenouilles) ou encore la « sanglette », une galette préparée à base de sang de poulet et d'oignons cuits.

Les vignes de la région servent à la confection d'eaux-de-vie réputées, telles que lepineau des Charentes et plus encore, leCognac. La commune de Saintes est ainsi intégralement située dans la zone de production des « fins bois ».

Personnalités liées à la commune

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Héraldique

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Article détaillé :Armorial des communes de la Charente-Maritime.
BlasonBlasonnement :

Compléments

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Bibliographie

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Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

Articles connexes

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Territoires et administrations
Histoire
Quartiers
Santé
Transports
Voirie
Espaces verts
Culture et loisirs
Sports
Monuments romains
Monuments religieux
Monuments civils

Liens externes

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Notes et références

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Notes

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  1. Prononciation enfrançais de Franceretranscrite selon la normeAPI.
  2. Lapréfecture de laCharente-Maritime estLa Rochelle et lessous-préfectures sont par ordre alphabétique :Jonzac,Rochefort,Saint-Jean-d'Angély et Saintes.
  3. selon la nouvelle délimitation définie par l'INSEE en 2010, l'unité urbaine comprend maintenant 3 communes, savoir par ordre alphabétiqueFontcouverte,Les Gonds et Saintes.
  1. Les records sont établis sur la période du au.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations de référence postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population de référence publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  4. Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.

Références

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Agglomérations les plus peuplées deNouvelle-Aquitaine
Unités urbaines de plus de 10 000 habitants en 2023.
Plus de 1 000 000 habitants
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Communes les plus peuplées de la régionNouvelle-Aquitaine
(plus de 10 000 habitants -population municipale en 2023)
Plus de 200 000 habitants
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Les plus grandes villes de laCharente-Maritime
Les communes de plus de 2 000 habitants
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Étape précédenteÉtape suivante
Saint-Georges-des-Coteaux
Saintes
Fontcouverte
Précédé parSuivi par
Saint-Jean-d'Angély
via
Fenioux,La Frédière,Juicq,
Le Douhet,Fontcouverte
(36 km à pied)
Via Turonensis
(1 172 km jusqu'àSaint-Jacques-de-Compostelle)
-- 1 : Via Turonensis --
Pons
-- 2 : Liaison versVoie de Soulac --
Soulac-sur-Mer
via
1 :Préguillac,Boissouchaud (Saint-Léger)
2 :Talmont-sur-Gironde
(23 km à pied)
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Agglomérations gallo-romaines en France
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Grand Est
Hauts-de-France
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