Movatterモバイル変換


[0]ホーム

URL:


Aller au contenu
Wikipédial'encyclopédie libre
Rechercher

Reine (sainte)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
(Redirigé depuisSainte Reine)
Page d’aide sur l’homonymie

Pour les articles homonymes, voirSainte-Reine.

Reine
Image illustrative de l’article Reine (sainte)
Régine d'Alésia parFrancisco Pacheco -Musée Goya
Sainte
Naissancevers 238
Grignon
Décès253 
Vénéré àBourgogne,Allemagne,Pays-Bas
Vénéré parPetite Église
Fête7 septembre
Attributspalme du martyr, chaîne
Sujets controversésFièvres - maladie de la pierre
modifier 

Sainte Reine,Régine ouRéjane, transposition française de son nom d'origineRegina, est unesaintemartyre de l'Église catholique romaine, née àGrignon (Côte-d'Or)[1], fêtée le7 septembre

Hagiographie

[modifier |modifier le code]

En253, une jeune Gauloise de seize ans prénommée Reine, convertie auchristianisme, faisait paître ses moutons au pied dumont Auxois, site présumé de l'oppidum gaulois d'Alésia puis de la ville romaine. Un gouverneur romain des Gaules, Olibrius ou Olimbrius[2], dont l'histoire n'a au demeurant gardé aucune trace, voulut abuser d'elle mais elle résista et refusa même le mariage pour ne pas abjurer sa foi. Elle fut martyrisée, et décapitée. Dès le siècle suivant, un culte se développa, et qui est attesté depuis leVe siècle, le martyre de cette sainte devenant plus tard le sujet d'un grand nombre demystères.

Son corps est transféré hors de la ville d'Alésia où l'on bâtit une basilique sur son tombeau.

Parmi les miracles qui lui sont attribués : La guérison d'un enfant nommé Hériboldus guéri d'une forte fièvre, la guérison d'un homme de Réome guéri par application d'un morceau de bois du brancard de la sainte, ainsi que la guérison d'un frère atteint de la maladie de la pierre et celle partielle d'un aveugle.

Culte

[modifier |modifier le code]

Le culte de cette sainte a pu être garanti par la découverte en 1909 du « service eucharistique » d'Alésia, découverte constituée d'un ensemble comprenant un plat et trois coupes qu'on suppose utilisés pour la célébration de l'eucharistie. Le plat porte un poisson en gravure (l’ichtus comme àAutun), et le nom de « Regina ». L'ensemble daté duIVe siècle ne met plus en doute l'existence de la jeune martyre[3][source insuffisante].

Le village,Alise-Sainte-Reine, qui se développa au pied du mont Auxois la prit pour patronne et, chaque année, les habitants organiseront la représentation d'unmystère à sa mémoire et en son honneur. Cette tradition est attestée depuis 866 et perdure encore aujourd'hui. Ce serait le plus ancien mystère célébré sans interruption en France. En 1271, il fut procédé à un ré-enchâssement dans un buste reliquaire en argent aux armes de France, de Castille et de l'ancienne Bourgogne.

La confrérie de Sainte-Reine date de 1544, créée par les religieux deFlavigny, et, en 1644, avec la réforme des bénédictins deSaint-Maur, le pèlerinage connut un regain de vitalité et les membres de la Confrérie furent dotés par MonseigneurLouis Doni d'Attichy évêque d'Autun, de 40 jours d'indulgence en 1659. AuXVIe siècle les moines passaient la chaîne de sainte Reine autour du cou des pèlerins. Aujourd'hui cette chaîne est conservée à l'église paroissiale deFlavigny-sur-Ozerain et exposée à la vénération des pèlerins le jour de sa fête.

Ses reliques ont été conservées dans l'abbaye de Flavigny-sur-Ozerain depuis le milieu duIXe siècle. L'incubation et le contact avec le sarcophage de la sainte sont attestés auIXe siècle. La crypte fut aménagée pour recevoir le corps de la sainte. Crypte à nef centrale flanquée d'un déambulatoire qui se prolonge à l'Est par un couloir donnant sur une rotonde du même genre que celle de l'Abbaye Saint-Germain d'Auxerre. Les reliques de la sainte furent déposées auXVIIe siècle dans une armoire derrière le maître-autel et leur exposition sur unthéâtre a lieu le jour de sa fête.

En 1648, les moines de Flavigny apprennent l'existence d'un autre corps prétendu être celui de Sainte Reine et qui aurait été donné parCharlemagne àOsnabrück enWestphalie, les moines firent venir une relique de ce corps ce qui déclencha un conflit entre les Cordeliers d'Alise et les bénédictins de Flavigny sur l'authenticité de cette relique.

Les similitudes existant avec la vie de sainteMarguerite d'Antioche conduisent des auteurs à considérer que le récit de l'histoire de sainte Reine estapocryphe, cette tradition pouvant toutefois être le souvenir d'un fait local[4].

Lieux de culte

[modifier |modifier le code]
Reliquaire de Sainte-Reine en l'église de l'Assomption à Argilly (Côte-d'Or)

En plus de Flavigny-sur-Ozerain et Alise-Sainte-Reine, on retrouve des lieux qui lui sont consacrés à :

Interprétations

[modifier |modifier le code]

Sainte Reine a été rapprochée de la déesse gauloiseEpona Regina à laquelle elle correspond[5],[6]

Notes et références

[modifier |modifier le code]
  1. « Sainte Reine », surmairie-alise-sainte-reine.fr
  2. Le nom d'Olibrius est resté dans le langage courant pour désigner un bravache, un fanfaron cruel, un « occiseur d'innocents » (Molière).
  3. Journal de la Bourgogne, p. 50
  4. Joël Le Gall,ALESIA, éd. Errance, 1990
  5. Jean Haudry,Epona regina, bulletin des Amis des Études Celtiques, no76, 2020, p.36
  6. Claude Sterckx,Eléments de cosmogonie celtique, Bruxelles: Editions de l’Universitéde Bruxelles, 1986, p.47

Voir aussi

[modifier |modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie

[modifier |modifier le code]
  • Martyrologe romain
  • Nominis
  • Translatio S. Reginæ (BHL, 7097 et 7099), récit de tranlation avant 871
  • Recueil des miracles : Miracula S. Regine
  • maistre Jehan Piquelin, chapelain de la saincte chapelle du palais royal à Paris, La vie de saincte Reine, vierge et martire Premier récit du martyre imprimé en français, à Paris (BnF, dép des ms. coll. Rothschild 477), réimprimé en 1602 et 1603.
  • DomGeorges Viole, La vie de Saincte Reine, vierge et martyre, seconde édition à Paris chez Jean Piot, rue Saint-Jacques à la Salemandre d'argent, 1653.
  • Jacques Marseille,Journal de la Bourgogne, Larousse, 2002(ISBN 2-03-575104-7)
  • André Joseph Ansart,Histoire de sainte Reine d’Alise et de l’abbaye de Flavigny, Hérissant et Barrois, Paris, 1783
  • P. Boutry, D. Julia (sous la dir.de)Reine au Mont-Auxois, Dijon, Le Cerf, 1997
  • Joël Le Gall, A. de Saint-Denis, R. Weil,Alesia textes antiques, textes médiévaux, Dijon, Belles-Lettres, Paris, 1973.
  • Abbé Tridon,Manuel du pèlerin de sainte Reine, 1854 d'après un livret de dévotion duXVIe siècle.

Liens externes

[modifier |modifier le code]

Ce document provient de « https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Reine_(sainte)&oldid=220327040 ».
Catégories :
Catégories cachées :

[8]ページ先頭

©2009-2025 Movatter.jp