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Sainte-Orse

45° 12′ 16″ nord, 1° 04′ 35″ est
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Sainte-Orse
Sainte-Orse
La mairie et le monument aux morts de Sainte-Orse.
Administration
PaysDrapeau de la FranceFrance
RégionNouvelle-Aquitaine
DépartementDordogne
ArrondissementSarlat-la-Canéda
IntercommunalitéCommunauté de communes Terrassonnais Haut Périgord Noir
Maire
Mandat
Patrick Delaugeas
2020-2026
Code postal24210
Code commune24473
Démographie
GentiléSaint-Orsais
Population
municipale
346 hab.(2023en évolution de −3,35 % par rapport à 2017)
Densité15 hab./km2
Géographie
Coordonnées45° 12′ 16″ nord, 1° 04′ 35″ est
AltitudeMin. 163 m
Max. 292 
m
Superficie23,54 km2
TypeCommune rurale à habitat très dispersé
Unité urbaineHors unité urbaine
Aire d'attractionHors attraction des villes
Élections
DépartementalesCanton du Haut-Périgord Noir
LégislativesQuatrième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte :France
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Sainte-Orse
Géolocalisation sur la carte :France
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Sainte-Orse
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Sainte-Orse
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Sainte-Orse
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Sainte-Orse est unecommune française située dans ledépartement de laDordogne, enrégionNouvelle-Aquitaine.

Géographie

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Généralités

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La commune de Sainte-Orse est traversée d'est en ouest par laSoue, un ruisseau affluent duBlâme et sous-affluent de l'Auvézère. Quatre moulins à farine et à huile de noix s’étiraient sur le cours du ruisseau (trois y subsistent encore).

Le bourg est situé, endistances orthodromiques, à huit kilomètres au nord deThenon et autant au sud-ouest d'Hautefort, au croisement des routes départementales 67 et 70.

Communes limitrophes

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Sainte-Orse est limitrophe de neuf autres communes dontSaint-Rabier au sud-est sur environ 330 mètres. Au sud, son territoire est distant de550 mètres de celui deThenon.


Carte
Limites communales entre Sainte-Orse et ses communes adjacentes.
Communes limitrophes deSainte-Orse
ChourgnacTourtoiracHautefort
Temple-Laguyon
GabillouSainte-OrseGranges-d'Ans
AjatAzeratSaint-Rabier

Géologie et relief

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Géologie

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Situé sur la plaque nord duBassin aquitain et bordé à son extrémité nord-est par une frange duMassif central, le département de laDordogne présente une grande diversité géologique. Les terrains sont disposés en profondeur enstrates régulières, témoins d'unesédimentation sur cette ancienne plate-forme marine. Le département peut ainsi être découpé sur le plangéologique en quatre gradins différenciés selon leurâge géologique. Sainte-Orse est située dans le deuxième gradin à partir du nord-est, un plateau formé de rochescalcaires très dures duJurassique que la mer a déposées par sédimentation chimique carbonatée, en bancs épais et massifs[1].Elle est dans le causse de Thenon, qui, avec lecausse de Savignac et lecausse de Cubjac, forme un ensemble de collineskarstifiées dans les calcairesliasiques etjurassiques à l'est dePérigueux jusqu'àExcideuil etThenon, d'environ 30 km N-S et 15 km O-E, coupé par les vallées de l'Isle, de l'Auvézère et de laLoue.

Les couches affleurantes sur le territoire communal sont constituées deformations superficielles duQuaternaire et deroches sédimentaires datant pour certaines duCénozoïque, et pour d'autres duMésozoïque. La formation la plus ancienne, notée l1-2b, date de l'Hettangien supérieur auSinémurien, composée decalcairesdolomitiques à la base puiscalcaires graveleuxbioclastiques etoolithiques. La formation la plus récente, notée CFp, fait partie desformations superficielles de typecolluvions indifférenciées de versant, de vallon et plateaux issues d'alluvions,molasses,altérites. Le descriptif de ces couches est détaillé dans les feuilles « no 759 - Périgueux (est) » et « no 760 - Juillac » de la carte géologique au 1/50 000 de la France métropolitaine[2],[3] et leurs notices associées[4],[5].

Carte géologique de Sainte-Orse.
Légende de la carte géologique.
ÈrePériodeÉpoqueFormations géologiques
Cénozoïque
(0 - 66.0)
Quaternaire
(0 - 2.58)
Holocène
CFp :Formations superficielles :colluvions indifférenciées de versant, de vallon et plateaux issues d'alluvions,molasses,altérites indifférenciées
CFvs :Formations superficielles :colluvions carbonatées de vallons secs : sablelimoneux à débris calcaires et argile sableuse à débris
Fy3-z :Alluvions subactuelles à actuelles indifférenciées : argilessilteuses, argiles sableuses, argiles tourbeuses, sables argileux, sables fins à graviers (Pré-boréal à actuel)
Pléistocène non présent
Néogène
(2.58 - 23.03)
 non présent
Paléogène
(23.03 - 66.0)
Oligocène
g1a :Formation de Boisbreteau moy. et formation de la Garde : sablesfeldspathiques à graviers et galets passant vers le sommet à des argiles sableuses (Rupélien inf. continental)
Éocène non présent
Paléocène non présent
Mésozoïque
(66.0 - 252.17)
Crétacé
(66.0 - ≃145.0)
Supérieur
AF :Altérites de type Rouffignac : argile sableuse ferrugineuse jaune-brunâtre à rougeâtre, à graviers et silex piégés dans les paléokarsts,dolines ou épandage résiduel, cuirasse ferrallitique plus ou moinspisolithique associée
inférieurnon présent.
Jurassique
(≃145.0 - 201.4)
Supérieur non présent
Moyen
j3-4 :Bathonien sup. àCallovien : calcaire cryptocristallin, localement crayeux, plus rarementoolithique etalgaire, parfois en alternance avec des calcaires graveleux etbioclastiques, évoluant vers desfaciès calcaires àpolypiers et trocholines (nord)
j3a-b :Bathonien inf. à moy. : alternance de calcairesmicritiques gris cryptocristallins avec des argiles parfoisligniteuses ou desmarnes noires (formation d'Ajat)
j2-3(Bz) :Bajocien moy. àBathonien inf. - Formation deBeauzens : calcairesmicritiques et sublithographiques àoncolithes etstromatolithes en alternance avec des niveaux demarnes noires en bancs réguliers (vers l'est)
j2 :Bajocien : calcairesoolithiquesbioclastiques (localement niveau àpolypiers) en alternance avec des calcaires cryptocristallins ou évoluant vers unfaciès de calcaire crayeux (secteur nord-ouest)
j1-2b :Aalénien sup. àBajocien : calcairesoolithiques +/-dolomitiques massifs ou en alternance avec des calcaires graveleuxbioclastiques à ciment cristallin
Jurassique inférieur
l4 :Toarcien : argiles etmarnes grises (formation deTourtoirac), marnesdolomitiquespyriteuses au sommet, parfois calcairesmarneux à la base
l1-2b :Hettangien sup. àSinémurien : calcairesdolomitiques à la base puis calcaires graveleuxbioclastiques etoolithiques
Trias
(201.4 - 251.902)
 non présent
Paléozoïque
(252.17 - 538.8)
 non présent
 

Relief et paysages

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La vallée de la Soue en amont du pont de laRD 67.

Le département de la Dordogne se présente comme un vasteplateau incliné du nord-est (491 m, à la forêt de Vieillecour dans leNontronnais, àSaint-Pierre-de-Frugie) au sud-ouest (2 m àLamothe-Montravel). L'altitude du territoire communal varie quant à elle entre 163 mètres[6] là où laSoue entre sur le territoire deGabillou, près deGoursac Bas, et 292 mètres[6] au lieu-ditPey-Faure, près du hameau del'Audonie[7].

Dans le cadre de laConvention européenne du paysage entrée en vigueur en France le, renforcée par laloi du 8 août 2016 pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages, unatlas des paysages de la Dordogne a été élaboré sous maîtrise d’ouvrage de l’État et publié en[8]. Les paysages du département s'organisent en huitunités paysagères[Note 1],[9]. La commune fait partie duPérigord central, un paysage vallonné, aux horizons limités par de nombreux bois, plus ou moins denses, parsemés de prairies et de petits champs[10].

La superficie cadastrale de la commune publiée par l'Insee, qui sert de référence dans toutes les statistiques, est de 23,54 km2[6],[11],[Note 2]. La superficie géographique, issue de laBD Topo, composante duRéférentiel à grande échelle produit par l'IGN, est quant à elle de 24,01 km2[3].

Hydrographie

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Réseau hydrographique

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La commune est située dans lebassin de la Dordogne au sein duBassin Adour-Garonne[14]. Elle est drainée par la Soue et par divers petits cours d'eau, qui constituent unréseau hydrographique de plus de 8 km de longueur totale[15],[Carte 1].

LaSoue, d'une longueur totale de 11,89 km, prend sa source dans la commune deGranges-d'Ans et se jette dans leBlâme en rive droite sur la commune deBrouchaud[16]. Elle traverse la commune d'est en ouest sur près de cinq kilomètres.

Gestion et qualité des eaux

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Le territoire communal est couvert par lesschémas d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Isle - Dronne » et « Vézère-Corrèze ». Le SAGE « Isle - Dronne », dont le territoire regroupe lesbassins versants de l'Isle et de laDronne, d'une superficie de 7 500 km2, a été approuvé le. La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est l'établissement public territorial de bassin de la Dordogne (EPIDOR)[17]. Le SAGE « Vézère-Corrèze », dont le territoire regroupe lesbassins versants de laVézère et de laCorrèze, d'une superficie de 3 730 km2 est en cours d'élaboration. La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est leconseil départemental de la Corrèze[18]. Ils définissent chacun sur leur territoire les objectifs généraux d’utilisation, de mise en valeur et de protection quantitative et qualitative des ressources eneau superficielle etsouterraine, en respect des objectifs de qualité définis dans le troisième SDAGE duBassin Adour-Garonne qui couvre la période 2022-2027, approuvé le[19].

La quasi-intégralité du territoire communal dépend du SAGE Isle - Dronne. Seule une infime zone au sud-est, au sud du lieu-dit Laudonie, limitrophe d'Azerat, est rattachée au SAGE Vézère-Corrèze.

La qualité des eaux de baignade et des cours d’eau peut être consultée sur un site dédié géré par lesagences de l’eau et l’Agence française pour la biodiversité[Carte 2].

Climat

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Pour des articles plus généraux, voirClimat de la Nouvelle-Aquitaine etClimat de la Dordogne.

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de typeclimat océanique altéré, selon une étude duCentre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant lapériode 1971-2000[20]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon laclassification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche[21]. Par ailleursMétéo-France publie en 2020 une nouvelle typologie desclimats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à unclimat océanique altéré[22] et est dans la région climatique Ouest et nord-ouest du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 900 à 1 500 mm, maximale en automne et en hiver[23]. Elle est en outre dans lazone H2c au titre de laréglementation environnementale 2020 des constructions neuves[24],[25].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de11,9 °C, avec uneamplitude thermique annuelle de15,4 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 980 mm, avec12,2 jours de précipitations en janvier et7,3 jours en juillet[20]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur lastation météorologique deMétéo-France la plus proche, sur la commune deThenon à7 km àvol d'oiseau[26], est de12,9 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 907,1 mm[27],[28]. La température maximale relevée sur cette station est de40,9 °C, atteinte le ; la température minimale est de−14,3 °C, atteinte le[Note 3].

Urbanisme

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Typologie

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Au, Sainte-Orse est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à7 niveaux définie par l'Insee en 2022[29].Elle est située hors unité urbaine[30] et hors attraction des villes[31],[32].

Occupation des sols

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L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de labase de donnéeseuropéenne d’occupationbiophysique des solsCorine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (50,3 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (50,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (50,3 %), zones agricoles hétérogènes (38,4 %), prairies (9,7 %), zones urbanisées (1,5 %)[33]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : lacarte de Cassini (XVIIIe siècle), lacarte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 3].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Prévention des risques

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Le territoire de la commune de Sainte-Orse est vulnérable à différentsaléas naturels :météorologiques (tempête,orage,neige, grand froid,canicule ousécheresse),feux de forêts, mouvements de terrains etséisme (sismicité très faible)[34]. Un site publié par leBRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[35].

Sainte-Orse est exposée au risque de feu de forêt. L’arrêté préfectoral du fixe les conditions de pratique des incinérations et de brûlage dans un objectif de réduire le risque de départs d’incendie. À ce titre, des périodes sont déterminées : interdiction totale du 15 février au 15 mai et du 15 juin au 15 octobre, utilisation réglementée du 16 mai au 14 juin et du 16 octobre au 14 février[36]. En septembre 2020, un plan inter-départemental deprotection des forêts contre les incendies (PidPFCI) a été adopté pour la période 2019-2029[37],[38].

Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Sainte-Orse.

Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont des tassements différentiels[39]. Leretrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer desdommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes desécheresse et de pluie[40]. 10 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (58,6 % au niveau départemental et 48,5 % au niveaunational métropolitain)[Carte 4]. Depuis le, en application de laloi ÉLAN, différentes contraintes s'imposent aux vendeurs, maîtres d'ouvrages ou constructeurs de biens situés dans une zone classée en aléa moyen ou fort[Note 4],[41].

La commune a été reconnue enétat de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations etcoulées de boue survenues en 1982, 1988, 1999 et 2008, par la sécheresse en 1989, 1992, 1995 et 2011 et par des mouvements de terrain en 1999[34].

Toponymie

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Le nom de la commune fait référence àsaint Ours, abbé deLoches[42] auVIe siècle[43].

Enoccitan, la commune porte le nom deSenta Orsa[44].

De nombreux toponymes rappellent les origines occitanes des lieux-dits : l'Audonie, Boscornut, la Bourrelière, Bussac, les Chauffours, les Clauds, Faugeyrollas, la Germenie, Goursat, les Grézaloux, les Lacs, la Légère, Lestang, le Maine, Malaval, les Mazouraux, les Ménissoux, la Meyronie, les Michauds, Pamis, Pelle, Peyre-Brune, la Rolphie, Rosas, Taillepetit, le Terrail, Torte-Savate, les Tramizeaux, les Tridoux, la Tuilière, Turelure, les Vidailles, etc.

Histoire

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La première mention écrite connue du nom de l'église du village,Sancta Ursa remonte à l'an 1072[45].

Sur lacarte de Cassini représentant la France entre 1756 et 1789, le village est identifié sous le nom deSaint Orse, dont la forme masculine est plus conforme à la logique que Sainte-Orse, puisque l'origine provient du nom de l'église : Saint-Ours.

La commune porta, au cours de la période révolutionnaire de laConvention nationale (1792-1795), le nom d'Orse-le-Pierreux[6].

AuxXVIIIe et XIXe siècles, Saint-Orse fut un des principaux centres d'extraction du minerai de fer nécessaire à la production de canons dans les fonderies avoisinantes (par exempleLa Forge d'Ans, point de départ dela route des canons).

Pendant la seconde guerre mondiale, la commune accueillit près de 300 réfugiés provenant d'Alsace-Lorraine dont 72 juifs. Le, en représailles à d'importants mouvements de Résistance, ladivision Brehmer procéda à l'arrestation de nombreux juifs : neuf furent fusillés sur place et dix-neuf furent déportés àAuschwitz où dix-sept d'entre eux furent exterminés. Cependant, grâce à l'appui de la population, de nombreuses familles échappèrent à la mort. Plusieurs Saint-Orsais reçurent en 2005 la médaille de « Juste parmi les nations »[46].

Politique et administration

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Rattachements administratifs et électoraux

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La commune de Sainte-Orse a, dès 1790, été rattachée aucanton d'Orse qui dépendait dudistrict d'Excideuil jusqu'en 1795, date de suppression desdistricts. En 1801, le canton d'Orse est supprimé et la commune est alors rattachée aucanton de Thenon, lui-même dépendant de l'arrondissement de Périgueux[6].

Dans le cadre de laréforme de 2014 définie par le décret du, le canton de Thenon disparaît auxélections départementales de mars 2015[47]. La commune est alors rattachée électoralement aucanton du Haut-Périgord Noir.

En 2017, Sainte-Orse est rattachée à l'arrondissement de Sarlat-la-Canéda[48],[49].

Intercommunalité

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Au, Sainte-Orse intègre dès sa création lacommunauté de communes Causses et Vézère. Celle-ci disparaît le, remplacée au par une nouvelle intercommunalité élargie, la communauté de communes du Terrassonnais en Périgord noir Thenon Hautefort, renomméecommunauté de communes Terrassonnais Haut Périgord Noir en.

Administration municipale

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La population de la commune étant comprise entre 100 et 499 habitants au recensement de 2017, onzeconseillers municipaux ont été élus en 2020[50],[51].

Liste des maires

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Liste des maires successifs
PériodeIdentitéÉtiquetteQualité
avant 17891790Jean-Baptiste Aubarbier Syndic de paroisse
Commerçant-tanneur
17901793Léonard Laudonie Jouffre de Lafaye Juge de paix au bourg
17931800Jean-Baptiste Aubarbier Commerçant-tanneur
18001808Léonard Laudonie Jouffre de Lafaye Juge de paix à Thenon
18081831Gabriel Vidal-Lestang Juge de paix à Thenon
18311833René-Philibert Jacques Bonnet Notaire au bourg
18331843Jean Festugière Propriétaire aux Michauds
18431848Gabriel Vidal-Lestang Juge de paix
Conseiller général ducanton de Thenon (1848-1861)
18481870Joseph VerdierRépublicain puisbonapartisteMédecin au bourg
18701871Pierre JouanaudRépublicainNotaire au bourg
18711887Eugène-Jules BrachetRépublicain de droiteCommerçant à Périgueux
18871888Louis-Armand BuissonRépublicain de droiteAvoué à Périgueux
18881904Eugène-Jules BrachetUnion républicaineCommerçant à Périgueux
19041927Jean LacosteRadical socialisteNégociant au bourg
19271941René GrézelRadical socialisteNégociant au bourg
Ancien instituteur
octobre 1941septembre 1944Alfred Brachet[Note 5]Républicain de droiteMaire délégué par Vichy
Commerçant à Périgueux
19441953René GrézelRadical socialisteRetraité au bourg
19531976 (décès)Hubert LaguionieDVGAgriculteur à Rosas
juin 1976mars 1977André CheyrouSERetraité agricole au bourg
19772001Jean-Guy MespoulèdeDVGCommerçant au bourg
mars 2001[52]mai 2020Camille Bernard GéraudSE[53]Retraité desCharbonnages de France
mai 2020en coursPatrick Delaugeas RetraitéSNCF

Équipements et services publics

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Justice

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En 2023, dans le domaine judiciaire, Sainte-Orse relève[54] :

Population et société

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Démographie

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Articles connexes :Histoire du recensement de la population en France etDémographie de la France.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers lesrecensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[55]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[56].

En 2023, la commune comptait 346 habitants[Note 6], en évolution de −3,35 % par rapport à 2017 (Dordogne : +0,97 %,France horsMayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
179318001806182118311836184118461851
1 1309981 0481 0931 2361 2431 2621 3201 400
Évolution de la population  [ modifier ], suite (1)
185618611866187218761881188618911896
1 3941 3871 2621 1981 2411 1951 1521 0991 043
Évolution de la population  [ modifier ], suite (2)
190119061911192119261931193619461954
972929899834783744735675562
Évolution de la population  [ modifier ], suite (3)
196219681975198219901999200520062010
527486460404372358359366386
Évolution de la population  [ modifier ], suite (4)
201520202023------
362351346------
De 1962 à 1999 :population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes :population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puisInsee à partir de 2006[57].)
Histogramme de l'évolution démographique

Manifestations culturelles et festivités

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Fête votive lors d'un week-end fin août[58].

Économie

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Emploi

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En 2015[59], parmi la population communale comprise entre 15 et 64 ans, les actifs représentent 162 personnes, soit 44,8 % de la population municipale. Le nombre de chômeurs (quinze) a légèrement augmenté par rapport à 2010 (quatorze) et le taux de chômage de cette population active s'établit à 9,3 %.

Établissements

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Au, la commune compte quarante-six établissements[60], dont vingt au niveau des commerces, transports ou services, onze dans l'agriculture, la sylviculture ou la pêche, neuf dans la construction, quatre relatifs au secteur administratif, à l'enseignement, à la santé ou à l'action sociale, et deux dans l'industrie[61].

Culture locale et patrimoine

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Lieux et monuments

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Elle est inscrite au titre desmonuments historiques depuis 1970[62]. Plusieurssarcophagesmérovingiens sont exposés sur les côtés, provenant d'une nécropole antérieure à la construction de l'église ainsi qu'un calvaire au Christ archaïque en fonte surmonté d'une couronne (aile sud).
Elle renferme unbénitier monolithe daté de 1738, classé au titre desmonuments historiques[63] et desfonts baptismaux duXIXe siècle.
Elle recèle deux horloges anciennes dont une en état de marche, restaurées par l'association Sainte-Orse Mémoire et Patrimoine (SOMP).
L'église a conservé une relique desaint Jean-Paul II, envoyée en par leSaint-Siège mais volée depuis. C'était un morceau de la ceinture de l'ancien Souverain pontife. Elle fut scellée dans le nouveaubaptistère-reliquaire de lacrypte duXe siècle, à voûte encul-de-four.
  • Le chevet de l'église.
    Le chevet de l'église.
  • Trois sarcophages mérovingiens devant l'église.
    Trois sarcophages mérovingiens devant l'église.
  • Bénitier monolithe daté de 1738
    Bénitier datant de 1738.
  • La crypte de l'église.
    La crypte de l'église.
  • Le château de Sainte-Orse.
    Le château de Sainte-Orse.
  • La gentilhommière de La Salle, école.
    La gentilhommière de La Salle, école.
  • Maison à tourelle dans le village de Sainte-Orse.
    Maison à tourelle dans le village de Sainte-Orse.

Personnalités liées à la commune

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Pour approfondir

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Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie

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  • Sainte-Orse, images d'autrefois (1860-1960), Sainte-Orse Mémoire et Patrimoine, 2013[66]
  • Jean-Louis Lévêque,Toponymie occitane de Sainte-Orse, Sainte-Orse Mémoire et Patrimoine, 2017[67]
  • Christophe Morand du Puch et Denis Chaput-Vigouroux, préface de Guy Mandon,La fin d'une seigneurie en Périgord : Sainte-Orse, Sainte-Orse Mémoire et Patrimoine, 2019[68]

Articles connexes

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Liens externes

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Notes et références

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Notes et cartes

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  • Notes
  1. Une unité paysagère est un pan de territoire qui présente des caractéristiques paysagères propres.
  2. La superficie publiée par l’Insee est la superficie évaluée en 1975 par le service du cadastre de la Direction Générale des Impôts, corrigée des modifications communales intervenues depuis 1975. Elle comprend toutes les surfaces du domaine public et privé, cadastrées ou non cadastrées, à l'exception des lacs, étangs et glaciers de plus d'un kilomètre carré ainsi que des estuaires et ne correspond pas obligatoirement à la surface géographique[12],[13]
  3. Les records sont établis sur la période du au.
  4. Dans les zones classées en aléa moyen ou fort, différentes contraintes s'imposent :
    • au vendeur d'informer le potentiel acquéreur du terrain non bâti de l’existence du risque RGA ;
    • au maître d’ouvrage, dans le cadre du contrat conclu avec le constructeur ayant pour objet les travaux de construction, ou avec le maître d'œuvre, le choix entre fournir une étude géotechnique de conception et le respect des techniques particulières de construction définies par voie réglementaire ;
    • au constructeur de l'ouvrage qui est tenu, soit de suivre les recommandations de l’étude géotechnique de conception, soit de respecter des techniques particulières de construction définies par voie réglementaire.
  5. Fils d'Eugène-Jules Brachet.
  6. Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
  • Cartes
  1. « Réseau hydrographique de Sainte-Orse » surGéoportail(consulté le 18 juillet 2022).
  2. « Qualité des eaux de rivière et de baignade. », surqualite-riviere.lesagencesdeleau.fr/(consulté le).
  3. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », surremonterletemps.ign.fr(consulté le).
  4. « Cartographie interactive de l'exposition des sols au retrait-gonflement des argiles », surinfoterre.brgm.fr(consulté le).

Références

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  2. « Carte géologique de Sainte-Orse » surGéoportail(consulté le 14 juin 2022).
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  4. « Notice associée à la feuilleno 759 - Périgueux (est) de la carte géologique harmonisée au 1/50 000 de la France métropolitaine », surInfoterre, le site du BRGM(consulté le).
  5. « Notice associée à la feuilleno 760 - Juillac de la carte géologique harmonisée au 1/50 000 de la France métropolitaine », surInfoterre, le site du BRGM(consulté le).
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  7. IGN, « Répertoire géographique des communes (RGC) 2014 », surdrive.google.com.
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  9. « Unités paysagères de la Dordogne », surle site de l'atlas des paysages de la Dordogne(consulté le).
  10. « Portrait du Périgord central », surle site de l'atlas des paysages de la Dordogne(consulté le).
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  13. Agence nationale de la cohésion des territoires, « Répertoire géographique des communes d'Île-de-France - définition de certains champs (dont la superficie) », surdata.iledefrance.fr(consulté le).
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  15. « Fiche communale de Sainte-Orse », surle système d'information pour la gestion des eaux souterraines en région Aquitaine(consulté le).
  16. Sandre, « la Soue »
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  57. Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années2006,2007,2008,2009,2010,2011,2012,2013,2014,2015,2016,2017,2018,2019,2020,2021,2022 et2023.
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  64. Guy Penaud,Dictionnaire des châteaux du Périgord,p. 255, éditions Sud Ouest, 1996,(ISBN 2-87901-221-X).
  65. Ludovic Pasquet,Château de Saint-Orse, dansBulletin de laSociété historique et archéologique du Périgord, 1901, tome XXVIII,p. 596-599(lire en ligne)
  66. Sainte-Orse, images d'autrefois (1860-1960)
  67. Toponymie Occitane : livret en vente - Recueil des 901 toponymes (noms de lieux) de Sainte-Orse
  68. La fin d'une seigneurie en Périgord : Sainte-Orse
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