Sainte-Marie-la-Blanche est un village situé à sept kilomètres de la ville deBeaune, entreDijon, à 48,9 kilomètres, etChalon-sur-Saône à 30 kilomètres.
Au, Sainte-Marie-la-Blanche est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à7 niveaux définie par l'Insee en 2022[12].Elle est située hors unité urbaine[13]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Beaune, dont elle est une commune de la couronne[Note 3],[13]. Cette aire, qui regroupe 64 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[14],[15].
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de labase de donnéeseuropéenne d’occupationbiophysique des solsCorine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (66,5 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (70,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante :terres arables (36,3 %), forêts (18,4 %), zones agricoles hétérogènes (16,2 %), zones urbanisées (15,1 %), prairies (14,1 %)[16]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : lacarte de Cassini (XVIIIe siècle), lacarte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Le nom de la localité est attesté sous les formes Sancta Maria Blancha (1189) ; Sancta Maria la Blanche (1190) ; Sancta Maria Alba (1243) ; Seinte Marie la Bloinche (1294) ; Sainte Marie la Blanche (1366) ; Sainte Marie la Blainche (1391) ; Sainte Marie (1431) ; Saincte Marie la Blainche (1464) ; Saincte Marye (1561) ; Saincte Marie la Blanche (1574) ; Saincte Marye la Blanche (1575) ; Montagne-Unie (époque révolutionnaire)[17].
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers lesrecensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[19]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[20].
En 2023, la commune comptait 927 habitants[Note 4], en évolution de +5,1 % par rapport à 2017 (Côte-d'Or : +1,18 %,France horsMayotte : +2,36 %).
La commune dispose donc d'une église catholique, d'unesalle polyvalente toujours animée, d'une mairie entièrement rénovée, d'une cave coopérative ainsi qu'une coopérative laitière, de nombreux vignerons tels que Roger et Joël Rémy, Marcel Dechaume ou encore André Poifol, d'une usine de recyclage des matières plastiques (AMCOR), d'une usine de stockage et de traitement des produits frais (France Frais), d'uneécole maternelle et d'uneécole primaire, et aussi d'un hôtel-restaurant : Le relais de Sainte Marie la Blanche. C'est un ancien relais.
Au sein du cimetière qui entoure l'église, unmonument aux morts est dédié aux victimes sanmaritaines des 2 guerres (1914-1918 et 1939-1945) et où sont célébrés chaque année le et le.
Le village est animé principalement grâce aux nombreuses associations telles que le club de lutte, d'aïkido, de tennis, de danse, de théâtre ou encore de patchwork pour les personnes un peu plus âgées.
L'abbé Jean-Baptiste Delacollonge a connu, avant sa déportation aubagne de Brest, une existence des plus sulfureuses. Dès son ordination, il s'avère incapable de résister à la tentation et entretien des liaisons d'abord avec des maîtresses, puis avec des prostituées. Muté à plusieurs reprises dans lediocèse de Lyon, il est finalement envoyé dans le village de Sainte-Marie-la-Blanche, où le rejoint Fanny Besson, sa jeune maîtresse lyonnaise, qui est présentée comme sa cousine. Mais cette relation fait du bruit, et Fanny part un temps s'installer àChalon-sur-Saône, puis àDijon, où le prêtre la rejoint dès qu'il le peut. Après un accouchement d'un enfant mort-né, elle revient s'installer avec lui à Sainte-Marie, dans le presbytère. Une nouvelle qui n'est pas du goût des paroissiens : sous la pression, Fanny doit à nouveau partir. Pensant qu'ils seraient plus heureux morts, le prêtre étrangle celle qu'il aime le, puis, voulant faire croire au départ précipité de la jeune femme, la découpe, jette ses viscères dans les toilettes, et met les restes de son corps dans un sac qu'il va jeter dans un étang. Quand le sac est découvert, Jean-Baptiste Delacollonge tente de fuir en Suisse mais est rattrapé peu avant de franchir la frontière. En 1836, son procès dure deux jours et fait grand bruit. Il est condamné aux travaux forcés à perpétuité, et meurt au bagne de Brest où, semble-t-il, il jouissait d'une très bonne réputation.
↑Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
↑a etbDaniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale »,Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography,no 501,(DOI10.4000/cybergeo.23155,lire en ligne, consulté le)