lachambre basse, l'Assemblée (House of Assembly), comporte17 députés élus ausuffrage universel direct pour cinq ans, et qui élisent en plus un président (qui peut être élu en leur sein ou en désignant une personnalité extérieure[15], portant alors l'effectif de l'assemblée à18 membres) ;
lachambre haute, leSénat (Senate), est composée de onze membres, nommés par le gouverneur général.
Les pitons de Sainte-Lucie.Mont Gimie, point culminant de Sainte-Lucie.
Sainte-Lucie est une île volcanique et culmine à 950 m d'altitude aumont Gimie[17]. Lespitons de Sainte-Lucie, qui sont au nombre de deux, font partie de la chaîne volcanique duQualibou, également appelé Soufrière, volcan principal de l'île. Ces pitons ressemblent à deux aiguilles géantes émergeant des abîmes océaniques, et procurent au paysage de Sainte-Lucie force et caractère. Appelés Gros Piton et Petit Piton, ils culminent respectivement à786 mètres et à743 mètres d'altitude. Les deux sont reliés par la crête d'un autre piton : le piton Mitan. Au sein du site volcanique, la présence d'un champ géothermique, comportant des sources chaudes et dégageant des fumerolles de soufre, montre que l'activité volcanique est toujours d’actualité. Ils font partie des sites inscrits aupatrimoine mondial de l'UNESCO.
L'île compte de nombreux cours d'eau comme ceux d'Anse Cochon, de Balembouche, de Thoumasse etSoufrière. Elle dispose également de plusieurs chutes d'eau dont celle de Toraille.
Un rapport d'experts de 2012[réf. nécessaire] atteste qu'il reste, à Sainte-Lucie18 serpents de l'espèceErythrolamprus ornatus oucouresse de Sainte-Lucie[a]. Cette petite couleuvre, la plus rare au monde, vit sur les deux îlots (12ha) desMaria Islands au sud-est de l'île principale. La colonie de l'île principale a été décimée par les mangoustes.
Sainte-Lucie est également divisée en dix-sept districts électoraux pour les élections législatives :Canaries & Anse-la-Raye, Babonneau, Castries Central, Castries North, Castries North East, Castries South, Castries South East, Choiseul, Dennery North, Dennery South, Gros Islet, Laborie, Micoud North, Micoud South, Soufriere, Vieux Fort North et Vieux Fort South.
Le tourisme constitue la première source de revenus du pays, avec 48 % du PIB. La plupart de l'activité touristique est regroupée dans le Nord de l'île, avec de nombreux hôtels, des marinas, et surtout le port de Castries, où de nombreux bateaux de croisière font escale. Toute la partie sud de l'île est beaucoup plus sauvage et les infrastructures touristiques y sont de taille plus modeste, on y trouve aussi nombre d'activités « nature ». La majorité des touristes sont américains (36 % en 2007) et occupent le plus souvent les grands complexes touristiques du nord, la clientèle européenne préfère souvent la partie sud de l'île, et nombre d'entre eux regrettent cette américanisation de l'île. Sainte-Lucie vise plutôt un tourisme haut de gamme, on y trouve de nombreux hôtels de luxe.
Le réseau routier est de très bonne qualité dans le nord, mais plus aléatoire dans le sud, il est régulièrement endommagé pendant la période des cyclones.
Sainte-Lucie dispose de deux aéroports, le plus ancien situé en pleine ville de Castries est désormais réservé aux vols inter-îles des Caraïbes, le nouvel aéroport construit à l'extrême sud de l'île à partir des années 1990 répond aux normes intercontinentales et permet d'accueillir les gros porteurs venus d'Amérique du Nord (principalement les États-Unis) et d'Europe (principalement le Royaume-Uni) ; cet aéroport a repris une partie des infrastructures d'une ancienne base de l'United States Air Force, la route qui relie la ville de Vieux Fort à l'aéroport est d'ailleurs un ancientaxiway de cette base. Depuis la France, on peut rejoindre Sainte-Lucie à l'aéroport de Castries via Fort-de-France en Martinique.
La seconde source de revenu de l'île provient de l'agriculture. Dans les années 1960, la banane représentait 80 % des revenus de l'île ; dans les années 1990, le gouvernement a décidé de diversifier la production en favorisant la culture de mangues et d'avocats. Viennent ensuite l'artisanat et les petites entreprises. Sainte-Lucie a également créé un important site de stockage et de transit de produits pétroliers qui occupe une bonne place dans l'économie de l'île.
Le gouvernement pratique une politique, notamment fiscale, qui vise à attirer les investissements étrangers, lesquels sont rassurés par la stabilité politique de l'île. Ainsi, notamment, il existe plusieurs projets de développement touristique dans le sud, par la construction de grands complexes hôteliers. Ces projets sont loin de faire l'unanimité sur place, en raison du caractère relativement protégé de cette partie du pays.
Lors du recensement officiel de 2010, Sainte-Lucie comptait 165 595 habitants (50,36 % de représentantes de la gent féminine)[18]. 81 % de la population est d'origine africaine, 11,9 % d'origine mixte, 2,4 % d'origine caribéenne ou indienne ainsi qu'une petite minorité d'origine européenne.
L'émigration de Sainte-Lucie est principalement dirigée vers les pays anglophones. AuRoyaume-Uni, près de 10 000 citoyensbritanniques sont nés à Sainte-Lucie et plus de 30 000 sont originaires de cette île. AuxÉtats-Unis résident près de 14 000 personnes originaires de Sainte-Lucie.
Au long de son histoire, l'île fut française à plusieurs reprises, d'où le riche héritage de sa propre culture créole teinte d'influences françaises et la langue créole à base lexicale française parlée par la plupart des insulaires.
2011 : Hommes d’argent : travailleurs antillais au canal de Panama (La Barbade, Jamaïque, Panama, Sainte-Lucie, Royaume-Uni, États-Unis d'Amérique)[24].
Sainte-Lucie, qui fut l'enjeu d'une lutte acharnée entre Anglais et Français (notamment pour ses sources d'eau douce, rares dans les Caraïbes), est officiellement surnommée l'« Hélène de l'ouest » (the Helen of the West), ou « Hélène des Antilles » (« Helen of the West Indies »)[25], par analogie avecHélène de Troie (l'Hélène de l'Est), qui fut dans l'Antiquité l'enjeu d'une lutte acharnée entre les différents princes grecs et troyens[26]. Ce surnom, reconnu officiellement, est présent dans le second couplet de l'hymne national lucien,Sons and Daughters of Saint Lucia :
Gone the times when nations battled for this 'Helen of the West'...
soit en traduction libre : « Terminés les temps où les nations bataillaient/ pour cette 'Hélène de l'Ouest'... ».
Labière nationale est la Piton, une bière blonde. Sur l’étiquette, on voit les deux pitons, emblèmes de l’île. Durhum est également distillé sur l'île[27].