| Sainte-Enimie | |||||
Sainte-Enimie,au cœur desgorges du Tarn. | |||||
Blason. | |||||
| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Occitanie | ||||
| Département | Lozère | ||||
| Arrondissement | Florac | ||||
| Statut | Commune déléguée | ||||
| Maire délégué Mandat | Jaclyn Malaval 2020-2026 | ||||
| Code postal | 48210 | ||||
| Code commune | 48146 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Santrimiol | ||||
| Population | 529 hab.(2014 | ||||
| Densité | 6,1 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 44° 22′ 03″ nord, 3° 24′ 43″ est | ||||
| Altitude | 480 m Min. 444 m Max. 1 096 m | ||||
| Superficie | 87,34 km2 | ||||
| Élections | |||||
| Départementales | Florac Trois Rivières[Note 1] | ||||
| Historique | |||||
| Fusion | |||||
| Intégrée à | Gorges du Tarn Causses | ||||
| Localisation | |||||
Géolocalisation sur la carte :France Géolocalisation sur la carte :France Géolocalisation sur la carte :Lozère Géolocalisation sur la carte :région Occitanie | |||||
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Sainte-Enimie est uneanciennecommune française située dans ledépartement de laLozère, en régionOccitanie. Elle est intégrée en 2017 à lacommune nouvelle deGorges du Tarn Causses.
Située dans lesgorges du Tarn, le village de Sainte-Enimie est adhérent à l'association desplus beaux villages de France.
La commune de Sainte-Enimie est située dans le grand site classé desgorges du Tarn, de la Jonte et des Causses, dans le sud-ouest duGévaudan. Ce village a été classé le dix-huitièmeVillage préféré des Français en 2014 parmi les 21 autres villages présents dans la compétition.

Le village est disposé sur le flanc ducausse de Sauveterre, que la commune englobe en grande partie. Les communes voisines sont : au nordChanac etBalsièges ainsi qu'une partie duValdonnez (Saint-Bauzile), à l'est sur les gorges du Tarn (Ispagnac,Quézac etMontbrun), au sud de l'autre côté du TarnHures-la-Parade et à l'ouestMas-Saint-Chély etLaval-du-Tarn.
Entre le causse Sauveterre au nord et le causse Méjean au sud, deux plateaux d'altitude moyenne supérieure à 1 000 m, le Tarn s'écoule dans de grandioses gorges. Ses rives sont couvertes par la forêt domaniale des gorges du Tarn.
| Chanac | Balsièges | Saint-Bauzile |
| Laval-du-Tarn | Ispagnac, Quézac (Gorges du Tarn Causses) | |
| La Malène | Mas-Saint-Chély | Montbrun (Gorges du Tarn Causses) |
L'ancienne commune de Sainte-Enimie regroupait plusieurs autres villages, dont l'histoire est assez proche de celle de Sainte-Enimie. Ceux de ces villages qui se trouvent dans lesgorges du Tarn ont souvent la particularité de posséder un château encore visible (bien que souvent en ruines). Alors que les autres, sur lecausse de Sauveterre, ont la particularité d'avoir gardé leurs fonctions de fermes, principalementovines.

Le village de Castelbouc est unvillage troglodytique sur la rive gauche duTarn. Au sommet du piton rocheux sur lequel sont attachées les maisons, on retrouve les ruines duchâteau médiéval de Castelbouc, détruit en1592 sur ordre des États duGévaudan, afin qu'il ne puisse pas servir de refuge aux Protestants durant lesguerres de religion.
Une légende est liée au château. Du temps desCroisades, tous les hommes seraient partis guerroyer, sauf le seigneur de Castelbouc. La légende raconte qu'il aurait dû contenter toutes les femmes du village, en manque d'homme, et qu'il en serait mort d'épuisement. Le soir venu, son fantôme en forme de bouc aurait survolé le château, donnant son nom au lieu.
Une grotte de Castelbouc renferme deux espèces de mollusques endémiques :Bythinella bouloti etBythinella galerae.
Le plafond d'une autre grotte, 500 m en dessous ducausse Méjean, conserve les empreintes de pieds de troisdinosaures, sans doute desTitanosauriformes, datées duBathonien (168–166 Ma). Les empreintes, qui atteignent 1,25 m de diamètre, sont en relief : les dinosaures, sans doute hauts d'au moins 2,5 m à la hanche, ont dû laisser leurs empreintes[2] (en creux) sur uneplageargileuse, qui a ensuite été recouverte par des dépôts carbonatés. Par la suite ces dépôts ont formé unestratecalcaire très résistante, tandis qu'après lasurrection alpine leseaux souterraines ont emporté les argiles par-dessous[3],[4].
Livre: "Castelbouc1507-1920 les Gorges du Tarn en Mémoires"Claude-Jean Dufour.2021 Ed. L'Harmattan.
(ISBN 9782343210469)
Le hameau de Champerboux se situe sur le causse de Sauveterre.
Lazone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique « Pelouses de la Plone » s'étend sur 248 hectares au nord du hameau. Elle vise notamment à inventorier les populations d'Apollon, une espèce de papillon souffrant de la disparition des zones de pelouses[5].
Une course pédestre annuelle, le « Trail des mouflons », est organisée depuis 2005 par une association locale. En 2013, le parcours faisait 14 km[6].

Le village de Hauterives est le plus distant de Sainte-Enimie (10 km en aval du Tarn). Il est situé sur la rive gauche du Tarn, et on ne peut l'atteindre depuis l'autre rive qu'en traversant la rivière en barque. Le village est surmonté d'un château, utilisé dès leXIe siècle pour surveiller le passage dans les gorges.

Le domaine départemental de Boissets est un ancien hameau caussenard situé sur lecausse de Sauveterre, aujourd'hui inhabité et ayant cessé son activité agricole[7].
C'est actuellement un site culturel, Haut lieu de l'agropastoralisme en Lozère et centre d'interprétation de la vie caussenarde. C'est à proximité qu'ont été tournés les filmsLe Frère du guerrier etMichael Kohlhass.
Le village de Pougnadoires présente lui aussi la particularité d'être troglodyte.
Le nomSaint-Chély provient d'unemécoupure de l'occitanSanch Eler, à savoirSaint Hilaire[8]. En effet, le nom se prononce localement Sanch Ili, ce qui a donné Saint-Chély. L'évêque Gabale avait donc probablement des liens avec ce village.
Ce village se situe sur la rive gauche du Tarn et est relié à la rive droite par un pont construit au début du XXe siècle. Saint-Chély du Tarn possède un patrimoine riche, à savoir uneéglise romane et laChapelle de Cénaret (semi-troglodytique), datant toutes deux duXIIe siècle[9].
Saint-Chély-du-Tarn faisait partie d'uneancienne commune portant ce même nom. Cette commune a été déplacée et rebaptisée en1972, devenant la commune deMas-Saint-Chély.
Du fait de ce déplacement de territoire communal en1972, le village deSaint-Chély-du-Tarn s'est trouvé situé dans la commune deSainte-Enimie qui elle-même a été intégrée en 2017 à lacommune nouvelle deGorges du Tarn Causses.
Le Tarn traverse la commune, un kilomètre environ en amont de Castelbouc, arrose Prades, Sainte-Enimie, Saint-Chély-du-Tarn, et quitte la commune à la sortie du cirque de Pougnadoires.
Au cours de sa traversée, il reçoit les eaux de plusieurs petits cours d'eau.
Le climat de la localité est d'après laclassification de Köppen de type Cfb (océanique à été tempéré). Cependant d'après laclassification de Gaussen, le climat serait marginalement supra-méditerranéen avec un mois presque sec (P < 2T). En juillet, lesprécipitations sont de 41 mm alors que la température moyenne est de20 °C. Les précipitations annuelles sont de 689 mm tandis que la température moyenne annuelle est11,7 °C[10].
La commune est accessible par lesroutes départementales 907bis, 986, 998. Par ailleurs, elle est traversée par lesentier de grande randonnée (GR 60) qui constitue localement un tronçon duchemin de Saint-Guilhem-le-Désert.
La commune tire son nom d'Énimie, princessemérovingienne etsainte duVIIe siècle dont la légende prit place dans les environs ; cependant, la graphie retenue pour le nom officiel de la commune ne comporte pas d'accent sur le « E ».
Le causse de Sauveterre porte les traces d'une habitation très ancienne, avec une forte concentration dedolmens, aux limites entre la commune de Sainte-Enimie et de celle de Chanac.
C'est vers la fin de l'époque gallo-romaine que la cité du bord duTarn prend son nom de Burlatis.
Lehaut Moyen Âge est marqué par la légende d'Énimie, la princesse atteinte de la lèpre. Fille deClotaire II, sœur deDagobertIer[11], ayant donc vécu auVIIe siècle. Énimie aurait guéri de lalèpre dont elle était atteinte, grâce aux eaux de la source de la Burle. Nommée abbesse, elle aurait fondé unmonastère, autour duquel le village s'est développé.
La petite bourgade médiévale de Sainte-Enimie se développe autour du monastèrebénédictin fondé en951 par Étienne I,évêque de Mende. L'implantation d’une communauté de moines bénédictins marque une période de prospérité économique pour ce haut lieu spirituel.L'édification du nouveau monastère se termine auXIe siècle. Des recherches historiques authentifient alors l'histoire de la bienheureuse Énimie et un culte lui est consacré. En1060, un moine aurait retrouvé le tombeau d'Énimie.
AuXIIIe siècle, leprieur du village commande autroubadourBertran de Massilha, la réécriture d'un poème latin relatant la vie d’Énimie. Ce poème, qui vante les mérites de la sainte, est déclamé dans toute la région. De nouveau, les pèlerins affluent.
Par le biais de dotations, les biens du monastère s'accroissent. Les habitants des gorges travaillent les versants défrichés des causses deSauveterre etMéjean. Ils édifient desterrasses inclinées (les faïsses), plantent des vignes, des amandiers, des arbres fruitiers. Lescausses, traditionnellement voués à l'élevage ovin, procurent le lait et ses dérivés ainsi que la laine (tissée dans la vallée). Des échanges transversaux entre les gorges et les causses permettent la survie de tous.
La situation de la bourgade sur des voies de communication ancestrales (draille d'Aubrac, rivière,Camin Romieu ou Camin Ferrat) constitue un atout majeur pour la circulation des pèlerins et des marchandises. L'édification d'un pont vers leXIIIe siècle facilite lestranshumances et le transport des marchandises.
À laRévolution française, le pouvoir de l'Église décline, les moines quittent le village, ce qui entraîne inexorablement la ruine du monastère de Sainte-Enimie.
En1793, pendant laConvention, le village est renommé, comme beaucoup en ce temps-là, et prend le nom dePuy-Roc[12]. Cependant les habitants sont très attachés à leur princesse, et ne tardent pas à lui redonner l'hommage, en rebaptisant le village[13].
AuXXe siècle, lamécanisation et lephylloxéra font disparaître progressivement les vignobles en terrasses.
En1905, l'ouverture de l’actuelle route desgorges du Tarn induit un désenclavement partiel de la région.
Les conflits du début duXXe siècle et l'industrialisation vident le pays de la population active. Après la dévaluation de la laine, les Caussenards restructurent l'élevage ovin, au profit des races à lait et à viande.
Dans lesannées cinquante, Sainte-Enimie et les gorges s'orientent vers une nouvelle ère économique fondée sur le tourisme. L'autorouteA75, qui relie les villes deClermont-Ferrand àMontpellier, désenclave aujourd'hui la région dans sa totalité.
Au début des années 2000, 250 personnes habitent le village même de Sainte-Enimie à l’année. La commune, quant à elle, compte 500 habitants : elle comprend 25 hameaux et villages (Sauveterre, Champerboux, Saint-Chély-du-Tarn, Pougnadoires, etc.).
| Période | Identité | Étiquette | Qualité | |
|---|---|---|---|---|
| avant 1995 | ? | Michel Galibert | DVD | |
| 2001 | 2008 | Maurice Pagès | ||
| 2008 | 2014 | François Gaudry | DVG-FG | Conseiller général (2010-2015) |
| 2014 | décembre 2016 | Alain Chmiel | ||
| Période | Identité | Étiquette | Qualité | |
|---|---|---|---|---|
| 2017 | 2020 | Alain Chmiel | ||
| 2020 | en cours | Jaclyn Malaval | ||
L'ancienne commune est adhérente de l'associationLes Plus Beaux Villages de France[14].
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers lesrecensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du, lespopulations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[15]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[16],[Note 2].
En 2014, la commune comptait 529 habitants, en évolution de +0,76 % par rapport à 2009 (Lozère : −1,04 %,France horsMayotte : +2,49 %).
| 1793 | 1800 | 1806 | 1821 | 1831 | 1836 | 1841 | 1846 | 1851 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 130 | 1 160 | 1 142 | 1 153 | 1 219 | 1 182 | 1 194 | 1 253 | 1 230 |
| 1856 | 1861 | 1866 | 1872 | 1876 | 1881 | 1886 | 1891 | 1896 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 189 | 1 151 | 1 118 | 1 039 | 1 063 | 1 030 | 1 032 | 1 072 | 1 044 |
| 1901 | 1906 | 1911 | 1921 | 1926 | 1931 | 1936 | 1946 | 1954 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 002 | 921 | 864 | 644 | 624 | 623 | 611 | 554 | 514 |
| 1962 | 1968 | 1975 | 1982 | 1990 | 1999 | 2005 | 2010 | 2014 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 512 | 436 | 564 | 491 | 473 | 509 | 512 | 527 | 529 |


Sainte-Enimie fait partie d'un territoire offrant un patrimoine environnemental remarquable, avec des paysages particuliers et des villages d'architecture typique. Outre sa présence parmi les « plus beaux villages de France », Sainte-Enimie se situe en effet :
La commune est par ailleurs adhérente du Parc national des Cévennes depuis la création par décret du 2 septembre 1970[21].
La commune recense sept espaces naturels terrestres de grand intérêt, classés enZone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (1re génération) :
Leblasonnement de Sainte-Enimie est :d'azur à l'écusson d'or chargé de six tourteaux de gueules en orle, accompagné de trois fleurs de lys aussi d'or, au chef bastillé de cinq pièces cousu de gueules chargé d'une couronne à l'antique d'or, accostée de deux lys de jardin d'argent, tigés et feuillés d'or, mouvant du trait du chef. |
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