Saint-Pierre-Port (enguernesiais :St Pierre Port) est la capitale de l'île etbailliage de Guernesey dans lesÎles Anglo-Normandes, ainsi que sonport principal. C’est à la fois uneville et uneparoisse (au sens administratif local), dont le nom apparaît le plus souvent sous la formeanglicisée :St Peter Port. La langue parlée majoritairement est l'anglais.
Panneau bilingue guernesiais-anglais de « Bienvenue à Saint-Pierre-Port ».
Saint-Pierre-Port se trouve sur la côte est deGuernesey. Elle est entourée par les paroisses circonvoisines deSaint-Samson au nord,Le Valle au nord-ouest,Saint-André-de-la-Pommeraye à l’ouest etSaint-Martin-de-la-Bellouse au sud. Administrativement paroisse, Saint-Pierre-Port est également une petite ville bâtie sur la pente escarpée de la côte ouest de l’île. Plusieurs de ses rues longent cette côte parallèlement où se dirigent vers le vieux port et l’église Saint-Pierre.
Il s'agit d'une formation toponymique médiévale qui signifie « port de Saint-Pierre ».
Contrairement à une croyance locale, la formeSaint-Pierre-Port, plutôt quePort-Saint-Pierre n'est pas liée à une influence anglaise moderne mais reflète l'ordre des motsdéterminant + appellatif caractéristique des toponymes anciens de la plupart des pays de Normandie et qui est d'origine germanique et anglo-scandinave[2]. C'est la raison pour laquelleSaint-Pierre-Port a pourhomonymeSaint Pierre Port (Normandie,Sancti Petri Portus vers 1240,Saint Pierre port en 1319,Saint Pierreport en 1412,Saint Pierre Port en 1431[3]), altérée à la finXVe siècle enSaint-Pierre-en-Port.
Ce type de composé toponymique en-port se rencontre encore dans Vatteport (Eure,Vatteville,Vateport 1616) et Quenneport (Seine-Maritime,Val-de-la-Haye,Quenzico porta 872-875,Cheineport 1203). La forme anglaiseSaint Peter Port est une traduction de la forme initiale.
En 1048, le duc de NormandieGuillaume donne l'église (Sancti Petri de Portis Maris) à l'abbaye de Marmoutier de Tours. De cet édificeroman, bâti près d'un moulin, il ne subsiste rien ; l'église actuelle a été achevé en 1469 avec la fin des travaux sur le grandtransept sud[1] et sera restaurée en 1822 puis en 1886. Relevant de l'évêché de Coutances, elle sera rattachée, en 1886, à celui d'Exeter[4] ;
Hauteville House, maison oùVictor Hugo vécut en exil de 1856 à 1870. Il acheta cette maison afin de ne pas être expulsé : la loi interdisant d’expulser les personnes ayant des propriétés dans l’île. Construite vers 1800, la maison Hauteville fut aménagée avec goût par l’écrivain et se visite. Il y est revenu pendant l’été 1878. En, année de la célébration du centenaire duromantisme, la maison fait l’objet d’une donation en faveur de laville de Paris par les descendants du poète, Jeanne, Jean, Marguerite et François.
L'aubergeAlbion House à côté de l'église paroissiale est lepub le plus rapproché d'une église dans les îles britanniques.
Les « barrières de la ville », pierres en granit au nombre de six et placées aux limites de la paroisse sur les rues principales en 1700 : on y trouve l'inscription suivante : « [Barrieres] / de la / ville / Nicolas Careye / James Careye / cones / tables / 1700 ».
Labibliothèque Priaulx, située au cœur des jardins de Candie, renferme un grand nombre d'ouvrages sur l'histoire de Guernesey et ses habitants, dans un décor victorien formé de boiseries et plafond à solives armoriées aux armes des familles guernesiaises. Dans le salon principal (salle de lecture) trône le portrait du fondateur, au-dessus de la cheminée.
La Grande Rue (High Street) dans laquelle se dressent encore cinq maisons enencorbellement ainsi que des maisons étroites avecpignons sur rues, qui témoignent de l'aspect la petite cité portuaire auxXVe et XVIe siècles[4]. L'une d'elles, située à l'angle avec la rue Berthelot[note 1], arbore unmur gouttereau en pierre avec unlarmier en escalier épousant la pente de la rue et unblason sculpté à son extrémité, et sur lepignon de façade enbois une inscription sur lasablière portant la date de son édification le[5].
La rue Pollet (The Pollet) dans le vieux quartier rappelant la présence d'un port de marins scandinaves il y a onze siècles[1],[note 2]
Il est important de signaler que tous les commerces ferment en même temps que les banques, soit à17 h 30. Seuls une dizaine de restaurants restent ouverts jusqu'à 22 heures. Il n'y a guère d'habitants réels dans la ville, ainsi que le prouve l'absence de lumières aux étages supérieurs la nuit. En effet, la plupart des étages des bâtiments sont occupés par des bureaux.
La place de la Libération (panneau enguernesiais).