Pour les articles homonymes, voirSaint-Paul.
| Saint-Paul-la-Coste | |||||
Le Galeizon. | |||||
Blason | |||||
| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Occitanie | ||||
| Département | Gard | ||||
| Arrondissement | Alès | ||||
| Intercommunalité | Alès Agglomération | ||||
| Maire Mandat | Adrien Chapon 2020-2026 | ||||
| Code postal | 30480 | ||||
| Code commune | 30291 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Saint-Paulains | ||||
| Population municipale | 324 hab.(2023 | ||||
| Densité | 17 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 44° 09′ 02″ nord, 3° 58′ 13″ est | ||||
| Altitude | Min. 168 m Max. 680 m | ||||
| Superficie | 18,95 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat très dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Alès (commune de la couronne) | ||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton de La Grand-Combe | ||||
| Législatives | Cinquième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
Géolocalisation sur la carte :France Géolocalisation sur la carte :France Géolocalisation sur la carte :Gard Géolocalisation sur la carte :région Occitanie | |||||
| Liens | |||||
| Site web | http://www.saint-paul-la-coste.eu | ||||
| modifier | |||||
Saint-Paul-la-Coste est unecommune française située dans le nord dudépartement duGard, enrégionOccitanie.
Exposée à un climat méditerranéen, elle est drainée par leGaleizon, l'Alzon, laSalindre et par divers autres petits cours d'eau. Incluse dans lesCévennes, la commune possède un patrimoine naturel remarquable : deuxsites Natura 2000 (la « vallée du Gardon de Mialet » et la « vallée du Galeizon ») et quatrezones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique.
Saint-Paul-la-Coste est une commune rurale qui compte 324 habitants en 2023, après avoir connu un pic de population de 877 habitants en 1851. Elle fait partie de l'aire d'attraction d'Alès. Ses habitantssont appelés les Saint-Paulains ou Saint-Paulaines.
Seshabitants sont lesSaint-Paulains.
La commune est située dans le nord-ouest du département duGard. Elle est limitrophe de laLozère.
Les communes limitrophes sontCendras,Mialet,Saint-Jean-du-Pin,Saint-Martin-de-Boubaux,Saint-Sébastien-d'Aigrefeuille etSoustelle.
| Saint-Martin-de-Boubaux (Lozère) | Soustelle | |
| Cendras | ||
| Mialet | Saint-Sébastien-d'Aigrefeuille | Saint-Jean-du-Pin |

Adossée aux contreforts desCévennes, la commune se trouve dans la zone périphérique du parc national des Cévennes et se singularise par safoire à lachâtaigne, sescours d'eau et le pittoresque village de Mandajors.
Commune rurale, jadis agricole, Saint-Paul-la-Coste est située à 300 mètres d'altitude, arrosée par le Galeizon et son affluent la Salindre. Recouverte de chênes verts dans sa partie calcaire, de châtaigniers et de pins dans le schiste.
Pour des articles plus généraux, voirClimat de l'Occitanie etClimat du Gard.
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de typeclimat méditerranéen franc, selon une étude duCentre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant lapériode 1971-2000[2]. En 2020, le climat prédominant est classé Csa, selon laclassification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud et sec[3]. Par ailleursMétéo-France publie en 2020 une nouvelle typologie desclimats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre leclimat de montagne et leclimat méditerranéen[4] et est dans la région climatique Provence, Languedoc-Roussillon, caractérisée par une pluviométrie faible en été, un très bon ensoleillement (2 600 h/an), un été chaud (21,5 °C), un air très sec en été, sec en toutes saisons, des vents forts (fréquence de 40 à 50 % de vents >5 m/s) et peu de brouillards[5]. Elle est en outre dans lazone H3 au titre de laréglementation environnementale 2020 des constructions neuves[6],[7].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de12,5 °C, avec uneamplitude thermique annuelle de16,6 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 339 mm, avec8,3 jours de précipitations en janvier et4,3 jours en juillet[2]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur lastation météorologique deMétéo-France la plus proche, sur la commune deGénérargues à8 km àvol d'oiseau[8], est de14,2 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 239,7 mm[9],[10]. La température maximale relevée sur cette station est de43,3 °C, atteinte le ; la température minimale est de−17 °C, atteinte le[Note 1].
Laprotection réglementaire est le mode d’intervention le plus fort pour préserver desespaces naturels remarquables et leurbiodiversité associée[11],[12].Dans ce cadre, la commune fait partie de l'aire d'adhésion duParc national des Cévennes[Note 2]. Ceparc national, créé en 1967, est un territoire demoyenne montagne formé de cinq entités géographiques : lemassif de l'Aigoual, lecausse Méjean avec lesgorges du Tarn et de laJonte, lemont Lozère, lesvallées cévenoles ainsi que le piémont cévenol[13].
La commune fait partie de la zone de transition desCévennes, un territoire d'une superficie de116 032 ha reconnuréserve de biosphère par l'UNESCO en 1985 pour la mosaïque de milieux naturels qui la composent et qui abritent une biodiversité exceptionnelle, avec 2 400 espèces animales, 2 300 espèces de plantes à fleurs et de fougères, auxquelles s’ajoutent d’innombrables mousses,lichens, champignons[14],[15].

Leréseau Natura 2000 est unréseau écologique européen de sites naturels d'intérêt écologique élaboré à partir desdirectiveshabitats etoiseaux, constitué dezones spéciales de conservation (ZSC) et dezones de protection spéciale (ZPS)[Note 3].Deux sites Natura 2000 ont été définis sur la commune au titre de la directive habitats[17] :
L’inventaire deszones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire.Trois ZNIEFF detype 1[Note 4] sont recensées sur la commune[20] :
et une ZNIEFF detype 2[Note 5],[20] : les « Hautes vallées des Gardons » (73 898 ha), couvrant 48 communes dont 27 dans leGard et 21 dans laLozère[24].
Au, Saint-Paul-la-Coste est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[I 1].Elle est située hors unité urbaine[I 2]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Alès, dont elle est une commune de la couronne[Note 6],[I 2]. Cette aire, qui regroupe 64 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[I 3],[I 4].
Le territoire de la commune de Saint-Paul-la-Coste est vulnérable à différentsaléas naturels :météorologiques (tempête,orage,neige, grand froid,canicule ousécheresse),inondations,feux de forêts, mouvements de terrains etséisme (sismicité faible)[25]. Un site publié par leBRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[26].
Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par lerisque d’inondation par débordement de cours d'eau et par une crue torrentielle ou à montée rapide de cours d'eau, notamment leGaleizon, laSalindre et l'Alzon. La commune a été reconnue enétat de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations etcoulées de boue survenues en 1982, 1995, 1998, 2002, 2008 et 2014[27],[25].

La commune est vulnérable au risque de mouvements de terrains constitué principalement du retrait-gonflement des sols argileux[28]. Cet aléa est susceptible d'engendrer desdommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes desécheresse et de pluie. 23,9 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (67,5 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 234 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 137 sont en aléa moyen ou fort, soit 59 %, à comparer aux 90 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national auretrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site duBRGM[29],[Carte 1].
Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national descavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune[30].
De magnifiques mas, fermes et hameaux rappellent la place que la commune occupait tant dans l'industrie (vers à soie, minerais) que dans l'agriculture. Commune au passé peu commun, elle fut habitée dès la fin dunéolithique. De nombreuses sépultures, ossements, gravures témoignent de la présence de l'homme dans la vallée. Bien plus tard, elle sera au cœur de la Guerre des religions qui opposèrent, auXVIIIe siècle, Protestants et Catholiques. La guerre religieuse qui éclata en 1702 avec l'assassinat de l'Abbé du Chaïla au Pont de Monvert (Lozère) plongea la commune dans une douloureuse période de conflit. En effet, elle était considérée comme un foyer de rébellion mais également une commune d'où l'un des premiers chefs camisards, le dénomméGédéon Laporte était natif, qui avait participé à l'assassinat de l'Abbé du Chaïla.
Au cours de laRévolution française, la commune porte provisoirement le nom deLa Coste-la-Montagne[31].
| Période | Identité | Étiquette | Qualité | |
|---|---|---|---|---|
| 1888 | 1904 | Victor Laval | ||
| 1904 | 1906 | Elie Plantier | ||
| 1906 | 1912 | Victor Laval | ||
| 1912 | 1919 | Justin Peladan | ||
| 1919 | 1925 | Jules Fontane | ||
| 1925 | 1929 | Numa Peladan | ||
| 1929 | 1934 | Victor Laval | ||
| 1934 | 1939 | Justin Robert | ||
| 1943 | 1944 | Victor Laval | Président de la délégation spéciale | |
| 1944 | 1947 | Robert Gaston | Président du comité local de libération Maire en 1945 | |
| 1947 | 1955 | Henri Vieljus | ||
| 1955 | 1961 | Marcel Plantier | ||
| 1961 | 1965 | Henri Vieljus | ||
| 1965 | 1977 | André Laporte | SE | |
| 1977 | 2001 | Daniel Layris | SE | |
| 2001 | 2008 | Joseph Rochelemagne | SE | |
| 2008 | 2020 | Claude Chapon | DVD | |
| 2020 | en cours | Adrien Chapon | SE | |
| Les données manquantes sont à compléter. | ||||
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers lesrecensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[32]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[33].
En 2023, la commune comptait 324 habitants[Note 7], en évolution de +13,68 % par rapport à 2017 (Gard : +3,6 %,France horsMayotte : +2,36 %).
| 1793 | 1800 | 1806 | 1821 | 1831 | 1836 | 1841 | 1846 | 1851 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 820 | 640 | 718 | 725 | 795 | 796 | 813 | 828 | 877 |
| 1856 | 1861 | 1866 | 1872 | 1876 | 1881 | 1886 | 1891 | 1896 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 868 | 801 | 792 | 742 | 709 | 652 | 646 | 662 | 612 |
| 1901 | 1906 | 1911 | 1921 | 1926 | 1931 | 1936 | 1946 | 1954 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 621 | 612 | 586 | 488 | 434 | 383 | 344 | 310 | 281 |
| 1962 | 1968 | 1975 | 1982 | 1990 | 1999 | 2006 | 2011 | 2016 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 234 | 184 | 194 | 172 | 193 | 220 | 264 | 298 | 283 |
| 2021 | 2023 | - | - | - | - | - | - | - |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 315 | 324 | - | - | - | - | - | - | - |

En 2018 (donnéesInsee publiées en), la commune compte 131 ménages fiscaux[Note 8], regroupant 300 personnes. Lamédiane durevenu disponible parunité de consommation est de 19 380 €[I 5] (20 020 € dans le département[I 6]).
| 2008 | 2013 | 2018 | |
|---|---|---|---|
| Commune[I 7] | 8 % | 7,2 % | 9,6 % |
| Département[I 8] | 10,6 % | 12 % | 12 % |
| France entière[I 9] | 8,3 % | 10 % | 10 % |
En 2018, la population âgée de 15 à 64 ans s'élève à 160 personnes, parmi lesquelles on compte 72,6 % d'actifs (63,1 % ayant un emploi et 9,6 % de chômeurs) et 27,4 % d'inactifs[Note 9],[I 7]. Depuis 2008, letaux de chômage communal (au sens du recensement) des15-64 ans est inférieur à celui de la France et du département.
La commune fait partie de la couronne de l'aire d'attraction d'Alès, du fait qu'au moins 15 % des actifs travaillent dans le pôle[Carte 2],[I 10]. Elle compte 33 emplois en 2018, contre 40 en 2013 et 39 en 2008. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune est de 103, soit unindicateur de concentration d'emploi de 31,8 % et un taux d'activité parmi les 15 ans ou plus de 49,8 %[I 11].
Sur ces 103 actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi, 27 travaillent dans la commune, soit 27 % des habitants[I 12]. Pour se rendre au travail, 88,1 % des habitants utilisent un véhicule personnel ou de fonction à quatre roues, 3 % lestransports en commun, 2 % s'y rendent en deux-roues, à vélo ou à pied et 6,9 % n'ont pas besoin de transport (travail au domicile)[I 13].
30 établissements[Note 10] sont implantés à Saint-Paul-la-Coste au. Le tableau ci-dessous en détaille le nombre par secteur d'activité et compare les ratios avec ceux du département[Note 11],[I 14].Le secteur de la construction est prépondérant sur la commune puisqu'il représente 46,7 % du nombre total d'établissements de la commune (14 sur les 30 entreprises implantées à Saint-Paul-la-Coste), contre 15,5 % au niveau départemental[I 15].
| 1988 | 2000 | 2010 | 2020 | |
|---|---|---|---|---|
| Exploitations | 7 | 4 | 6 | 5 |
| SAU[Note 12] (ha) | 85 | 169 | 46 | 106 |
La commune est dans lesCévennes, unepetite région agricole occupant l'ouest du département du Gard[35]. En 2020, l'orientation technico-économique de l'agriculture[Note 13] sur la commune est l'élevage d'équidés et/ou d' autres herbivores[Carte 3]. Cinqexploitations agricoles ayant leur siège dans la commune sont dénombrées lors du recensement agricole de 2020[Note 14] (sept en 1988). Lasuperficie agricole utilisée est de106 ha[37],[Carte 4],[Carte 5].

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