Elle fait partie duparc naturel régional des Caps et Marais d'Opale, dont elle est la commune la plus peuplée. L'agriculture et la nature occupent une place importante sur le territoire avec le premiermarais maraîcher deFrance, à l'hydrographie complexe, et des étangs classés enréserve naturelle nationale. Si la commune offre de nombreux commerces, loisirs et services, elle est fortement dépendante d'Arques et notamment de sa cristallerieArc, deuxième employeur privé régional. C'est également une ville au passé riche, ayant laissé de nombreux vestiges. Son patrimoine et sa proximité avec l'Angleterre, laBelgique et lesPays-Bas participent au tourisme local.
Le mont Sithieu, à21 mètres d'altitude, constitue le point le plus haut de la ville. À son pied s'est formée l'agglomération autour de l'abbaye Saint-Bertin, et son sommet accueille lacathédrale Notre-Dame. Le fleuveAa traverse la ville-basse du sud vers le nord, et sépare l'ancienne ville fortifiée de ses faubourgs situés au nord-est : le Haut-Pont à l'ouest et Lysel à l'est. Ces deux faubourgs ont longtemps parléflamand occidental, tandis que le reste de la ville sur la rive occidentale de l'Aa parlaitpicard. À l'ouest des boulevardsPierre-Guillain etCharles-de-Gaulle (tracé des anciens remparts Vauban) se trouvent plusieurs grands ensembles rénovés à la fin desannées 2000.
l’Artois flamand au sud-ouest de la commune, de formation ancienne (-130 à -65 millions d’années), séparé de la Flandre intérieure par l'Aa ;
leMarais audomarois, cuvette de4 000 hectares, qui correspond au cours de l’Aa, limité au sud par l'agglomération de Saint-Omer, et au nord par le goulet formé àWatten par la « montagne » de Watten et la colline d’Éperlecques ;
la Flandre intérieure ouHoutland à l'est de la ville (-65 à -2 millions d’années), région de collines (lesmonts des Flandres) ou buttes témoins, vestiges d’un plateau qui a été raviné par la fonte successive des glaces (-2,4 millions d’années à 10000 av. J.-C.).
L'argile locale, plus claire, donne à la ville des rues caractéristiques aux façades de briques claires, bien que des façades rouge foncé existent également.
Le territoire de la commune est situé dans lebassin Artois-Picardie[1]. L’Aa canalisé traverse la commune du sud-ouest vers le nord-est, en direction deGravelines pour se jeter dans lamer du Nord[2]. Les premiers travaux de canalisation se terminèrent vers1165 avec lecomte de FlandreBaudoin VII. Ainsi la rivière est devenue navigable depuis Saint-Omer jusqu'à la mer.Gravelines constituait auMoyen Âge l'avant-port de la cité audomaroise. Cependant, les eaux suivent des ramifications complexes du fait de la faible altitude de la commune, située au même niveau que la mer, qui rend difficile l'écoulement naturel des eaux vers les fleuves sur des sols qui sont dès lors largement couverts de marais, parcourus de nombreux canaux construits et entretenus par l'homme, avec de nombreux ouvrages hydrauliques prévenant leur inondation par une régulation du cours de l'Aa selon le régime des marées en Mer du Nord. On distingue au sud l'Aa Haute Meldyck puis au nord le canal du Haut Pont, et à l'est lecanal de Neufossé (déviation de Saint-Omer). Entre ces canaux principaux, de nombreux petits canaux et watergangs (localement appelés aussiwatringues) drainent les sols.
Le nord de la commune est d'ailleurs dominé par les parcelles de marais maraîcher.
De nombreux ouvrages hydrauliques sont menacés d'inefficacité et d'obsolescence du fait du manque d'entretien (et du coût de plus en plus élevé pour les propriétaires de parcelles et leurs syndicats) et de l'élévation progressive du niveau de la mer, et les marais pourraient à l'avenir s'étendre sur de nouvelles terres par inondation quasi permanente (et devront alors être évacués et désartificialisés) ou devront être protégés par la construction et l'entretien de digues pour protéger les zones habitées, les zones de culture encore exploitables (pour éviter leur salinisation par les surcotes marines) et la route de Saint-Momelin (D 928) qui longe les canaux de Neufossé et de l'Aa (qui évacuent tant bien que mal le trop-plein des marais alors que stagnent les débits en eau douce apportée par le bassin versant et que s'accroissent la fréquence et l'importance des surcotes marines).
leparc naturel régional des Caps et Marais d'Opale, d'une superficie de132 499 hectares réparties sur154 communes, géré par le syndicat mixte d'aménagement et de gestion du parc naturel régional des caps et marais d'Opale[13] ;
L’inventaire deszones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire.
Le territoire communal comprend trois ZNIEFF detype 1[Note 3] :
lemarais de Serques à Saint-Martin-au-Laërt, d’une superficie de555 hectares et d'une altitude variant de2 à 6mètres. Cette ZNIEFF, site touristique, située à l'ouest dumarais audomarois, présente des terres entourées d'un important réseau dewatergangs[21] ;
l'Étang et le marais du Romelaëre, d’une superficie de173 hectares et d'une altitude variant de2 à 3mètres. Cette ZNIEFF, qui appartient au marais audomarois, est caractérisé par la présence detourbe alcaline en surface, témoin de l'activité passée d'extraction de tourbe[22] ;
lesprairies humides de Clairmarais et du Bagard, d’une superficie de661 hectares et d'une altitude variant de2 à 8mètres. Cette ZNIEFF, située dans la partie est du marais audomarois, est bordée au sud par la forêt deClairmarais, au nord par le début des collines deFlandre et son extrémité ouest constitue le prolongement sud de laréserve naturelle nationale des étangs du Romelaëre[23].
Et une ZNIEFF detype 2[Note 4] :le complexe écologique du marais audomarois et de ses versants. Cette ZNIEFF est un élément de la dépression préartésienne, drainé par l’Aa, le marais audomarois est un golfe de basses terres bordé à l’Ouest par la retombée crayeuse de l’Artois et à l’Est par les collines argileuses de la Flandre intérieure[24].
Leréseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d’intérêt écologique élaboré à partir des directives « habitats » et « oiseaux ». Ce réseau est constitué dezones spéciales de conservation (ZSC) et dezones de protection spéciale (ZPS). Dans les zones de ce réseau, lesÉtats membres s'engagent à maintenir dans un état de conservation favorable les types d'habitats et d'espèces concernés, par le biais de mesures réglementaires, administratives ou contractuelles[25].
Dans la commune, un site Natura 2000 de type B est défini ensite d'importance communautaire (SIC) : lesprairies, marais tourbeux, forêts et bois de la cuvette audomaroise et de ses versants, d’une superficie de563 hectares et d'une altitude variant de2 à 96mètres[26].
Et un site Natura 2000 de type A défini en zone de protection spéciale (ZPS) lemarais audomarois, d’une superficie de178 hectares et d'une altitude variant de2 à 3mètres[27].
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).Briques en terre cuite claires de Saint-Omer sur une façade.
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de labase de donnéeseuropéenne d’occupationbiophysique des solsCorine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (62,8 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (63,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (47,3 %), zones urbanisées (23 %), zones humides intérieures (10,5 %),terres arables (9,7 %), prairies (5,8 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (2,4 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (1,3 %)[28]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : lacarte de Cassini (XVIIIe siècle), lacarte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (depuis 1950)[Carte 1].
Le territoire communal est partagé entre le quart sud-ouest du territoire, qui correspond aux derniers reliefs de l'Artois (à environ 10 à20 mètres d'altitude), et une majorité de sols très bas (environ3 mètres), qui font partie dumarais audomarois. L'urbanisme, dominé par la cathédrale, se concentre dans la partie haute. Le mont Sithieu est le point culminant de la ville, à21 mètres. À l'ouest, les remparts créent un dénivelé au bas duquel se trouve un espace vert ; le sol y remonte jusqu'à la limite de Saint-Martin-au-Laërt. La ville-basse est occupée par des faubourgs, et le marais reste en grande majorité agricole, avec du maraîchage et de nombreuxwatringues qui drainent les sols.
En 2021, le nombre total delogements dans la commune était de 8 484, alors qu'il était de 8 313 en 2015 et de 7 981 en 2010[Insee 7], soit une progression du nombre total de logements de 6,3 % depuis 2010.
Parmi ces 8 484 logements, 84,5 % étaient desrésidences principales, (soit 7 170 logements), 1,8 % des résidences secondaires et 13,7 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 40,4 % d'entre eux desmaisons individuelles et pour 58,9 % desappartements[Insee 8].
Sur les 7 170 résidences principales, 33,3 % sont occupées par des propriétaires, 64,9 % par des locataires et 1,7 % par des personnes logées gratuitement[Insee 9].
Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Saint-Omer en 2021 en comparaison avec celle du Pas-de-Calais et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi la faible proportion desrésidences secondaires et logements occasionnels (1,8 %) par rapport au département (6,5 %) et à la France entière (9,7 %) ainsi que d'une proportion de logements vacants (13,7 %) supérieure à celle du département (7,3 %) et de la France entière (8,1 %).
Elle a été construite en 1902 pour laCompagnie des chemins de fer du Nord par les architectes Ligny, Aumont et Vainet. La gare est de style classique. La partie centrale de la gare, endommagée pendant la seconde Guerre mondiale, a été remise en état en 1948. En 1984, la gare de Saint-Omer est inscrite à l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques[31].
La gare est devenue, depuis 2014, un pôle d’échanges multimodal. Avec entre autres l’aménagement d’une gare routière, d'une piétonisation de son parvis et des espaces de stationnement afin de faciliter les transports en commun et d’offrir une alternative au transport individuel[32].
5 lignes interurbaines des réseauxArc-en-Ciel 1 etOscar gérées par la région Hauts-de-France ;
un réseau de transport à la demande baptisé Mouvéo TAD qui permet aux habitants des communes rurales de rejoindre Saint-Omer et sonagglomération etvice versa ;
il existe également un réseau de 38 circuits scolaires spéciaux destinés à desservir les 8 collèges et 7 lycées de l'agglomération[34].
Le nom de la commune, enflamand de France, estStomaers. En 2024, un panneauStomaers est posé par la municipalité aux entrées de la commune en venant de Clairmarais et de Saint-Momelin[37].
Durant laRévolution, la commune porte les noms deLa Barrière et deMorin-la-Montagne du nom du peuple gaulois desMorins occupant les lieux durant la période celte[36]. La commune porte le nom deSaint-Onmé ouSaint-Omé enpicard etSint-Omaars enflamand[38].
Le faubourg du Haut-Pont aurait pour origine un pont de bois très haut sur l'Aa, sous lequel pouvaient passer les vaisseaux en provenance de lamer du Nord par l'ancien golfe de l'Aa. Ses habitants portent le nom de Haut-Ponnais.
L'origine du nom du faubourg de Lysel proviendrait des nombreux canaux séparant les parcelles agricoles en îles. Ses habitants portent le nom de Lyselards.
De nombreux canaux et lieux-dits dans le marais sur la rive orientale de l'Aa ont des noms qui ont une origine flamande : le Brockus (« brouck ou marais »), le Westbrouck (« marais de l'ouest »), le Bogarwaert, le Hongarwaert, le Stackelwaert. D'autres lieux ont un nom d'origine commune franco-flamande : la Grande Meer, la Haute Meldyck, la Basse Meldyck (meel signifiant « farine » enflamand car ces canaux ont été construits en795 pour le bon fonctionnement d'un moulin etdyck signifie « digue » en flamand), tandis que certains ont un nom d'origine française : l'Île Flottante, l'Île Sainte-Marie, le Bac.
Il fait venir de Luxeuil trois moines,Bertin,Momelin et Ebertram pour lui prêter main-forte. Ils vont s'installer sur une butte à unelieue de là (aujourd'huiSaint-Momelin). La communauté s'agrandit et construit en contrebas du mont un monastère dédié àsaint Paul etsaint Pierre (futureabbaye Saint-Bertin), Bertin en est élupère abbé. Une route va être construite entre le monastère haut et le monastère bas[Note 8] (aujourd'hui rue Saint-Bertin). Autour de cet axe vont se construire les huttes des hommes venus aider les moines, Sithiu devient alors unbourg[43],[40]. Audomar meurt en 670 àWavrans sur l'Aa, il estcanonisé en saint Omer, Bertin et Momelin le seront aussi.
Entre le et le,Childéric III dernierroi de France de ladynastie Mérovingienne, est enfermé et tondu à l'abbaye Saint-Bertin après sa destitution parPépin le Bref. Il devient moine et meurt dans l'abbaye vers 755. Inhumé dans le cloitre, les fouilles archéologiques n'ont pas permis d'identifier sa sépulture[40]. En 795, sous l'abbé Odland (795-804), La Basse-Meldyck (contraction demeel « farine » etdyck « digue » enflamand) autrement dit l'Aa est creusé pour alimenter unmoulin à eau, suivra la Haute-Meldyck[44].
Pendant l'abbatiat de Fridogise (824-830), les moines de l'abbaye se séparent.60moines restent à l'abbaye tandis que30 autres adoptent larègle de Saint-Augustin et partent s'installer dans le monastère haut où ils forment un collège dechanoines. L'église devient unecollégiale[40]. En,Hugues, fils deCharlemagne et abbé deSaint-Quentin ainsi que deSaint-Bertin, retire de Sithieu le corps desaint Omer pour l'amener àSaint-Quentin. L'évêque de Thérouanne,saint Folquin, prévenu, fait mobiliser la population et les reliques retournent dans la ville dans la liesse populaire et accompagné de fleurs, juin étant la période de floraison. C'est l'origine de la fête de Saint-Omer en fleurs qui fut fêtée durant leMoyen Âge. Folquin cacha dans l'abbaye les reliques deSaint-Bertin pour les protéger des Vikings, elles ne seront retrouvées qu'en 1050[45],[40]
La ville, du fait des richesses que contient l'abbaye Saint-Bertin fut par trois fois, en845 en861 et en891, la cible deraids vikings marquant l'histoire de cette cité[46],[40]. Lors de leur dernière invasion, en891, leurs attaques se brisent contre un rempart qui vient d'être élevé[47].
La première fois, en 860, où les troupes d'un certain Weland tentent de prendre par surprise l'abbaye Saint-Bertin mais les moines ont eu le temps de s'enfuir avec les trésors du lieu en laissant un religieux qui se fera torturer et tuer par les Normands. Une seconde fois, vers 882, une importante flotte pille et incendie l'abbaye après avoir détruitThérouanne, qui ne s'en remettra que100 ans plus tard. Une troisième fois, le, d'après un témoin oculaire qui raconte dans le livreMiracles de Saint Bertin, plusieurs centaines de Vikings apparurent dans les hauteurs de Longuenesse, incendièrent les fermes et pillèrent le bétail. Mais les soldats audomarois prévenus de leur arrivée, les mirent en déroute et en tuèrent une bonne partie dans lesmarais, sous les yeux des habitants massés sur les remparts (construits autour de la ville et spécialement autour des monastères haut et bas après la seconde attaque normande). Ils réapparurent le, maisSaint-Omer serait apparu en songe à un moine pour l'avertir du danger. Lesvikings occupèrent l'abbaye pour ensuite attaquer en vain le petit château de Sithiu.
En 874, un marché est institué parCharles le Chauve et s'installe au pied du château seigneurial, marché qui deviendra100 ans plus tard le grand et seul marché de la région (Thérouanne ayant été détruite et ruinée par les Normands)[48],[40]. Vers 890, une concurrence s'installe entre le pouvoir religieux et le seigneur de Sithiu.Foulques le vénérable, abbé deSaint-Bertin prête allégeance aucomte de Flandre,Baudoin II. Ce dernier va fortifier la ville et construire uneMotte castrale pour la protéger après le traumatisme des incursions normandes. C'est aujourd'hui la seule encore debout en Flandre[49],[40].Foulques est assassiné le sur ordre de Baudoin II car il avait des convoitises sur l'abbaye Saint-Bertin. Il se fait nommer abbé parCharles le Chauve la même année. Fin stratège il va entourer par une même enceinte les deuxmonastères, labourgade devient uneville qui prend les limites et formes qu’elle gardera pendant 1 000 ans[40].
C'est vers 900, que la ville prend le nom définitif de Saint-Omer[40]. AuxXIe et XIIe siècles, les marchands de Saint-Omer sont organisés enguilde, dotée de statuts[50]. Y sont codifiés, les beuveries mais aussi les conditions d'admission, le rôle des doyens, l'entraide, la charité envers les pauvres, l'entretien des places et des remparts, etc.
Vers 1014-1048, une dernièretransgression marine (Dunkerque III) submerge laplaine maritime créant un golfe, le Graveninga. Le roi de FrancePhilippeIer, en 1072, après la défaite de labataille de Cassel, va revenir piller la ville, probablement en guise de représailles, puis se retire.
En1096, GuillaumeIerde Saint-Omer participe avec trois de ses fils,Godefroy (cofondateur de l'ordre du Temple), Gérard etHugues à lapremière croisade. Le nom de ce dernier figure dans la cinquièmesalle des croisades duchâteau de Versailles. Vers 1100, est creusé le nouvelAa (Le Grand Large), premier exutoire vers la mer. Des petits canaux entourant la butte et débouchant dans le Grand Large sont creusés, c'est l'apparition du Vinquai et du Haut-Pont[40].
Au cours desXIIe et XIIIe siècles, l'industrie textile y fut florissante[51]. Au cours de sa période de plus grande prospérité, la ville fut en Occident une des premières à bénéficier d’institutionscommunales, peut-être au début des années 1070[52] (Saint-Omer dispose d'un sceau dès 1050, le sceau étant un des attributs de la commune[53]). Ces institutions prennent la suite d’institutions d’entraide de voisinage, formalisées sous forme de confrérie, qui évolue ensuite en guilde marchande, qui a donné naissance à la commune[54]. Cette commune est un soutien pour le comte de Flandre qui lui a accordé ces libertés[55]. Saint-Omer reçoit unecharte communale qui confirme les anciennes libertés déjà accordées le parGuillaume Cliton,comte de Flandre ce qui en fait la deuxième ville de France aprèsLe Mans à devenir commune[56]. Par la suite, elle dut céder à Bruges la première place pour le tissage.
En 1294, la population flamande se révolte, Saint-Omer du fait de sa position stratégique subit de plein fouet cette révolte[40]. Vers l'an 1300 la ville compte près de quarante mille habitants[60]. En 1302 et 1303 la ville est attaquée par les Flamands, et en 1337 et 1339 par les Anglais[47]. En 1325, le collège des Bons-Enfants dirigé par lesChartreux et futurcollège des Jésuites anglais est fondé. En 1337, laguerre de Cent Ans éclate, les partisans du comte de FlandresLouis Ier de Nevers et dePhilippe VI se réfugient à Saint-Omer. Le peuple flamand ralliés àJacob van Artevelde se solidarise avec les Anglais. En prévision d'attaques, une enceinte est bâtie, on inonde lesmarais, on plante des pieux dans les rivières, on brûle préventivement les faubourgs et l'on rentre les récolte dans la ville[40].
Lesiège et la bataille de Saint-Omer ont lieu le, c'est la première bataille terrestre de la guerre de cent ans. La ville subit de nombreux assauts pendant la guerre, en 1349 les Flamands et les Anglais assiègent en vain la ville[40]. Sûrement arrivée deCalais vers 1346-1349 lapeste noire fait des ravages à Saint-Omer où un tiers de la population meurt. Les maisons sont abandonnées et tombent en ruines et les bourgeois quittent la ville[40].
Une paix fragile est conclue, mais devant payer la rançon deJean II le Bon, ironiquement capturé par Denys de Morbecque de lafamille des seigneurs de Saint-Omer à laBataille de Poitiers en 1356 (rançon pour laquelle furent frappés lespremiers francs). La ville sombre dans la misère et la criminalité. Les biens ruraux disparaissent et il faudra attendre 1360 pour que la ville reprenne en vitalité[40].
En 1466, Jacquesde Pardieu,échevin de la ville devenulépreux et très affaibli par quatorze ou quinze ans d'exercice ne peut plus remplir aucune charge et cède sa place d'échevin à Guilbert d'Ausque (originaire de Montreuil). En 1482, juste après letraité d'Arras une guerre civile éclate entre les partisans deMaximilien de Habsbourg et du roi de France. Saint-Omer reste fidèle auxPays-Bas Bourguignons et obtient le la promesse de n’être jamais « démembrée de lamaison de Bourgogne»[63],[40]. La nuit du, grâce à la trahison dePhilippe de Crèvecœur d'Esquerdes 700 à800 Français entrent dans la ville avec l'aide deséchevins et des grands marchands, ils rétablissent la souveraineté française[63],[40]. Le, grâce à une conjuration de22 paysans et bourgeois, les Bourguignons libèrent la ville et le, les Français l'évacuent dans la liesse populaire. Ce jour a longtemps été chômé et une confrérie deSaint-Désiré (saint fêté le jour de la libération) organise pendant longtemps une procession dite du chat, le mot de passe des conjurés était « miaou »[63],[40].
En 1563,Gérard de Haméricourt est nommé abbé deSaint-Bertin, il fonde en 1568, à la place du collège des Bons-Enfants uncollège jésuite pour les réfugiés anglais qui fuient lespersécutions anglicanes. Les anciens élèves du collège des Bons-Enfants envoyés chez les jésuites wallons pour continuer leurs études se distinguent par les manches blanches de leur uniforme[40]. De 1551 à 1596, plusieurs tentatives françaises pour reprendre la ville échouent[47].
C'est sousGérard d'Haméricourt que l'empreinte religieuse sur l'urbanisme de la cité audomaroise fut multipliée lors de laContre-Réforme catholique auXVIe siècle. Saint-Omer accueillit alors de nombreux collèges et séminaires britanniques et wallons. Lachapelle des jésuites wallons est construite de 1615 à 1640[40].Valentin de Pardieu, né en 1520 ou 1521, à Saint-Omer, seigneur de la Motte, seigneur d'Esquelbecq,mayeur de Saint-Omer[65] puis gouverneur deGravelines mort le lors de labataille de Doullens fit bâtir en 1578 dans la ville de Saint-Omer un local qu'il donne en propriété aux sœurs de Sainte-Catherine. En 1580, ces religieuses prirent possession des lieux et y firent construire une église consacrée en 1595 par l'évêque de Saint-Omer, Jean Six[66]. À la Révolution, les sœurs de Sainte-Catherine furent dispersées. En 1791, elles étaient trente religieuses de chœur et cinqconverses. Les révolutionnaires prirent possession du couvent et y établirent une fonderie. Ce sont dans ses creusets que finirent la plupart des cloches de la ville, transformées en pièces de monnaie, sonnantes et trébuchantes[40].
Jacquesde Pardieu etValentin de Pardieu veulent que l'échevinage montre les privilèges anciennement octroyés aux habitants de Saint-Omer par lescomtes d'Artois, comme si la Charte communale eût été violée par "Messieurs de la ville" et, pour première satisfaction, ils veulent que leconseiller pensionnaire de la ville, Guilbert d'Ausque, envoyé l'année précédente de Montreuil à Saint-Omer pour remplacer Jacquesde Pardieu, « devenu lépreux et très pauvre après quatorze ou quinze ans d'exercice » ne puisse plus remplir aucune charge[40]. En 1636 une digue est construite le long du grand canal pour laisser passer les chevaux quitire les barges de marchandises. Le, dans le cadre des guerres entre laFrance et l'Espagne Saint-Omer est attaquée par les Français au niveau de la porte Sainte-Croix. Leséchevins décident pour se défendre d'inonder les fossés en détournant l'Aa[40]. Le maréchal de campHenri de Chivré, marquis de la Barre, commandait l'artillerie. Les lignes ayant été attaquées, le de la même année, par les forces rivales sous les ordres deOttavio Piccolomini et du princeThomas de Savoie-Carignan,chef des Impériaux, Henri de Chivré fut chargé par le maréchal de Châtillon,Gaspard III de Coligny de la défense du marais avec 1 000 hommes durégiment de Navarre et du régiment suisse de Molondin. Mais, en voulant reprendre une redoute que les ennemis venaient d'enlever, il eut la cuisse cassée d'un boulet de canon et succomba le lendemain, son fils de17 ans,Anne de Chivré, qui combattait à ses côtés, fut grièvement blessé[67].
Le « Plan Titelouze » un des premiers plan de la ville est dressé en 1655 (voir:Archive BAPSO).
La ville en 1698.
À la fin du mois de commence lesiège de Saint-Omer par les armées françaises (25 000 hommes) dirigées parPhilippe d'Orléans, frère cadet deLouis XIV. Le, les armées de la coalition néerlandaise et espagnole (30 000 hommes), dirigées par leStathouderGuillaume d'Orange, sont àYpres. Les Français partent à leur rencontre. La bataille a lieu les et dans la vallée de la Peene, entre les villages deNoordpeene,Zuytpeene etBavinchove. Philippe d'Orléans remporte labataille de la Peene en infligeant une perte de 3 000 hommes côté hollandais. Ses armées sont à nouveau devant Saint-Omer le 14 avril. Mal informés, espérant des renforts - qui bien sûr ne viendront pas - les Audomarois résistent encore six jours. Finalement, le, la ville de Saint-Omer tombe. Un an plus tard, en 1678, lestraités de Nimègue valident les conséquences de la bataille de la Peene ; Saint-Omer et le nord de l'Artois, ainsi que les châtellenies flamandes deCassel etBailleul, deviennent définitivement françaises[40].
Le, le roiLouis XIV victorieux visite Saint-Omer. Le lendemain il entre à cheval dans la cathédrale pour écouter unTe Deum chanté en compagnie ducardinal de Bouillon[40]. Les fortifications de la ville furent remaniées parVauban dès 1678, dans le cadre de son projet depré carré. Le commissaire général des fortifications deLouis XIV superposa à l'enceinte, déjà renforcée parCharles Quint auXVIe siècle, son propre système de défense. Des ouvrages avancés, de nouveauxbastions, et de nouvelles plates-formes sont créés pour accueillir l'artillerie. Trois portes donnent accès à la ville, Porte de Calais, d'Arras et du Hauts-Pont (ou de Dunkerque, c'est aussi une porte d'eau). Louis XIV veut franciser la ville, devenue française, notamment en remplaçant et en construisant des bâtiments dans lestyle français classique, c'est l'arrivée de la brique jaune. L'hôpital général est construit dans ce style parLouis-Alphonse de Valbelle. C'est dans cet esprit qu'Armand-Anne-Tristan de La Baume de Suze va débuter la construction en 1680 par un architecte du roi d'un nouveau palais épiscopal (transformé en palais de justice en 1795). Son successeur, Louis-Alphonse de Valbelle,évêque de Saint-Omer va l'achever en 1702. Sur son fronton est inscrit la devise de Louis XIVNec pluribus Impar[68],[40]. En 1717, la famille Piette construit le grand orgue de lacathédrale sur commande du chapitre. La fontaine Sainte-Aldegonde (place Victor Hugo) est construite en 1757 par Julien de Nézot, ingénieur du roi, pour commémorer la naissance ducomte d'Artois, futurCharles X[40].
À la fin duXVIIIe siècle, de nombreux hôtels particuliers sont construits dans la ville. L'hôtel Sandelin (Aujourd'hui musée des beaux-arts) en 1775, lebailliage (Aujourd'hui siège de la caisse d'épargne), l'hôtel Ringot (Aujourd'hui hôtel des ventes), etc. La fontaine des six pipes (angle de la rue Carnot et Valbelle) est construite à cette période[40]. Les casernes débutées sous l'occupation espagnole sont finies par Louis XIV (casernes de la Barre[69], d'Albret et du Cygne). Une fabrique de faïence ouvre sous l'impulsion de M. Saladin et M. Levêque, la faïence de Saint-Omer connait un grand succès mais l'entreprise fait faillite en 1780. En 1763, Thomas Fiolet fonde la première manufacture de pipes de Saint-Omer[40]. De 1787 à 1795, quelques milliers depatriotes des Pays-Bas du Nord se réfugièrent à Saint-Omer ou dans les villes voisines deBéthune,Watten,Bergues,Gravelines etDunkerque. Saint-Omer se dote d'une bibliothèque municipale, devenue depuis bibliothèque d'agglomération, en 1799, le premier conservateur futJean-Charles Joseph Aubin[40]. En, laréunion des États-généraux est annoncée, les représentants des différents corps de métiers et les habitants se réunissent le le lendemain au soir, ils se quittent en ayant rédigé lecahier des doléances, plaintes et remontrance du Tiers-État, de la ville et des faubourgs. 20 des représentants sont désignés pour prendre part à l'assemblée du Bailliage, qui se réunit le, et à la grande chambre de la Conciergerie. Le, àArras se tient l'assemblée générale des trois ordres, le se réunissent àVersailles, lesÉtats-Généraux.Louis Joseph Thomas Le Sergeant d'Isbergues lieutenant des maréchaux à Saint-Omer représente lanoblesse mais personne ne représente letiers état audomarois[40]. Le, est annoncée de laprise de la Bastille trois jours plus tôt, le est jour de fête. Descocardes sont vendues au profit des pauvres. Les vitres du bailliage sont brisées et ceux qui ne prennent pas part aux festivités sont pris à partie. Saint-Omer est patriote, et le est organisée la Fête de la fédération, le régiment de Provence. LaGarde Nationale de Saint-Omer et les détachements des communes voisines y participent.
Le,Pierre-Joseph Porion est élu évêque duPas-de-Calais, il vient à Saint-Omer le avec des intentions de paix et d'apaisement pour la population. Le 21 septembre,Lazare Carnot (grand-père du président françaisSadi Carnot) et son frère Claude sont élus députés du Pas-de-Calais[40]. Novembre et sont marqués par des révoltes. La citoyenne Vandenbosche ou dite « la Colonelle » est à la tête des violences et parcourt les rues accompagnée de deux tambours. En unarbre de la liberté est planté sur la Grand Place. Le la Francedéclare la guerre au roi de Hongrie et de Bohème cetteguerre tourne au fiasco et113 jeunes Audomarois s'enrôlent comme volontaires. Enaout le roi est suspendu et des élections ont lieu. Dans lePas-de-Calais,Robespierre arrive au1er rang de la liste mais opte pourParis,Lazare Carnot arrive au second rang et devient premier élu du Pas-de-Calais. Avoué à Saint-Omer, c'estJean-Baptiste Personne qui représente les Audomarois à l'Assemblée[40]. Auprocès du roi, Lazare Carnot vote la mort tandis queJean-Baptiste Personne vote la vie, le l'Assemblée du District transforme le nom de la ville pour un nom laïc, Saint-Omer devient Morins la Montagne. Un nouvel appel à volontaires est donné pour laguerre de la première coalition. Le, une fête de ladéesse raison est organisée dans l'église Saint-Sépulcre, après la Révolution c'est la première église à revenir à son culte initial. Enmars 1799 l'abbatiale deSaint-Bertin est mise en vente àArras L.-J. Carette remporte la vente. La conservation de la tour est stipulée dans le cahier d'adjudication et les pierres serviront de carrière et les blocs de pierre seront réutilisés (pour l' école de musique, l' école des beaux arts ou la bibliothèque)[40].
En 1800, Saint-Omer était encore la ville la plus peuplée du département[70]. Le (Concordat), lediocèse de Saint-Omer se rallie à ce lui d'Arras, Lacathédrale continue d'être appelée comme telle par la population jusqu'à nos jours, malgré le départ de l'évêque[40].
En 1837, une nouvelle écluse est construite au Haut-Pont. En 1843, une usine à gaz est construite près de l'abbaye Saint-Bertin : l'éclairage public arrive à Saint-Omer. En 1848, l'anciencollège des Jésuites wallons devient le premierLycée duPas-de-Calais, il sera pendant un siècle le seul du département[40]. En 1856 est construit rue Saint-Bertin sur l'ancien couvent des Récollets le collège Saint-Bertin; lemaréchal Pétain y fera ses études. 1884, première adduction d'eau à domicile. Vers 1855, l'empereurNapoléon III et l'impératriceEugénie viennent à Saint-Omer[40]. Lagare de Saint-Omer actuelle est construite en 1904 par l'architecte Clément Ligny, en remplacement de la première gare jugée trop petite. La partie centrale de la gare équipée d'un clocheton et d'ouvrages en fer forgé est endommagée lors de laSeconde Guerre mondiale.
Le géant maraicher Batistin de nos jours.Saint-Omer en 1929 (échelle 1/5000).Essai d'avion aux Bruyères le1er janvier 1914.
Le recensement de 1911 révèle que 75 % des maraîchers de Saint-Omer parlent leflamand occidental[74].
En 1911-1912, l'entreprise « Chantiers Tellier » fait du plateau des Bruyères un des premiers centres d'essai d'avion : il donnera naissance à l'aérodrome de Saint-Omer - Wizernes[75].
Unballon gonflé au gaz de ville s'envole de la Grand Place chaque après-midi et laducasse est à cette période la grande fête de la ville. Elle se déroule le deuxième dimanche après laPentecôte. Elle est ouverte par la procession du Saint-Sacrement qui se termine dans le reposoir sur la Grand Place. Le soir, des feux d'artifice sont lancés et les festivités se poursuivent en compagnie desgéants Tutu (1952) et Batistin (1925)[78] jusqu'au lundi, Jour férié où les pompiers organisent des manœuvres sur la Grand Place[40]. En, laSeconde Guerre mondiale est déclarée, des troupes de la7e armée sont cantonnées à Saint-Omer[40].
Dans la nuit du au, Saint-Omer est bombardé, le quartier Mathurin est détruit. À l'aube, les troupes allemandes entrent dans la ville, des soldats résistent et font sauter le pont de la gare. Des soldats anglais, coupés de leur unité, se cachent dans les marais. L'As anglaisDouglas Bader est abattu le àWardrecques. Il est transféré à la clinique Stérin d'où il organise une épique évasion le dimanche 17 août 1941 grâce à un petit groupe d'Audomarois, pour se cacher dans le quai du Haut-Pont et être finalement repris[40].
Le, le résistant audomarois Désiré Didry est arrêté ; il est décapité enAllemagne le. Les et ainsi que le, des bombardements détruisent en partie la gare[40]. Dans la région sont construits par l'armée de l'Allemagne nazie leblockhaus d'Éperlecques en 1942, et lacoupole d'Helfaut en 1943. Ces équipements, qui devaient à l'origine servir de bases de lancement desfusées V2, sont bombardés par l'armée alliée et ne sont jamais entrés en service. Tragique est l'année 1943 pour la ville. Les Alliés, ayant eu connaissance de l'importance des sites d'Helfaut Eperlecques, décident d'y lancer des bombardements intensifs. Mais le à16 h 37, l'incompétence des pilotes cause le bombardement de la rue d'Arras qui détruit le quartier audomarois faisant110 morts,300 blessés et417 immeubles partiellement ou totalement détruits. Le 9 août, le premiermissile V1 est lancé sur l'Angleterre, les bombardements alliés se font incessants. Le, un bombardement touche l'usine à gaz et uncontrefort de l'abbaye Saint-Bertin[40].
La ville est libérée le par la1re division blindée polonaise du généralMaczek formant l'avant-garde du2e Corps canadien[79]. Quelques résistants meurent dans la bataille. Le, autour de21 h, la tour de l'abbaye Saint-Bertin s'effondre sur elle-même des causes de l'abandon du site et des bombardements qui l'ont touchée.
La commune est décorée de lacroix de guerre 1939-1945 le, distinction également attribuée à28 autres communes du Pas-de-Calais[80].
La ville se reconstruit dans une architecture moderne et fonctionnelle, la place dePerpignan est construite, elle est nommée en reconnaissance de l'aide apportée par la ville du Sud de la France. Lacristallerie d'Arques dénombre 13 000 employés et devient une entreprise internationale. Le, sous l'impulsion de maître Senelart, le district de la région de Saint-Omer comprenant à sa fin18 communes est créé[40]. La ville se développe, des logements sociaux sont construits, une zone commerciale se développe en périphérie, le centre historique et ses commerces attirent des touristes et la production maraichère se modernise avec la mise en place dumarché au cadran. Les fêtes se renouvellent, en effet, chaque année le cortège nautique au Haut-Pont, la ducasse du Bachelin et ses géants attirent les foules.
En,jumelage de la ville avecYpres (Belgique) dont les liens avec la ville sont étroits depuis le Moyen Âge. En juin, c'estDetmold (Allemagne) qui est jumelée avec Saint-Omer. Et enfin, en,Deal (Royaume-Uni) est la dernière ville jumelée avec la Saint-Omer[40].
En décembre 2023 et janvier 2024, la ville est, comme le département, touchée par des inondations[81]. Tout juste nommé Premier ministre,Gabriel Attal se rend à Saint-Omer lors de sa visite pour constater les dégâts[82]. Il sera suivi du présidentEmmanuel Macron.
Saint-Omer fait partie de lacommunauté d'agglomération du Pays de Saint-Omer qui regroupe 53communes, soit 105 000 habitants. L'arrondissement, qui comporte huit cantons (liste), compte 153 523 habitants, dont 15 785 habitants pour le canton Nord et 24 039 habitants pour le canton Sud.
Lataxe d'habitation s'élevait en 2006 à 25,07 %, à laquelle s'ajoute un taux départemental de 9,29 %. Lataxe foncière est de 26,45 % en 2006 sur les propriétés bâties (à laquelle s'ajoute 11,50 % pour le département et 3,70 % pour la région), et de 48,06 % sur les propriétés non-bâties (à laquelle s'ajoute 33,36 % pour le département et 12,56 % pour la région)[100].
Le tri sélectif est en place dans la commune. La CAPSO a également incité les particuliers à s'équiper de composteurs, et réalise une étude avec des foyers témoins volontaires (objectif de réduction des déchets).
Un incinérateur Flamoval[104] a été construit et mis en service en juin 2012[105] dans l'agglomération, sur le territoire de la commune d'Arques.
Plusieurs associations de protection de l'environnement, ainsi que des élus et parlementaires se sont opposés à son installation[106].
La commune est située dans l'académie de Lille et dépend, pour les vacances scolaires, de lazone B.
Sur le territoire de la commune se trouve quatorze établissements scolaires publics et privés[108]. On trouve différents établissements secondaires publics (collège de la Morinie, collège de l'Esplanade,lycée Alexandre-Ribot) et privés, dont certains très anciens (école et collège Saint-Bertin[109], collège et lycée Notre-Dame-de-Sion, lycée privé technique Saint-Denis).
L'enseignement supérieur s'effectue à l'université du littoral, sur Saint-Omer ouLonguenesse (campus) : IUT de Saint-Omer (génie industriel et maintenance, gestion administrative et commerciale)[110], IUP Génie des Systèmes Industriels-Maintenance Industrielle, DEUST Animation des Activités Physiques et Sportives, Institut de formation en soins infirmiers[111]. Le campus de la Malassise accueille également une école d'ingénieur et une école supérieure de commerce. De nombreux étudiants vont par ailleurs à Lille.
L'école Saint-Bertin.
La rue Saint-Bertin avec ses pavés et ses très anciens lycées.
La commune, avec trois autres communes voisines que sontSalperwick,Tilques etSerques, a la particularité, unique en France, d'avoir le courrier distribué par un facteur en barque pour une partie des habitants demeurant dans le marais, situé au nord[112].
En 2024, la commune de Saint-Omer dispose dedouze médecins généralistes, de22 chirurgiens-dentistes, de30 masseurs-kinésithérapeutes, deseize infirmiers, deseptpsychologues et desix pharmacies[Insee 12].
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers lesrecensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[117],[Note 11].
En 2023, la commune comptait 14 382 habitants[Note 12], en évolution de −2,71 % par rapport à 2017 (Pas-de-Calais : −0,69 %,France horsMayotte : +2,36 %).
La population de la commune est relativement jeune.En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à30 ans s'élève à 44,6 %, soit au-dessus de la moyenne départementale (36,7 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à60 ans est de 20,6 % la même année, alors qu'il est de 24,9 % au niveau départemental.
En 2018, la commune comptait 7 121 hommes pour 7 605 femmes, soit un taux de 51,64 % de femmes, légèrement supérieur au taux départemental (51,50 %).
Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.
Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[Insee 13]
Hommes
Classe d’âge
Femmes
0,7
90 ou +
1,5
4,4
75-89 ans
7,7
12,7
60-74 ans
14,1
18,3
45-59 ans
16,6
17,2
30-44 ans
17,5
25,6
15-29 ans
23,4
21,2
0-14 ans
19,2
Pyramide des âges du département duPas-de-Calais en 2022 en pourcentage[119]
Hommes
Classe d’âge
Femmes
0,5
90 ou +
1,6
5,9
75-89 ans
9,1
17
60-74 ans
18,4
20
45-59 ans
19,1
18,9
30-44 ans
18
18,2
15-29 ans
16,2
19,5
0-14 ans
17,5
En1999 Saint-Omer comptait 6 709 résidences principales et 76 résidences secondaires. Le nombre total de logements augmente de 13,9 % entre 1990 et 1999, pour faire face au solde démographique positif. Le nombre de logements vacants s'est réduit de 23,8 % entre 1990 et 1999, mais il restait encore521 logements vacants en1999[Insee 14][Passage à actualiser].
Le niveau d'étude montre une scolarisation de la population totale de 24,2 % de niveau primaire, 32,5 % de niveau collège, 13,7 % de niveau BAC, et de 16,2 % de niveau études supérieures[Insee 15][Passage à actualiser].
Un cinéma de neuf salles projette des films tous les jours et réalise des avant-premières. La scène conventionnée La Barcarolle, propose une programmation théâtre, musique et danse au sein du Moulin à Café, place Foch.
Différents événements marquent le calendrier annuel local comme le feu d'artifice du14 juillet, le Saint-Omer Jazz Festival (festival dejazz, en juillet), le défilé nautique (plutôt appelé cortège nautique, qui a lieu le dernier dimanche de juillet), la fête de la bière (en septembre), la fête du légume (en octobre), la fête de la Saint-Nicolas et lemarché de Noël (en fin d'année). D'autres événements comprennent le Born to Chill Festival (en fin mai/début juin qui se déroule sur le site historique de l'aérodrome de Saint-Omer pour une programmationrock,blues etelectro), la fête médiévale (en juillet ) et la foire de Saint-Omer (durant les vacances de février).
Saint-Omer compte34 clubs sportifs et de nombreux aménagements sportifs, certains comme leSkating Club de la région audomaroise (SCRA), ou leCanoë-Kayak Club de Saint-Omer atteignent des niveaux nationaux et internationaux[40]. La commune est équipée d'un boulodrome, d'un terrain d'athlétisme, de terrains de football et de rugby et du vélodrome Jacques-Anquetil, plus ancien vélodrome de l'Hexagone (1892) et siège duVELO CLUB DE SAINT OMER, club formateur qui accueille les compétiteurs de tous âges et de toutes disciplines (route, VTT, BMX, cross) et qui bénéficie, pour les plus jeunes, d'une école de cyclisme. En outre, les espaces verts, les canaux et les étangs permettent la pratique de nombreux sports et loisirs de nature. Outre le Vélo Club de Saint-Omer, d'autres clubs sont actifs : l'US Pays de Saint-Omer (Régional 1), leCanoë-Kayak Club de Saint-Omer, le SCRA (niveau national pour lerink hockey), le Rugby Club audomarois et l'Aviron audomarois.
Un chemin au bord de l'eau rejoint le chemin de halage du canal et permet des promenades à pied ou à vélo. Une réhabilitation est en projet pour intégrer officiellement l'EuroVelo 5[121].
RDL (Radio Dallas) dont les studios sont situés à Saint-Omer. Elle émet sur la fréquence 89.6 depuis Saint-Omer. Cette radio peut aussi être entendue du côté de Dunkerque (89.8), Béthune (99.2), Montreuil (92.3) et Saint-Pol-sut-Ternoise (89.1).
NRJ Nord-littoral dont les studios sont situés à Saint-Omer. Elle émet sur la fréquence 102.3 depuis Saint-Omer.
Delta FM Saint-Omer qui émet sur la fréquence 98.8.
En 2021, la commune compte 6 822 ménages fiscaux[Note 13], regroupant 13 205 personnes[Insee 16].
Lerevenu fiscal médian par ménage, letaux de pauvreté des ménages et la part des ménages fiscaux imposés de la commune, du département du Pas-de-Calais et de la métropole sont les suivants :
le taux de pauvreté des ménages de la commune est de29 %, de18,4 % au niveau du département et de14,9 % au niveau de la métropole[Insee 19],[Insee 20],[Insee 21] ;
la part des ménages fiscaux imposés dans la commune est de36 %, de44,1 % au niveau du département et de53,4 % au niveau de la métropole[Insee 16],[Insee 17],[Insee 18].
Rue des Épéers à Saint-Omer.Bouteille de bière Saint-Omer.
La vie économique de Saint-Omer et de ses alentours s'est développée autour de l'eau. L'aménagement dumarais audomarois a permis le développement d'activités d'élevage et demaraîchage importantes (culture du chou-fleur) ; c'est devenu aujourd'hui un pôle touristique remarquable. Il y a également une activité fluviale autour de l'Aa et ducanal de Neufossé avec un port fluvial que gère la Chambre de commerce et d'industrie. Saint-Omer accueille aussi unebrasserie industrielle qui produit la bière de Saint-Omer, et une brasserie locale, la brasserie audomaroise, qui produit différents types de bières (à la chicorée, à la rhubarbe...).
La région de Saint-Omer comprend le deuxième employeur privé de la régionNord-Pas-de-Calais, la cristallerieArc International, située sur le territoire de la commune d'Arques. À proximité se situe l'usine Bonduelle de Renescure,Bonduelle étant la première entreprise de la conserve en Europe et le quatrième employeur privé du Nord-Pas-de-Calais[126].
En 2021, la population âgée de 15 à 64 ans s'élève à 9 602 personnes, parmi lesquelles on compte 70,3 % d'actifs (54,4 % ayant un emploi et 16,0 % de chômeurs) et 29,7 % d'inactifs[Note 14],[Insee 22]. En 2021, letaux de chômage communal (au sens du recensement) des15-64 ans est supérieur à celui du département et supérieur à celui de la France métropolitaine.
Sur ces 5 270 actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi, 1 862 travaillent dans la commune, soit 35 % des habitants[Insee 27]. Pour se rendre au travail, 68,1 % des habitants utilisent une voiture, un camion ou une fourgonnette, 7,9 % lestransports en commun, 19 % s'y rendent en deux-roues, à vélo ou à pied et 5,0 % n'ont pas besoin de transport (travail au domicile)[Insee 28].
En 2024, la commune de Saint-Omer dispose decinq grandes surfaces (hypermarché et/ou supermarché), desept épiceries ou supérettes, dedouze boulangeries et/ou pâtisseries, de30 salons de coiffure, dedeuxstations-service et detroisstations de recharge de véhicules électriques[Insee 29].
Saint-Omer est également un centre tertiaire important. Le centre-ville est composé de nombreuses boutiques commerciales, et d'un grand nombre de restaurants, brasseries et friteries. La clientèle est enrichie par les touristes anglais.
La commune est dans les « Wateringues », une petiterégion agricole dans le département du Pas-de-Calais[127]. En 2020, l'orientation technico-économique de l'agriculture[Note 15] dans la commune est la culture de fleurs et/ouhorticulture diverse[Carte 3].
Le nombre d'exploitations agricoles en activité et ayant leur siège dans la commune est passé de 139 lors du recensement agricole de 1988[Note 17] à 62 en 2000 puis à 34 en 2010[129] et enfin à 25 en 2020[Carte 4], soit une baisse de 82 % % en 32 ans. Le même mouvement est observé à l'échelle du département qui a perdu pendant cette période 65 % de ses exploitations (passant de 16 556 à 5 736)[130],[Carte 5]. Lasurface agricole utilisée dans la commune a également diminué, passant de597ha en 1988 à391ha en 2020[Carte 6]. Parallèlement la surface agricole utilisée moyenne par exploitation a augmenté, passant de 4 à16 ha[129],[Carte 6].
1 335 établissements marchands non agricoles sont économiquement actifs en 2022 à Saint-Omer[Note 18],[Insee 30],[Insee 31].
Secteur d'activité
Commune
Département
Nombre
%
%
Ensemble
1 335
100 %
(100 %)
Industrie manufacturière, industries extractives et autres
63
4,7 %
(6,8 %)
Construction
84
6,3 %
(10,6 %)
Commerce de gros et de détail, transports, hébergement et restauration
414
31,0 %
(29,3 %)
Information et communication
31
2,3 %
(1,9 %)
Activités financières et d'assurance
94
7,0 %
(5,0 %)
Activités immobilières
83
6,2 %
(4,9 %)
Activités spécialisées, scientifiques et techniques et activités de services administratifs et de soutien
222
16,6 %
(14,2 %)
Administration publique, enseignement, santé humaine et action sociale
218
16,3 %
(16,8 %)
Autres activités de services
126
9,4 %
(10,5 %)
Le secteur du commerce de gros et de détail, transports, hébergement et restauration est prépondérant dans la commune puisqu'il représente 31 % du nombre total d'établissements de la commune (414 sur les 1 335 entreprises implantées à Saint-Omer), contre 29,3 % au niveau départemental[Insee 31].
Au, la commune dispose de six hôtels pour une capacité totale de256 chambres[Insee 32] mais ne dispose ni de camping[Insee 33] ni d'un autre type d'hébergement collectif[Note 19],[Insee 34].
Lemusée de l'hôtel Sandelin, musée des beaux-arts et musée d'histoire locale. Situé dans un ancien hôtel particulier, il est principalement connu pour sa collection de porcelaine et de faïence. Une autre pièce connue du musée est le pied de croix de l'abbaye Saint-Bertin.
Le musée Henri-Dupuis, du nom de son fondateur, situé au9, rue Henri-Dupuis. Actuellement fermé, ce musée dispose d'une collection de minéraux, d'oiseaux naturalisés et de coquillages[133],[134].
Le collège Saint-Bertin. Collège catholique néo-gothique construit en 1813 en continuation du premier collège construit en 1561 parGérard d'Haméricourt.Philippe Pétain y étudia.
La Grand Place (place du Maréchal Foch). Centre névralgique de la ville depuis sa fondation, elle est l'emplacement de la création parAudomar de la futurecathédrale, puis emplacement de la halle échevinale et dubailliage de la ville (aujourd'hui unecaisse d'épargne).
Le théâtre à l'italienne, dit le Moulin à Café. Situé sur la Grand Place, il fut un temps hôtel de ville, commissariat et aujourd'hui il est redevenu théâtre avec la programmation de la scène conventionnée, La Barcarolle.
La fontaine et l'hôtelSainte-Aldgonde. Située à l'emplacement de l'ancienne église du même nom d'ont il ne reste que la fontaine. C'est aujourd'hui une banqueBNP Paribas.
Les caves médiévales. Beaucoup ont été conservées sous les maisons du cœur de ville.
Le faubourg du Haut-Pont, ancien quartier maraîcher de langue flamande avec façades typiques, traversé par l'Aa canalisée.
Le palais de la Cathédrale, maison et musée de styles Louis XVIII et Charles X, entièrement conservé et dont les parties les plus anciennes datent duVIIIe siècle[135].
L'ancien hôpital général, aujourd'hui mairie de la ville. Son styleclassique est très représentatif de l'architecture de Saint-Omer préservé de la révolution industrielle.
La gare. De stylenéo-classique, elle étonne par sa taille disproportionnée pour son unique ligne ; elle a été voulue parAlexandre Ribot dans le projet avorté de faire de Saint-Omer un carrefour ferroviaire plus important.
Lachapelle des Jésuites. Chapelle de l'anciencollège des Jésuites wallons, de style renaissance italienne, construite de 1615 à 1640, elle sert aujourd'hui d'espace culturel pour des expositions ou des concerts.
Les ruines de l’abbaye Saint-Bertin. Édifiée de 1325 à 1520,bien national en 1789 et détruite en partie par la municipalité en 1830. Son clocher s'effondre en 1947 à la suite des bombardements de la guerre. C'est le lieu de mort et probablement de sépulture deChildéric III roi des Francs. Elle fut aussi connue pour son scriptorium dont les manuscrits sont conservés à la bibliothèque de la ville.
L'ancien séminaire épiscopal, de style flamand (pignon à pas de moineaux), édifié de 1605 à 1625.
L'église de l'Immaculée-Conception. Située dans le quartier du Haut-Pont, elle est construite en stylenéogothique auXIXe siècle parCharles Leroy, l'architecte de la basilique-cathédrale Notre-Dame-de-la-Treille deLille et de plus d'une soixantaine d'édifices de la région. Elle est gravement endommagée par un incendie le. Le clocher est entièrement détruit[137].
La Marseillaise est attribuée àRouget de Lisle. Elle fut appelée ainsi parce qu’elle était chantée par les fédérés marseillais à leur entrée dans la capitale en 1792.
Mais son véritable auteur s’appelleraitJean-Baptiste Lucien Grisons, un compositeur méconnu et dont quasiment toute l’œuvre a disparu, né à Lens en 1746 et maître de chapelle de Saint-Omer de 1775 à 1787. C’est la thèse notamment soutenue en 1886 parArthur Loth dans « Le chant dela Marseillaise et son véritable auteur ».
L'abbéSuger, conseiller des rois de France, est resté célèbre pour avoir théorisé la reconstruction et l'ornementation de l'abbatialeSaint-Denis, dans les premiers temps de l’architecture gothique.
Omer, ou Audomarus ou Audemer (600-670), moine de Luxeuil, nommé évêque de Thérouanne canonisé sous le nom de saint Omer, fondateur de la commune.
Childéric III (vers 714-vers 755), roi des Francs, de Neustrie, de Bourgogne et d'Austrasie de 743 à 751, dernier roi mérovingien, est enfermé puis passe la fin de sa vie à l'abbaye Saint-Bertin de Saint-Omer.
Godefroy de Saint-Omer (né vers 1075 ou 1076-?), cofondateur de l'ordre des Templiers avec Hugues de Payns en 1118, né à Saint-Omer.
Valentin de Pardieu (1529-1595), seigneur de la Motte, né à Saint-Omer vers 1529. Il avait fait campagne avec les armées de Charles Quint. Il fut mayeur de Saint-Omer en 1570.
Jehan Titelouze (vers 1563-1633), musicien, considéré comme le père de la musique d'orgue française, né à Saint-Omer.
Claude Dausque (1566-1644), philologue, humaniste, considéré comme l'un des hommes les plus instruits de son temps, né à Saint-Omer.
Françoise de Saint-Omer, (1581-1642), née et morte à Saint-Omer, fondatrice de l'ordre religieux des capucines réformées.
Max Méreaux (1946-), compositeur de musique et musicologue, né dans la commune.
Éric Morena (1951-2019), chanteur, né dans la commune.
Frédéric Lodéon (1952-), musicien et animateur de radio, arrive à Saint-Omer à l'âge de huit ans, il suit son père directeur de l'école de musique de Saint-Omer.
Guy David (1957-), mathématicien spécialiste de l'analyse, né dans la commune.
Docteur Deschamps, « Sac de St.-Omer, en 1071. Épisode de l'histoire de cette ville »,Mémoires de la Société des antiquaires de la Morinie,t. 2,,p. 333-348(lire en ligne).
Alain Derville (dir),Histoire de Saint-Omer, PULille, 1983.
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Raymond Dufay,1968, ce mois-là : le mai de l'Audomarois, Saint-Omer, 1984.
Raymond Dufay,La Vie dans l'Audomarois sous l'Occupation : 1940-1944, Saint-Omer, 1990.
Arthur Giry, « Analyse et extraits d'un registre des archives municipales de Saint-Omer (1166-1778) »,Mémoires de la Société des antiquaires de la Morinie 1874-1876,t. 15,,p. 65-317(lire en ligne).
Alexandre Hermand, « Recherches sur les Monnaies, Médailles et Jetons, dont Saint-Omer a été l'objet, suivies de quelques observations sur l'origine et l'usage des méreaux, particulièrement dans les chapitres ou collégiales »,Mémoires de la Société des antiquaires de la Morinie,t. 2,,p. 203-332 bis(lire en ligne).
Michel Lancelin,La révolution en province, Saint-Omer de 1789 à 1791, Saint-Omer, 1972.
Michel Lancelin,La Révolution en province, Saint-Omer en 1792, l'année tournante, Saint-Omer, 1983.
Michel Lancelin,La Révolution en province, Saint-Omer à la veille de la Terreur, Saint-Omer, 1988.
Henri Piers,Variétés historiques sur la ville de Saint-Omer, Saint-Omer : Imprimerie de Vaneslandt, 1832. Disponible en texte intégral surLillOnum
Hector Piers,Biographie de la ville de Saint-Omer, Saint-Omer, 1835.
Charles Revillion,Recherches sur les peintres de la ville de Saint-Omer, Saint-Omer : H. d'Omont, 1904. Disponible en texte intégral surLillOnum
J.-L. Derheims (né à Calais le 19 février l798 et mort le 30 décembre 1861) auteur de nombreux articles dans les journaux et almanachs et auteur de l’Histoire de la ville de Saint-Omer publié en 1843.
Arthur Giry,Histoire de la ville de Saint-Omer et de ses institutions jusqu'auXIVe siècle, Paris : F. Vieweg, 1877. Disponible en texte intégral surLillOnum.
Louis de Lauwereyns de Roosendaele,Curiosités historiques des archives de Saint-Omer, Saint-Omer : Impr. Fleury-Lemaire, 1878. Disponible en texte intégral surLillOnum.
↑Les ZNIEFF detype 1 sont des secteurs d’une superficie en général limitée, caractérisés par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national.
↑Les ZNIEFF detype 2 sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes.
↑Une unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de200 mètres entre deux constructions) et comptant au moins 2 000 habitants. Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie.
↑Dans une agglomération multicommunale, une commune est dite ville-centre lorsque sa population représente plus de 50 % de la population de l’agglomération ou de la population de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Saint-Omer comprend trois villes-centres (Arques,Longuenesse et Saint-Omer) et20 communes de banlieue.
↑les qualificatifs de « monastère haut » et de « monastère bas » sont respectivement utilisés pour qualifier lacathédrale Notre-Dame (sur les hauteurs du mont Sithiu) et l'abbaye Saint-Bertin (en contrebas).
↑Le portail sud de la collégiale (vers 1270) offre un témoignage très intéressant de cette sculpture monumentale dans le Nord de la France, d'autant plus remarquable que sa composition paraît avoir été directement inspirée de la miniature de pleine page d'un manuscrit des commentaires de la Bible, probablement audomarois, aujourd'hui conservé à la Bibliothèque de l'Arsenal à Paris.
↑Son implantation provisoire à Saint-Omer, longtemps discutée, est accréditée par l'existence d'autres œuvres de provenance audomaroise avérée et de style nettement marmionesque, ainsi notamment d'un panneau, aujourd'hui au Louvre, qui appartenait à un polyptyque à l'origine à Saint-Bertin, illustrant le double épisode de l'Invention et de la Vérification de la Croix. À ce propos, Marc Gil et Ludovic Nys,Saint-Omer gothique, Valenciennes, 2003.
↑Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations de référence postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population de référence publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
↑Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
↑Un ménage fiscal est constitué par le regroupement desfoyers fiscaux répertoriés dans un même logement. Son existence, une année donnée, tient au fait que coïncident au moins une déclaration indépendante de revenus et l’occupation d’un logement connu à lataxe d’habitation.
↑Les inactifs regroupent, au sens de l'Insee, les élèves, les étudiants, les stagiaires non rémunérés, les pré-retraités, les retraités et les autres inactifs.
↑L'orientation technico-économique est la production dominante de l'exploitation, déterminée selon la contribution de chaque surface ou cheptel à la production brute standard.
↑Les données relatives à lasurface agricole utilisée (SAU) sont localisées à la commune où se situe le lieu principal de production de chaque exploitation. Les chiffres d'une commune doivent donc être interprétés avec prudence, une exploitation pouvant exercer son activité sur plusieurs communes, ou plusieurs départements voire plusieurs régions.
↑Le recensement agricole est une opération décennale européenne et obligatoire qui a pour objectif d'actualiser les données sur l'agriculture française et de mesurer son poids dans l'agriculture européenne[128].
↑Un établissement est une unité de production géographiquement individualisée, mais juridiquement dépendante de l'unité légale. Il produit des biens ou des services.
↑L'Insee classe dans cette catégorie : les résidences de tourisme et les hébergements assimilés, les villages vacances et maisons familiales et les auberges de jeunesse et centres sportifs.
↑Ce dossier de l’Insee reprend, pour la commune,le Code Officiel Géographique, le découpage territorial, l'intercommunalité, les zonages d’études, le dossier complet de la commune, un comparateur de territoires, les données statistiques et les définitions des termes géographiques (zonages administratifs, d’étude, etc.).
↑"Remonter le temps" est un outil de comparaison de l’évolution de l’occupation des sols dans le temps sous forme de cartes ou photos aériennes :carte de Cassini (XVIIIe siècle),carte d'état-major (1820-1866) et période actuelle (1950 à aujourd'hui). Pour comparer deux autres cartes, sélectionner les cartes en haut de la page.
↑a etbDaniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale »,Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography,no 501,(DOI10.4000/cybergeo.23155).
↑« Saint-Omer : le foyer des mineurs étrangers ne trouve pas d’autre ville où s’implanter »,La Voix du Nord,(lire en ligne)« Le bâtiment occupé, en partie, par France terre d’asile rue Saint-Bertin à Saint-Omer n’est plus adapté pour accueillir son foyer de mise à l’abri d’urgence. L’association voudrait déménager. Avec le Département, son financeur, ils sont à la recherche d’un nouveau lieu d’accueil, mais « les volontaires à l’accueil de ces mineurs ne sont pas légion parmi les collectivités »
↑Louis Chahuneau, « À Calais, associations et pouvoirs publics désemparés face aux tentatives de traversée des migrants »,France 24,(lire en ligne)« Le seul dispositif dédié est le foyer pour mineurs de Saint-Omer, situé à 40 kilomètres, un bâtiment largement sous-dimensionné avec 50 places d'accueil pour plusieurs centaines de mineurs non accompagnés (MNA) présents à Calais. En 2021, 3 300 MNA avaient été orientés vers le dispositif de mise à l'abri du Calaisis »
↑Mr Bergerot, « Vie de Saint-Folquin », dansMémoire de la Société dunkerquoise pour l'encouragement des sciences, des lettres et des arts, 1855,p. 90 à 131, page 124lire en ligne
↑patrimoines-saint-omer villes et pays d'art et d'histoire, « Saint-Omer ».
↑patrimoines-saint-omer villes et pays d'art et d'histoire, « La motte castrale ».
↑Traduits par M. Mollat dansJacquesLe Goff (dir.),Histoire de la France urbaine II : La Ville médiévale,Seuil,,p. 128-129.
↑Sortor, M. (1993).Saint-Omer and Its Textile Trades in the Late Middle Ages: A Contribution to the Proto-industrialization Debate. The American Historical Review, 98(5), 1475-1499 (extrait/1re page)
↑Hervé Vaughan, « Le bilan de Bruno Magnier, maire de Saint-Omer : « Améliorer l’environnement quotidien des Audomarois » (1/3) : « À côté des grands dossiers, nous avons voulu améliorer l’environnement quotidien des Audomarois », revendique Bruno Magnier à l’heure de son bilan. Premier volet de notre série : voirie, circulation, stationnement. Avec les échecs, les réussites et les limites du pouvoir du maire »,La Voix du Nord,(lire en ligne, consulté le).
↑Jennifer-Laure Djian, « Le bilan de Bruno Magnier, maire de Saint-Omer : urbaniser, animer, pour attirer dans la cité du chou-fleur (2/3) : « Attirer pour une heure, une journée, une semaine ou toute la vie », « à Saint-Omer, votre résidence principale est aussi votre résidence secondaire ». Ces phrases-là ponctuent le discours du maire, Bruno Magnier, depuis peu, mais résorber les friches, animer la ville, la relier au monde, ont été, il l’assure, des soucis constants. Pas toujours suivis d’effets. Mais petit à petit, ça avance »,La Voix du Nord,(lire en ligne, consulté le).
↑David Monnery, « Le bilan du maire de Saint-Omer : Bruno Magnier, un style politique bien à lui (3/3) : Il y a six ans de cela, Bruno Magnier était traité avec une certaine condescendance, aussi bien par la droite aux commandes de la ville que par les élus de gauche de l’agglomération. Aujourd’hui, légitimé par son statut de premier magistrat de la ville centre, le proviseur en disponibilité de l’Éducation nationale est devenu quelqu’un qui compte. Avec un style bien à lui »,La Voix du Nord,(lire en ligne, consulté le).
↑« Bruno Magnier battu à Saint-Omer : les dix raisons qui expliquent sa défaite : Valéry Duhaut »,La Voix du Nord,(Il n’était finalement pas loin Bruno Magnier. Perdre d’à peine 200 voix, il trouve même ça plutôt honorable. Pourtant, la défaite s’explique ; par des erreurs qu’il pouvait éviter, et d’autres critères sur lesquels il n’avait pas de prise, consulté le).
↑Hervé Vaughan, « François Decoster, élu maire de Saint-Omer vendredi soir, imprime déjà sa marque au conseil : Le conseil municipal de Saint-Omer a été installé vendredi soir. Sans surprise François Decoster a été élu maire contre… Quentin Bourgeois. Bruno Magnier, maire sortant, et ses colistiers, n’ont pas participé au vote »,La Voix du Nord,(lire en ligne, consulté le).
↑Jennifer-Laure Djian et David Monnery, « François Decoster, maire de Saint-Omer : « Je ne suis pas dans un calcul politique » : En devenant maire de Saint-Omer, François Decoster ne s’attendait pas vraiment à prendre aussi le contrôle de la communauté d’agglomération. Il a désormais les cartes en main pour mettre en œuvre la fusion des territoires qu’il appelle depuis longtemps. Une nouvelle façon de faire de la politique ? »,La Voix du Nord,(lire en ligne, consulté le).
↑Loïc Costet, « Paris 2024 : sept lieux par lesquels passera la flamme olympique dans le Pas-de-Calais »,La Voix du Nord,(lire en ligne, consulté le).
↑Jennifer-Laure Djian, « Au musée Dupuis, à Saint-Omer, le dépoussiérage continue, les oiseaux retrouvent leurs couleurs »,La Voix du Nord,(lire en ligne, consulté le).
↑David Monnery et Jean-Pierre Brunet, « Un trésor inestimable de Shakespeare découvert à la bibliothèque de Saint-Omer »,La Voix du Nord,(lire en ligne).
↑Florence Noiville, « Découverte en France d’un "First Folio" de Shakespeare »,Le Monde,(lire en ligne).