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Saint-Omer (Pas-de-Calais)

50° 44′ 46″ nord, 2° 15′ 42″ est
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Page d’aide sur l’homonymie

Pour les articles homonymes, voirSaint-Omer.

Saint-Omer
De haut en bas et de gauche à droite : Le « Moulin à Café » : théâtre et ancien hôtel de ville (MH), lemarais audomarois, lagare (MH), lacathédrale Notre-Dame (MH), l’abbaye Saint-Bertin (MH), le jardin public au pied des anciens remparts de Vauban, la bibliothèque et laréserve naturelle nationale des étangs du Romelaëre.
Blason de Saint-Omer
Blason
Image illustrative de l’article Saint-Omer (Pas-de-Calais)
Logo
Administration
PaysDrapeau de la FranceFrance
RégionHauts-de-France
DépartementPas-de-Calais
(sous-préfecture)
ArrondissementSaint-Omer
(chef-lieu)
IntercommunalitéCommunauté d'agglomération du Pays de Saint-Omer
Maire
Mandat
François Decoster
2020-2026
Code postal62500
Code commune62765
Démographie
GentiléAudomarois
Population
municipale
14 382 hab.(2023en évolution de −2,71 % par rapport à 2017)
Densité877 hab./km2
Population
unité urbaine
73 530 hab.(2023)
Géographie
Coordonnées50° 44′ 46″ nord, 2° 15′ 42″ est
AltitudeMin. 0 m
Max. 27 
m
Superficie16,4 km2
TypeCentre urbain intermédiaire
Unité urbaineSaint-Omer
(ville-centre)
Aire d'attractionSaint-Omer
(commune-centre)
Élections
DépartementalesCanton de Saint-Omer
(bureau centralisateur)
LégislativesHuitième circonscription
Localisation
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Saint-Omer
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Saint-Omer
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Saint-Omer
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Saint-Omer
Liens
Site webwww.ville-saint-omer.fr
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Saint-Omer[sɛ̃.t‿omɛʁ]Écouter est unecommune française,sous-préfecture dudépartement duPas-de-Calais, enrégionHauts-de-France. Avec une population de 14 382 habitants en 2023, elle est la11e ville la plus peuplée duPas-de-Calais. Elle est également la ville la plus peuplée de sonaire d'attraction qui compte 116 507 habitants en 2023[Insee 1]. Sa position géographique centrale par rapport aux principales villes nordistes (Lille,Arras,Lens,Boulogne,Calais etDunkerque) fait d'elle un carrefour stratégique pour les échanges économiques, culturels et touristiques de la région.

Elle fait partie duparc naturel régional des Caps et Marais d'Opale, dont elle est la commune la plus peuplée. L'agriculture et la nature occupent une place importante sur le territoire avec le premiermarais maraîcher deFrance, à l'hydrographie complexe, et des étangs classés enréserve naturelle nationale. Si la commune offre de nombreux commerces, loisirs et services, elle est fortement dépendante d'Arques et notamment de sa cristallerieArc, deuxième employeur privé régional. C'est également une ville au passé riche, ayant laissé de nombreux vestiges. Son patrimoine et sa proximité avec l'Angleterre, laBelgique et lesPays-Bas participent au tourisme local.

Lepatrimoine architectural de la commune comprendtrente et un monuments inscrits ou classés au titre desmonuments historiques.

À la suite des destructions subies lors de laPremière etSeconde Guerre mondiale, la commune est décorée de lacroix de guerre 1914-1918 et de lacroix de guerre 1939-1945.

Géographie

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Localisation

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La ville est située dans le Nord de laFrance, dans le département duPas-de-Calais, sur l'axe fluvialDunkerque-Escaut. Saint-Omer est comprise enArtois flamand, en plein cœur dumarais audomarois. La ville est à la limite de laFlandre traditionnelle et de laFlandre française. Elle est également, avecArques etClairmarais, à la limite Est duparc naturel régional des Caps et Marais d'Opale.

Saint-Omer se situe à 16 km d'Aire-sur-la-Lys, à environ 35 km deCalais et deBéthune, à 63 km d'Arras (préfecture du département) et 57 km deLille (préfecture de région). Saint-Omer se trouve également à 211 km deParis, 587 km deLyon et 862 km deMarseille à vol d'oiseau.

Le mont Sithieu, à21 mètres d'altitude, constitue le point le plus haut de la ville. À son pied s'est formée l'agglomération autour de l'abbaye Saint-Bertin, et son sommet accueille lacathédrale Notre-Dame. Le fleuveAa traverse la ville-basse du sud vers le nord, et sépare l'ancienne ville fortifiée de ses faubourgs situés au nord-est : le Haut-Pont à l'ouest et Lysel à l'est. Ces deux faubourgs ont longtemps parléflamand occidental, tandis que le reste de la ville sur la rive occidentale de l'Aa parlaitpicard. À l'ouest des boulevardsPierre-Guillain etCharles-de-Gaulle (tracé des anciens remparts Vauban) se trouvent plusieurs grands ensembles rénovés à la fin desannées 2000.

La ville fait partie d'uneconurbation appelée « communauté d'agglomération du Pays de Saint-Omer » (CAPSO) et regroupant, entre autres, Saint-Omer,Saint-Martin-lez-Tatinghem,Longuenesse etArques.

Le territoire de la commune est limitrophe de ceux de neuf communes, dont deux, Saint-Momelin et Nieurlet, dans le département duNord :Les communes limitrophes sontArques,Clairmarais,Longuenesse,Nieurlet,Saint-Martin-lez-Tatinghem,Saint-Momelin,Salperwick,Serques etTilques.

Carte
Le territoire de la commune et ses communes limitrophes[Note 1].

Géologie et relief

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La ville de Saint-Omer est située à la rencontre descollines de l'Artois, du marais audomarois, et de laFlandre intérieure :

  • l’Artois flamand au sud-ouest de la commune, de formation ancienne (-130 à -65 millions d’années), séparé de la Flandre intérieure par l'Aa ;
  • leMarais audomarois, cuvette de4 000 hectares, qui correspond au cours de l’Aa, limité au sud par l'agglomération de Saint-Omer, et au nord par le goulet formé àWatten par la « montagne » de Watten et la colline d’Éperlecques ;
  • la Flandre intérieure ouHoutland à l'est de la ville (-65 à -2 millions d’années), région de collines (lesmonts des Flandres) ou buttes témoins, vestiges d’un plateau qui a été raviné par la fonte successive des glaces (-2,4 millions d’années à 10000 av. J.-C.).

L'argile locale, plus claire, donne à la ville des rues caractéristiques aux façades de briques claires, bien que des façades rouge foncé existent également.

Hydrographie

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Article connexe :Liste des cours d'eau du Pas-de-Calais.
Réseau hydrographique de Saint-Omer.

Le territoire de la commune est situé dans lebassin Artois-Picardie[1]. L’Aa canalisé traverse la commune du sud-ouest vers le nord-est, en direction deGravelines pour se jeter dans lamer du Nord[2]. Les premiers travaux de canalisation se terminèrent vers1165 avec lecomte de FlandreBaudoin VII. Ainsi la rivière est devenue navigable depuis Saint-Omer jusqu'à la mer.Gravelines constituait auMoyen Âge l'avant-port de la cité audomaroise. Cependant, les eaux suivent des ramifications complexes du fait de la faible altitude de la commune, située au même niveau que la mer, qui rend difficile l'écoulement naturel des eaux vers les fleuves sur des sols qui sont dès lors largement couverts de marais, parcourus de nombreux canaux construits et entretenus par l'homme, avec de nombreux ouvrages hydrauliques prévenant leur inondation par une régulation du cours de l'Aa selon le régime des marées en Mer du Nord. On distingue au sud l'Aa Haute Meldyck puis au nord le canal du Haut Pont, et à l'est lecanal de Neufossé (déviation de Saint-Omer). Entre ces canaux principaux, de nombreux petits canaux et watergangs (localement appelés aussiwatringues) drainent les sols.

Le nord de la commune est d'ailleurs dominé par les parcelles de marais maraîcher.

De nombreux ouvrages hydrauliques sont menacés d'inefficacité et d'obsolescence du fait du manque d'entretien (et du coût de plus en plus élevé pour les propriétaires de parcelles et leurs syndicats) et de l'élévation progressive du niveau de la mer, et les marais pourraient à l'avenir s'étendre sur de nouvelles terres par inondation quasi permanente (et devront alors être évacués et désartificialisés) ou devront être protégés par la construction et l'entretien de digues pour protéger les zones habitées, les zones de culture encore exploitables (pour éviter leur salinisation par les surcotes marines) et la route de Saint-Momelin (D 928) qui longe les canaux de Neufossé et de l'Aa (qui évacuent tant bien que mal le trop-plein des marais alors que stagnent les débits en eau douce apportée par le bassin versant et que s'accroissent la fréquence et l'importance des surcotes marines).

L'étang Degezelle est sur le territoire communal en limite nord. Lesétangs du Romelaëre débordent dans leur moitié est sur la commune voisine deNieurlet, et leur accès se fait au sud-est des étangs parClairmarais. La zone est classée enréserve naturelle nationale des étangs du Romelaëre.

Climat

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Pour des articles plus généraux, voirClimat des Hauts-de-France etClimat du Nord-Pas-de-Calais.

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de typeclimat océanique altéré, selon une étude duCentre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant lapériode 1971-2000[3]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon laclassification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[4]. Par ailleursMétéo-France publie en 2020 une nouvelle typologie desclimats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à unclimat océanique[5] et est dans la région climatique Côtes de la Manche orientale, caractérisée par un faible ensoleillement (1 550 h/an) ; forte humidité de l’air (plus de20 h/jour avec humidité relative > 80 % en hiver), vents forts fréquents[6]. Elle est en outre dans lazone H1a au titre de laréglementation environnementale 2020 des constructions neuves[7],[8].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de10,5 °C, avec uneamplitude thermique annuelle de13,8 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 805 mm, avec12,6 jours de précipitations en janvier et7,8 jours en juillet[3]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur lastation météorologique deMétéo-France la plus proche, sur la commune deWatten à10 km àvol d'oiseau[9], est de11,3 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 822,8 mm[10],[11]. La température maximale relevée sur cette station est de41,9 °C, atteinte le ; la température minimale est de−19,3 °C, atteinte le[Note 2].

Milieux naturels et biodiversité

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Espaces protégés et gérés

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Article connexe :Liste des espaces protégés du Pas-de-Calais.
Articles détaillés :Marais audomarois etRéserve naturelle nationale des étangs du Romelaëre.
Blongios nain mâle.
Le marais audomarois.

Laprotection réglementaire est le mode d’intervention le plus fort pour préserver desespaces naturels remarquables et leurbiodiversité associée[12]. Dans ce cadre, la commune fait partie de huit espaces protégés :

Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique

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Article connexe :Liste des ZNIEFF du Pas-de-Calais.

L’inventaire deszones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire.

Le territoire communal comprend trois ZNIEFF detype 1[Note 3] :

  • lemarais de Serques à Saint-Martin-au-Laërt, d’une superficie de555 hectares et d'une altitude variant de2 à 6 mètres. Cette ZNIEFF, site touristique, située à l'ouest dumarais audomarois, présente des terres entourées d'un important réseau dewatergangs[21] ;
  • l'Étang et le marais du Romelaëre, d’une superficie de173 hectares et d'une altitude variant de2 à 3 mètres. Cette ZNIEFF, qui appartient au marais audomarois, est caractérisé par la présence detourbe alcaline en surface, témoin de l'activité passée d'extraction de tourbe[22] ;
  • lesprairies humides de Clairmarais et du Bagard, d’une superficie de661 hectares et d'une altitude variant de2 à 8 mètres. Cette ZNIEFF, située dans la partie est du marais audomarois, est bordée au sud par la forêt deClairmarais, au nord par le début des collines deFlandre et son extrémité ouest constitue le prolongement sud de laréserve naturelle nationale des étangs du Romelaëre[23].

Et une ZNIEFF detype 2[Note 4] :le complexe écologique du marais audomarois et de ses versants. Cette ZNIEFF est un élément de la dépression préartésienne, drainé par l’Aa, le marais audomarois est un golfe de basses terres bordé à l’Ouest par la retombée crayeuse de l’Artois et à l’Est par les collines argileuses de la Flandre intérieure[24].

  • Carte des ZNIEFF de type 1 dans la commune.
    Carte des ZNIEFF de type 1 dans la commune.
  • Carte de la ZNIEFF de type 2 dans la commune.
    Carte de la ZNIEFF de type 2 dans la commune.

Sites Natura 2000

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Article connexe :Liste des sites Natura 2000 du Pas-de-Calais.

Leréseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d’intérêt écologique élaboré à partir des directives « habitats » et « oiseaux ». Ce réseau est constitué dezones spéciales de conservation (ZSC) et dezones de protection spéciale (ZPS). Dans les zones de ce réseau, lesÉtats membres s'engagent à maintenir dans un état de conservation favorable les types d'habitats et d'espèces concernés, par le biais de mesures réglementaires, administratives ou contractuelles[25].

Dans la commune, un site Natura 2000 de type B est défini ensite d'importance communautaire (SIC) : lesprairies, marais tourbeux, forêts et bois de la cuvette audomaroise et de ses versants, d’une superficie de563 hectares et d'une altitude variant de2 à 96 mètres[26].

Et un site Natura 2000 de type A défini en zone de protection spéciale (ZPS) lemarais audomarois, d’une superficie de178 hectares et d'une altitude variant de2 à 3 mètres[27].

Urbanisme

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Typologie

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Au, Saint-Omer est catégorisée centre urbain intermédiaire, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[Insee 2].Elle appartient à l'unité urbaine de Saint-Omer[Note 5], une agglomération inter-départementale regroupant23 communes, dont elle estville-centre[Note 6],[Insee 3],[Insee 4]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Saint-Omer, dont elle est la commune-centre[Note 7],[Insee 4]. Cette aire, qui regroupe 79 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[Insee 5],[Insee 6].

Occupation des sols

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Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Briques en terre cuite claires de Saint-Omer sur une façade.

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de labase de donnéeseuropéenne d’occupationbiophysique des solsCorine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (62,8 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (63,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (47,3 %), zones urbanisées (23 %), zones humides intérieures (10,5 %),terres arables (9,7 %), prairies (5,8 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (2,4 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (1,3 %)[28]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : lacarte de Cassini (XVIIIe siècle), lacarte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (depuis 1950)[Carte 1].

Morphologie urbaine

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Le territoire communal est partagé entre le quart sud-ouest du territoire, qui correspond aux derniers reliefs de l'Artois (à environ 10 à20 mètres d'altitude), et une majorité de sols très bas (environ3 mètres), qui font partie dumarais audomarois. L'urbanisme, dominé par la cathédrale, se concentre dans la partie haute. Le mont Sithieu est le point culminant de la ville, à21 mètres. À l'ouest, les remparts créent un dénivelé au bas duquel se trouve un espace vert ; le sol y remonte jusqu'à la limite de Saint-Martin-au-Laërt. La ville-basse est occupée par des faubourgs, et le marais reste en grande majorité agricole, avec du maraîchage et de nombreuxwatringues qui drainent les sols.

Logement

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En 2021, le nombre total delogements dans la commune était de 8 484, alors qu'il était de 8 313 en 2015 et de 7 981 en 2010[Insee 7], soit une progression du nombre total de logements de 6,3 % depuis 2010.

Parmi ces 8 484 logements, 84,5 % étaient desrésidences principales, (soit 7 170 logements), 1,8 % des résidences secondaires et 13,7 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 40,4 % d'entre eux desmaisons individuelles et pour 58,9 % desappartements[Insee 8].

Sur les 7 170 résidences principales, 33,3 % sont occupées par des propriétaires, 64,9 % par des locataires et 1,7 % par des personnes logées gratuitement[Insee 9].

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Saint-Omer en 2021 en comparaison avec celle du Pas-de-Calais et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi la faible proportion desrésidences secondaires et logements occasionnels (1,8 %) par rapport au département (6,5 %) et à la France entière (9,7 %) ainsi que d'une proportion de logements vacants (13,7 %) supérieure à celle du département (7,3 %) et de la France entière (8,1 %).

Le logement à Saint-Omer en 2021
TypologieSaint-Omer[Insee 8]Pas-de-Calais[Insee 10]France entière[Insee 11]
Résidences principales (en %)84,586,182,2
Résidences secondaires et logements occasionnels (en %)1,86,59,7
Logements vacants (en %)13,77,38,1
Article connexe :le pas de Calais, route des migrants.

Saint-Omer, comme d'autres communes proches dupas de Calais, voit passer depuis lesannées 1990 de nombreuxmigrants clandestins cherchant à gagner leRoyaume-Uni. Elle abrite un foyer pourmineurs isolés d'une capacité de50 places, généralement saturé[29],[30].

Voies de communications et transports

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Carte des infrastructures routières et ferroviaires de la région.

Réseau routier

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L'autoroute A26, entreCalais etTroyes (viaArras,Cambrai etReims), passe à proximité de la commune et la dessert par le biais des sortiesSortie 3 etSortie 4.

La ville est également sur le trajet de plusieursroutes départementales etnationales, dont l'ancienneroute nationale 42 versBoulogne-sur-Mer à l'ouest,Hazebrouck,Bailleul et l'A25 (versLille) à l'est. Une portion de cette route est appelée « rocade de Saint-Omer », contournant l'ouest et le sud de la ville sur presque 10 km entreSaint-Martin-lez-Tatinghem etArques.

Réseau ferroviaire

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La gare de Saint-Omer.

Lagare de Saint-Omer est desservie par desTER Hauts-de-France entreCalais-Ville, d'un côté, etHazebrouck,Arras etLille-Flandres, de l'autre.

Elle a été construite en 1902 pour laCompagnie des chemins de fer du Nord par les architectes Ligny, Aumont et Vainet. La gare est de style classique. La partie centrale de la gare, endommagée pendant la seconde Guerre mondiale, a été remise en état en 1948. En 1984, la gare de Saint-Omer est inscrite à l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques[31].

La gare est devenue, depuis 2014, un pôle d’échanges multimodal. Avec entre autres l’aménagement d’une gare routière, d'une piétonisation de son parvis et des espaces de stationnement afin de faciliter les transports en commun et d’offrir une alternative au transport individuel[32].

Transport aérien

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Lesaéroports les plus proches de Saint-Omer sont :

L'aérodrome de Saint-Omer - Wizernes, situé à Longuenesse, à 2,5 km au sud-ouest de Saint-Omer, est utilisé pour la pratique d'activités de loisirs et de tourisme (aviation légère).

Transport en commun

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Le réseau de transport en commun de la ville de Saint-Omer se définit en quatre points[33] :

  • le réseauMouvéo ;
  • 5 lignes interurbaines des réseauxArc-en-Ciel 1 etOscar gérées par la région Hauts-de-France ;
  • un réseau de transport à la demande baptisé Mouvéo TAD qui permet aux habitants des communes rurales de rejoindre Saint-Omer et sonagglomération etvice versa ;
  • il existe également un réseau de 38 circuits scolaires spéciaux destinés à desservir les 8 collèges et 7 lycées de l'agglomération[34].

Toponymie

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Article connexe :Toponymie française.

D'après l'historienAuguste de Loisne, le nom de la localité est attesté sous les formesSitdiu en 662 ;Sithiu en 685 ;Sithius auxVIIIe – IXe siècles ;Villa Sancti Audomari en 1042 ;Sithuu en 1119 ;Sanctus Hotmarus en 1198 ;Seynt Homer auXIIe siècle ;Sanctus Audomarus in Flandria auXIIe siècle ;Saint Omeir en 1202 ;Saint Omerk en 1253 ;Saint Homeir en 1255 ;Saint Omer en 1259 ;Sanctus Odemerius en 1293 ;Sanctus Odomarus en 1298 ;Saint-Homer en 1311 ;Saint-Omel en 1321 ;Saint-Aumer en 1369 ;Villa Audomarensis auXIVe siècle ;Sente-Omaers auXVe siècle ;Odomaropolis en 1561 ;Morin-la-Montagne en 1793[35] ;Saint Omer en 1793 etSaint-Omer en 1801[36].

Le nom de la commune, enflamand de France, estStomaers. En 2024, un panneauStomaers est posé par la municipalité aux entrées de la commune en venant de Clairmarais et de Saint-Momelin[37].

La formepicarde estSaint-Onmé.

Saint-Omer apparaît dans les écrits de chroniqueurs au cours duVIIe siècle sous le nom deSithiu (Sithieu ouSitdiu), nom du mont Sithiu, en contrebas duquel fut bâtie l'abbaye Saint-Bertin fondée sous l'impulsion d'Audomar (Audomarus,Odemaars ouOmer), moine deLuxeuil, évêque deNoyon-Tournai puis deThérouanne en 637, fondateur de l'abbaye de Saint-Bertin autour de laquelle la ville a été bâtie. Il meurt le àWavrans-sur-l'Aa. L'abbaye doit son nom àSaint-Bertin qui travailla comme compagnon d'Audomar. C’est au cours duXe siècle que l'endroit a pris son nom actuel de Saint-Omer.

Durant laRévolution, la commune porte les noms deLa Barrière et deMorin-la-Montagne du nom du peuple gaulois desMorins occupant les lieux durant la période celte[36]. La commune porte le nom deSaint-Onmé ouSaint-Omé enpicard etSint-Omaars enflamand[38].

Ses habitantssont appelés lesAudomarois du nom d'Audomar de Thérouanne[39].

Le faubourg du Haut-Pont aurait pour origine un pont de bois très haut sur l'Aa, sous lequel pouvaient passer les vaisseaux en provenance de lamer du Nord par l'ancien golfe de l'Aa. Ses habitants portent le nom de Haut-Ponnais.

L'origine du nom du faubourg de Lysel proviendrait des nombreux canaux séparant les parcelles agricoles en îles. Ses habitants portent le nom de Lyselards.

De nombreux canaux et lieux-dits dans le marais sur la rive orientale de l'Aa ont des noms qui ont une origine flamande : le Brockus (« brouck ou marais »), le Westbrouck (« marais de l'ouest »), le Bogarwaert, le Hongarwaert, le Stackelwaert. D'autres lieux ont un nom d'origine commune franco-flamande : la Grande Meer, la Haute Meldyck, la Basse Meldyck (meel signifiant « farine » enflamand car ces canaux ont été construits en795 pour le bon fonctionnement d'un moulin etdyck signifie « digue » en flamand), tandis que certains ont un nom d'origine française : l'Île Flottante, l'Île Sainte-Marie, le Bac.

Histoire

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Depuis la fin de l'ère tertiaire et avec les périodes glaciaires, unetransgression marine (Dunkerque II) submergeles terres dans une zone correspondant au triangle que forme aujourd'huiCalais,Dunkerque et Saint-Omer, et les deltas de l'Aa et de l'Yser se confondent. Le littoral est occupé par lesMorins,peuple Gaulois d'originecelte dont la capitale estTarvenna (actuellementThérouanne)[40].

C'est probablement à Saint-Omer ou environ queJules César construisitPortus Itius d'où en 55 et 54 av J.C. il partit pour envahir laBretagne (Grande-Bretagne actuelle)[41],[42],[40].

Moyen Âge

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Omer et son serviteur,XIe siècle.

Vers 600, le roiDagobert Ier nommeévêque de Thérouanne un moine de l'abbaye de Luxeuil,Audomar (saint Omer), dans le but d'évangéliser la région. Il s'installe àSithiu (ouSithieu, ancien nom de Saint-Omer), terremarécageuse où il convertit le seigneur des lieux, Adroald qui va lui donner sa terre aux alentours de 650. Audomar va construire sur le mont Sithiu (13 m) une église dédiée à laVierge, église qui se transformera en une collégiale puis qui deviendra lacathédrale Notre-Dame de Saint-Omer[40].

Il fait venir de Luxeuil trois moines,Bertin,Momelin et Ebertram pour lui prêter main-forte. Ils vont s'installer sur une butte à unelieue de là (aujourd'huiSaint-Momelin). La communauté s'agrandit et construit en contrebas du mont un monastère dédié àsaint Paul etsaint Pierre (futureabbaye Saint-Bertin), Bertin en est élupère abbé. Une route va être construite entre le monastère haut et le monastère bas[Note 8] (aujourd'hui rue Saint-Bertin). Autour de cet axe vont se construire les huttes des hommes venus aider les moines, Sithiu devient alors unbourg[43],[40]. Audomar meurt en 670 àWavrans sur l'Aa, il estcanonisé en saint Omer, Bertin et Momelin le seront aussi.

Childéric III parÉmile Signol,XIXe siècle.

Entre le et le,Childéric III dernierroi de France de ladynastie Mérovingienne, est enfermé et tondu à l'abbaye Saint-Bertin après sa destitution parPépin le Bref. Il devient moine et meurt dans l'abbaye vers 755. Inhumé dans le cloitre, les fouilles archéologiques n'ont pas permis d'identifier sa sépulture[40]. En 795, sous l'abbé Odland (795-804), La Basse-Meldyck (contraction demeel « farine » etdyck « digue » enflamand) autrement dit l'Aa est creusé pour alimenter unmoulin à eau, suivra la Haute-Meldyck[44].

Pendant l'abbatiat de Fridogise (824-830), les moines de l'abbaye se séparent.60moines restent à l'abbaye tandis que30 autres adoptent larègle de Saint-Augustin et partent s'installer dans le monastère haut où ils forment un collège dechanoines. L'église devient unecollégiale[40]. En,Hugues, fils deCharlemagne et abbé deSaint-Quentin ainsi que deSaint-Bertin, retire de Sithieu le corps desaint Omer pour l'amener àSaint-Quentin. L'évêque de Thérouanne,saint Folquin, prévenu, fait mobiliser la population et les reliques retournent dans la ville dans la liesse populaire et accompagné de fleurs, juin étant la période de floraison. C'est l'origine de la fête de Saint-Omer en fleurs qui fut fêtée durant leMoyen Âge. Folquin cacha dans l'abbaye les reliques deSaint-Bertin pour les protéger des Vikings, elles ne seront retrouvées qu'en 1050[45],[40]

La ville, du fait des richesses que contient l'abbaye Saint-Bertin fut par trois fois, en845 en861 et en891, la cible deraids vikings marquant l'histoire de cette cité[46],[40]. Lors de leur dernière invasion, en891, leurs attaques se brisent contre un rempart qui vient d'être élevé[47].

La première fois, en 860, où les troupes d'un certain Weland tentent de prendre par surprise l'abbaye Saint-Bertin mais les moines ont eu le temps de s'enfuir avec les trésors du lieu en laissant un religieux qui se fera torturer et tuer par les Normands. Une seconde fois, vers 882, une importante flotte pille et incendie l'abbaye après avoir détruitThérouanne, qui ne s'en remettra que100 ans plus tard. Une troisième fois, le, d'après un témoin oculaire qui raconte dans le livreMiracles de Saint Bertin, plusieurs centaines de Vikings apparurent dans les hauteurs de Longuenesse, incendièrent les fermes et pillèrent le bétail. Mais les soldats audomarois prévenus de leur arrivée, les mirent en déroute et en tuèrent une bonne partie dans lesmarais, sous les yeux des habitants massés sur les remparts (construits autour de la ville et spécialement autour des monastères haut et bas après la seconde attaque normande). Ils réapparurent le, maisSaint-Omer serait apparu en songe à un moine pour l'avertir du danger. Lesvikings occupèrent l'abbaye pour ensuite attaquer en vain le petit château de Sithiu.

Baudoin II de Flandre, Pierre Balthasar, 1598.

En 874, un marché est institué parCharles le Chauve et s'installe au pied du château seigneurial, marché qui deviendra100 ans plus tard le grand et seul marché de la région (Thérouanne ayant été détruite et ruinée par les Normands)[48],[40]. Vers 890, une concurrence s'installe entre le pouvoir religieux et le seigneur de Sithiu.Foulques le vénérable, abbé deSaint-Bertin prête allégeance aucomte de Flandre,Baudoin II. Ce dernier va fortifier la ville et construire uneMotte castrale pour la protéger après le traumatisme des incursions normandes. C'est aujourd'hui la seule encore debout en Flandre[49],[40].Foulques est assassiné le sur ordre de Baudoin II car il avait des convoitises sur l'abbaye Saint-Bertin. Il se fait nommer abbé parCharles le Chauve la même année. Fin stratège il va entourer par une même enceinte les deuxmonastères, labourgade devient uneville qui prend les limites et formes qu’elle gardera pendant 1 000 ans[40].

C'est vers 900, que la ville prend le nom définitif de Saint-Omer[40]. AuxXIe et XIIe siècles, les marchands de Saint-Omer sont organisés enguilde, dotée de statuts[50]. Y sont codifiés, les beuveries mais aussi les conditions d'admission, le rôle des doyens, l'entraide, la charité envers les pauvres, l'entretien des places et des remparts, etc.

Vers 1014-1048, une dernièretransgression marine (Dunkerque III) submerge laplaine maritime créant un golfe, le Graveninga. Le roi de FrancePhilippeIer, en 1072, après la défaite de labataille de Cassel, va revenir piller la ville, probablement en guise de représailles, puis se retire.

Baudoin II de Jérusalem. donnant une partie de son palais àHugues de Payns etGodefroy de Saint-Omer (fondation desTempliers),Guillaume de TyrHistoire des croisades

En1096, GuillaumeIerde Saint-Omer participe avec trois de ses fils,Godefroy (cofondateur de l'ordre du Temple), Gérard etHugues à lapremière croisade. Le nom de ce dernier figure dans la cinquièmesalle des croisades duchâteau de Versailles. Vers 1100, est creusé le nouvelAa (Le Grand Large), premier exutoire vers la mer. Des petits canaux entourant la butte et débouchant dans le Grand Large sont creusés, c'est l'apparition du Vinquai et du Haut-Pont[40].

Au cours desXIIe et XIIIe siècles, l'industrie textile y fut florissante[51]. Au cours de sa période de plus grande prospérité, la ville fut en Occident une des premières à bénéficier d’institutionscommunales, peut-être au début des années 1070[52] (Saint-Omer dispose d'un sceau dès 1050, le sceau étant un des attributs de la commune[53]). Ces institutions prennent la suite d’institutions d’entraide de voisinage, formalisées sous forme de confrérie, qui évolue ensuite en guilde marchande, qui a donné naissance à la commune[54]. Cette commune est un soutien pour le comte de Flandre qui lui a accordé ces libertés[55]. Saint-Omer reçoit unecharte communale qui confirme les anciennes libertés déjà accordées le parGuillaume Cliton,comte de Flandre ce qui en fait la deuxième ville de France aprèsLe Mans à devenir commune[56]. Par la suite, elle dut céder à Bruges la première place pour le tissage.

Guillaume II,châtelain de Saint-Omer, et son fils Oston, renouvellent entre les mains dupatriarche de Jérusalem la donation des églises deSlype etLeffinge faite à l'ordre du Temple.Jérusalem, 1137.Archives nationales de France.

De 1160 à 1170, le réseau navigable est perfectionné et l'artère vitale « la Grande rivière » (actuel canal de Neufossé) est creusée et fortifiée du Haut-Pont jusqu'à la Grande écluse deGravelines. Ainsi devenu un port de mer, Saint-Omer est capable d'accueillir des bateaux ayant jusqu'à500 tonneaux. La ville se développe ainsi que les rues principales (Rue Saint-Bertin, Grosse Rue [Rue Carnot] et Tenne Rue [Rue de Dunkerque]), qui acheminent les marchandises du port en contrebas jusqu'au marché sur la butte[40]. Parallèlement se fait l'aménagement dumarais en marais cultivable dont600 ha seront propriété de la commune. À la suite de la mort sans héritier, en, du comte de FlandrePhilippe d'Alsace,Philippe Auguste prend possession effective de l'Artois, comprenant lesplaces d'Arras,Bapaume,Hesdin, Saint-Omer etAire-sur-la-Lys, ainsi que lasuzeraineté sur les comtés deBoulogne,Guînes etSaint-Pol, et de la placevermandoise dePéronne[57]. Mais dès 1196, le comte de Flandre,Baudouin IX — bientôt épaulé par le comte de BoulogneRenaud de Dammartin, pourtantvassal du roi de France — entre à nouveau en conflit avec Philippe Auguste, et dès 1197, le comte déjà maître duCambrésis et deTournai, reprend la place de Saint-Omer ainsi que celle d'Aire-sur-Lys, que la couronne abandonnent officiellement par letraité de Péronne, en 1200. La place est récupérée par le roi de France, en 1211, en contrepartie de son accord pour le mariage de l'héritière du comté de Flandre,Jeanne de Flandre, fille de Baudouin IX, avecFerrand du Portugal[58]. Toujours vers 1200, apparaît la quatrième fortification encerclant de 100 à110 ha. Elle comprend70 tours, quatre portes et quatre waterportes. La pièce maîtresse est le château comtal de l'Esplanade (actuel cinéma). L'enceinte contient deux grands monastères (St-Bertin etNotre Dame), six églises paroissiales, la chapelle du marché, la halle échevinale (sur la Grand place), les deux vieux et Grands marchés et ports (le Vinquai, le Haut-Pont et l'Estate)[40]. Saint-Omer fut perdue par lecomté de Flandre au traité dePont-à-Vendin du et devint une des principales places ducomté d'Artois qui venait de se créer. En 1214,Ferrand de Flandre essaya de reprendre la ville mais il fut vaincu à labataille de Bouvines. Dès lors la francisation commença et les documents officiels furent écrits en français; le flamand n'en resta pas moins la langue courante dans la population et, auXIIIe siècle, le chroniqueur Guillaume d'Andres nous affirme que, de son temps, les affaires se plaidaient en flamand. Encore en 1507 la coutume de Saint-Omer précise dans son article 7 que « ses majeurs et eschevins ont accoustumé faire raidigier leurs dictes sentences criminelles en langaige flamang »[59]. La ville resta d'ailleurs dans une large mesure au sein du réseau économique des Pays-Bas dont elle était officiellement séparée. En 1231, à une période ou la ville se construit beaucoup,Saint Louis et sa mèreBlanche de Castille vienne à Saint-Omer où ils confirment les privilèges accordés à l'abbaye Saint-Bertin. La tour de l'abbaye sera achevée deux siècles plus tard[40].

Bataille de Saint-Omer (Fleurs des chroniques - Besançon ~1384).

Ville économiquement prospère, Saint-Omer paraît également avoir été à la fin du Moyen Âge, entre la Flandre et l'Artois et Amiens, un centre artistique relativement important. Les chantiers de construction de la puissanteabbaye Saint-Bertin et de lacollégiale voient intervenir dès leXIIIe siècle des équipes d'artistes en provenance de Picardie et d'Île-de-France[Note 9].

En 1294, la population flamande se révolte, Saint-Omer du fait de sa position stratégique subit de plein fouet cette révolte[40]. Vers l'an 1300 la ville compte près de quarante mille habitants[60]. En 1302 et 1303 la ville est attaquée par les Flamands, et en 1337 et 1339 par les Anglais[47]. En 1325, le collège des Bons-Enfants dirigé par lesChartreux et futurcollège des Jésuites anglais est fondé. En 1337, laguerre de Cent Ans éclate, les partisans du comte de FlandresLouis Ier de Nevers et dePhilippe VI se réfugient à Saint-Omer. Le peuple flamand ralliés àJacob van Artevelde se solidarise avec les Anglais. En prévision d'attaques, une enceinte est bâtie, on inonde lesmarais, on plante des pieux dans les rivières, on brûle préventivement les faubourgs et l'on rentre les récolte dans la ville[40].

Lesiège et la bataille de Saint-Omer ont lieu le, c'est la première bataille terrestre de la guerre de cent ans. La ville subit de nombreux assauts pendant la guerre, en 1349 les Flamands et les Anglais assiègent en vain la ville[40]. Sûrement arrivée deCalais vers 1346-1349 lapeste noire fait des ravages à Saint-Omer où un tiers de la population meurt. Les maisons sont abandonnées et tombent en ruines et les bourgeois quittent la ville[40].

Une paix fragile est conclue, mais devant payer la rançon deJean II le Bon, ironiquement capturé par Denys de Morbecque de lafamille des seigneurs de Saint-Omer à laBataille de Poitiers en 1356 (rançon pour laquelle furent frappés lespremiers francs). La ville sombre dans la misère et la criminalité. Les biens ruraux disparaissent et il faudra attendre 1360 pour que la ville reprenne en vitalité[40].

En 1384, Saint-Omer revient aux ducs de Bourgogne, mais lapaix de Nimègue (1678) la céda définitivement à la France. Les épidémies firent chuter le nombre d'habitants à quinze mille auXVe siècle. Malgré cela il y aura des raids anglais dans la ville jusqu'en 1435 des suites de lapaix d'Arras[40]. En 1396,CharlesVI et sa cour logent à l'abbaye Saint-Bertin pour le mariage de sa fille,Isabelle de France avec le roiRichard III d'Angleterre àCalais. Pour ce mariage des fêtes sont organisées en ville, des joutes sont disputées sur la Grand Place[40].

En, étant donné que lecomté de Flandre appartient auduc de Bourgogne,Phillipe III le bon, le mariage de son filsCharles le Téméraire et de la fille du roiCharles VII,Catherine de France se tient à l'abbaye Saint-Bertin[61],[40].

En 1406, les Anglais tentent de prendre la ville, mais ils ne parviennent qu'à piller les faubourgs[47].En 1413, particulièrement les Anglais pillent quelques rues et capturent une trentaine d'habitants[40]. Le6e chapitre de l'ordre de la toison d'or se tient en 1440 à l'abbaye Saint-Bertin. La même année, c'est au tour du DucCharles d'Orléans et deMarie de Clèves, nièce dePhillipe III le bon de se faire marier à l'abbaye Saint-Bertin[40]. Vers 1448, se tient le célèbre Tournoi de la croix Pélerine au Nard (Saint-Martin-au-Laërt), Il dure26 jours[62],[40]. C'est sous l'abbatiat deGuillaume Fillastre (1450/1451-1473) chancelier de l'ordre de la toison d'or et pendant le passage à Saint-Omer deCharles d'Orléans que va se tenir en 1461 àl'abbaye Saint-Bertin le10e chapitre de l'ordre de la toison d'or (créé en 1430)[40].

C'est auXVe siècle surtout, quand la région du Haut-Pays rentre en « terre de promission bourguignonne », que l'activité artistique y connaît ses plus belles heures. En 1437, leduc de Gloucester est devant la ville[47]. Entre 1454 et 1459, le célèbreSimon Marmion, originaire d'Amiens, y est de passage avant de rejoindreValenciennes; il peint, à la commande du puissant abbéGuillaume Fillastre, les volets du retable de l'abbaye Saint-Bertin, aujourd'hui àBerlin et àLondres, dont lahuche orfévrée avait été réalisée par les Steclin, orfèvresvalenciennois d'originerhénane[Note 10].

Époque moderne

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Plan-relief de Saint-Omer, vue de l'est (fait en 1758 sous la direction de Jean-Baptiste Larcher d'Aubencourt (1711-1793). Échelle 1/600e. Il en existe uneversion numérique 3D.

Le, laguerre de succession de Bourgogne éclate à la mort deCharles le Téméraire, Saint-Omer va plusieurs fois être assiégé, passant de main française à bourguignonne.

En 1477, les troupes deLouis XI assiègent, sans succès, Saint-Omer, puis suivra letraité d'Arras le qui octroya officiellement lecomté d'Artois auroyaume de France grâce aux fiançailles deMarguerite d'Autriche avecCharlesVIII. Toutefois Saint-Omer parvient à rester neutre jusqu' au Mariage[63],[40]. Par seslettres patentes, le roiLouis XI confirma en les privilèges octroyés par ses prédécesseurs à la ville fraichement conquise[64].

Philippe de Crèvecœur d'Esquerdes, 1478 ou vers 1491.

En 1466, Jacquesde Pardieu,échevin de la ville devenulépreux et très affaibli par quatorze ou quinze ans d'exercice ne peut plus remplir aucune charge et cède sa place d'échevin à Guilbert d'Ausque (originaire de Montreuil). En 1482, juste après letraité d'Arras une guerre civile éclate entre les partisans deMaximilien de Habsbourg et du roi de France. Saint-Omer reste fidèle auxPays-Bas Bourguignons et obtient le la promesse de n’être jamais « démembrée de lamaison de Bourgogne»[63],[40]. La nuit du, grâce à la trahison dePhilippe de Crèvecœur d'Esquerdes 700 à800 Français entrent dans la ville avec l'aide deséchevins et des grands marchands, ils rétablissent la souveraineté française[63],[40]. Le, grâce à une conjuration de22 paysans et bourgeois, les Bourguignons libèrent la ville et le, les Français l'évacuent dans la liesse populaire. Ce jour a longtemps été chômé et une confrérie deSaint-Désiré (saint fêté le jour de la libération) organise pendant longtemps une procession dite du chat, le mot de passe des conjurés était « miaou »[63],[40].

Le, est signé letraité de Senlis qui met définitivement fin à la guerre. Lecompté d'Artois revient àPhillipe le Beau, fils deMaximilien de Habsbourg. Il visite la ville en mai 1500. Saint-Omer reste auxPays-Bas Bourguignons[40]. Le lendemain de sa visite, le jour del'Ascension il prête le serment descomtes d'Artois dans lacollégiale[40].

Avec son mariage avecJeanne de Castille en 1504, Lecomté d'Artois passe sous domination espagnole[40]. Le (réorganisation religieuse des Pays-Bas espagnols), que lacollégiale est terminée, elle accueillera bientôt le siège dunouvel évêché de la région,Thérouanne ayant été détruite par les troupes deCharles Quint en 1553. Lacollégiale devient uneCathédrale[40].

Chapelle du collège Jésuite.

En 1563,Gérard de Haméricourt est nommé abbé deSaint-Bertin, il fonde en 1568, à la place du collège des Bons-Enfants uncollège jésuite pour les réfugiés anglais qui fuient lespersécutions anglicanes. Les anciens élèves du collège des Bons-Enfants envoyés chez les jésuites wallons pour continuer leurs études se distinguent par les manches blanches de leur uniforme[40]. De 1551 à 1596, plusieurs tentatives françaises pour reprendre la ville échouent[47].

C'est sousGérard d'Haméricourt que l'empreinte religieuse sur l'urbanisme de la cité audomaroise fut multipliée lors de laContre-Réforme catholique auXVIe siècle. Saint-Omer accueillit alors de nombreux collèges et séminaires britanniques et wallons. Lachapelle des jésuites wallons est construite de 1615 à 1640[40].Valentin de Pardieu, né en 1520 ou 1521, à Saint-Omer, seigneur de la Motte, seigneur d'Esquelbecq,mayeur de Saint-Omer[65] puis gouverneur deGravelines mort le lors de labataille de Doullens fit bâtir en 1578 dans la ville de Saint-Omer un local qu'il donne en propriété aux sœurs de Sainte-Catherine. En 1580, ces religieuses prirent possession des lieux et y firent construire une église consacrée en 1595 par l'évêque de Saint-Omer, Jean Six[66]. À la Révolution, les sœurs de Sainte-Catherine furent dispersées. En 1791, elles étaient trente religieuses de chœur et cinqconverses. Les révolutionnaires prirent possession du couvent et y établirent une fonderie. Ce sont dans ses creusets que finirent la plupart des cloches de la ville, transformées en pièces de monnaie, sonnantes et trébuchantes[40].

Jacquesde Pardieu etValentin de Pardieu veulent que l'échevinage montre les privilèges anciennement octroyés aux habitants de Saint-Omer par lescomtes d'Artois, comme si la Charte communale eût été violée par "Messieurs de la ville" et, pour première satisfaction, ils veulent que leconseiller pensionnaire de la ville, Guilbert d'Ausque, envoyé l'année précédente de Montreuil à Saint-Omer pour remplacer Jacquesde Pardieu, « devenu lépreux et très pauvre après quatorze ou quinze ans d'exercice » ne puisse plus remplir aucune charge[40]. En 1636 une digue est construite le long du grand canal pour laisser passer les chevaux quitire les barges de marchandises. Le, dans le cadre des guerres entre laFrance et l'Espagne Saint-Omer est attaquée par les Français au niveau de la porte Sainte-Croix. Leséchevins décident pour se défendre d'inonder les fossés en détournant l'Aa[40]. Le maréchal de campHenri de Chivré, marquis de la Barre, commandait l'artillerie. Les lignes ayant été attaquées, le de la même année, par les forces rivales sous les ordres deOttavio Piccolomini et du princeThomas de Savoie-Carignan,chef des Impériaux, Henri de Chivré fut chargé par le maréchal de Châtillon,Gaspard III de Coligny de la défense du marais avec 1 000 hommes durégiment de Navarre et du régiment suisse de Molondin. Mais, en voulant reprendre une redoute que les ennemis venaient d'enlever, il eut la cuisse cassée d'un boulet de canon et succomba le lendemain, son fils de17 ans,Anne de Chivré, qui combattait à ses côtés, fut grièvement blessé[67].

Le « Plan Titelouze » un des premiers plan de la ville est dressé en 1655 (voir:Archive BAPSO).

La ville en 1698.

À la fin du mois de commence lesiège de Saint-Omer par les armées françaises (25 000 hommes) dirigées parPhilippe d'Orléans, frère cadet deLouis XIV. Le, les armées de la coalition néerlandaise et espagnole (30 000 hommes), dirigées par leStathouderGuillaume d'Orange, sont àYpres. Les Français partent à leur rencontre. La bataille a lieu les et dans la vallée de la Peene, entre les villages deNoordpeene,Zuytpeene etBavinchove. Philippe d'Orléans remporte labataille de la Peene en infligeant une perte de 3 000 hommes côté hollandais. Ses armées sont à nouveau devant Saint-Omer le 14 avril. Mal informés, espérant des renforts - qui bien sûr ne viendront pas - les Audomarois résistent encore six jours. Finalement, le, la ville de Saint-Omer tombe. Un an plus tard, en 1678, lestraités de Nimègue valident les conséquences de la bataille de la Peene ; Saint-Omer et le nord de l'Artois, ainsi que les châtellenies flamandes deCassel etBailleul, deviennent définitivement françaises[40].

Le, le roiLouis XIV victorieux visite Saint-Omer. Le lendemain il entre à cheval dans la cathédrale pour écouter unTe Deum chanté en compagnie ducardinal de Bouillon[40]. Les fortifications de la ville furent remaniées parVauban dès 1678, dans le cadre de son projet depré carré. Le commissaire général des fortifications deLouis XIV superposa à l'enceinte, déjà renforcée parCharles Quint auXVIe siècle, son propre système de défense. Des ouvrages avancés, de nouveauxbastions, et de nouvelles plates-formes sont créés pour accueillir l'artillerie. Trois portes donnent accès à la ville, Porte de Calais, d'Arras et du Hauts-Pont (ou de Dunkerque, c'est aussi une porte d'eau). Louis XIV veut franciser la ville, devenue française, notamment en remplaçant et en construisant des bâtiments dans lestyle français classique, c'est l'arrivée de la brique jaune. L'hôpital général est construit dans ce style parLouis-Alphonse de Valbelle. C'est dans cet esprit qu'Armand-Anne-Tristan de La Baume de Suze va débuter la construction en 1680 par un architecte du roi d'un nouveau palais épiscopal (transformé en palais de justice en 1795). Son successeur, Louis-Alphonse de Valbelle,évêque de Saint-Omer va l'achever en 1702. Sur son fronton est inscrit la devise de Louis XIVNec pluribus Impar[68],[40]. En 1717, la famille Piette construit le grand orgue de lacathédrale sur commande du chapitre. La fontaine Sainte-Aldegonde (place Victor Hugo) est construite en 1757 par Julien de Nézot, ingénieur du roi, pour commémorer la naissance ducomte d'Artois, futurCharles X[40].

Saint-Omer et environ sur lacarte de Cassini (1756-1757).

À la fin duXVIIIe siècle, de nombreux hôtels particuliers sont construits dans la ville. L'hôtel Sandelin (Aujourd'hui musée des beaux-arts) en 1775, lebailliage (Aujourd'hui siège de la caisse d'épargne), l'hôtel Ringot (Aujourd'hui hôtel des ventes), etc. La fontaine des six pipes (angle de la rue Carnot et Valbelle) est construite à cette période[40]. Les casernes débutées sous l'occupation espagnole sont finies par Louis XIV (casernes de la Barre[69], d'Albret et du Cygne). Une fabrique de faïence ouvre sous l'impulsion de M. Saladin et M. Levêque, la faïence de Saint-Omer connait un grand succès mais l'entreprise fait faillite en 1780. En 1763, Thomas Fiolet fonde la première manufacture de pipes de Saint-Omer[40]. De 1787 à 1795, quelques milliers depatriotes des Pays-Bas du Nord se réfugièrent à Saint-Omer ou dans les villes voisines deBéthune,Watten,Bergues,Gravelines etDunkerque. Saint-Omer se dote d'une bibliothèque municipale, devenue depuis bibliothèque d'agglomération, en 1799, le premier conservateur futJean-Charles Joseph Aubin[40]. En, laréunion des États-généraux est annoncée, les représentants des différents corps de métiers et les habitants se réunissent le le lendemain au soir, ils se quittent en ayant rédigé lecahier des doléances, plaintes et remontrance du Tiers-État, de la ville et des faubourgs. 20 des représentants sont désignés pour prendre part à l'assemblée du Bailliage, qui se réunit le, et à la grande chambre de la Conciergerie. Le, àArras se tient l'assemblée générale des trois ordres, le se réunissent àVersailles, lesÉtats-Généraux.Louis Joseph Thomas Le Sergeant d'Isbergues lieutenant des maréchaux à Saint-Omer représente lanoblesse mais personne ne représente letiers état audomarois[40]. Le, est annoncée de laprise de la Bastille trois jours plus tôt, le est jour de fête. Descocardes sont vendues au profit des pauvres. Les vitres du bailliage sont brisées et ceux qui ne prennent pas part aux festivités sont pris à partie. Saint-Omer est patriote, et le est organisée la Fête de la fédération, le régiment de Provence. LaGarde Nationale de Saint-Omer et les détachements des communes voisines y participent.

Le,Pierre-Joseph Porion est élu évêque duPas-de-Calais, il vient à Saint-Omer le avec des intentions de paix et d'apaisement pour la population. Le 21 septembre,Lazare Carnot (grand-père du président françaisSadi Carnot) et son frère Claude sont élus députés du Pas-de-Calais[40]. Novembre et sont marqués par des révoltes. La citoyenne Vandenbosche ou dite « la Colonelle » est à la tête des violences et parcourt les rues accompagnée de deux tambours. En unarbre de la liberté est planté sur la Grand Place. Le la Francedéclare la guerre au roi de Hongrie et de Bohème cetteguerre tourne au fiasco et113 jeunes Audomarois s'enrôlent comme volontaires. Enaout le roi est suspendu et des élections ont lieu. Dans lePas-de-Calais,Robespierre arrive au1er rang de la liste mais opte pourParis,Lazare Carnot arrive au second rang et devient premier élu du Pas-de-Calais. Avoué à Saint-Omer, c'estJean-Baptiste Personne qui représente les Audomarois à l'Assemblée[40]. Auprocès du roi, Lazare Carnot vote la mort tandis queJean-Baptiste Personne vote la vie, le l'Assemblée du District transforme le nom de la ville pour un nom laïc, Saint-Omer devient Morins la Montagne. Un nouvel appel à volontaires est donné pour laguerre de la première coalition. Le, une fête de ladéesse raison est organisée dans l'église Saint-Sépulcre, après la Révolution c'est la première église à revenir à son culte initial. Enmars 1799 l'abbatiale deSaint-Bertin est mise en vente àArras L.-J. Carette remporte la vente. La conservation de la tour est stipulée dans le cahier d'adjudication et les pierres serviront de carrière et les blocs de pierre seront réutilisés (pour l' école de musique, l' école des beaux arts ou la bibliothèque)[40].

En 1800, Saint-Omer était encore la ville la plus peuplée du département[70]. Le (Concordat), lediocèse de Saint-Omer se rallie à ce lui d'Arras, Lacathédrale continue d'être appelée comme telle par la population jusqu'à nos jours, malgré le départ de l'évêque[40].

Époque contemporaine

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Coralie Ferey,Allégorie de la Morinie, 1839 (reprise de la vignette desantiquaires de la Morinie).
Tour de l'abbaye Saint-Bertin, mai 1887

LeXIXe siècle est une période de développement urbain et économique, avec l'arrivée du chemin de fer en 1848. Mais la ville est peu marquée par larévolution industrielle. La Grand'Place est conçue selon des plans de l'architecte Lefranc, un nouvel hôtel de ville associé à un théâtre à l'italienne est construit de 1831 à 1838 avec les pierres de l'ancienneabbaye Saint-Bertin. Les fortifications sont en partie rasées pour faire place à des boulevards. Il ne subsiste des fortifications que dans le jardin public (de vingt hectares avecarboretum, kiosque à musique, et parterre à la française) qui est créé en 1894 au pied de la cathédrale. Le et,Napoléon Ier passe à Saint-Omer pour inspecter ses troupes au camp d'Helfaut[71],[72],[40]. 1815, création de lacristallerie d'Arques. Le, est fondée laSociété académique des antiquaires de la Morinie, autorisée le etreconnue d’utilité publique le. C'est une des plus anciennessociété savantes de France[73],[40].

En 1837, une nouvelle écluse est construite au Haut-Pont. En 1843, une usine à gaz est construite près de l'abbaye Saint-Bertin : l'éclairage public arrive à Saint-Omer. En 1848, l'anciencollège des Jésuites wallons devient le premierLycée duPas-de-Calais, il sera pendant un siècle le seul du département[40]. En 1856 est construit rue Saint-Bertin sur l'ancien couvent des Récollets le collège Saint-Bertin; lemaréchal Pétain y fera ses études. 1884, première adduction d'eau à domicile. Vers 1855, l'empereurNapoléon III et l'impératriceEugénie viennent à Saint-Omer[40]. Lagare de Saint-Omer actuelle est construite en 1904 par l'architecte Clément Ligny, en remplacement de la première gare jugée trop petite. La partie centrale de la gare équipée d'un clocheton et d'ouvrages en fer forgé est endommagée lors de laSeconde Guerre mondiale.

Le géant maraicher Batistin de nos jours.
Saint-Omer en 1929 (échelle 1/5000).
Essai d'avion aux Bruyères le1er janvier 1914.

Le recensement de 1911 révèle que 75 % des maraîchers de Saint-Omer parlent leflamand occidental[74].

En 1911-1912, l'entreprise « Chantiers Tellier » fait du plateau des Bruyères un des premiers centres d'essai d'avion : il donnera naissance à l'aérodrome de Saint-Omer - Wizernes[75].

Au moment de lamobilisation générale le, stationne à Saint-Omer la4e brigade d'infanterie (2e division d'infanterie), formée du8e régiment d'infanterie (Saint-Omer, Boulogne, Calais) et du110e régiment d'infanterie (Dunkerque, Bergues, Gravelines). LecolonelPétain commande l'état-major de la4e brigade. Il est secondé par un capitaine et par un capitaine de réserve. L'état-major comprend un caporal, neuf soldats et huit chevaux. Il part de Saint-Omer par rail le et gagneHirson, gare régulatrice. Il aboutit finalement àMartigny. Il va combattre à l'Est[76]. L'état-major anglais dumaréchal French loge au 37 rue Saint-Bertin. Les hôtes de marque tels que le roiGeorge V, la reineMary ou leprince de GallesÉdouard VIII sont logés à l'hôtel de Bergues (20 rue Saint-Bertin)[40]. Le, c'est le premier bombardement aérien de la ville, dans les six mois qui suivent, lesTaubes feront dix bombardements qui feront onze morts chez les civils, notamment le sur le quai de Haut-Pont. En tout, c'est25 bombardements aériens qui causeront54 victimes civiles que subit la ville. L'armistice est signé le : Saint-Omer déplore 586 citoyens morts au champ d'honneur et54 victimes civiles. Unmonument aux morts est construit. Les soldats anglais quittent peu à peu la ville et le calme revient. Les rues sont électrifiées, la ville se modernise[40].

La commune est décorée de lacroix de guerre 1914-1918 par décret du, distinction également attribuée à276 autres communes du Pas-de-Calais[77].

Articles connexes :occupation de la France par l'Allemagne etreconstruction, après la Première Guerre mondiale.

Unballon gonflé au gaz de ville s'envole de la Grand Place chaque après-midi et laducasse est à cette période la grande fête de la ville. Elle se déroule le deuxième dimanche après laPentecôte. Elle est ouverte par la procession du Saint-Sacrement qui se termine dans le reposoir sur la Grand Place. Le soir, des feux d'artifice sont lancés et les festivités se poursuivent en compagnie desgéants Tutu (1952) et Batistin (1925)[78] jusqu'au lundi, Jour férié où les pompiers organisent des manœuvres sur la Grand Place[40]. En, laSeconde Guerre mondiale est déclarée, des troupes de la7e armée sont cantonnées à Saint-Omer[40].

Douglas Bader.

Dans la nuit du au, Saint-Omer est bombardé, le quartier Mathurin est détruit. À l'aube, les troupes allemandes entrent dans la ville, des soldats résistent et font sauter le pont de la gare. Des soldats anglais, coupés de leur unité, se cachent dans les marais. L'As anglaisDouglas Bader est abattu le àWardrecques. Il est transféré à la clinique Stérin d'où il organise une épique évasion le dimanche 17 août 1941 grâce à un petit groupe d'Audomarois, pour se cacher dans le quai du Haut-Pont et être finalement repris[40].

Le, le résistant audomarois Désiré Didry est arrêté ; il est décapité enAllemagne le. Les et ainsi que le, des bombardements détruisent en partie la gare[40]. Dans la région sont construits par l'armée de l'Allemagne nazie leblockhaus d'Éperlecques en 1942, et lacoupole d'Helfaut en 1943. Ces équipements, qui devaient à l'origine servir de bases de lancement desfusées V2, sont bombardés par l'armée alliée et ne sont jamais entrés en service. Tragique est l'année 1943 pour la ville. Les Alliés, ayant eu connaissance de l'importance des sites d'Helfaut Eperlecques, décident d'y lancer des bombardements intensifs. Mais le à16 h 37, l'incompétence des pilotes cause le bombardement de la rue d'Arras qui détruit le quartier audomarois faisant110 morts,300 blessés et417 immeubles partiellement ou totalement détruits. Le 9 août, le premiermissile V1 est lancé sur l'Angleterre, les bombardements alliés se font incessants. Le, un bombardement touche l'usine à gaz et uncontrefort de l'abbaye Saint-Bertin[40].

La ville est libérée le par la1re division blindée polonaise du généralMaczek formant l'avant-garde du2e Corps canadien[79]. Quelques résistants meurent dans la bataille. Le, autour de21 h, la tour de l'abbaye Saint-Bertin s'effondre sur elle-même des causes de l'abandon du site et des bombardements qui l'ont touchée.

La commune est décorée de lacroix de guerre 1939-1945 le, distinction également attribuée à28 autres communes du Pas-de-Calais[80].

Logo deArc International.
Logo de la CAPSO.

La ville se reconstruit dans une architecture moderne et fonctionnelle, la place dePerpignan est construite, elle est nommée en reconnaissance de l'aide apportée par la ville du Sud de la France. Lacristallerie d'Arques dénombre 13 000 employés et devient une entreprise internationale. Le, sous l'impulsion de maître Senelart, le district de la région de Saint-Omer comprenant à sa fin18 communes est créé[40]. La ville se développe, des logements sociaux sont construits, une zone commerciale se développe en périphérie, le centre historique et ses commerces attirent des touristes et la production maraichère se modernise avec la mise en place dumarché au cadran. Les fêtes se renouvellent, en effet, chaque année le cortège nautique au Haut-Pont, la ducasse du Bachelin et ses géants attirent les foules.

En,jumelage de la ville avecYpres (Belgique) dont les liens avec la ville sont étroits depuis le Moyen Âge. En juin, c'estDetmold (Allemagne) qui est jumelée avec Saint-Omer. Et enfin, en,Deal (Royaume-Uni) est la dernière ville jumelée avec la Saint-Omer[40].

Depuis 2000

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Le, le district de Saint-Omer devient avec l'arrivée d'une19e commune, la communauté d'agglomération de Saint-Omer (CASO). Le1er janvier 2017, la CASO fusionne avec lacommunauté de communes du canton de Fauquembergues, lacommunauté de communes de la Morinie et lacommunauté de communes du pays d'Aire, pour former lacommunauté d'agglomération du Pays de Saint-Omer (CAPSO) qui compte aujourd'hui53 communes[40].

En décembre 2023 et janvier 2024, la ville est, comme le département, touchée par des inondations[81]. Tout juste nommé Premier ministre,Gabriel Attal se rend à Saint-Omer lors de sa visite pour constater les dégâts[82]. Il sera suivi du présidentEmmanuel Macron.

Politique et administration

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Découpage territorial

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Article connexe :Arrondissements du Pas-de-Calais.

La commune se trouve dans l'arrondissement de Saint-Omer dudépartement duPas-de-Calais.

Saint-Omer est unesous-préfecture du département duPas-de-Calais.

Commune et intercommunalités

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Article connexe :Liste des intercommunalités du Pas-de-Calais.

Saint-Omer fait partie de lacommunauté d'agglomération du Pays de Saint-Omer qui regroupe 53communes, soit 105 000 habitants. L'arrondissement, qui comporte huit cantons (liste), compte 153 523 habitants, dont 15 785 habitants pour le canton Nord et 24 039 habitants pour le canton Sud.

Saint-Omer fait partie du Syndicat mixte Lys-Audomarois (SMLA) pour la rédaction duschéma de cohérence territoriale avec l'Agence d'urbanisme et de développement de la région de Saint-Omer. La ville fait partie duPays de Saint-Omer.

Circonscriptions administratives

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Articles connexes :Redécoupage cantonal de 2014 en France,Liste des cantons du Pas-de-Calais,Conseil départemental du Pas-de-Calais etListe des conseillers départementaux du Pas-de-Calais.

La commune est rattachée aucanton de Saint-Omer.

Circonscriptions électorales

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Articles connexes :Liste des circonscriptions législatives du Pas-de-Calais etListe des députés du Pas-de-Calais.

Pour l'élection des députés, la commune fait partie de lahuitième circonscription du Pas-de-Calais.

Élections municipales et communautaires

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Articles connexes :Élections municipales de 2020 dans le Pas-de-Calais,Histoire des maires de France etNomination des maires sous la Troisième République française.

Élections municipales 2020

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  • Maire sortant :François Decoster (UDI)
  • 33 sièges à pourvoir au conseil municipal (population légale 2017 : 14 782 habitants)
  • 12 sièges à pourvoir au conseil communautaire (CA du Pays de Saint-Omer)
Résultats des municipales de 2020 à Saint-Omer
Tête de listeListePremier tourSièges
Voix%CMCC
François Decoster[83]UDI-LREM2 42065,782810
Bruno Magnier[83]DVG1 25934,2252
Inscrits8 890100,00
Abstentions5 05056,81
Votants3 84043,19
Blancs et nuls1611,81
Exprimés3 67941,38

Liste des maires

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Article détaillé :Liste des maires de Saint-Omer (Pas-de-Calais).
Listes des maires depuis 1945[84]
PériodeIdentitéÉtiquetteQualité
avril 1945octobre 1947Célina Roye Directrice d’école
L'une despremières femmes maires de France[85]
et l'une des trois femmes élues du département du Pas-de-Calais
en mai 1945 avec ses homologues deBlendecques et deLillers[86],[87]
octobre 1947avril 1953Marcel Merlin  
avril 1953septembre 1965
(décès)
Pierre GuillainDVG puisCNIPNégociant en tissus
Député de la8e circonscription du Pas-de-Calais(1958 → 1962)
Conseiller général ducanton de Saint-Omer-Nord(1945 → 1964)
octobre 1965mars 1977Raymond SenellartDVDNotaire
mars 1977mars 1983Jean Saint-AndréPSPharmacien
Conseiller général ducanton de Saint-Omer-Sud(1976 → 2001)
Conseiller régional duNord-Pas-de-Calais(1977 → 1982)
mars 1983mars 2008Jean-Jacques DelvauxRPR puisUMPProfesseur d'enseignement économique
Député de la8e circonscription du Pas-de-Calais(1993 → 1997)
Conseiller général ducanton de Saint-Omer-Nord(1982 → 2008)
Conseiller régional duNord-Pas-de-Calais(1986 → 1993 puis 1998 → 2001)
mars 2008avril 2014[88],[89],[90],[91]Bruno MagnierPSProviseur de lycée
Conseiller régional duNord-Pas-de-Calais(2010 → 2015)
Vice-président de laCA de Saint-Omer
avril 2014[92],[93],[94]en cours
(au 5 avril 2022)
François DecosterUDI puisMoDemChef d'entreprise
Conseiller régional desHauts-de-France(2015 →)
8e vice-président duconseil régional des Hauts-de-France(2016 →)[95]
Président de laCA de Saint-Omer(2014 →2016)
Réélu pour le mandat 2020-2026[96],[97]

Autres élections

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Tendances politiques et résultats des élections en 2007

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En2007, il y avait 10 277 électeurs inscrits. Les résultats desélections présidentielles 2007 sont conformes aux résultats nationaux : sur 7 543 votes exprimés,Nicolas Sarkozy obtient 4 006 voix (53,11 %) etSégolène Royal 3 537 voix (46,89 %)[98]. Lors desélections législatives de 2007, pour 5 683 votes exprimés,Michel Lefait (PS) est élu au premier tour avec 2 539 voix (44,68 %), devant Marie-Pascale Bataille (UMP) avec 2 304 voix (40,54 %)[99].

Tendances politiques et résultats des élections en 2014

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Article connexe :Élections municipales de 2014 dans le Pas-de-Calais.
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Finances communales

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Lataxe d'habitation s'élevait en 2006 à 25,07 %, à laquelle s'ajoute un taux départemental de 9,29 %. Lataxe foncière est de 26,45 % en 2006 sur les propriétés bâties (à laquelle s'ajoute 11,50 % pour le département et 3,70 % pour la région), et de 48,06 % sur les propriétés non-bâties (à laquelle s'ajoute 33,36 % pour le département et 12,56 % pour la région)[100].

Jumelages

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Articles connexes :Jumelage et coopération dans le Pas-de-Calais etJumelages franco-allemands.

La commune estjumelée avec :

Carte
Jumelages et partenariats de Saint-Omer.Voir et modifier les données sur Wikidata
Jumelages et partenariats de Saint-Omer.Voir et modifier les données sur Wikidata
VillePaysPériode
Deal[101]Royaume-Unidepuis
Detmold[101]Allemagnedepuis
Ypres[101]Belgiquedepuis
Żagań[102]Polognedepuis

Équipements et services publics

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Eau et déchets

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Lacollecte sélective des déchets est en place dans la commune. La gestion des déchets est assurée par laCommunauté d'agglomération du Pays de Saint-Omer (CAPSO). L'opérationMarais Propre a lieu annuellement, avec pour but le nettoyage dumarais audomarois. Cette opération est actuellement organisée par leparc naturel régional des Caps et Marais d'Opale, et la CAPSO[103].

Le tri sélectif est en place dans la commune. La CAPSO a également incité les particuliers à s'équiper de composteurs, et réalise une étude avec des foyers témoins volontaires (objectif de réduction des déchets).

Un incinérateur Flamoval[104] a été construit et mis en service en juin 2012[105] dans l'agglomération, sur le territoire de la commune d'Arques.

Plusieurs associations de protection de l'environnement, ainsi que des élus et parlementaires se sont opposés à son installation[106].

Espaces publics

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En 2024, la commune fait son retour, après dix ans d'absence, auconcours des villes et villages fleuris et est labellisée « deux fleurs »[107].

Enseignement

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La commune est située dans l'académie de Lille et dépend, pour les vacances scolaires, de lazone B.

Sur le territoire de la commune se trouve quatorze établissements scolaires publics et privés[108]. On trouve différents établissements secondaires publics (collège de la Morinie, collège de l'Esplanade,lycée Alexandre-Ribot) et privés, dont certains très anciens (école et collège Saint-Bertin[109], collège et lycée Notre-Dame-de-Sion, lycée privé technique Saint-Denis).

L'enseignement supérieur s'effectue à l'université du littoral, sur Saint-Omer ouLonguenesse (campus) : IUT de Saint-Omer (génie industriel et maintenance, gestion administrative et commerciale)[110], IUP Génie des Systèmes Industriels-Maintenance Industrielle, DEUST Animation des Activités Physiques et Sportives, Institut de formation en soins infirmiers[111]. Le campus de la Malassise accueille également une école d'ingénieur et une école supérieure de commerce. De nombreux étudiants vont par ailleurs à Lille.

  • L'école Saint-Bertin.
    L'école Saint-Bertin.
  • La rue Saint-Bertin avec ses pavés et ses très anciens lycées.
    La rue Saint-Bertin avec ses pavés et ses très anciens lycées.
  • Le lycée Notre-Dame-de-Sion.
    Le lycée Notre-Dame-de-Sion.

Postes et télécommunications

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La commune, avec trois autres communes voisines que sontSalperwick,Tilques etSerques, a la particularité, unique en France, d'avoir le courrier distribué par un facteur en barque pour une partie des habitants demeurant dans le marais, situé au nord[112].

Santé

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En 2024, la commune de Saint-Omer dispose dedouze médecins généralistes, de22 chirurgiens-dentistes, de30 masseurs-kinésithérapeutes, deseize infirmiers, deseptpsychologues et desix pharmacies[Insee 12].

Les centres hospitaliers les plus proches sont le centre hospitalier de la région de Saint-Omer àHelfaut, à 8 km au sud, et la clinique privée de Longuenesse. Les personnes âgées peuvent être accueillies au sein de la maison de retraite Saint-Jean (capacité d'accueil de14 personnes), ou de la résidence « Arpage », qui accueille des résidents atteints de lamaladie de Parkinson (70 lits).

Justice, sécurité, secours et défense

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Justice

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Saint-Omer est siège de plusieurs instances judiciaires :

Sécurité

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La commune dispose d’unepolice municipale[114] et comporte un commissariat depolice nationale[115] siège de lacirconscription de sécurité publique de Saint-Omer.

Lecentre de secours principal des pompiers de Saint-Omer est situé dans la commune voisine deLonguenesse[116].

Population et société

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Démographie

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Évolution démographique

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L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers lesrecensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[117],[Note 11].

En 2023, la commune comptait 14 382 habitants[Note 12], en évolution de −2,71 % par rapport à 2017 (Pas-de-Calais : −0,69 %,France horsMayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
179318001806182118311836184118461851
20 13520 10920 36218 24619 34419 03220 66121 07822 054
Évolution de la population  [ modifier ], suite (1)
185618611866187218761881188618911896
21 98722 01121 86922 38121 85521 55621 26621 66121 481
Évolution de la population  [ modifier ], suite (2)
190119061911192119261931193619461954
20 86720 99320 46919 23819 77417 81518 37318 10619 280
Évolution de la population  [ modifier ], suite (3)
196219681975198219901999200620112016
19 28318 20516 93215 41514 43415 74715 00414 06414 443
Évolution de la population  [ modifier ], suite (4)
20212023-------
14 66114 382-------
De 1962 à 1999 :population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes :population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[36] puisInsee à partir de 2006[118].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges

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La population de la commune est relativement jeune.En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à30 ans s'élève à 44,6 %, soit au-dessus de la moyenne départementale (36,7 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à60 ans est de 20,6 % la même année, alors qu'il est de 24,9 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait 7 121 hommes pour 7 605 femmes, soit un taux de 51,64 % de femmes, légèrement supérieur au taux départemental (51,50 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[Insee 13]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,7 
90 ou +
1,5 
4,4 
75-89 ans
7,7 
12,7 
60-74 ans
14,1 
18,3 
45-59 ans
16,6 
17,2 
30-44 ans
17,5 
25,6 
15-29 ans
23,4 
21,2 
0-14 ans
19,2 
Pyramide des âges du département duPas-de-Calais en 2022 en pourcentage[119]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90 ou +
1,6 
5,9 
75-89 ans
9,1 
17 
60-74 ans
18,4 
20 
45-59 ans
19,1 
18,9 
30-44 ans
18 
18,2 
15-29 ans
16,2 
19,5 
0-14 ans
17,5 

En1999 Saint-Omer comptait 6 709 résidences principales et 76 résidences secondaires. Le nombre total de logements augmente de 13,9 % entre 1990 et 1999, pour faire face au solde démographique positif. Le nombre de logements vacants s'est réduit de 23,8 % entre 1990 et 1999, mais il restait encore521 logements vacants en1999[Insee 14][Passage à actualiser].

Le niveau d'étude montre une scolarisation de la population totale de 24,2 % de niveau primaire, 32,5 % de niveau collège, 13,7 % de niveau BAC, et de 16,2 % de niveau études supérieures[Insee 15][Passage à actualiser].

Manifestations culturelles et festivités

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Un cinéma de neuf salles projette des films tous les jours et réalise des avant-premières. La scène conventionnée La Barcarolle, propose une programmation théâtre, musique et danse au sein du Moulin à Café, place Foch.

Différents événements marquent le calendrier annuel local comme le feu d'artifice du14 juillet, le Saint-Omer Jazz Festival (festival dejazz, en juillet), le défilé nautique (plutôt appelé cortège nautique, qui a lieu le dernier dimanche de juillet), la fête de la bière (en septembre), la fête du légume (en octobre), la fête de la Saint-Nicolas et lemarché de Noël (en fin d'année). D'autres événements comprennent le Born to Chill Festival (en fin mai/début juin qui se déroule sur le site historique de l'aérodrome de Saint-Omer pour une programmationrock,blues etelectro), la fête médiévale (en juillet ) et la foire de Saint-Omer (durant les vacances de février).

Sports et loisirs

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Saint-Omer compte34 clubs sportifs et de nombreux aménagements sportifs, certains comme leSkating Club de la région audomaroise (SCRA), ou leCanoë-Kayak Club de Saint-Omer atteignent des niveaux nationaux et internationaux[40]. La commune est équipée d'un boulodrome, d'un terrain d'athlétisme, de terrains de football et de rugby et du vélodrome Jacques-Anquetil, plus ancien vélodrome de l'Hexagone (1892) et siège duVELO CLUB DE SAINT OMER, club formateur qui accueille les compétiteurs de tous âges et de toutes disciplines (route, VTT, BMX, cross) et qui bénéficie, pour les plus jeunes, d'une école de cyclisme. En outre, les espaces verts, les canaux et les étangs permettent la pratique de nombreux sports et loisirs de nature. Outre le Vélo Club de Saint-Omer, d'autres clubs sont actifs : l'US Pays de Saint-Omer (Régional 1), leCanoë-Kayak Club de Saint-Omer, le SCRA (niveau national pour lerink hockey), le Rugby Club audomarois et l'Aviron audomarois.

L'équipe decricket locale, leSaint-Omer Cricket Club Stars, a la particularité d'être entièrement composée de réfugiés[120]. Cette équipe gagne leprix du citoyen européen 2017, décerné par leparlement européen.

Un chemin au bord de l'eau rejoint le chemin de halage du canal et permet des promenades à pied ou à vélo. Une réhabilitation est en projet pour intégrer officiellement l'EuroVelo 5[121].

Évènements sportifs

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La ville accueille plusieurs événements sportifs.

Championnat d'Europe de kayak polo 2017.

Ainsi le, lapremière étape du tour de France part de Saint-Omer[122]. Du au, Saint-Omer accueille leschampionnats de France de cyclisme sur route[123]. Du au, leschampionnats d'Europe de kayak-polo sont organisés à la base nautique de Saint-Omer. Le, la quatrième étape dutour de France passe par Saint-Omer. Du au, leschampionnats du monde de kayak-polo sont organisés à la base nautique de Saint-Omer.

Jeux olympiques
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Le, la commune accueille laflamme olympique desJeux olympiques d'été de 2024, officiellement appelés les Jeux de laXXXIIIe olympiade, qui se déroulent du au àParis[124].

Cultes

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Médias

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Presse écrite

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Radio

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  • RDL (Radio Dallas) dont les studios sont situés à Saint-Omer. Elle émet sur la fréquence 89.6 depuis Saint-Omer. Cette radio peut aussi être entendue du côté de Dunkerque (89.8), Béthune (99.2), Montreuil (92.3) et Saint-Pol-sut-Ternoise (89.1).
  • NRJ Nord-littoral dont les studios sont situés à Saint-Omer. Elle émet sur la fréquence 102.3 depuis Saint-Omer.
  • Delta FM Saint-Omer qui émet sur la fréquence 98.8.

Économie

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Revenus de la population et fiscalité

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En 2021, la commune compte 6 822 ménages fiscaux[Note 13], regroupant 13 205 personnes[Insee 16].

Lerevenu fiscal médian par ménage, letaux de pauvreté des ménages et la part des ménages fiscaux imposés de la commune, du département du Pas-de-Calais et de la métropole sont les suivants :

Emploi

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Rue des Épéers à Saint-Omer.
Bouteille de bière Saint-Omer.

La vie économique de Saint-Omer et de ses alentours s'est développée autour de l'eau. L'aménagement dumarais audomarois a permis le développement d'activités d'élevage et demaraîchage importantes (culture du chou-fleur) ; c'est devenu aujourd'hui un pôle touristique remarquable. Il y a également une activité fluviale autour de l'Aa et ducanal de Neufossé avec un port fluvial que gère la Chambre de commerce et d'industrie. Saint-Omer accueille aussi unebrasserie industrielle qui produit la bière de Saint-Omer, et une brasserie locale, la brasserie audomaroise, qui produit différents types de bières (à la chicorée, à la rhubarbe...).

La région de Saint-Omer comprend le deuxième employeur privé de la régionNord-Pas-de-Calais, la cristallerieArc International, située sur le territoire de la commune d'Arques. À proximité se situe l'usine Bonduelle de Renescure,Bonduelle étant la première entreprise de la conserve en Europe et le quatrième employeur privé du Nord-Pas-de-Calais[126].

Taux de chômage
201020152021
Commune[Insee 22]23,5 %26,8 %22,7 %
Département[Insee 23]15,4 %17,7 %14,7 %
France métropolitaine[Insee 24]11,6 %13,7 %11,7 %

En 2021, la population âgée de 15 à 64 ans s'élève à 9 602 personnes, parmi lesquelles on compte 70,3 % d'actifs (54,4 % ayant un emploi et 16,0 % de chômeurs) et 29,7 % d'inactifs[Note 14],[Insee 22]. En 2021, letaux de chômage communal (au sens du recensement) des15-64 ans est supérieur à celui du département et supérieur à celui de la France métropolitaine.

La commune est la commune-centre de l'aire d'attraction de Saint-Omer[Carte 2],[Insee 25]. Elle compte 7 873 emplois en 2021, contre 7 730 en 2015 et 7 849 en 2010. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune est de 5 270, soit unindicateur de concentration d'emploi de 149,4 et un taux d'activité parmi les15 ans ou plus de 56,8 %[Insee 26].

Sur ces 5 270 actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi, 1 862 travaillent dans la commune, soit 35 % des habitants[Insee 27]. Pour se rendre au travail, 68,1 % des habitants utilisent une voiture, un camion ou une fourgonnette, 7,9 % lestransports en commun, 19 % s'y rendent en deux-roues, à vélo ou à pied et 5,0 % n'ont pas besoin de transport (travail au domicile)[Insee 28].

Entreprises et commerces

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En 2024, la commune de Saint-Omer dispose decinq grandes surfaces (hypermarché et/ou supermarché), desept épiceries ou supérettes, dedouze boulangeries et/ou pâtisseries, de30 salons de coiffure, dedeuxstations-service et detroisstations de recharge de véhicules électriques[Insee 29].

Saint-Omer est également un centre tertiaire important. Le centre-ville est composé de nombreuses boutiques commerciales, et d'un grand nombre de restaurants, brasseries et friteries. La clientèle est enrichie par les touristes anglais.

Saint-Omer possède une antenne de lachambre de commerce et d'industrie Grand Lille.

Agriculture

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La commune est dans les « Wateringues », une petiterégion agricole dans le département du Pas-de-Calais[127]. En 2020, l'orientation technico-économique de l'agriculture[Note 15] dans la commune est la culture de fleurs et/ouhorticulture diverse[Carte 3].

1988200020102020
Exploitations139623425
SAU[Note 16] (ha)597367407391

Le nombre d'exploitations agricoles en activité et ayant leur siège dans la commune est passé de 139 lors du recensement agricole de 1988[Note 17] à 62 en 2000 puis à 34 en 2010[129] et enfin à 25 en 2020[Carte 4], soit une baisse de 82 % % en 32 ans. Le même mouvement est observé à l'échelle du département qui a perdu pendant cette période 65 % de ses exploitations (passant de 16 556 à 5 736)[130],[Carte 5]. Lasurface agricole utilisée dans la commune a également diminué, passant de597 ha en 1988 à391 ha en 2020[Carte 6]. Parallèlement la surface agricole utilisée moyenne par exploitation a augmenté, passant de 4 à16 ha[129],[Carte 6].

Activités hors agriculture

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1 335 établissements marchands non agricoles sont économiquement actifs en 2022 à Saint-Omer[Note 18],[Insee 30],[Insee 31].

Secteur d'activitéCommuneDépartement
Nombre%%
Ensemble1 335100 %(100 %)
Industrie manufacturière,
industries extractives et autres
634,7 %(6,8 %)
Construction846,3 %(10,6 %)
Commerce de gros et de détail,
transports, hébergement et restauration
41431,0 %(29,3 %)
Information et communication312,3 %(1,9 %)
Activités financières et d'assurance947,0 %(5,0 %)
Activités immobilières836,2 %(4,9 %)
Activités spécialisées, scientifiques et techniques
et activités de services administratifs et de soutien
22216,6 %(14,2 %)
Administration publique, enseignement,
santé humaine et action sociale
21816,3 %(16,8 %)
Autres activités de services1269,4 %(10,5 %)

Le secteur du commerce de gros et de détail, transports, hébergement et restauration est prépondérant dans la commune puisqu'il représente 31 % du nombre total d'établissements de la commune (414 sur les 1 335 entreprises implantées à Saint-Omer), contre 29,3 % au niveau départemental[Insee 31].

Tourisme

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Hôtellerie, camping et autres hébergements collectifs

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Au, la commune dispose de six hôtels pour une capacité totale de256 chambres[Insee 32] mais ne dispose ni de camping[Insee 33] ni d'un autre type d'hébergement collectif[Note 19],[Insee 34].

Culture locale et patrimoine

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Saint-Omer, classéeville d'art et d'histoire en 1997, a vu cet agrément étendu en 2014 au territoire constitué par la communauté d'agglomération de Saint-Omer et lacommunauté de communes de la Morinie[131].

Lieux et monuments

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Monuments historiques

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Article détaillé :Liste des monuments historiques.

Dans la commune de Saint-Omer,trente et un monuments sont inscrits ou classés au titre desmonuments historiques[132].

Édifices civils
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  • La bibliothèque d'agglomération de Saint-Omer (BAPSO). Basée dans une section de l'ancien collège jésuite, elle conserve un fonds remarquable de livres anciens notamment unebible de Gutenberg et unPremier Folio de Shakespeare (voir l'article sur son premier conservateurJean-Charles Joseph Aubin.).
  • Lemusée de l'hôtel Sandelin, musée des beaux-arts et musée d'histoire locale. Situé dans un ancien hôtel particulier, il est principalement connu pour sa collection de porcelaine et de faïence. Une autre pièce connue du musée est le pied de croix de l'abbaye Saint-Bertin.
  • Le musée Henri-Dupuis, du nom de son fondateur, situé au9, rue Henri-Dupuis. Actuellement fermé, ce musée dispose d'une collection de minéraux, d'oiseaux naturalisés et de coquillages[133],[134].
  • Le collège Saint-Bertin. Collège catholique néo-gothique construit en 1813 en continuation du premier collège construit en 1561 parGérard d'Haméricourt.Philippe Pétain y étudia.
  • La Grand Place (place du Maréchal Foch). Centre névralgique de la ville depuis sa fondation, elle est l'emplacement de la création parAudomar de la futurecathédrale, puis emplacement de la halle échevinale et dubailliage de la ville (aujourd'hui unecaisse d'épargne).
  • Le théâtre à l'italienne, dit le Moulin à Café. Situé sur la Grand Place, il fut un temps hôtel de ville, commissariat et aujourd'hui il est redevenu théâtre avec la programmation de la scène conventionnée, La Barcarolle.
  • La fontaine et l'hôtelSainte-Aldgonde. Située à l'emplacement de l'ancienne église du même nom d'ont il ne reste que la fontaine. C'est aujourd'hui une banqueBNP Paribas.
  • Les caves médiévales. Beaucoup ont été conservées sous les maisons du cœur de ville.
  • Le jardin public, de l'architecte Guinoiseau (XXe siècle), situé dans les fossés des fortifications deVauban. Il comprend un jardin à la française, un kiosque, des jeux pour enfants, des arbres remarquables, un petit parc animalier.
  • Le faubourg du Haut-Pont, ancien quartier maraîcher de langue flamande avec façades typiques, traversé par l'Aa canalisée.
  • Le palais de la Cathédrale, maison et musée de styles Louis XVIII et Charles X, entièrement conservé et dont les parties les plus anciennes datent duVIIIe siècle[135].
  • Lelycée Alexandre-Ribot, en particulier les bâtiments des ancienscollèges des jésuites anglais etwallons. Le collège anglais est connu pour avoir accueilli de nombreux élèves provenant de la bourgeoisie catholique anglaise en exil, notamment les frèresJohn etDaniel Carroll ouDaniel O'Connell. Ce même bâtiment accueillit un temps le quartier général britannique durant laPremière Guerre mondiale.
  • L'ancien hôpital général, aujourd'hui mairie de la ville. Son styleclassique est très représentatif de l'architecture de Saint-Omer préservé de la révolution industrielle.
  • La gare. De stylenéo-classique, elle étonne par sa taille disproportionnée pour son unique ligne ; elle a été voulue parAlexandre Ribot dans le projet avorté de faire de Saint-Omer un carrefour ferroviaire plus important.
Édifices religieux
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L'église Saint-Sépulcre.
Vue sur le jardin à la française au pied des anciens remparts de Vauban.

Autres lieux et monuments

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Patrimoine culturel

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  • La bibliothèque d'agglomération de Saint-Omer possède une salle du patrimoine, où sont rassemblés les livres rares et précieux.
Un exemplaire du premier tome de labible de Gutenberg (premier livre imprimé en Europe) y est conservé, ainsi qu'un exemplaire duPremier Folio deWilliam Shakespeare[139],[140],[Note 20].
  • Le côté gauche de la salle du fonds ancien de la bibliothèque.
    Le côté gauche de la salle du fonds ancien de la bibliothèque.
  • Le côté droit de la salle.
    Le côté droit de la salle.
  • Les commentaires de Jules César traduction dont on ne connait que 23 exemplaires.
    Les commentaires de Jules César traduction dont on ne connait que23 exemplaires.

Légendes

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La Marseillaise

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La Marseillaise est attribuée àRouget de Lisle. Elle fut appelée ainsi parce qu’elle était chantée par les fédérés marseillais à leur entrée dans la capitale en 1792.

Mais son véritable auteur s’appelleraitJean-Baptiste Lucien Grisons, un compositeur méconnu et dont quasiment toute l’œuvre a disparu, né à Lens en 1746 et maître de chapelle de Saint-Omer de 1775 à 1787. C’est la thèse notamment soutenue en 1886 parArthur Loth dans « Le chant dela Marseillaise et son véritable auteur ».

L'abbé Suger

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L'abbéSuger, conseiller des rois de France, est resté célèbre pour avoir théorisé la reconstruction et l'ornementation de l'abbatialeSaint-Denis, dans les premiers temps de l’architecture gothique.

Installé face à la tour de l'abbaye Saint-Bertin, sa statue de marbre est due àJean-Baptiste Stouf (1817). Cet hommage local s'appuie sur une légende forgée de toutes pièces par les éruditsartésiens entre leXVIIIe siècle et la première moitié duXIXe siècle : Suger serait né à Saint-Omer et aurait été élevé avec son « frère », Alvise, dans le cloître de Saint-Bertin, avant d'entrer comme oblat à l'école monastique de Saint-Denis en 1091. Alvise serait devenu prieur de l'abbaye audomaroise, puis abbé d'Anchin et enfin évêque d'Arras.

Personnalités liées à la commune

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Article détaillé :Naissance à Saint-Omer.

Héraldique, logotype et devise

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Article connexe :Armorial des communes du Pas-de-Calais.

L'arrivée de lacroix patriarcale sur les armes de Saint-Omer vient deGodefroy de Saint-Omer cofondateur de l'Ordre du Temple qui adopte comme symbole avec ses compagnons la croix à double traverse en1116, probablement emprunté à l'Ordre religieux du Saint-sépulcre dont il dépendait. Il rapporte cet emblème desÉtats latins d'Orient à son retour à Saint-Omer en1127. Alors lesseigneurs de Saint-Omer et d'Ypres (très proche des Saint-Omer) l'incorporent à leurs armes où sa plus ancienne apparition connue figure sur le sceau aux causes de la ville de Saint-Omer dès1209.

Blason de Saint-OmerBlason
De gueules à la croix patriarcale d'argent[141].
Ornements extérieurs
Croix de guerre 1914-1918
Croix de guerre 1939-1945
Devise / Cri
Fideles audomarenses (« Fidèles Audomarois »)
Détails
Aux armes similaires :Louches « de gueules à la croix alésée d'argent, à deux traverses égales ».

Le blason a été confirmé le par autorisation royale.
Maison de Saint-Omer
Blason de Maison de Saint-OmerBlason
D'azur, à la fasce d’or[142].
Détails
Armes de lamaison de Saint-Omer, brandies enFlandre,Artois,Palestine,Galilée etGrèce (Achaïe etAthènes).

Aujourd'hui blason officiel des communes deFauquembergues,Morbecque,Beaurepaire-sur-Sambre,Prisches etBorre, et ayant inspiré les armes deZuytpeene etPitgam ; toutes étant historiquement rattachées à la seigneurie de Saint-Omer.
  • Sceau aux causes de la ville de Saint-Omer (1209).
    Sceau aux causes de la ville de Saint-Omer (1209).
  • Logo de la commune avec les croix de guerre 1914-1918 et 1939-1945.
    Logo de la commune avec les croix de guerre1914-1918 et1939-1945.
  • La Croix de guerre 1939-1945 avec étoile de bronze décernée à la ville.
    La Croix de guerre 1939-1945 avec étoile de bronze décernée à la ville.
  • La Croix de guerre 1914-1918 avec palme de bronze décernée à la ville.
    La Croix de guerre 1914-1918 avec palme de bronze décernée à la ville.

Pour approfondir

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Bibliographie

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Ouvrages consultables auxarchives départementales du Pas-de-Calais[143] :

  • L. Bocquillon, À la découverte des anciennes fortifications de Saint-Omer, Cambrai, Nord Patrimoine, 2001.
  • A. Derville, Saint-Omer des origines au début du XIVe siècle, Lille, Presses universitaires de Lille III, 1995.
  • A. Derville (dir.), Histoire de Saint-Omer, Lille, P.U.L., 1981.
  • L. Deschamps DE PAS, Histoire de la ville de Saint-Omer depuis son origine jusqu'en 1870, Arras, Sueur-Charruey, 1880.
  • R. Dufay, 1940-1944, la vie dans l'Audomarois sous l'Occupation, Longuenesse, 1990.
  • Saint-Omer. Ville d'art et d'histoire. Musées, monuments, promenades, Paris, Éditions du patrimoine, 2011.

Filmographie

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Articles connexes

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Liens externes

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Notes et références

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Notes

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  1. Accès au lien de l'article Wikipédia de la commune limitrophe en cliquant sur celle-ci.
  2. Les records sont établis sur la période du au.
  3. Les ZNIEFF detype 1 sont des secteurs d’une superficie en général limitée, caractérisés par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national.
  4. Les ZNIEFF detype 2 sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes.
  5. Une unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de200 mètres entre deux constructions) et comptant au moins 2 000 habitants. Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie.
  6. Dans une agglomération multicommunale, une commune est dite ville-centre lorsque sa population représente plus de 50 % de la population de l’agglomération ou de la population de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Saint-Omer comprend trois villes-centres (Arques,Longuenesse et Saint-Omer) et20 communes de banlieue.
  7. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  8. les qualificatifs de « monastère haut » et de « monastère bas » sont respectivement utilisés pour qualifier lacathédrale Notre-Dame (sur les hauteurs du mont Sithiu) et l'abbaye Saint-Bertin (en contrebas).
  9. Le portail sud de la collégiale (vers 1270) offre un témoignage très intéressant de cette sculpture monumentale dans le Nord de la France, d'autant plus remarquable que sa composition paraît avoir été directement inspirée de la miniature de pleine page d'un manuscrit des commentaires de la Bible, probablement audomarois, aujourd'hui conservé à la Bibliothèque de l'Arsenal à Paris.
  10. Son implantation provisoire à Saint-Omer, longtemps discutée, est accréditée par l'existence d'autres œuvres de provenance audomaroise avérée et de style nettement marmionesque, ainsi notamment d'un panneau, aujourd'hui au Louvre, qui appartenait à un polyptyque à l'origine à Saint-Bertin, illustrant le double épisode de l'Invention et de la Vérification de la Croix. À ce propos, Marc Gil et Ludovic Nys,Saint-Omer gothique, Valenciennes, 2003.
  11. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations de référence postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population de référence publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  12. Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
  13. Un ménage fiscal est constitué par le regroupement desfoyers fiscaux répertoriés dans un même logement. Son existence, une année donnée, tient au fait que coïncident au moins une déclaration indépendante de revenus et l’occupation d’un logement connu à lataxe d’habitation.
  14. Les inactifs regroupent, au sens de l'Insee, les élèves, les étudiants, les stagiaires non rémunérés, les pré-retraités, les retraités et les autres inactifs.
  15. L'orientation technico-économique est la production dominante de l'exploitation, déterminée selon la contribution de chaque surface ou cheptel à la production brute standard.
  16. Les données relatives à lasurface agricole utilisée (SAU) sont localisées à la commune où se situe le lieu principal de production de chaque exploitation. Les chiffres d'une commune doivent donc être interprétés avec prudence, une exploitation pouvant exercer son activité sur plusieurs communes, ou plusieurs départements voire plusieurs régions.
  17. Le recensement agricole est une opération décennale européenne et obligatoire qui a pour objectif d'actualiser les données sur l'agriculture française et de mesurer son poids dans l'agriculture européenne[128].
  18. Un établissement est une unité de production géographiquement individualisée, mais juridiquement dépendante de l'unité légale. Il produit des biens ou des services.
  19. L'Insee classe dans cette catégorie : les résidences de tourisme et les hébergements assimilés, les villages vacances et maisons familiales et les auberges de jeunesse et centres sportifs.
  20. Un autre exemplaire duPremier Folio est conservé à laBibliothèque nationale de France.
  21. Ce dossier de l’Insee reprend, pour la commune,le Code Officiel Géographique, le découpage territorial, l'intercommunalité, les zonages d’études, le dossier complet de la commune, un comparateur de territoires, les données statistiques et les définitions des termes géographiques (zonages administratifs, d’étude, etc.).
  22. "Remonter le temps" est un outil de comparaison de l’évolution de l’occupation des sols dans le temps sous forme de cartes ou photos aériennes :carte de Cassini (XVIIIe siècle),carte d'état-major (1820-1866) et période actuelle (1950 à aujourd'hui). Pour comparer deux autres cartes, sélectionner les cartes en haut de la page.

Cartes

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  1. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », surremonterletemps.ign.fr(consulté le).
  2. Agence nationale de la cohésion des territoires, « Carte de la commune dans le zonage des aires d'attraction de villes. », surl'observatoire des territoires(consulté le).
  3. « Recensement agricole 2020 - Carte de la spécialisation de la production agricole par commune », surstats.agriculture.gouv.fr(consulté le).
  4. « Recensement agricole 2020 - Carte du nombre d'exploitations et de la surface agricole utilisée (SAU) moyenne par commune », surstats.agriculture.gouv.fr(consulté le).
  5. « Recensement agricole 2020 - Carte du nombre d'exploitations par département », surstats.agriculture.gouv.fr(consulté le).
  6. a etb« Recensement agricole 2020 - Carte de la surface agricole utilisée (SAU) par commune et de la SAU moyenne », surstats.agriculture.gouv.fr(consulté le).

Insee

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  2. « La grille communale de densité », surle site de l'Insee,(consulté le).
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  13. Insee, « Évolution et structure de la population en 2018 - Commune de Saint-Omer (62765) »,(consulté le).
  14. « Recensement INSEE ».
  15. Recensement INSEE
  16. ab etc« Dossier complet - commune Saint-Omer (Pas-de-Calais) - Revenus et pauvreté des ménages en 2021 - REV T1 - Ménages fiscaux de l'année 2021 », surle site de l'Insee(consulté le).
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  29. « Dossier complet - commune Saint-Omer (Pas-de-Calais) - EQUIP T1 - Nombre de commerces », surle site de l'Insee(consulté le).
  30. « DEN T4 - Nombre d'établissements par secteur d'activité en 2022 à Saint-Omer »(consulté le).
  31. a etb« DEN T4 - Nombre d'établissements par secteur d'activité en 2022 dans le Pas-de-Calais »(consulté le).
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  33. « Dossier complet - commune Saint-Omer (Pas-de-Calais) - TOU T2 - Nombre et capacité des campings », surle site de l'Insee(consulté le).
  34. « Dossier complet - commune Saint-Omer (Pas-de-Calais) - TOU T3 - Nombre d'autres hébergements collectifs », surle site de l'Insee(consulté le).

Références

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  2. Sandre, « Fiche cours d'eau - Aa canalisée (E4--001-) »(consulté le)
  3. a etbDaniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale »,Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography,no 501,‎(DOI 10.4000/cybergeo.23155).
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  30. Louis Chahuneau, « À Calais, associations et pouvoirs publics désemparés face aux tentatives de traversée des migrants »,France 24,‎(lire en ligne)« Le seul dispositif dédié est le foyer pour mineurs de Saint-Omer, situé à 40 kilomètres, un bâtiment largement sous-dimensionné avec 50 places d'accueil pour plusieurs centaines de mineurs non accompagnés (MNA) présents à Calais. En 2021, 3 300 MNA avaient été orientés vers le dispositif de mise à l'abri du Calaisis »
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Intercommunalités
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