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| Saint-Hippolyte | |||||
Héraldique | |||||
| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Bourgogne-Franche-Comté | ||||
| Département | Doubs | ||||
| Arrondissement | Montbéliard | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes du Pays de Maîche | ||||
| Maire Mandat | Boris Loichot 2020-2026 | ||||
| Code postal | 25190 | ||||
| Code commune | 25519 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Saint-Hippolytains | ||||
| Population municipale | 981 hab.(2023 | ||||
| Densité | 89 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 47° 19′ 09″ nord, 6° 48′ 47″ est | ||||
| Altitude | Min. 360 m Max. 760 m | ||||
| Superficie | 11,01 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Hors attraction des villes | ||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Maîche | ||||
| Législatives | Troisième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
Géolocalisation sur la carte :France Géolocalisation sur la carte :France Géolocalisation sur la carte :Doubs Géolocalisation sur la carte :Bourgogne-Franche-Comté | |||||
| Liens | |||||
| Site web | ville-saint-hippolyte.fr | ||||
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Saint-Hippolyte est unecommune française située dans ledépartement duDoubs, la région culturelle et historique deFranche-Comté et larégion administrativeBourgogne-Franche-Comté.
Ses habitantssont appelés lesSaint-Hippolytains et Saint-Hippolytaines.
Altare S. Ypoliti en 1045 ;Altare Sancti Hypoliti en 1143 ;Sancti Ypoliti en 1239 ;Saint Hypolite en 1265 ;Seint Ypolite en 1353 ;Saint Ypolitte en 1451 ;Sainct Hipolite en 1671 ;Doubs-Marat en 1793 ;Hippolyte en 1795[1].Commune fusionnée depuis 1973 avecMouillevillers (Moillevillers,Mollevillers en 1312 ;Mouillevillers en 1614, 1638 ;Moillevillers en 1748[2].Saint-Hippolyte est traversé par leDoubs et leDessoubre (le confluent de ces deux rivières s'appelle "le Revirot").
Pour des articles plus généraux, voirClimat de la Bourgogne-Franche-Comté etClimat du Doubs.
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de typeclimat de montagne, selon une étude duCentre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant lapériode 1971-2000[3]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon laclassification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[4]. Par ailleursMétéo-France publie en 2020 une nouvelle typologie desclimats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à unclimat de montagne ou de marges de montagne[5] et est dans la région climatique Jura, caractérisée par une forte pluviométrie en toutes saisons (1 000 à 1 500 mm/an), des hivers rigoureux et un ensoleillement médiocre[6]. Elle est en outre dans lazone H1c au titre de laréglementation environnementale 2020 des constructions neuves[7],[8].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de9,6 °C, avec uneamplitude thermique annuelle de17,5 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 756 mm, avec13,8 jours de précipitations en janvier et10,9 jours en juillet[3]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur lastation météorologique deMétéo-France la plus proche, sur la commune deMaîche à7 km àvol d'oiseau[9], est de7,7 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 433,0 mm[10],[11]. La température maximale relevée sur cette station est de34,9 °C, atteinte le ; la température minimale est de−26,8 °C, atteinte le[Note 1].
Au, Saint-Hippolyte est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à7 niveaux définie par l'Insee en 2022[12].Elle est située hors unité urbaine[13] et hors attraction des villes[14],[15].
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de labase de donnéeseuropéenne d’occupationbiophysique des solsCorine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (64,6 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (64,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (64,6 %), prairies (25,1 %), zones urbanisées (5,4 %), zones agricoles hétérogènes (4,9 %)[16]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : lacarte de Cassini (XVIIIe siècle), lacarte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Cité très ancienne, les premiers habitants se sont établis au pied de lagrotte de la Roche.
À l'origine cette région, particulière par son exemption deservitude et demainmorte, désigne les premièreschaînes du Jura. La région de la Franche-Montagne était comprise entre les vallées duDoubs et duDessoubre, aux confins de l'ancienévêché de Bâle, renfermant lesseigneuries deMaîche,Trévillers,Franquemont,Saint-Julien, Réaumont, Châtelneuf-en-Vennes, Vennes etChâtillon-sous-Maîche. À partir du début duXIVe siècle cette région est réduite aux communes ducanton de Maîche incluant quelques-unes de celui deSaint-Hippolyte et duRussey. Saint-Hippolyte en est la ville principale et la capitale historique depuis que le comte Jean II de la Roche lui octroya une charte de franchise le[17]. Elle est la capitale de trois seigneuries : celle ducomté de la Roche, celle de la ville de Saint-Hippolyte et celle deMaîche. Lamaison de la Roche tiendra seule ces territoires, l'aîné recevant le comté alors que les cadets se partageaientMaîche etChâtillon-sous-Maîche[18].
Située sur le territoire de la commune c'est une vaste caverne où lescomtes de la Roche élevèrent un château détruit auXVIe siècle[19]. À l'origine c'est une petite communauté composée de quelques fermes réparties sur le flanc de la montagne ainsi qu'une partie des villages deSoulce-Cernay et deChamesol mais bientôt il sortira de ce lieu une puissante famille[18].
Nommé tout d'abord "Villa Sancti Hyppolyti" dans des titres desXIe et XIIe siècles, c'était la capitale du comté de La Roche et desFranches-Montagnes qui comprenait les seigneuries de Saint-Hyppolite,Maîche etSaint-Julien, toutes dépendantes dufief ducomté de Montbéliard[19]. Le territoire de la seigneurie comprend la ville et ses terres ainsi que le « vieux Moulin », la saline deSoulce-Cernay (la ville possède dessalines situées àSoulce-Cernay dès leXIIe siècle, celles-ci sont rappelées dans deschartes de1180,1264 et1270[19]),Chamesol,Montandon et Mouillevillers[18].
Relevant au début duXIIIe siècle de lasuzeraineté d'Amédée III de Montfaucon par héritage de son pèreRichard III, la seigneurie appartient aucomtes de la Roche qui sont issus d'une branche cadette de celle deMontbéliard. Lescomtes de la Roche élisent domicile non pas au château mais dans une vaste demeure à Saint-Hippolyte qui, après sa destruction, deviendra plus tard le lieu du couvent desUrsulines Il en est de même pour leurs vassaux : les familles de Laviron, de Perceval et de Frotey demeurent toutes dans la ville. C'est aussi à Saint-Hippolyte qu'est gardé la « grande bannière du comté de la Roche » qui était portée en tête devant celle de la « Franche-Montagne »[18].
En1303 lecomteJean de la Roche fonde unchapitre de huit chanoines (créateurs d'une « école de langue et poésieslatines » réputée) et fait édifier lacollégiale Notre-Dame de Saint-Hippolyte en1308. Celle-ci abrite entre1418 et1452 (durant 34 ans) lesuaire de Turin, avant qu'il ne soit transféré àChambéry puis dans la capitale duPiémont où il est conservé actuellement.
Dans le courant duXIVe siècle la ville possédait un gouvernement municipal et avait les mêmes franchises queMontbéliard[20][réf. non conforme]. Au fil du temps la prospérité de Saint-Hippolyte en faisait un lieu incontournable, des foires et des marchés s'y déroulaient régulièrement, le sel tiré deSoulce-Cernay apportait la richesse, la plupart des produits et de l'artisanat pour toute la région y étaient disponibles et la présence dusuaire de Turin était le point d'orgue de fêtes religieuses d'importance[18].
Durant lesguerres deCharles le Hardi la ville est prise par lesBernois. Elle est restituée en1478 à la maison de La Palu, qui possédait le comté de La Roche[19].
Après les événements de laGuerre de Dix Ans dans le courant duXVIIe siècle, lasaline de Saint-Hippolyte n'est plus exploitée et les terres de la Franche-Montagne ne sont plus que ruines et désolation ; lescomtes de la Roche se trouvent ruinés. Plus de la moitié des terres autrefois cultivées sont tombées en friche. LesSuisses saisissent l'occasion pour venir s'y installer.
En1637 la ville est le siège du marquisJacques Rouxel de Grancey, alors gouverneur de laprincipauté de Montbéliard. À cette époque la ville est sous la protection deMarc de Saint-Mauris, fils aîné de Jean V de Saint-Mauris (branche de Sancey) et d'Anne d'Aroz. Depuis deux siècles cette famille avait la charge de capitaine-gouverneur de la Franche-Montagne. Par son père il reçoit ce titre et celui des comtés, villes et châteaux dela Roche, Saint-Hippolyte etMaîche, seigneur de Saint-Mauris,Cour-Saint-Maurice,Fleurey, Ébey,Belleherbe,Vaucluse,Charmoille,Le Friolais,La Grange et Chassey en co-seigneurie avec ses frères[21]. Mais en1639 la ville est incendiée par un corps allemand du ducBernard de Saxe-Weimar pendant laGuerre de Dix Ans[19]. Saint-Hippolyte est rattaché à la France lors de la paix deNimègue en1678.
Au cours de laRévolution française, Saint-Hippolyte prend provisoirement le nom deDoubs-Marat[22]. De1790 à1795, elle est chef-lieu dedistrict et de1800 à1816, elle estsous-préfecture du département duDoubs avant le rattachement à ce département deMontbéliard qui s'y substitue dans ce rôle.
Lors duXIXe siècle, de nombreuses industries s'établissent : tanneries, moulins, forges, filatures.
| Période | Identité | Étiquette | Qualité | |
|---|---|---|---|---|
| 1900 | 1919 | Charles Borne | Sénateur du Doubs | |
| 1919 | 1925 | Albin Brouhaud | ||
| 1925 | 1935 | René Colle | ||
| 1935 | 1959 | Joseph Brouhaud | ||
| 1959 | 1965 | Léon Springer | ||
| 1965 | 1977 | René Guenot | ||
| 1977 | 1983 | William Lyevre | ||
| 1983 | 1995 | Jean-Claude Melot | ||
| 1995 | 2008 | Michel Loichot | ||
| 2008 | mai 2020 | Serge Cagnon[23] | Vice-président du Conseil Départemental du Doubs | |
| mai 2020 | en cours | Boris Loichot[24] | ||
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers lesrecensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[25]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[26].
En 2023, la commune comptait 981 habitants[Note 2], en évolution de +9,24 % par rapport à 2017 (Doubs : +1,5 %,France horsMayotte : +2,36 %).
| 1793 | 1800 | 1806 | 1821 | 1831 | 1836 | 1841 | 1846 | 1851 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 453 | 431 | 544 | 581 | 862 | 810 | 867 | 928 | 993 |
| 1856 | 1861 | 1866 | 1872 | 1876 | 1881 | 1886 | 1891 | 1896 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 045 | 1 126 | 956 | 1 200 | 1 190 | 1 177 | 1 116 | 1 061 | 1 069 |
| 1901 | 1906 | 1911 | 1921 | 1926 | 1931 | 1936 | 1946 | 1954 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 191 | 1 236 | 1 173 | 1 096 | 1 373 | 1 117 | 1 031 | 1 026 | 1 136 |
| 1962 | 1968 | 1975 | 1982 | 1990 | 1999 | 2006 | 2011 | 2016 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 281 | 1 256 | 1 216 | 1 179 | 1 128 | 1 045 | 936 | 905 | 904 |
| 2021 | 2023 | - | - | - | - | - | - | - |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 939 | 981 | - | - | - | - | - | - | - |

Saint-Hippolyte possède un riche patrimoine architectural qui lui permet de bénéficier du label deCité de Caractère de Bourgogne-Franche-Comté.
Sont nés à Saint-Hippolyte :
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