La commune est traversée par le ruisseau de Bilair à l'ouest, et ceux de Lihuanteu et de Gornay à l'est. Sur ces deux derniers des vestiges demoulins à eau subsistent : respectivement ceux de Rulliac[3] et celui de Lesnevé.
La commune est située dans lebassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par le ruisseau de Gornay, le ruisseau de Liziec, le Bilair, le Linuanten[4], le Meucon[5] et divers autres petits cours d'eau[6],[Carte 1].
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de typeclimat océanique franc, selon une étude duCentre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant lapériode 1971-2000[9]. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon laclassification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec[10]. Par ailleursMétéo-France publie en 2020 une nouvelle typologie desclimats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à unclimat océanique[11]. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments[12]. Elle est en outre dans lazone H2a au titre de laréglementation environnementale 2020 des constructions neuves[13],[14].
Au, Saint-Avé est catégorisée ceinture urbaine, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[18].Elle appartient à l'unité urbaine de Vannes[Note 3], une agglomération intra-départementale regroupant quatre communes, dont elle est une commune de labanlieue[Note 4],[19],[20]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Vannes, dont elle est une commune de la couronne[Note 5],[20]. Cette aire, qui regroupe 47 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[21],[22].
Le nom de la localité est attesté sous les formesSenteve en 1333 et 1387,Sainteve en 1397,Senteve,Sainteve etLentive en 1453,Saincteve en 1516,S. Eve en 1630,Saint-Avé en 1779[24].
La localité pourrait tirer son nom du saint galloisTyfai ou desainte Avoye[25]. Il est aussi possible que la syllabe sen- que l'on retrouve dans la forme bretonneSenteve ait été abusivement interprétée comme l'équivalent d'une construction toponymique basée sur le nom d'unsaint[24]. Une évolution romane d'un toponyme gallo-romainSentiavicus ne peut donc pas être écartée[25].
On trouve des premières traces d’occupations néolithiques datées entre 4 500 et 2 500 avant J.-C[26]. Les vestiges romains sont nombreux, puisque deux voies romaines traversent Saint-Avé du sud au nord[27]. Une villa, dont les traces ont aujourd’hui disparu, a été découverte à Tréalvé en 1857[28].
Saint-Avé fait à l'origine partie de l'ancienne paroisseSaint Patern de Vannes démembrée vers l'an 1000. Elle englobait également le territoire deMeucon qui s'est détaché par la suite[27].
Un monument commémoratif rappelle la mémoire de 30résistants fusillés par les Allemands entre 1941 et 1944 au nord du stand de tir du polygone, au pied d'une butte, au milieu d'un taillis[32],[33].
Un soldat résidant Saint-Avé est mort, à l'hôpital militaire Percy de Clamart, des suites de ses blessures subies dans l'explosion d'une mine artisanale au passage de son blindé en Afghanistan, le 4 septembre 2009[34].
Un habitant de Saint-Avé, René Calohard[Note 6], résidant à Fontenon, décédé le, a fait don de ses biens à la commune, soit en tout plus d'un million d'euros[35].
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers lesrecensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[39],[Note 8].
En 2023, la commune comptait 12 470 habitants[Note 9], en évolution de +7,11 % par rapport à 2017 (Morbihan : +4,33 %,France horsMayotte : +2,36 %).
L'usine deSaupiquet de Saint-Avé a fermé définitivement en 2010.
La carrière S.E.C.A (Société Colas) se trouve à Saint-Avé. Celle-ci a fermé en 2008 pour être transformée en réserve d'eau destinée à l'approvisionnement humain[42].
L’adhésion à la charteYa d’ar brezhoneg a été votée par le conseil municipal le.
La commune a reçu le label de niveau 1 de la charte le puis le label de niveau 2 le.
À la rentrée2016, 159 élèves étaient scolarisés dans les filières bilingues publiques et catholiques (soit 14,1 % des enfants de la commune inscrits dans le primaire)[43].
lachapelle Saint-Avé-d'en-Bas, dite chapelle Notre-Dame du Loc, est construite de 1475 à 1494 par Olivier de Peillac et André de Coëtlagat, recteurs de Saint-Avé, comme l'atteste l'inscription encore en place sur les sablières du chœur. En forme de croix latine surmontée d'un clocheton d'ardoise, elle possède une façade principale ornée d'un beau portail à voussures flanqué de deux contreforts à pinacles et surmonté d'un grand oculus qui, malgré des transformations, garde son style médiéval authentique. Elle est entourée d'un enclos, où sont érigés une fontaine et un calvaire[44].
Dans la nef, la porte en anse de panier, qui donne sur l'ancien baptistère, s'orne d'élégantes moulures, probablement subsistant de l'ancien édifice. Toutes les autres baies sont modernes : fenêtres en plein cintre ou portes à linteau segmentaire comme au porchet. Des travaux sont effectués en 1975, en raison du mauvais état de la voûte et pour adapter le chœur aux nouvelles normes liturgiques issues duConcile Vatican II. Les enduits extérieurs sont supprimés pour faire apparaître les moellons de granit jointoyés. La voûte peinte par Pobéguin est démolie, les autels latéraux et les boiseries sont supprimés, les statues et les tableaux peints évacués, le chœur et les chapelles latérales sont réaménagés. En 2000, les travaux en centre-ville ont réaménagé le parvis, les abords de l'église et l'éclairage public , et le clocher, dont sa flèche en pierre, a été rendu étanche en 2001. Le retable a été également entièrement rénové et l'horloge remise à neuf.
la croix de la place de l'église et la croix de l'ancien cimetière, à côté de l'église, une stèle gauloise ou lech est surmontée d'une croix en granite comme près de la Chapelle ND du Loc. Cette stèle, liée aux rites funéraires, a été christianisée. Dans l'espace du cimetière d'autrefois, se dresse uncalvaire en granite très travaillé : le socle, le fut et le panneau sont ornés de sculptures de saints. Sur le panneau en forme de bannière, une Vierge à l'Enfant est entourée d'anges. Ce calvaire duXVIe siècle est classé aux Monuments Historiques.
« La présence de ruines romaines sur le site autorise l'hypothèse d'un sanctuaire païen primitif avant la construction, par le recteur Pierre de Chohan, de la chapelle consacrée à saint Michel en 1524. Elle est ornementée de sculptures gothiques et Renaissance dans ses fenêtres et ses porches. Le clocheton est refait à la fin du siècle dernier et la sacristie accolée au pignon du chœur en 1831. L'intérieur, restauré récemment, conserve des statues et des boiseries anciennes[45]. »
le manoir de Lesvellec : Siège d'une ancienne seigneurie appartenant successivement aux familles Lesterlin (Olivier Lesterlin en 1427), Sécillon (en 1460), Dars ou d'Arz,Lantivy et La Haye. Il possédait autrefois une chapelle privée disparue avant 1890. Le site abrite l'hôpital de Lesvellec ;
le Dôme comporte plusieurs salles dont une de spectacle. Plusieurs associations y donnent des spectacles comme l'École de musique municipale, l'Association de l'Espace danse du Kreizkêr[56] et l'association musicale de spectacles Girard. Un terrain multisports en aluminium a été inauguré juste à côté du Dôme en[57].
l'Échonova créé en 2010, est un lieu de diffusion, de création et d'accompagnement artistique, spécialisé dans les musiques contemporaines, disposant d'une salle de spectacles de 600 places et accueillant une cinquantaine de concerts par an. Le lieu compte également cinq studios de répétition et un studio d'enregistrement mis à disposition des groupes locaux, ainsi qu'un centre de documentation.
Vue sur les hauteurs camp de César, rendant visible le golfe du Morbihan.
parti : au premier de gueules à une fleur de lys d'or accompagnée de trois croissants du même, au second d'argent à trois quintefeuilles de gueules, au chef d'hermine.
Le blason a été conçu par le chanoine Danigo et Henri Gautier. Il s'agit des armes de Gehan de Coëtcandec, seigneur du Kreisker (manoir du centre ville - littéralement puisquekreisker se traduit parcentre-ville en breton)"De gueules à une fleur de lys d'or accompagnée de trois croissants du même", et de la famille d'Arz propriétaire du château de Rulliac et des manoirs de Tréviantec et de Lesvellec au XVe siècle (d'où la ressemblance avec le blason de l'Île-d'Arz)"d'argent à trois quintefeuilles de gueules", surmontées des hermines ducales dues à la présence sur la commune du manoir de Plaisance (démantelé au XVIIe siècle), résidence officielle des Ducs.
Sébastien de Rosmadec (~1570-1646), né au manoir de Lesnevé, évêque de Vannes reconnaissant officiellement en 1625 les apparitions deSainte Anne àYves Nicolazic, en célébrant au village de Ker Anna - devenant par la suiteSainte-Anne-d'Auray - la première messe du sanctuaire qui deviendra le principal lieu de pèlerinage de Bretagne.
René Descartes (1596-1650), mathématicien, physicien et philosophe, passe une partie de son enfance dans la métairie du manoir de Lesnevé alors que son pèreJoachim Descartes (1563-1640), siège auxÉtats de Bretagne lorsque ceux-ci sont réunis àVannes. Son frère aîné Pierre Descartes restera dans la région devenant propriétaire dumanoir de Kerlo sur la commune d'Elven.
Olivier Delourme (1660-1729), architecte, réside en 1719 au manoir de Coëtigo Malenfant.
Henri Baruk (1897-1999), psychiatre, neuropsychiatre et psychologue membre de l'Académie nationale de médecine, né et élevé à Saint-Avé, son père étant l'aliéniste Jacques Baruk en poste à l'hôpital de Lesvellec.
↑Une unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de200 mètres entre deux constructions) et comptant au moins 2 000 habitants. Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie.
↑Dans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l’agglomération ou de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Vannes comprend une ville-centre et trois communes de banlieue.
↑Pierre Marie Le Nouail, né le 30 octobre 1911 àVannes, décédé le 30 juillet 1983 àVannes.
↑Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations de référence postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population de référence publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
↑Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
↑a etbDaniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale »,Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography,no 501,(DOI10.4000/cybergeo.23155).
↑« Paroisse de Saint-Avé et ses recteurs (Bretagne) », surinfobretagne.com(consulté le) :« C'était ensuite la chapellenie de Saint-François, fondée par les seigneurs de Lesnevé, qui en avaient réservé à leurs successeurs le droit de présentation et laissé à l'Ordinaire celui de la collation. Les charges, qui était primitivement de trois messes par semaine, furent, avant 1740, réduites par l'évêque à deux par mois et célébrées, dans l'église paroissiale, à l'autel de la chapelle prohibitive de Lesnevé. Sa dotation se composait, à l'ouest du Bourg-d'en-Haut, d'une maison, avec un jardin à son couchant et un pré de l'autre côté du chemin. Il y avait encore un titulaire en 1790. ».