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Saint-Étienne

45° 26′ 05″ nord, 4° 23′ 25″ est
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Page d’aide sur l’homonymie

Pour les articles homonymes, voirSaint-Étienne (homonymie).

Saint-Étienne
Saint-Étienne
De haut en bas, de gauche à droite : vue depuis lacité du design, au centre la cité des affaires et les immeubles de One Station, en bas lemusée de la mine, le jardin de laplace Jean Jaurès et la place du peuple.
Blason de Saint-Étienne
Blason
Image illustrative de l’article Saint-Étienne
Logo
Administration
PaysDrapeau de la FranceFrance
RégionAuvergne-Rhône-Alpes
DépartementLoire
(préfecture)
MétropoleSaint-Étienne Métropole
(siège)
ArrondissementSaint-Étienne
(chef-lieu)
Maire
Mandat
Jean-Pierre Berger
2025-2026
Code postal42000, 42100, 42230
Code commune42218
Démographie
GentiléStéphanois, Stéphanoises
Population
municipale
173 136 hab.(2023en évolution de +0,33 % par rapport à 2017)
Densité2 165 hab./km2
Population
unité urbaine
376 371 hab.(2023)
Géographie
Coordonnées45° 26′ 05″ nord, 4° 23′ 25″ est
AltitudeMin. 422 m
Max. 1 117 
m
Superficie79,97 km2
TypeGrand centre urbain
Unité urbaineSaint-Étienne
(ville-centre)
Aire d'attractionSaint-Étienne
(commune-centre)
Élections
DépartementalesCantons deSaint-Étienne-1,Saint-Étienne-2,Saint-Étienne-3,Saint-Étienne-4,Saint-Étienne-5 etSaint-Étienne-6
(bureau centralisateur)
LégislativesPremière circonscription,
Deuxième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte :France
Voir sur la carte topographique de France
Saint-Étienne
Géolocalisation sur la carte :France
Voir sur la carte administrative de France
Saint-Étienne
Géolocalisation sur la carte :Loire
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Saint-Étienne
Géolocalisation sur la carte :Auvergne-Rhône-Alpes
Voir sur la carte administrative d'Auvergne-Rhône-Alpes
Saint-Étienne
Liens
Site websaint-etienne.fr
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Saint-Étienne (/sɛ̃.te.tjɛn/), appelée « Sainté » enlangage familier[1],[2], renomméeArmeville à laRévolution française, est unecommunefrançaise située au sud-ouest deLyon (60 km environ), au sud-est deClermont-Ferrand (130 km environ) et dans le quart-sud-est de laFrance, enrégionAuvergne-Rhône-Alpes. C'est le chef-lieu dudépartement de laLoire.

Avec 173 136 habitants en 2023[3], elle est la14e commune la plus peuplée de France (2021)[4] et la2e commune d'Auvergne-Rhône-Alpes.Saint-Étienne Métropole (53 communes) constitue par sa population (408 391 habitants en 2023) la3e métropole régionale après lamétropole deGrenoble Alpes et lamétropole de Lyon. La commune est par ailleurs la ville-centre d'uneunité urbaine de 376 371 habitants, regroupant32 communes, la seizième de France par sa population et la commune-centre d'une vasteaire d'attraction de 503 351 habitants en 2023, la dix-septième de France, regroupant105 communes.

Longtemps connue comme étant la ville française« de l'arme, du cycle et du ruban » ainsi qu'unimportant centre d'extraction houillère, Saint-Étienne est engagée dans un vaste programme de rénovation urbaine visant à conduire la transition du stade de cité industrielle héritée duXIXe siècle à celui de « capitale dudesign » duXXIe siècle. Cette démarche a été reconnue avec l'entrée de Saint-Étienne dans leréseau des villes créatives UNESCO en 2010. La ville est également connue pour son club de football, l'Association sportive de Saint-Étienne

Première ligne de chemin de fer en France

26 février1823 : la première concession d'une ligne de chemin de fer en France, par ordonnance du roiLouis XVIII, est celle de laligne de Saint-Étienne à Andrézieux, 23 km, concédée à perpétuité à messieursBeaunier etde Gallois pour le transport dehouille. Cette ligne, mise en service le 30 juin 1827, est donc la première d'Europe continentale. La traction deswagons était assurée par deschevauxle 7 juin1826 : laligne de Saint-Étienne à Lyon, 58 km, est concédée auxfrères Seguin. Elle fut ouverte de1830 à1832. Cette ligne entre en concurrence avec lecanal de Givors à Rive-de-Gier qui connaît un grand succès depuis son ouverture en 1780. Mais la mauvaise gestion de ce canal facilite la tâche au chemin de fer dans sa course au monopole. C'est la première ligne de voyageurs payants, en 1831.

Géographie

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Situation

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La ville se trouve sur la vallée duFuran. Une partie du territoire de la commune (commune associée deRochetaillée) s'inscrit dans leparc naturel régional du Pilat.

Au nord,Paris est à une distance de 523 km[5] ;au nord-est,Lyon est à 62 km[6] ;au sud-est,Vienne est à 51 km[7] etValence à 121 km[8] ; au sud,le Puy-en-Velay se trouve à 75 km[9] ; à l'ouestClermont-Ferrand est distante de 144 km[10].

Le quartier deSaint-Victor-sur-Loire, est uneexclave à l'ouest de la ville de Saint-Étienne (située à15 minutes du centre-ville).

Saint-Étienne constitue le cœur d'une aire urbaine de plus de 500 000 habitants, dont la surface est en forte extension ces dernières années[Lesquelles ?] (selon l'Insee[11]) et qui englobe plusieurs agglomérations proches : vallée de l'Ondaine, vallée duGier (Saint-Chamond), plaine duForez avecAndrézieux-Bouthéon etLa Fouillouse.

  • Panorama de la ville de Saint-Étienne.
    Panorama de la ville de Saint-Étienne.

Communes limitrophes

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Les communes limitrophes sontLe Bessat,Caloire,Chambles,Planfoy,La Ricamarie,Roche-la-Molière,Saint-Chamond,Saint-Genest-Lerpt,Saint-Genest-Malifaux,Saint-Jean-Bonnefonds,Saint-Just-Saint-Rambert,Saint-Priest-en-Jarez,La Talaudière,Tarentaise,La Tour-en-Jarez,Unieux,La Valla-en-Gier etVillars.

Carte
Le territoire de la commune (y compris l'exclave de Saint-Victor-sur-Loire) dans son environnement et ses communes limitrophes[Note 1].

Ville

Rose des ventsVillars
Saint-Genest-Lerpt
Saint-Priest-en-Jarez ;La Tour-en-JarezLa TalaudièreRose des vents
Roche-la-MolièreNSaint-Jean-Bonnefonds ;Saint-Chamond
O   Saint-Étienne   E
S
La Ricamarie ;PlanfoyLe Bessat ;Tarentaise ;Saint-Genest-MalifauxLa Valla-en-Gier

Exclave deSaint-Victor-sur-Loire

L'exclave deSaint-Victor-sur-Loire a pour communes limitrophes – en plus deRoche-la-Molière etSaint-Genest-Lerpt qui font le lien avec la ville-centre –Saint-Just-Saint-Rambert,Chambles,Çaloire etUnieux.

Rose des ventsSaint-Just-Saint-RambertSaint-Genest-LerptRose des vents
ChamblesNRoche-la-Molière
O   Saint-Victor-sur-Loire / Saint-Étienne   E
S
CaloireUnieux

Géologie et relief

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Articles détaillés :Stéphanien etBassin houiller de la Loire.

La superficie de la commune est de 79,97 km2 ; son altitude varie de 422 à 1 177 mètres[12].

La commune est située au centre dubassin houiller de la Loire dont l'étude systématique a conduit à la définition d'unétage géologique dit « Stéphanien », correspondant à la fin duCarbonifère. Ce bassin est constitué essentiellement d'une alternance de dépôts de grès (grès, conglomérat, brèches) et d'argilites et contenant de nombreuses veines de charbon. Le bassin est encadré par trois massifs de moyenne montagne d'agehercynien et constitués de roches magmatiques etmétamorphiques :monts du Lyonnais au Nord, massif duPilat au Sud,monts du Forez à l'ouest.

AprèsMadrid etSofia, Saint-Étienne est l'une des plus grandes villes d'altitude d'Europe (env. 170 000 habitants à plus de 480 m d'altitude)[13]. La ville est très vallonnée et la tradition locale lui attribue sept collines commeRome,Nîmes,Besançon,Lisbonne,Yaoundé etBergen.

Le territoire communal est traversé par laligne de partage des eaux entre l'Atlantique et la Méditerranée.

Les quartiers ouest de la ville sont situés sur leméridien de Bruxelles : celui-ci passe par les quartiers de Bel-Air, Côte-Chaude et Michon.

Hydrographie

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Carte hydrographique de la commune.

La ville est divisée entre deuxbassins versants :

  • celui de laLoire avec leFuran qui traverse, presque intégralement recouvert, la ville du sud au nord et qui se jette dans la Loire ;
  • celui duRhône avec leJanon, qui se jette dans leGier, un affluent du Rhône.

LeFuran (ouFurens), prend sa source dans le massif duPilat au sud de la ville.

L'exclave deSaint-Victor-sur-Loire est limitée à l'ouest par le lit de laLoire.

Articles connexes :Liste des cours d'eau de la Loire,Liste de rivières de France etListe de fleuves de France.

Climat

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Pour des articles plus généraux, voirClimat d'Auvergne-Rhône-Alpes etClimat de la Loire.

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de typeclimat des marges montagnardes, selon une étude duCentre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant lapériode 1971-2000[14]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon laclassification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche[15]. Par ailleursMétéo-France publie en 2020 une nouvelle typologie desclimats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à unclimat de montagne ou de marges de montagne[16] et est dans la région climatique Nord-est du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 800 à 1 200 mm, bien répartie dans l’année[17]. Elle est en outre dans lazone H1c au titre de laréglementation environnementale 2020 des constructions neuves[18],[19].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de10,3 °C, avec uneamplitude thermique annuelle de16,7 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 779 mm, avec8,7 jours de précipitations en janvier et6,8 jours en juillet[14]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique installée sur la commune est de11,4 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 793,9 mm[20],[21]. La température maximale relevée sur cette station est de39 °C, atteinte le ; la température minimale est de−16,5 °C, atteinte le1er mars 2005[Note 2].

Statistiques 1991-2020 et records station SAINT-ETIENNE (42)- alt : 640 m, lat : 45°26'07"N, lon : 4°22'05"E
Records établis sur la période du
1er juin 2002 au
Moisjan.fév.marsavrilmaijuinjui.aoûtsep.oct.nov.déc.année
Température minimale moyenne (°C)0,2−0,12,55,89,113,114,714,2118,34,21,17
Température moyenne (°C)33,47,110,814,118,620,519,916,112,27,44,111,4
Température maximale moyenne (°C)5,96,911,615,819,12426,325,621,316,210,67,115,9
Record de froid (°C)
date du record
−12,9
13.01.03
−15,6
05.02.12
−16,5
01.03.05
−4,5
08.04.21
0,1
06.05.10
4,4
02.06.06
7,4
10.07.07
7,4
31.08.06
2,1
27.09.10
−5
26.10.03
−8,7
28.11.13
−11,1
26.12.10
−16,5
2005
Record de chaleur (°C)
date du record
18,2
10.01.15
20,9
23.02.20
24
30.03.21
27,8
22.04.18
32
13.05.15
36,8
27.06.19
39
07.07.15
38,6
24.08.23
33,5
05.09.23
29,9
02.10.23
23,1
02.11.20
18,3
05.12.06
39
2015
Précipitations (mm)41,838,739,762,783,780,678,779,465,18187,155,4793,9
Record de pluie en 24 h (mm)
date du record
35,1
16.01.15
42,6
22.02.04
28
26.03.24
52,2
16.04.05
93,3
10.05.21
55,7
12.06.20
74,9
02.07.09
59,6
06.08.19
140,6
07.09.10
66,3
25.10.04
102,5
01.11.08
103,4
01.12.03
140,6
2010
Source :« Fiche 42218011 »[PDF], surobject.files.data.gouv.fr/meteofrance/data, édité le : 06/10/2025 dans l'état de la base(consulté le)
Diagramme climatique
JFMAMJJASOND
 
 
 
5,9
0,2
41,8
 
 
 
6,9
−0,1
38,7
 
 
 
11,6
2,5
39,7
 
 
 
15,8
5,8
62,7
 
 
 
19,1
9,1
83,7
 
 
 
24
13,1
80,6
 
 
 
26,3
14,7
78,7
 
 
 
25,6
14,2
79,4
 
 
 
21,3
11
65,1
 
 
 
16,2
8,3
81
 
 
 
10,6
4,2
87,1
 
 
 
7,1
1,1
55,4
Moyennes :• Temp.maxi etmini°C• Précipitationmm

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[22], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvellesprojections climatiques de référence DRIAS-2020.

Milieux naturels et biodiversité

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Parc du Bois d'Avaize.

Saint-Étienne est une des grandes villes françaises qui possèdent le plus d'espaces verts intra-muros, avec plus de 700 hectares deparcs etjardins publics dispersés dans toute la ville. En voici les principaux :

  • Parc Montaud : d'une superficie de 50 hectares, c'est le plus grand parc de la ville. Riche d'une flore variée, de sculptures, de tables d'orientation (vue panoramique sur la ville), ce parc dominant la cité à642 mètres d'altitude fait le bonheur des astronomes amateurs. On y trouve également les vestiges de l'ancien puits Sainte-Marie.
  • Parc de l'Europe : le parc de l'Europe, créé en 1964, peut être considéré comme un lieu intermédiaire entre parc et square. En 1992, sa surface passe de 9 à 11 hectares. Tout proche du Rond-Point, au sud de Saint-Étienne, ce parc est très fréquenté comme promenade avec son mini-train, son manège et ses multiples jeux d'enfants (dont sa fameuse immense « toile d'araignée »), sa fontaine et son espace pour les patineurs et les skate-boarders. Le parc de l'Europe renferme un parcours de jardins de vivaces particulièrement intéressant au plan de la mise en scène et de l'attrait botanique. Il représente un vrai poumon vert au sud de l'agglomération stéphanoise.
  • Jardin des Plantes : ce vaste parc, situé sur la colline de Villebœuf (exploitée jusqu'en 1928 par laSociété des mines de Villebœuf), est riche d'une flore très variée. Il offre une belle perspective sur le centre-ville. L'Opéra-théâtre de Saint-Étienne a élu domicile au sein du Jardin des Plantes.
  • Parc de la Perrotière : un parc situé dans le quartier de Terrenoire avec présence d'un petit château au centre.
  • Parc François-Mitterrand : situé au sein du quartier créatif Manufacture, ce parc est bordé par un bowling, une patinoire, une piscine municipale, le zénith de Saint-Étienne et propose des jeux pour enfants ainsi qu'un skatepark.

Ainsi que de nombreux autres petits parcs etsquares, qui sont autant de poumons de verdure un peu partout dans la ville. La ville est également riche de nombreuxjardins ouvriers.

Les jardins ouvriers sont à Saint-Étienne une initiative du Père Volpette, unjésuite qui les lance en 1894 en demandant aux notables de la ville de prêter aux ouvriers des terrains à cet effet, sous la garantie de l'église catholique. L'Église y voyait un moyen de moraliser et d'adoucir la vie difficile des ouvriers, les notables y voyaient un moyen de les détourner du syndicalisme et de la politique. Ces ambitions honorables trouvent leur consécration pendant lerégime de Vichy, qui encourage un retour à l'agriculture familiale et à la réconciliation sociale d'une France déchirée par la guerre. C'est ainsi qu'en 1946, il y a un jardin ouvrier pour 10 habitants à Saint-Étienne, soit 17 000 en tout. La plupart des grandes sociétés locales ont mis des parcelles à disposition et le jardinage est une activité de presque la totalité des Stéphanois. Mais les deux tiers de ces jardins sont sacrifiés à l'urbanisme d'après-guerre. Ce n'est qu'à partir des années 1970, où la ville commence à se battre pour changer sa réputation de ville noire, qu'une nouvelle politique municipale les présente comme un élément typique et leur sauvegarde comme une priorité. Les responsables s'occupent alors de leur apparence, car beaucoup tiennent selon eux du bidonville. Ils standardisent les parcelles, obligent les jardiniers à s'équiper de cabanes toutes identiques. En 2002, une enquête municipale dénombre 3 184 jardins organisés en 33 parcelles pour un total de 871 511 m2. Presque la moitié des terrains appartiennent alors à la ville. Ils sont gérés par deux associations. Le jardinier type a 59 ans, est ouvrier ou employé à la retraite et s'occupe de son jardin depuis plus de 10 ans. Cette enquête montre aussi une proportion de jardiniers étrangers de 37 %, soit quatre fois plus que dans la ville. Qu'ils soient immigrés ou autochtones, leur attachement au jardin est fort, souvent issu de souvenirs d'enfance[23].

Urbanisme

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Article détaillé :Urbanisme de Saint-Étienne.

Typologie

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Au, Saint-Étienne est catégorisée grand centre urbain, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[24].

Elle appartient à l'unité urbaine de Saint-Étienne[Note 3], une agglomération inter-départementale regroupant32 communes, dont elle estville-centre[Note 4],[25],[I 1].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Saint-Étienne, dont elle est la commune-centre[Note 5],[I 1]. Cette aire, qui regroupe 105 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[26],[27].

Occupation des sols

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Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de labase de donnéeseuropéenne d’occupationbiophysique des solsCorine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (44,4 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (41,8 %).

La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (27,1 %), zones urbanisées (24,6 %), prairies (17,9 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (14,8 %), zones agricoles hétérogènes (6,1 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (5,1 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (3,3 %), eaux continentales[Note 6] (1,3 %)[28].

L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : lacarte de Cassini (XVIIIe siècle), lacarte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Habitat et logement

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En 2022, le nombre total delogements dans la commune était de 101 006, alors qu'il était de 98 835 en 2016 et de 96 350 en 2011[I 2].

Parmi ces logements, 85,4 % étaient desrésidences principales, 2,4 % des résidences secondaires et 12,2 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 10,8 % d'entre eux desmaisons individuelles et pour 86,5 % desappartements[I 3].

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Saint-Étienne en 2022 en comparaison avec celle de la Loire et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi la faible proportion desrésidences secondaires et logements occasionnels (2,4 %) par rapport au département (4 %) et à la France entière (9,7 %).

Le logement à Saint-Étienne en 2022.
TypologieSaint-Étienne[I 3]Loire[I 4]France entière[I 5]
Résidences principales (en %)85,486,182,3
Résidences secondaires et logements occasionnels (en %)2,449,7
Logements vacants (en %)12,29,98


Morphologie urbaine

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Originellement implantée autour de la place Grenette, la ville de Saint-Étienne se développe jusqu'auXVIIIe siècle selon un axe est-ouest, de part et d'autre du Furan : acquisitions duPré de la Foire (place du Peuple) jusqu'auTreuil de la Montat (actuelle place Fourneyron), développement du faubourg le long de la rue Saint-Jacques (rue des martyrs de Vingré). Jusqu'auXVIIIe siècle, le développement urbain suit principalement le tracé est-ouest (rue de Lyon - rue de Tarentaize), la ville étant enclavée au nord et au sud par des biens appartenant à l'Église (couvent Sainte-Catherine, paroisse de Valbenoite…). C'est seulement après la Révolution française (1789) et la nationalisation des biens du clergé que l'axe de développement urbain pivote, en suivant désormais le cours du Furan, vers le nord et vers le sud[29].

AuXIXe siècle, le développement économique et industriel (passementerie, armurerie…) donne à la bourgeoisie locale l'occasion d'organiser un nouveau plan de ville néoclassique qui se superpose à celui de la ville ancienne et de ses faubourgs.

Le centre-ville est depuis leXIXe siècle organisé suivant leplan en damier mis au point par l'architecte voyerDalgabio. La fin duXIXe siècle marquera une certaine rupture dans ce plan en damier, puisque des « courbes » apparaissent : cours Fauriel bordé de contre-allées et d'arbres (dans le cadre du courant hygiéniste auXIXe siècle), cours Victor-Hugo, avenue de la Libération…

L'absenced'initiative patronale dans la construction de logement ouvrier va progressivement entraîner unecrise du logement dans les années 1910-1920.

Les lendemains de laSeconde Guerre mondiale sont marqués par la construction des premiersgrands ensembles (quartier de Beaulieu) et la construction progressive dans les années 1970 des quartiers Sud-Est (La Métare, La Palle, Montchovet) ainsi que la construction de Montreynaud, et des quartiers de logements sociaux de Solaure (sud) et de la Cotonne (sud-ouest).

Quartiers

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Article détaillé :Quartiers de Saint-Étienne.
Quartier Montreynaud.

Le territoire de Saint-Étienne se caractérise par une diversité relative de quartiers, reflet de son héritage industriel et des évolutions urbaines qu’elle a connues. Cette variété se manifeste tant dans la configuration des espaces bâtis que dans la répartition sociale des habitants.

Le centre-ville historique, regroupant notamment les quartiers de Saint-Jacques, Chavanelle, Badouillère / Saint-Roch et Jacquard, présente un tissu urbain dense mêlant rues anciennes et axes plus larges. Le parc immobilier y est composé de bâtiments datant duXVIIIe au XXe siècle. Ce cœur urbain est encore majoritairement habité par une population modeste, en partie issue de l’immigration.

Autour de ce centre, les anciens faubourgs ouvriers — tels que le Crêt de Roc, la Colline des Pères, Tarentaize, Beaubrun, Pierre Sémard ou Séverine — se sont principalement développés à la fin duXIXe et au début duXXe siècle, en lien avec l’essor industriel. Ces quartiers mixtes, composés d’habitations collectives et individuelles, conservent une identité populaire affirmée. Si certains connaissent des difficultés sociales qui se sont parfois enracinées au fil du temps, ils font également l’objet de programmes de réhabilitation visant à améliorer les conditions de vie.

En périphérie, les grands ensembles tels que La Métare / Le Portail Rouge, Beaulieu / Montchovet / Marandinière et Montreynaud, construits majoritairement entre les années 1950 et 1970 dans le cadre des politiques nationales de logements sociaux d’après-guerre, regroupent une population importante et sont souvent associés à des enjeux sociaux importants.

À l’inverse, certains secteurs résidentiels, comme le cours Fauriel ou les collines de Villebœuf et de la Vivaraize, se distinguent par une morphologie plus aérée, avec une architecture variée et un environnement plus verdoyant. Ces quartiers accueillent en général des ménages aux revenus supérieurs à la moyenne locale. Toutefois, ces revenus restent souvent inférieurs à ceux des zones les plus aisées de la métropole stéphanoise ou à la moyenne nationale, témoignant d’unemixité sociale réelle mais nuancée.

Ainsi, la morphologie urbaine de Saint-Étienne — articulée autour d’un centre ancien dense, de faubourgs ouvriers, de grands ensembles périphériques et de secteurs résidentiels plus ouverts — structure une organisation socio-spatiale où persiste une forte identité populaire, accompagnée d’une mixité sociale relative et de dynamiques de fragilité qui traduisent les mutations contemporaines de la ville.

Projets d'aménagements

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Cité du design au cœur du quartier créatif Manufacture à Saint-Étienne.

L'EPASE (L'Établissement public d’aménagement de Saint-Étienne créé en janvier 2007)[30] etSaint-Étienne Métropole affichent une volonté de mutation du territoire stéphanois à travers plusieurs projets vitrines :

  • L'aménagement autour de laCité du design et des équipements les plus emblématiques de Saint-Étienne (Zénith, le nouveau site de la Comédie, le Fil) du quartier de laManufacture destiné à la créativité et l'innovation. Organisé sur le modèle d'une ville-parc, à 10 minutes deChâteaucreux et de sa gareTGV, ce site est proposé comme nouveau centre de l'agglomération stéphanoise destiné aux activités économiques et culturelles.
  • Autour du pôle d'échanges multimodal deChâteaucreux, aménagement d'un quartier d'affaires destiné aux activités tertiaires. Siège mondial du groupe Casino, ce quartier est le deuxième pôle tertiaire de l'aire métropolitaine. Un programme hôtelier va venir compléter l'offre d'ici 2016.
  • Sur le secteur du Pont-de-l'Âne - Monthieu, principale entrée de Saint-Étienne depuis Lyon parA47, dans un quartier qui jouit d'une situation géographique privilégiée, développement de la zone commerciale, de l'habitat et renforcement de l'activité économique.
  • Cœur de ville, projet d'amélioration du cadre de vie de ses habitants et constitution en centre-ville le premier pôle commercial à ciel ouvert de l'agglomération.
  • Réaménagement et mise en valeur du site dupuits Couriot[31].
  • Ainsi que nombre d'autres projets d'envergure moins importante (construction de logements, démolition d'immeubles anciens jugés « insalubres », projets économiques, embellissement de places et rues, « mise en valeur » du patrimoine…).

Pour la conduite de l'ensemble de ces projets, la ville est intégrée au Pôle Métropolitain[32] constitué des agglomérations de Lyon, Saint-Étienne, Porte de l'Isère etViennAgglo.

  • Construction d'un hôpital gérontologique sur le site de l'hôpital Bellevue et agrandissement du service de médecine physique et de réadaptation (MPR) sur le même site.
  • Reconversion du quartier du Pont-de-l'Âne - Monthieu en y construisant Steel, un grand centre commercial occupant 79 000 mètres carrés, ouvert en septembre 2020 (60 enseignes et 2 000 places de parking).
  • Construction d'une nouvelle ligne de tram inaugurée en novembre 2019 qui dessert le Zénith, la Comédie de Saint-Étienne, le Technopôle et le quartier du soleil.

Voies de communication et transports

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Comme la plupart des grandes villes de France, Saint-Étienne connaît des problèmes de circulation. Les grands axes de circulation intra-muros sont souvent considérés comme insuffisants. L'autoroute A72 sert de périphérique nord et est, laroute nationale 88 de périphérique sud et la D201 de périphérique Ouest. Toutefois, des actions ont été entreprises pour remédier à ce trafic : création d'une deuxième ligne de tramway en 2006 et d'une troisième en 2019 (pour réduire la place de l'automobile en centre-ville et améliorer globalement la qualité de vie des habitants), création d'un boulevard urbain entourant le centre, réouverture d'axes traversant le centre-ville.

Voies routières

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Articles connexes :Liste des voies de Saint-Étienne etBoulevard périphérique de Saint-Étienne.

L'A47, gratuite, est une des autoroutes interurbaines les plus fréquentées de France, et la saturation est très proche. Pour résoudre ce problème, leconseil général de la Loire et laChambre de commerce et d'industrie de Saint-Étienne / Montbrison et Saint-Étienne Métropole préconisent une deuxième autoroute, l'A45, à péage, qui serait plus sécurisée et adaptée au trafic. Les opposants préconisent la mise en place du ferroutage pour le transport de marchandises entre Saint-Étienne et Lyon ainsi que l'amélioration de la liaison ferroviaire existante pour le trafic voyageurs, et l'élargissement à 2 × 3 voies de l'A47 sur tout son parcours. Finalement le projet de l'A45 est abandonné en octobre 2018.

Vélos en libre service et auto-partage

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StationVélivert situéeplace Jean-Jaurès.

Un service de vélos en libre service, nomméVélivert[33] et comprenant1050 vélos à assistance électriques répartis dans l'agglomération, a été mis en place en juin 2010, renouvelé en juin 2023 par la sociétéSmoove. De plus, Saint-Étienne bénéficie du service coopératifCitiz Alpes-Loire qui proposeactuellement[Quand ?] dix-neuf véhicules en auto-partage dans tout le centre-ville.

Transport ferroviaire

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Autorail en gare de Saint-Étienne-Châteaucreux

La principale station de chemin de fer de la ville est lagare de Saint-Étienne-Châteaucreux. C'est une gareTGV avec une liaison directe avecParis-Gare-de-Lyon via un arrêt àLyon-Part-Dieu, avec quatre allers et retours quotidiens du lundi au samedi et trois le dimanche. Saint-Étienne est ainsi àh 45 min deParis.

Cette gare est également un pôle de correspondances entre lignesTER Auvergne-Rhône-Alpes utilisant les quatre lignes de l'étoile ferroviaire stéphanoise :

La ville compte également quatre gares à vocation purement régionale :

ces trois gares étant desservie par des trains circulant entre Lyon etFirminy, et entre Saint-Étienne-Châteaucreux etLe Puy-en-Velay (ouBas-Monistrol pour certains).

Transports urbains

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Articles détaillés :Tramway de Saint-Étienne,Trolleybus de Saint-Étienne,Autobus de Saint-Étienne etSociété de transports de l'agglomération stéphanoise.
Rame du tramway de Saint-Étienne, Place du peuple.

Saint-Étienne est l'une des rares villes de France à avoir conservé son tramway en permanence depuis ses origines. Celui-ci a en effet fonctionné sans interruption depuis sa création, en 1881. Il a bénéficié d'extensions en 2006 et en 2019, reliant le centre-ville à la gare ferroviaire de Châteaucreux mais aussi aux secteursSoleil etTechnopole ainsi qu'une desserte plus approfondie du Zénith et du stade Geoffroy Guichard.LaSTAS gère et exploite le réseau de transports urbains de Saint-Étienne et son agglomération. Elle est chargée d'assurer le service de transport dans 45 communes de l'agglomération stéphanoise.

Le réseau est composé de trois lignes detramway (16,3 km de lignes), plus de69 lignes régulières (cinq de soirée et deux de nuit) dont 98 % des véhicules roulent à l'énergie propre (trolleybus électrique, bus au gazole blanc)[35].

Lacarte OùRA! permet non seulement de voyager sur tout le réseau STAS, en chargeant ses titres de transports, mais aussi de combiner ses déplacements avec d'autres modes de transport comme lesTER Rhône-Alpes, les réseaux de transport en commun deValence,Grenoble ouLyon, ou encore de louer un vélo en libre service.

Depuis 2013, l'abonnement mensuel « T-libr » a été mis en place avec cinq réseaux de transports possibles et des trajets illimités sur les réseaux de son choix dans l'aire métropolitaine lyonnaise : TCL (SYTRAL Mobilités),TER Auvergne-Rhône-Alpes (RégionAuvergne-Rhône-Alpes), STAS (Saint-Étienne Métropole),L'va (Vienne Condrieu Agglomération),Ruban (Communauté d'agglomération Porte de l'Isère).

Transports aériens

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Toponymie

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Saint-Étienne est unhagiotoponyme issu de la dédicace d'une « chapelle haute » dont la localisation est aujourd'hui inconnue (ancienne chapelle Sainte-Barbe ?).

Les premières mentions donnentSanctus Stephanus de Furano[37] (Saint-Étienne de Furan) vers l'an mil etWillelmus de Furano (Guillaume de Furan) en 1125.

Ainsi, il est probable que la rivièreFuran ait servi initialement à dénommer la localité, avant d'être adjoint au nom dupatron de la chapelle haute, leprotomartyr Étienne.

La ville est nommée Saint-Étienne-en-Forez sur lacarte de Cassini établie entre 1762 et 1765. Dans les documents duXVIIIe et du XIXe siècles, la ville est souvent appelée Saint-Étienne-en-Forêt.[réf. nécessaire]

La ville étant connue pour ses fabriques d'armes, elle fut momentanément renomméeArmeville ouCommune d'Armes pendant laRévolution française[38].

Saint-Étienne est dénommée enfrancoprovençalSant-Etiève ouSant-Tsiève[39], enoccitanSant Estève.

L'appellationSaint-Étienne-sur-Loire, donnée à la ville par un arrêté préfectoral lors de la fusion des communes de Saint-Étienne et deSaint-Victor-sur-Loire en 1969, n'a jamais été utilisée et n'a jamais été prise en compte par l'État[réf. nécessaire].

Micro-toponymie

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Article détaillé :Histoire des noms de rue de Saint-Étienne.

Histoire

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Préhistoire et Antiquité

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Peu de traces d'occupation précoce sur la vallée duFuran ont été mises au jour. Sur le site de la Font-Ria (Saint-Genest-Malifaux) ont été signalés des débris lithiques (nuclei, lamelles, grattoirs, racloirs, déchets de fabrication d'outillage ensilex) dont la datation est incertaine. Ont été recueillis des tessons de poteries grises peu épaisses qui pourraient appartenir à laTène finale. Le même site a livré également quelques fragments de céramique rouge/orange, un fragment de col d'amphore, un tesson de rebord de vase, micacé à l'intérieur[40].

En revanche, trois routes anciennes sur laligne de partage des eaux ont été identifiées et ont été l'objet de découvertes archéologiques modestes[41] :

Géolocalisation de l'ancienne voie des pèlerins du Puy, Saint-Étienne.
  • une transaction de 1243[42],[43],[44] fait mention d'une voie importante passant au sud de la ville, lavia romipedum a Lugduno ad Podium (voie des pèlerins de Lyon au Puy), toujours visible aujourd'hui de part et d'autre de la ligne de partage des eaux[Note 7] correspondant peut-être à une voie plus ancienne. À proximité des vestiges de la briqueterie romaine duJanon, elle longeait au sud le lieu-ditBrutéon[45] et se situerait potentiellement dans le prolongement des bornes (milliaires ?) signalées au lieu-dit l'Etrat-sous-Gillière etPavillon-Blanc (Terrenoire)[46]. Sur ce même axe plus à l'ouest, à la Mulatière (au niveau de l'actuelle rue de Dunkerque), a été découverte, vers 1885, une pièce d'argent à l'effigie deVesta, denier consulaire de P. SulpitiusGalba,édile curule deRome en 69 av. J.-C.[47],[40] ;
  • une ancienne voie pavée a été mise au jour rue de Fontainebleau (actuelle rue Étienne-Mimard) lors de travaux de nivellement réalisés en août 1895[48] et unas deNéron avait été découvert au même endroit en 1883[49],[40]. Empruntant un pont sur leFuran, cette ancienne voie (désignée dans les sources de la fin du Moyen Âge comme un ancien itinéraire public) traversait alors l'ancienne ville[50]. Le toponymeViolette (actuel square Violette) est un dérivé classique deVia Lata (voie large) ;
  • une autre voie ancienne reliantVienne à l'Auvergne passait à moins d'un kilomètre au nord de l'enceinte de Saint-Étienne, dans le prolongement de l'actuelle rue des Frères-Chappes, où fut découvert un bronze moyen deTrajan[51],[40], son tracé passant au milieu de l'actuelleplace Jean-Jaurès, en direction du secteurQuartier Gaillard/Maisons Rouges/Marandon et deSaint-Victor-sur-Loire. Utilisée jusqu'à la mise en place du plan en damier Dalgabio, elle est visible sur le plan de la ville de 1763-1773.

Le secteur étant constitué d'une série de cols et de seuils sur laligne de partage des eaux, la route entre Rhône et Loire mentionnée parStrabon passait probablement à proximité de l'emplacement de l'actuelle ville de Saint-Étienne : cette route de 800 stades entreRhône etLoire empruntait la vallée du Gier puis vraisemblablement celles du Langonand ou duFuran. Long d'environ 140 km deVienne àRoanne (point où la Loire devenait navigable), ce chemin vers le nord évitait ainsi la navigation à contre-courant sur le Rhône puis la Saône[52].

Lebois Monzil, àVillars, a été l'objet de découvertes modestes en novembre 1831[53].

Dans le territoire de la paroisse de Saint-Étienne, plusieurs lieux-ditsMathouret/Martorey ont été identifiés[54] et pourraient potentiellement correspondre à l'emplacement de cimetières paléochrétiens[55] :

Les lieux-ditspetit Charlieu etgrand Charlieu (secteur du Golf) indiquent la présence de terres du fisc carolingien (carolus locus).

Moyen Âge

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Articles détaillés :Jarez etComté de Forez.

Les archives de la ville de Saint-Étienne ayant été détruites au moins à trois reprises (1359, 1569 et 1793), le fonds documentaire permettant de retracer l'histoire de la ville à la période médiévale est très réduit.

Premières mentions de Saint-Étienne-de-Furan

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La mention à la cure de Saint-Étienne de Furan au sein du vastearchiprêtré deJarez, telle que reprise postérieurement dans les pancartes et pouillés[60],[61], atteste d'une fondation antérieure au début duXIe siècle[62]. La dédicace auprotomartyr Étienne de l'église permettrait théoriquement de faire remonter la fondation à la deuxième moitié duVe siècle[63] ; le vocable « Saint-Étienne » étant généralement associé aux anciensvici mérovingiens ou chefs-lieux decomté carolingiens[64].

Deux mentions tardives à une ancienne chapelle supérieure dédiée à Saint-Étienne[65] et à un chapelain[66] semblent indiquer l'existence d'une chapelle antérieure à l'actuelle église paroissiale[67] et à laquelle elle aurait transmis la dédicace. La localisation de cette première chapelle (castrale[68] ?) est aujourd'hui incertaine.

Une première mention à Guillaume deFuran (Willelmus de Furano) apparaît dans un acte de rétrocession concernant l'église Saint-Victor deSaint-Victor-sur-Loire en 1125[69],[70]. Associée à une seconde, un siècle plus tard, dans la notice surRenaud de Forez[71], elles indiqueraient potentiellement la présence du bourg sur le cours de la rivière éponyme.

La ville médiévale abritait un hôpital dont on ignore la date de fondation[72].

Une mention à la ville de Saint-Étienne-de-Furan et aumanse de la Varenne apparaît dans l'obituaire de l'Église de Lyon[73].

XIIe siècle :Saint-Étienne-de-Furan aux confins duroyaume de France et de l'Empire.

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L'ancienne église deSaint-Priest-en-Jarez, vers 1902.
Les ruines du château deSaint-Priest-en-Jarez, vers 1902.

C'est dans le contexte troublé de guerre entre le comte de Forez et l'archevêque de Lyon que la région stéphanoise apparaît dans les sources historiques.

1157-1167 : la guerre en Lyonnais

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Article détaillé :Bulle d'or (1157).

Dès 1156, l'affirmation de l'autorité impériale sur l'ancien royaume rodolphien associée auconflit opposant Frédéric Barberousse au pape Alexandre III (réfugié en France en 1163) exacerbent les tensions entre les grandes familles de la région autour de la question des droits ancestraux sur la ville de Lyon[74].

Aux marges du royaume de France et du Saint-Empire, le conflit oppose alors le comteGuigues II de Forez (issu de lamaison d'Albon, élevé à la cour du roi de France, allié deLouis VII[75] et partisan d'Alexandre III) et l'archevêque de LyonHéracle de Montboissier (issu d'unepuissante famille auvergnate, vassal deFrédéric Barberousse, investi par lui du titre d'exarque de Bourgogne par labulle de 1157 et des droits régaliens sur Lyon (au détriment du comte et duchapitre de Saint-Jean[76],[77]).

Le château deSaint-Priest-en-Jarez (aumandement duquel Saint-Étienne resta rattachée jusqu'à la fin de l'Ancien Régime) est cité pour la première fois en 1167[78] parmi l'ensemble des places fortes sur lesquellesGuy II de Forez, en proie aux attaques conjuguées[79] du comteGéraud de Mâcon et desschismatiques lyonnais[80] voués à l'Empire teutonique[81], obtint deLouis VII les droits régaliens.

Le comte est rétabli dans ses droits sur Lyon par la transaction de 1167 conclue avecPierre II de Tarentaise[82]. Mais l'intrication des droits publics et privés de la famille comtale contraint Guigues II à vendre ses possessions lyonnaises à l'Église, assurant probablement à sonfils cadet Renaud l'accession à la dignité épiscopale.

1173 : aux lendemains de laPermutatio

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Article détaillé :Permutatio (1173).

Entérinant le partage des possessions de l'Église et du comte, l'acte indique que l'archevêque de Lyon restituait au comte le serment de fidélité du seigneur de Saint-PriestGaudemar de Jarez[83],[84]. L'accord définissait également qu'entreSaint-Chamond, LaTour-en-Jarez etSaint-Priest-en-Jarez, ils ne pouvaient plus désormais faire stationner des troupes[85].

Deux mentions directes àSaint-Étienne-de-Furan apparaissent une dizaine d'années plus tard dans les actes relatifs à la fondation de l'abbaye de Valbenoîte :

  • Une copie partielle de la bulle pontificale deLucius III relative à la fondation de l'abbaye (juin-septembre 1184) indiquerait queBrian de Lavieu, qui fut partie prenante dans la guerre contre le comte[86] et qui est donné pour être son neveu, aurait fait don à l'abbaye de ses possessions auVerney dans le territoire de Saint-Étienne"[87];
  • En 1195, en présence deGuy II de Forez et de son filsRenaud archevêque de Lyon, la femme de Brian de Lavieu, Villelma de Roussillon[88] aurait donné à Valbenoîte ses terrains duchamp de L'Orme[89] situés dans la paroisse de Saint-Étienne de Furan[90],[91],[92].
Vers 1180, la région stéphanoise aux confins duroyaume de France et de l'Empire.

Le patronage de l'église deSaint-Étienne-de-Furan fut contesté à l'Église de Lyon par Guichard Durgel, seigneur de Saint-Priest, en 1270. Une commission fut nommée en 1278 et après enquête le doyen de Montbrison confirma queSaint-Étienne-de-Furan était placée sous le patronage du seigneur deSaint-Priest-en-Jarez depuis sa fondation[93],[94],[95],[96], attestant pour E. Fournial d'une organisation antérieure à laréforme grégorienne.

Au lendemain de lascission Forez-Lyonnais de 1173, la paroisse est uneenclave placée sous la protection du seigneur de Saint-Priest (vassal du roi de France par son serment de fidélité au comte de Forez) au milieu d'un ensemble de paroisses cédées par le comte[97] ou laisséesà la liberté de l'Église de Lyon dans lapermutation de 1173[98], et ce jusqu'en 1278[99].

Entre 1173 et 1278, Saint-Étienne marqua donc pendant un siècle la limite entre les territoires contrôlé par le comte sous la souveraineté duroi de France et les possessions de la seigneurie épiscopale lyonnaise, dépendance lointaine duSaint-Empire jusqu'en 1312.

On ignore aujourd'hui quelle forme pouvait prendre à cette date le bourg situé sur les rives duFuran. L'organisation de paroisse deSaint-Étienne-de-Furan auXIIIe siècle met en lumière un territoire étonnement vaste, s'étendant sur l'ensemble du mandement des sources duFuran àSaint-Priest-en-Jarez et comprenant alors les principaux cols et seuils sur les routes publiques reliantRhône etLoire.

Organisation politique auxXIIIe – XIVe siècles : leconsulat

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L'église Saint-Étienne (diteGrande Église).

Les habitants de Saint-Étienne-de-Furan, comme tous ceux de l'ensemble du Forez à la même période, semblent avoir bénéficié de la pleine possession de leurs terres et ne pas avoir été contraints à un quelconqueservage par l'autorité civile seigneuriale. Le seigneur de Saint-Priest est alors investi dans les sources des seuls droits de haute-justice et d'administration des routes du mandement[100]. De même, le comte de Forez ne semble pas être intervenu d'une quelconque manière dans les affaires de la petite cité[101].

Modillon tricéphale de la Grande Église.

Saint-Étienne-de-Furan apparaît alors comme une ville deconsulat[102] : une petite république de droit romain antique régie par une assemblée délibérante. La communauté formée par les habitants du bourg de Saint-Étienne-de-Furan nommaient desconsuls[103], gérant alors la petite cité avec une apparente autonomie[104].

Les habitants de la vaste paroisse, probablement constituée auxXIIe – XIIIe siècles et qui s'étendait tout au long du cours duFuran, élisaient également dessyndics[105]. L'ensemble du mandement de Saint-Priest a vraisemblablement bénéficié defranchises municipales[106] dont les titres furent apparemment perdus lors du pillage de la ville[107].

En 1310, le seigneur de Saint-Priest fit donation de 100 sols viennois pour la construction de l’église deSaint-Étienne de Furan[108]. On ignore toujours si cette église a été effectivement reconstruite à l'emplacement d'une l'église initiale et, si ce ne fut pas le cas, quelle était l'emplacement de l'ancienne église ou de lachapelle haute dédiée à saint Étienne, mentionnée en 1287 et vers 1360.

XIVe siècle : les ravages de laguerre de Cent Ans.

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Labataille de Brignais.

La région stéphanoise fut durement éprouvée par laguerre de Cent Ans. Située sur une étroite zone de contact entre lecomté de Toulouse et leduché de Bourgogne, elle vit le passage au moins à deux reprises descompagnies de mercenaires.

Le pillage de la ville est attribué rétrospectivement auxTard-Venus, qui traversèrent le pays en 1359 (pillage de l’abbaye de Valbenoîte et deMontbrison), en 1361 (prise deMontbrison puis deRive-de-Gier) et encore en 1362 (à la suite de labataille de Brignais). Conformément aux dispositions de lapermutation de 1173,Saint-Étienne ne possédait pas alors de fortifications : la ville eut à subir les exactions, voire l'occupation permanente, des troupes de mercenaires.

Les sources postérieures[109] indiquent que c'est lors de ces événements que les archives ainsi que les anciens titres de la ville furent détruites[110].

XVe siècle : affirmation de l'autonomie communale et essor urbain

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Emplacement de l'ancienneporte deFuran sur lepré de la Foire, actuelle place du Peuple.

Le, lesconsuls firent l'acquisition, pour la ville, duPré de la foire sur la rive droite duFuran (actuelle place du Peuple)[111]. Elle faisait déjà office de placepublique (servitio reipublicae), pour les marchés, pour les jeux et les promenades. Elle servait également d'entrepôt pour les bois de charpente et autres matériaux de construction[112].

À la même période, la communauté possédait également de longue date la place duTreyve du village de la Monta[113] (actuelle place Fourneyron) ainsi que des droits d'usages anciens sur les routes et chemins publics.

C'est, selon les chroniqueurs, entre 1435 et 1444[114],[115] que les habitants de Saint-Étienne ont obtenu, parlettres patentes du roiCharles VII, l'autorisation de construire un mur d'enceinte[116], il confia alors les clefs de la ville auxconsuls[117]. Cette autorisation royale témoigne de l'importance de la ville qui comptait probablement déjà entre 2 000 et 3 000 habitants[118],[119] (soit une population comparable à celle deMontbrison,Grenoble,Chambéry ouClermont-Ferrand à la même période). Si l'édification s'est déroulée comme dans le reste du royaume à l'époque, le financement des travaux a vraisemblablement été assuré par la levée d'une taxe spéciale sur la production locale (produits manufacturés, minerai de fer local ou houille).

Le chœur de l'église fut reconstruit dans les années 1470-1480.

Périmètre des anciennes fortifications apparaissant sur un plan de 1905-1906.
Périmètre des anciennes fortifications dans le parcellaire actuel (2014).

En 1477, lesDurgel de Saint-Priest ajoutèrent à leur nom « et de Saint-Étienne ». La cité (alors composée plus de deux cents maisons) se concentrait alors en contrebas duMont d'or (colline Sainte-Barbe) autour de l'actuelle place Grenette et de laGrande Église[120].

Au début duXVIe siècle, les relations semblent se dégrader rapidement entre le seigneur de Saint-Priest et les bourgeois de Saint-Étienne[121]. La population de Saint-Étienne ayant alors sensiblement augmenté ; le seigneur de Saint-Priest s'étant approprié parbail emphytéotique (abénevis) des terrains dépendants de la ville et attenants à la route publique entre leTreyve de la Monta (place Fourneyron) et lepré de la Foire (place du Peuple). Lesconsuls réagirent et il s'ensuivit une série de procès devant le juge ordinaire de Forez, lesénéchal de Lyon et jusqu'auParlement de Paris.

Finalement, en 1534, lesconsuls, habitants et manants de Saint-Étienne-de-Furan, conformément auxlettres patentes[122], se virent confirmer le « gouvernement » des portes et des murailles de la ville[123] et, entre autres[124] choses, le droit de nommer lesconsuls chaque année et celui de s'assembler « à leur gré, dans la maison de ville[125], pour la chose publique »[126].

Avec l’essor économique et démographique, les deuxfaubourgs se développèrent autour des murailles :

  • à l'ouest à Polignais et Tarentaize autour de la place Roannelle[127] ;
  • à l'est au-delà du Pré de la Foire, le long du chemin qui conduisait à Valbenoîte, l'actuel quartier Saint-Jacques[128].
  • Restes de peintures, rue de la Ville, 1902.
    Restes de peintures, rue de la Ville, 1902.
  • Sculptures rue de la Ville, 1902.
    Sculptures rue de la Ville, 1902.

Époque moderne

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Article détaillé :Révolution française dans la Loire.
Ancienne maison restaurée.

Dès leXVe siècle, il s'était constitué un centre important de production métallurgique (armes blanches, puis armes à feu dès lesguerres d'Italie) et l’armurerie va désormais faire la renommée de la ville avec la production d'armes de guerre (ou de commerce) ; on y compte plus de 600 armuriers en 1669. La petite métallurgie donne naissance à une production très variée, appelée « clincaillerie » (quincaillerie)[129].

Il se développe aussi lafabrication de rubans, importée d’Italie dès leXVIe siècle.

En 1535, le roiFrançoisIer dépêche à Saint-Étienne Georges de Virgile pour organiser la production d'armes pour lesguerres d'Italie.

Au début de 1569, la ville est prise par l’amiral de Coligny, au cours de latroisième guerre de Religion[130]. Les archives de la ville sont à nouveau détruites[131].

Dès 1592,Papire Masson écrit : « Cette ville est célèbre dans toute l'Europe par l'industrie de ses habitants qui ont des ateliers semblables aux forges deVulcain où se fabriquent toutes sortes d'objets de quincaillerie, les armes de chasse et de guerre. »

LeXVIe siècle est marqué par une augmentation sensible de la population : d'environ 3 700 habitants en 1515 à plus de 10 000 en 1582, surclassant déjà largement Montbrison et ses 3 000 âmes[132].

De 1628 à 1630 une épidémie depeste bubonique fait de 7 000 à 8 000 morts pour une population estimée à 17 000 habitants[133].

La ville, située sur la ligne de partage des eaux, entretient des relations étroites avec les villes de la façade atlantique et particulièrement avec la capitale de l'Aquitaine. En 1638, Claude Henrys note que « ceux de Saint-Étienne ont beaucoup de commerce dans la ville de Bordeaux ».

En 1641, Saint-Étienne passe de la maison des Durgel à celle des Chalus, une branche apparentée.

En 1667, les échevins et consuls sont établis en corps et communauté par lettres patentes deLouis XIV.

En 1693-1694, une maladie épidémique fit suite à une disette de 18 mois et tua 10 000 habitants sur les 28 000 que comptait la ville[134].

En janvier 1723, François de Chalus vend pour400 000 livres la seigneurie de Saint-Priest et de Saint-Étienne àAbraham Peyrenc de Moras, qui mourut sans héritier.Gilbert des Voisins la vendit à son tour àLouis XVI le 2 février 1787, pour la somme de 1 million335 935 livres. Ce dernier y maintient la justice seigneuriale[135].

Carte de Cassini de la région stéphanoise en 1764.

À la fin de l'Ancien Régime, la ville est dite : « La plus considérable du Forez, la seconde du gouvernement du Lyonnais, renommée par ses manufactures et son commerce en armes, clinquaille et rubans »[39]. Sa population d'environ 26 000 habitants est comparable à celles deGrenoble,Bourges,Tours,Limoges ouBesançon à la même période.

Époque contemporaine

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Révolution française et Empire

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Lapériode révolutionnaire permet à la municipalité d’acheter des terrains confisqués auclergé et à lanoblesse. L'architecte Pierre-Antoine Dalgabio établi un nouveau plan de la ville en 1792. La ville de Saint-Étienne jusqu'alors orientée est-ouest suivant la route de Lyon au Puy-en-Velay (voir :Rue de Lyon) adopte un nouvel axe nord-sud suivant la route deParis àAnnonay, laGrand’rue.

Dans le cadre de la politique de déchristianisation de laConvention, la ville prend momentanément le nom d'Armeville.

XIXe siècle

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Jusqu'au milieu duXIXe siècle, la ville dépend toujours administrativement de la préfecture installée àFeurs (chef-lieu de laLoire de 1793 à 1795) puis àMontbrison. En 1855, Saint-Étienne, en raison de son rapide développement industriel et démographique, devient chef-lieu du département (décret impérial du)[136].

Au moment de larévolution industrielle s'y développent les métiers de la métallurgie lourde grâce à l'exploitation industrielle en France des mines de charbon. Dans le même temps, Saint-Étienne devient un important centre de production de ruban, en dépit de la concurrence deBâle.

La population atteint près de 100 000 habitants en 1856, après avoir quintuplé en seulement 35 ans, essor l'un des plus rapides de France à l'époque, favorisé par celui des mines de charbon, lui-même permis par les deux premières lignes de chemin de fer du continent européen[137], laligne de Saint-Étienne à Andrézieux et laligne de Saint-Étienne à Lyon, qui désenclavent une ville dont l'altitude moyenne dépasse 500 mètres. Cet essor, fulgurant dans lesannées 1830, fait écho à celui constaté dans lesannées 1780 dans l'autre partie, plus orientale, dubassin houiller de la Loire, qui a elle bénéficié du creusement d'un canal le long du Gier[137], lecanal de Givors[137], ouvert en 1781[137], avec une production de charbon passée de 70 000 tonnes en 1779 à 100 000 tonnes en 1789, soit 45 % de plus en dix ans après[137]. Dans l'autre partie, plus occidentale, dubassin houiller de la Loire, celle de Saint-Étienne, la production de charbon a progressé plus tard mais plus vite, dépassant celle du Gier en 1834[137] et dopant le total de celle dubassin houiller de la Loire : 222 700 tonnes en 1825 puis 300000 en 1833 et 573 000 en 1836[137], un quasi triplement en 11 ans. Pour la seule ville de Saint-Étienne, elle était de 19 600 tonnes en 1812, avec 15 puits pour la plupart de moins de 50 mètres[137]. Pour l'ensemble du bassin, elle est passée de 61 000 tonnes en 1790 à 284 600 tonnes en 1830 puis 467 000 en 1835, soit un doublement en seulement cinq ans, les années de la voie ferrée nouvelle[137]. Vers 1830, l'apparition des bennes montées sur roues y a contribué[137]. Dès 1832, les mineurs du Gier se sentent concurrencés par ceux de l'ouest et en 1837[137], ils réagissent en formant laCompagnie des mines de la Loire, qui achète des concessions à l'ouest[137] et devient vraiment opérationnelle en 1846 quand elle regroupe 82 % de la production du bassin[137].

L'hôtel de ville de Saint-Étienne avant la disparition de son dôme.
1800-1850 : les mines et le chemin de fer et l'industrialisation
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Articles détaillés :Bassin houiller de la Loire,Manufacture d'armes de Saint-Étienne,Rubanerie,Ligne de Saint-Étienne à Andrézieux,Commune de Saint-Étienne etHistoire de l'AS Saint-Étienne.

Dans le secteur du Gier en 1812, alors plus avancé en production comme en technique[137], seulement une seule mine utilise encore la remontée du charbon à dos d'homme[137], même si de nombreux puits existent, dont 30 dépassent la profondeur de cent mètres et six celle de deux cent mètres[137], mais dans celui de Saint-Étienne un seul atteint cent mètres, alors qu'il s'agit de plus en plus clairement des mêmes couches de charbon, qui ont tendance à affleurer vers l'est, d'où une exploitation plus tôt et plus avancée[137]. Ce sera seulement en 1814 que la première concession d’État sera accordée dans le secteur de Saint-Étienne[137], où la production était encore dépendante de la remontée à dos d'homme, dans des sacs[137], à l'exception de 3 ou 4 puits. Ce sera grâce à l'essor du secteur de Saint-Étienne que la production de l'ensemble du bassin va ensuite quintupler rapidement[137], passant de 296 637 tonnes en 1814 à un million de tonnes en 1836 puis1,51 million de tonnes en 1851[137], pour représenter 54% du total de la production française de charbon[137]. En 1859, le bassin est à égalité avec celui du Nord-Pas-de-Calais, qui vient d'émerger très rapidement, avec 2 millions de tonnes chacun[138] et devient le1er bassin de France en 1864, mais celle de la Loire continue à progresser car en 1873 elle atteignait 3,3 millions[139],[140].

Action de 1,500 francs de la Compagnie des Mines de Fer de St. Étienne, émise le 1er juillet 1826, signée par le directeur Délévacque, successeur de Louis de Gallois
Action de 1,500 francs de la Compagnie des Mines de Fer de St-Étienne, émise le 1er juillet 1826, signée par le directeur Délévacque, successeur deLouis de Gallois

Dans la continuité de la loi sur les mines du, le regain d'intérêt du pouvoir central français pour l'activité industrielle stéphanoise conduit à la mise en œuvre d'un grand projet d'aménagement à l'échelle du bassin visant à assurer la production d'acier nécessaire aucomplexe militaro-industriel français. Cette loi donne un grand rôle et un grand pouvoir à l’État en matière de charbon[137]. Avec le soutien des milieux d'affaire[141] les ingénieurs des minesLouis de Gallois etLouis-Antoine Beaunier apparaissent alors à la conduite de ce projet d'ampleur, probablement inspiré du modèle britannique, visant à regrouper la production de houille et de minerai de fer, des batteries de fours à coke, des forges et hauts-fourneaux[142] et la conception d'un réseau de transport adapté.

Rapatrié à la suite de la perte des départements étrangers, l'ancien directeur de l'école des mines deGeislautern enSarre,Louis-Antoine Beaunier, qui avait déjà réalisé à la suite de la loi de 1810 latopographie extérieure et souterraine du bassin, se voit confier l'arrondissement minéralogique de Saint-Étienne. Il propose la création d'uneécole des mineurs à Saint-Étienne dont la création fut officialisée par ordonnance de Louis XVIII le 2 août 1816.

Le il demande la concession d'unevoie ferrée deSaint-Étienne à Andrézieux, longue de près de 18 km.Louis XVIII accorde la concession le du premier réseau ferré d'Europe continentale. Cette première ligne, uniquement destinée aux marchandises tractées par des chevaux, donnait accès auxrambertes de la Loire en aboutissant au port d'Andrézieux. Le charbon embarqué sur le fleuve partait à destination de la façade atlantique, se posant en concurrent des charbons du Nord et de Valenciennes.

À Saint-Étienne, le, le gouvernement délivre la première concession minière.

L'ingénieur des minesMarc Seguin fait au cours de son voyage enAngleterre la connaissance deGeorge Stephenson qui construit alors la ligne de train deDarlington àStockton. L'adoption en France d'un système de transport qu'il a apprécié durant ce voyage lui paraît indispensable. Il obtient en 1826 la concession de laligne de Saint-Étienne à Lyon par la vallée duGier. Ce trajet de 57 km facilitera le transport du charbon et des produits industriels de cette importante région minière. Les travaux sur l'ensemble de la ligne commencent en septembre 1826, avant l'approbation du tracé. Trois stations intermédiaires sont établies, àGivors,Rive-de-Gier etSaint-Chamond. La sectionGivors -La Grand-Croix est ouverte le ; celle deGivors -Lyon le ; et celle deLa Grand-Croix - Saint-Étienne le pour les voyageurs et le pour les marchandises. La ligne est exploitée à la fois par traction animale et par locomotive depuis l'origine. Elle a coûté plus cher que prévu car elle nécessite la construction de nombreuxouvrages d'art dans un sous-sol mal connu.

En 1827, c'est la mise en service dupremier chemin de fer français entre Saint-Étienne et la Loire àAndrézieux, puis la construction de laligne Saint-Étienne - Lyon.

La traction à vapeur remplace rapidement la traction animale, grâce àMarc Seguin grâce à la première locomotive, encore expérimentale.

En 1832, Marc Seguin commence la construction de la deuxième ligne de chemin de fer de Saint-Étienne àLyon. En 1833, une ligne de voyageurs est créée reliantRoanne à Saint-Étienne et à Lyon.

C'est seulement le que la première locomotive arrive à Saint-Étienne du fait de la durerampe venant deRive-de-Gier. Autrefois pénalisée par son enclavement géographique, la région stéphanoise va alors connaître un essor économique et démographique important.

En 1833, est concédé dans le même département le premiertramway français faisant la liaisonMontbrison -Montrond (Montbrison étant à l'époque la préfecture du département). C'est la première voie ferrée posée sur route, affectée au transport des voyageurs et marchandises. Ce tramway est mis en service en 1838.

Barthélemy Thimonnier y conçoit la premièremachine à coudre en 1830.

En 1848, Saint-Étienne montre grand enthousiasme à la chute deLouis-Philippe et la proclamation de la République. Le drapeau rouge est hissé pour la première fois sur l'hôtel de ville. Pas pour longtemps : dans les mois suivant lecoup d'État du 2 décembre 1851, les arbres de la Liberté, plantés à Saint-Étienne durant les événements de 1848, sont arrachés et une quinzaine de socialistes locaux sont arrêtés. Le, lePrince-Président, à deux mois d'être empereur, visite Saint-Étienne dans l'enthousiasme populaire - Edmond Texier écrit dansle Siècle :

« Il y a un mois, Saint-Étienne nommaitJules Favre membre du Conseil général, aujourd'hui cette ville crie « Vive l'Empereur ! » La légende impériale est toujours vivante dans le souvenir du campagnard et de l'ouvrier. Mais les drapeaux serrés, les échafaudages disparus, les uns retournent à la charrue, les autres à l'atelier et tous, à leurs instincts démocratiques[143]. »

1850 - 1939 : les industries et les mouvements ouvriers
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Le retour de l'Empire stoppe temporairement les grèves ; elles reprennent en 1865 quand plusieurs milliers de veloutiers font grève pendant quelques jours.

En 1868, les passementiers stéphanois accueillent la première antenne française de l'Association Internationale des Travailleurs (A.I.T), formé à Londres en 1864. De son apport s'ensuivit la création des comités dont le plus célèbre à Saint-Étienne est celui de la rue de la Vierge : futur « Comité central des quatre cantons », il sera le point de départ de l'insurrection de 1871.

Affiche appelant la population stéphanoise au calme lors de lacommune de 1871.

En 1869, les chaudronniers font grève (de même que les chapeliers àChazelles-sur-Lyon, les teinturiers àIzieux…). La fusillade du Brûlé, à La Ricamarie, ébranle profondément les convictions patriotiques de la population.

Lors du plébiscite de mai 1870 (destiné à affermir le régime en arguant de sa libéralisation et en faisant adopter au passage l'idée de la transmission par ordre de primogéniture mâle, autrement dit de Napoléon III à son fils), les libéraux (et Napoléon III) recueillent en France une large majorité de « oui » ; Saint-Étienne va à rebours : vingt-huit radicaux et seulement deux libéraux sont élus aux municipales du 7 juillet. L'Empire s'effondre deux mois plus tard àSedan.

Parallèlement à tous ces mouvements politiques, le développement industriel et donc économique, est en plein essor à Saint-Étienne :

En 1860, est fondée une épicerie dans un ancien cabaret dit « Le Casino Lyrique ». Le public baptisera l'établissement « Au Casino », devenu « Casino ».Geoffroy Guichard la rachète en 1892, puis fonde en 1898 la société des magasins Guichard Perrachon, à l'origine duGroupe Casino.

Du 24 au, laCommune de Saint-Étienne embrase la ville. Le préfet de la Loire Henri de l’Espée est tué.Michel Rondet, alors inspecteur de la garde communale, est condamné à cinq ans de prison[143].

1881 voit la mise en service du réseau detramway « Saint-Étienne -Firminy - Rive-de-Gier » (65 km), ainsi que la première ligne detramway de Saint-Étienne.

En 1882, alors queVictor Duchamp est maire de Saint-Étienne, le congrès de laFédération des travailleurs socialistes de France se tient à la « salle du Cirque ». À la suite de l'opposition entre « possibilistes » ou « broussistes » dePaul Brousse et marxistes menés parJules Guesde, ces derniers quittent la FTSF pour créer leParti ouvrier français.

La marque desCycles Mercier est fondée à Saint-Étienne par Émile Mercier (1899-1973) en 1919, ainsi que la marqueAutomoto qui fabriquait des motos.

En 1885,Étienne Mimard, armurier originaire deSens, fonde avec un autre armurier, Pierre Blachon, laManufacture Française d'Armes et Cycles de Saint-Étienne, devenueManufrance en 1947. Mimard dirige l'entreprise de sa création à 1944. Quelques années après la reprise de la société Martinier-Collin, Mimard et Blachon s'installent dans le site construit Cours Fauriel à partir de 1892 par l'architecteLamaizière. Le bilan de leurs innovations est important : ils ont créé à la fois une grande manufacture, un centre d'innovation technique, un système inédit de vente par correspondance et un centre d'édition (Tarif-Album,Le Chasseur français).

Pendant larépression de janvier et février 1894, la police y effectue des perquisitions visant lesanarchistes qui y résident, sans réel succès[144],[145],[146].

Le, l'ingénieur des minesHenry Kuss prend le poste d'ingénieur ordinaire du sous-arrondissement minéralogique-Ouest dans le bassin houiller de Saint-Étienne. Des catastrophes successives (Jabin (1871, 1876), Châtelus (1887), Verpilleux (1889) et Villebœuf (1890) y ont douloureusement attiré l'attention publique. Il n'y reste que six mois mais, durant ce court délai, il fait appliquer avec grande rigueur dans les exploitations des trois importantes Sociétés de Roche-la-Molière etFirminy, de Montrambert etLa Béraudière, et desMines de la Loire, des mesures de sécurité pour prévenir les explosions attribuées à l'époque augrisou mais le plus souvent directement liées auxpoussiers. Ces mesures seront plus tard codifiées par l'Administration dans des règlements généraux[147].

En 1901, la liaison Saint-Étienne –Saint-Héand (14 km) et la liaison Saint-Étienne –Saint-Chamond (15 km) sont mises en place. En 1905, la liaison Saint-Étienne –Pélussin (32 km) est ouverte. En 1933, la liaison Saint-Étienne –Saint-Chamond est fermée. La liaison Saint-Étienne -Pélussin l'est à son tour, suivie en 1937 par la liaison Saint-Étienne –Saint-Héand.

LaManufacture d'armes de Saint-Étienne.

Au début duXXe siècle, l'industrie de l'arme est dominée par laManufacture d'armes de Saint-Étienne (MAS) pour le matériel militaire et la Manufacture française d'armes et cycles (Manufrance), ainsi que de nombreux artisans pour les fusils civils.

L'immigration, qui avait commencé à Saint-Étienne au milieu deXIXe siècle, s'intensifie pendant la première guerre mondiale, pour remplacer la main-d'œuvre française partie au front et pour continuer de soutenir le développement industriel de la ville. C'est ainsi que le nombre d'habitants passa de 148 600 en 1911 à 212 000 en 1918 (c'est-à-dire plus qu'en 2020). Les nationalités représentées étaient principalement polonaise et italienne, puis venaient la marocaine, l'espagnole et l'arménienne. Les Polonais et les Marocains, grâce à leur expérience antérieure, étaient souvent employés dans les mines ; les Italiens dans le bâtiment ; les Espagnols dans la métallurgie ; les Arméniens dans le textile. Alors qu'Européens et Européennes venaient souvent en famille, quand ce n'était pas avec les membres du clergé de leur religion, les immigrés issus des colonies venaient souvent seuls et il arrivait qu'ils se mariaient avec une Française au cours de leur intégration. Les carrés musulmans des cimetières de la ville témoignent de ces unions. Ainsi, en 1936, à l'apogée de cette vague d'immigration, il y avait 15 000 étrangers à Saint-Étienne[23].

Seconde Guerre mondiale

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Après l'armistice, Saint-Étienne se retrouve enzone libre. En 1941, lemaréchal Pétain vient présenter à Saint-Étienne la « Charte du travail » (collaboration patronat-salariés).

La ville est touchée par unbombardement américain dans la matinée du 26 mai 1944. La cible est la gare de triage et les infrastructures ferroviaires[148]. Ce jour-là, le bombardement fait partie d'une opération américaine plus large de bombardement de nœuds ferroviaires importants de la moitié sud de la France, en prévision dudébarquement de Normandie et dans le but de ralentir la remontée des renforts allemands vers le front. Durant18 minutes, une escadrille de bombardiers B17 va lâcher près de 1 800 bombes sur la ville[149]. Si l'objectif est partiellement atteint, le bombardement touche aussi largement les quartiers Châteaucreux, du Soleil, Saint-François et Tardy[150]. On compte environ 1 000 morts et disparus et 1 100 bâtiments détruits[151]. À la suite de ce bombardement, le, Pétain se rendra à Lyon puis à Saint-Étienne[149].

Saint-Étienne est libérée le1er septembre par les troupesdébarquées en Provence[152], 15 jours plus tôt.

Après-Guerre

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L'immigration vers Saint-Étienne reprend après guerre, avec l'arrivée de nombreux Algériens et Portugais. Cependant, concernant les Algériens, il est difficile d'avoir une idée précise de l'évolution car ils ne sont comptabilisés comme étrangers qu'à partir du recensement de 1975. Il semble, par exemple, que Saint-Étienne ait été un centre important de résistance du peuple algérien durant laguerre d'Algérie. Au recensement de 1975, les Algériens représentent 45 % des immigrés, suivi à 17 % par les Italiens et les Italiennes. La majorité des migrants venait d'un milieu paysan. Cette origine rurale a durablement marqué la ville, se trouvant en corrélation avec les villages historiques qui la composent, comme Beaubrun, Le Soleil. Ces villages existaient déjà avant la Révolution et avaient pourtant été annexés par la ville lors de son expansion. Mais ils sont restés vivaces, autour de leur marché, de leur église, grâce à la sensibilité rurale des nouveaux arrivants. En retour, ces anciens villages ont facilité l'intégration des migrants, dont beaucoup témoignent d'un fort attachement à leur lieu de vie, attachement qu'ils ont transmis à leurs enfants, et c'est ainsi que l'on trouve des familles issues de l'immigration profondément attachées à un coin de la ville depuis plusieurs générations[23].

Un des traits à souligner de l'identité stéphanoise est la précarité économique et sociale, à tel point qu'elle forme dans cette ville une homogénéité sociologique. De ce fait, les immigrés n'étaient pas en opposition économique avec les locaux, ce qui facilitait leur intégration, contrairement à ce qui se passait dans d'autres villes de France. La vie miséreuse des ouvriers et ouvrières duXIXe siècle reste présente dans la mémoire collective. Pour la plupart, le confort moderne ne devient une réalité qu'à partir des années 1980. En 1968 encore, la moitié des logements de la ville n'a pas de WC individuel. En 1975, 68 % de la population n'a pas dépassé le niveau de l'école élémentaire[23].

Dans lesannées 1970, Saint-Étienne et la France sont admiratifs de l'épopée des Verts dans le championnat européen de foot ; celle-ci se finit par une finale perdue contre leBayern de Munich et le défilé de l’équipe sur l’avenue des Champs-Élysées.

Depuis lesannées 1970, les grandes industries stéphanoises connaissent de nombreuses difficultés. Depuis la fin desannées 1960, lesHouillères de la Loire sont déficitaires à cause de la concurrence dupétrole et du charbon des pays étrangers, beaucoup moins chers sur le plan des coûts de production et surtout des frais de transport. De 26 029 employés en 1945, les effectifs sont ramenés sous le seuil des 10 000 en 1963. Quand lepuits Couriot ferme ses portes en 1973, ils ne sont plus que 3 000 employés des houillères. Le dernier puits du bassin stéphanois - lepuits Pigeot - ferme en 1983.

Manufrance dépose le bilan en 1986, laManufacture Royale d'Armes gérée parGIAT industries licencie de plus en plus. Cet important repli économique passe aussi par une baisse démographique. D'une population de 225 825 habitants en 1968, dans ses limites actuelles, la ville est passée à 201 569 en 1990 et 176 800 en2004 ; léger accroissement cependant à 177 500 en 2006.

Lasidérurgie ligérienne subit des restructurations identiques.Ascometal, entreprise spécialisée dans la fabrication d'aciers spéciaux, hérite dans les années 1980 d'uneaciérie vieillissante (180 tacier/employé alors que la moyenne européenne est à 500) et chargée à 60%, dont la retructuration est inévitable[153]. À la fin des années 1980, l'usine du Marais passe de 800 à 300 salariés avec la fermeture de l'aciérie en 1989, puis du train de laminage deux ans plus tard. En 2014, il n'y reste plus que 63 employés[154].

Ce déclin industriel touche l'ensemble des vallées de l'Ondaine et du Giers, l'ancien bassin industriel stéphanois. En conséquence, les classes moyennes quittent celui-ci pour émigrer vers les communes de la couronne, la plaine du Forez et plus loin, la Haute-Loire. Pourtant, dans les années 1990, l'exode continue, alors que le tissu industriel se reconstitue par un fort réseau de petites entreprises. La décroissance démographique, d'ampleur exceptionnelle pour une ville de France, devient un problème en lui-même. On parlera dedécroissance urbaine[155].

De fortes rivalités, apparues dans les années 1970, entre la ville et sa périphérie, autour de l'enjeu de l'accueil de nouvelles entreprises, compliquèrent la recherche d'une réponse politique. Elles aboutissent à l'échec de l'établissement d'unschéma de cohérence territoriale. L'arrivée deMichel Thiollière à la mairie permet d'aplanir les disputes. Les résultats catastrophiques du recensement de 1999 firent prendre conscience à l'ensemble des élus de la gravité du problème. À partir de 2001, un réseau d'acteurs, principalement publics, commence à se structurer pour relancer l'habitat à moyen terme[155].

Mais le cas de la ville étant très particulier par rapport au reste du pays, les acteurs locaux doivent bricoler des solutions peu courantes, à partir de politiques nationales qui ignorent la décroissance démographique. Pour l'État, le redressement de la ville est un objectif important, pour assurer la compétitivité de la région Auvergne-Rhône-Alpes. Il cherche à privilégier la compétitivité économique par l'arrivée de cadres supérieurs et d'une classe aisée, comme partout ailleurs. Mais pour la ville, l'important est de stabiliser les familles, en facilitant l'accession à la propriété en son sein. Il s'ensuit des politiques basées sur des hypothèses volontaristes tablant sur des augmentations de populations peu crédibles, même si le déclin démographique s'est aujourd'hui, en 2017, arrêté[155].

L'histoire minière, élément du paysage urbain contemporain

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Le bassin de Saint-Étienne fut en France le berceau de l'exploitation de la houille et la ville lui doit en grande partie son essor duXIXe siècle. La présence du charbon est directement liée à l'essor de la métallurgie, élément moteur de la révolution industrielle. La création des premières lignes de chemins de fer à Saint-Étienne est liée au besoin de transporter le charbon vers la Loire pour l'exporter en direction du Nord de la France par exemple[156].

L’ancienne ligne de chemin de fer reliant Firminy à Saint-Just-Saint-Rambert, ouverte en 1885 suivant le tracé des gorges de la Loire, est toujours visible lors de la baisse du niveau de l'eau : ses viaducs et ses tunnels réapparaissent et sont pour la plupart très bien conservés[157].

Saint-Étienne est le seul exemple français d'un développement de l'activité minière au cœur même d'une grande ville.

Le paysage se transforme notamment avec la création de puits mais surtout decrassiers, comme à Saint-Étienne ou àLa Talaudière, et de chemins de fer, on retrouve par exemple le pont ferroviaire du bois Monzil à Villars qui est le plus vieux pont ferroviaire d'Europe continentale[158].

Les collines du Clapier et du Bois d'Avaize conservent des traces de très anciens feux de mine ayant transformés auXVIIe siècle ces collines en« montagnes de feu », évoquées par de nombreux auteurs de cette époque. Les affleurements de roches cuites hérités de ces feux constituent les plus vieux vestiges miniers visibles aujourd'hui sur le bassin de Saint-Étienne.

De la période industrielle, il ne reste également plus grand-chose de l'activité minière. Il serait difficile pour un touriste qui viendrait à Saint-Étienne de retrouver l'emplacement des 192 puits qui ont pour la plupart été construits auXIXe siècle. Il ne reste qu'un chevalement, celui dupuits Couriot, exploité à partir de 1912, dominé par deux imposants terrils, que les habitants de Saint-Étienne, les Stéphanois, appellent« crassiers » ou les deux« mamelles » de Saint-Étienne.

Lepuits Couriot est maintenant un musée[156].

Le premier crassier prend forme en 1938 ; en dix ans, il atteint les cent cinquante mètres de haut et il faut donc en faire un deuxième. En pas moins de81 ans, la végétation a eu le temps de pousser sur ces crassiers pour créer un tout autre paysage[159].

  • Les crassiers Michon surplombant Saint-Etienne.
    Les crassiers Michon surplombant Saint-Etienne.

Histoire récente

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La ville a ensuite orienté son développement vers le design, notamment par le portage d'un évènement international depuis 1998, la création d'une structure dédiée en 2009 et l'intégration du réseau UNESCO en 2010.

Le club de football jouit d'une réputation forte et Saint-Étienne est désignée en 2020 ville la plus foot de France par le magazineFrance Football[160].

Entre 1970 et 2010, à cause de ladésindustrialisation[161], Saint-Étienne a connu une fortedécroissance démographique (elle était une des grandes villes françaises à souffrir dedéclin urbain avecRoubaix etLe Havre)[162]. Elle suit une évolution similaire à celles de villes commeNewcastle upon Tyne,Sheffield,Dortmund,Pittsburgh,Cleveland ; ou commeTurin etDétroit (Michigan) qui sont devenues, comme Saint-Étienne, des cités duréseau des villes créatives UNESCO[163]. Depuis 2010, la population stéphanoise s'est stabilisée autour de 172 000 habitants et a même augmenté lors des derniers recensements[164].

En 2023 elle accueille laCoupe du monde 2023 de rugby à XV[165] puis en 2024 elle sera l'un des hôtes desJeux olympiques d'été de 2024[166]

Extensions de la commune

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Carte de l'arrondissement de St Étienne de 1840, montrant les modifications de limites communales et les communes ayant intégré le territoire de la commune de St-Étienne depuis 1840
Carte de l'arrondissement de St Étienne de 1840, montrant les modifications de limites communales et les communes ayant intégré le territoire de la commune de St-Étienne depuis 1840

La ville s'est agrandie à plusieurs reprises depuis le début du dix-neuvième siècle, annexant de nombreuses communes.

Avec la loi du 31 mars 1855, sont concernées les communes de :

Avec ces nouveaux territoires, la superficie de la ville passe de 256 à 3 986 hectares, pour une population de 94 432 habitants[167] ;

En 1969, c'est la commune deSaint-Victor-sur-Loire qui est à son tour annexée (territoire non contiguë au reste de Saint-Étienne, cas présenté par moins d'une centaine de communes françaises.

Article connexe :liste d'enclaves et d'exclaves intérieures de la France.

En 1970, la commune deTerrenoire est annexée, après avoir été commune indépendante depuis 1866 ;

En 1973, finalement, c'est la commune deRochetaillée (avec le statut decommune associée (757 habitants en 1999).

Articles connexes :Fusion de communes en France etLoi sur les fusions et regroupements de communes.

Politique et administration

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Ancien logo de la Ville de Saint-Étienne ( -).
L'hôtel de ville au printemps 2017.

Au Moyen Âge, la ville était gouvernée par dessyndics et consuls élus siégeant à l'ancien Hôtel-de-Ville (actuelle place Boivin), et dépendait du seigneur deSaint-Priest-en-Jarez pour la justice et la voirie.

Saint-Étienne a été créée en tant que commune indépendante deSaint-Priest-en-Jarez, sous le nom d'Armes (Commune-d'Armes ou Armes-Ville) dans le Canton-d'Armes en 1793.

Elle est renommée Saint-Étienne en 1801,Saint-Étienne-sur-Loire de façon très ponctuelle et utilisée uniquement en 1969 dans le décret d'absorption de Saint-Victor-sur-Loire, et à nouveauSaint-Étienne dès la fin de 1969, pour le rattachement de Terrenoire.

Saint-Étienne a annexé plusieurs communes : Beaubrun,Montaud (Loire),Outre-Furan et Valbenoîte en 1855,Saint-Victor-sur-Loire etTerrenoire en 1969 etRochetaillée (Loire) en 1973.

Elle a cédé Planfoy à Saint-Genest-Malifaux en 1863.

Rattachements administratifs et électoraux

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Rattachements administratifs

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La ville est la préfecture du département de laLoire, dans larégionAuvergne-Rhône-Alpes[I 1]..

Elle est donc également lechef-lieu de l'arrondissement de Saint-Étienne du département de l'Oise[I 1].

La ville a été divisée en plusieurscantons, dont le nombre a crû en parallèle à la croissance de sa population. Lors du redécoupage de 1973, la ville était répartie entre les cantons deSaint-Étienne-Nord-Est-1,Saint-Étienne-Nord-Est-2,Saint-Étienne-Nord-Ouest-1,Saint-Étienne-Nord-Ouest-2,Saint-Étienne-Sud-Est-1,Saint-Étienne-Sud-Est-2,Saint-Étienne-Sud-Est-3,Saint-Étienne-Sud-Ouest-1 et leSaint-Étienne-Sud-Ouest-2[38]. Dans le cadre duredécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.

Rattachements électoraux

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Pour lesélections départementales, la commune estdepuis 2014 le bureau centralisateur de six cantons[I 1],[168] :

Nom du CantonComposition
Saint-Étienne-1La partie de la commune de Saint-Étienne située à l'intérieur d'un périmètre défini par l'axe des voies et limites suivantes : avenue de la Libération, place Fourneyron, rue des Alliés, rue Étienne-Mimard, rue de la Montat, rue de la Verrerie, rue de la Plagne, rue de la Richelandière, rue Robinson, rue Fleury-Richarme-Prolongée, rue de l'Espérance, rue Gauthier-Dumont, rue du Bois-d'Avaize, ligne droite perpendiculaire à la rue du Bois-d'Avaize passant par l'extrémité de l'impasse des Lilas jusqu'au prolongement de l'allée Sainte-Marguerite, allée Sainte-Marguerite, ligne droite perpendiculaire à la rue de Patroa à l'intersection avec l'impasse de Patroa, rue Jean-Parot, rue Marcel-Sembat, rue de la Convention, rue Pierre-Blachon, rue Vivaraize, rue Montesquieu, rue des Armuriers, place Edmond-Maurat, cours Fauriel, rue Pierre-Termier, rue Crozet-Fourneyron, rue de la Badouillère, rue César-Bertholon, rue Francis-Baulier, rue Cuvier, rue de la Vapeur, rue Jacques-Barbier, rue Denis-Papin, place Ferdinand-Buisson, boulevard Daguerre, boulevard Joseph-Bethenod, rue Montferré, rue Dutreil-de-Rhins, rue du Sous-Lieutenant-Joseph-Vergnette, rue de la Vierge, ligne droite perpendiculaire à la rue de la Vierge au niveau de l'intersection avec le boulevard Salvador-Allende, chemin vicinal jusqu'à la rue Alfred-Colombet, rue Alfred-Colombet, rue Florent-Evrard, rond-point, rue de Montmartre, rue Paillon, boulevard Martin-Bernard, rue de l'Apprentissage, rue des Brunandières, rue Auguste-Poncetton, rue des Brunandières, ligne droite dans le prolongement de la rue des Brunandières, rue Emile-Deschanel, boulevard du Maréchal-Franchet-d'Espèrey, rue de l'Abbé-Étienne-Chauve, rue Charles-Dupuy, rue Saint-Just, rue de la Pareille, rue Tarentaize, rue Michel-Rondet, cours Pierre-Lucien-Buisson, rue Georges-Teissier, rue Camille-Colard, rue Saint-Jean.
Saint-Étienne-2Les communes deLe Chambon-Feugerolles et dela Ricamarie ainsi que la partie de la commune de Saint-Étienne située à l'ouest d'une ligne définie par l'axe des voies et limites suivantes : depuis la limite territoriale de la commune de la Ricamarie, ligne droite dans le prolongement de la rue du Vercors, rue du Vercors, rue Buffon, rue Louis-Joseph-Gras, ligne de chemin de fer, rue Jean-Allemane, rue du Mont, rue des Docteurs-Charcot, passage entre les numéros 33 et 35 de la rue des Docteurs-Charcot, allée du Général-Rullière, limite de l'emprise du centre commercial, rue Antoine-Durafour, rue Alexandre-Poucel, boulevard Valbenoîte, rue Pélissier, place Edmond-Maurat, cours Fauriel, rue Pierre-Termier, rue Crozet-Fourneyron, rue de la Badouillère, rue César-Bertholon, rue Francis-Baulier, rue Cuvier, rue de la Vapeur, rue Jacques-Barbier, rue Denis-Papin, place Ferdinand-Buisson, boulevard Daguerre, boulevard Joseph-Bethenod, rue Montferré, rue Dutreil-de-Rhins, rue du Sous-Lieutenant-Joseph-Vergnette, rue de la Vierge, ligne droite perpendiculaire à la rue de la Vierge au niveau de l'intersection avec le boulevard Salvador-Allende, rue Alfred-Colombet, rue Florent-Evrard, rond-point, rue de Montmartre, rue Paillon, boulevard Martin-Bernard, rue de l'Apprentissage, rue des Brunandières, rue Auguste-Poncetton, rue des Brunandières, ligne droite dans le prolongement de la rue des Brunandières, rue Emile-Deschanel, rue Claudius-Racodon, chemin de Monsalson, jusqu'à la limite territoriale de la commune de Saint-Genest-Lerpt.
Saint-Étienne-3Les communes de :Roche-la-Molière,Saint-Genest-Lerpt. et la partie de la commune de Saint-Étienne située au nord et à l'ouest d'une ligne définie par l'axe des voies et limites suivantes : depuis la limite territoriale de la commune de Saint-Genest-Lerpt, chemin de Montsalon, rue Claudius-Racodon, rue Émile-Deschanel, boulevard du Maréchal-Franchet-d'Espèrey, rue de l'Abbé-Étienne-Chauve, rue Charles-Dupuy, rue Saint-Just, rue de la Pareille, rue Tarentaize, rue Michel-Rondet, rue Pierre-Lucien-Buisson, rue Georges-Teissier, rue Camille-Colard, rue Saint-Jean, rue Pierre-Bérard, rue François-Gillet, rue de la République, rue Brossard, rue Michel-Servet, rue Roger-Salengro, rue Robert, rue Dormoy, rue Marengo, boulevard Augustin-Thierry, boulevard Albert-Ier, rue Borie, rue Bergson, rue Jean-François-Revollier, rue Saint-Simon, rue Octave-Feuillet, boulevard du Golf, rue Noël-Blacet, jusqu'à la limite territoriale de la commune de Saint-Genest-Lerpt ;
Saint-Étienne-4Villars et la partie de la commune de Saint-Étienne située au nord d'une ligne définie par l'axe des voies et limites suivantes : depuis la limite territoriale de la commune de Genest-Lerpt, rue Noël-Blacet, boulevard du Golf, rue Octave-Feuillet, rue Saint-Simon, rue Jean-François-Revollier, rue Bergson, rue Borie, boulevard Albert-Ier, boulevard Augustin-Thierry, rue Marengo, rue Dormoy, rue Robert, rue Roger-Salengro, rue Michel-Servet, rue Brossard, rue de la République, rue François-Gillet, rue Pierre-Bérard, rue Saint-Jean, avenue de la Libération, place Fourneyron, rue des Alliés, rue Étienne-Mimard, rue de la Montat, rue de la Verrerie, rue de la Plagne, rue de la Richelandière, rue Robinson, rue Fleury-Richarme-Prolongée, chemin vicinal, rue Ducaruge, rue Beaumarchais, rue Just-Fromage, rue des Alliés, rue Badiou, rue de la Montat, boulevard Fauriat, boulevard du 8-Mai-1945, rue des Docteurs-Henri-et-Bernard-Muller, rue François-Albert, boulevard Jules-Janin, boulevard Thiers, rue Claude-Verney-Caron, allée des Frères-Gauthier, rue de la Tour, rond-point Andreï-Khivilev, rue des Trois-Glorieuses, jusqu'à la limite territoriale de la commune de Saint-Priest-en-Jarez.
Saint-Étienne-5Les communes deSaint-Jean-Bonnefonds,Saint-Priest-en-Jarez et la partie de la commune de Saint-Étienne située à l'est et au nord d'une ligne définie par l'axe des voies et limites suivantes : depuis la limite territoriale de la commune de Priest-en-Jarez, rue des Trois-Glorieuses, rond-point Andreï-Khivilev, rue de la Tour, allée des Frères-Gauthier, rue Claude-Verney-Caron, boulevard Thiers, boulevard Jules-Janin, rue François-Albert, rue des Docteurs-Henri-et-Bernard-Muller, boulevard du 8-Mai-1945, boulevard Fauriat, rue de la Montat, rue Badiou, rue des Alliés, rue Just-Fromage, rue Beaumarchais, rue Ducaruge, chemin vicinal, rue de l'Espérance, rue Gauthier-Dumont, rue du Bois-d'Avaize, ligne droite perpendiculaire à la rue du Bois-d'Avaize passant par l'extrémité de l'impasse des Lilas jusqu'au prolongement de l'allée Sainte-Marguerite, allée Sainte-Marguerite, ligne droite perpendiculaire à la rue de Patroa à l'intersection avec l'impasse de Patroa, rue Jean Parot, rue du docteur Paul-Michelon, chemin de la Cotancière, chemin du Moussin, ligne reliant l'extrémité du chemin de Moussin à la route départementale 36, route départementale 36, route de Salvaris, chemin rural, jusqu'à limite territoriale de la commune de Saint-Chamond.
Saint-Étienne-6La partie de la commune de Saint-Étienne non incluse dans les cantons de Saint-Étienne-1, Saint-Étienne-2, Saint-Étienne-3, Saint-Étienne-4 et Saint-Étienne-5.
Articles connexes :Liste des cantons de la Loire,Conseil départemental de la Loire etListe des conseillers départementaux de la Loire.


Pour l'élection des députés, les électeurs de la ville sont répartis entre lapremière et ladeuxième circonscription de la Loire.

Articles connexes :Liste des circonscriptions législatives de la Loire etListe des députés de la Loire.

Intercommunalité

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Par arrêté préfectoral le[169], lacommunauté de communes Saint-Étienne Métropole, unétablissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre, est créée et devient la première structure intercommunale organisant l'agglomération stéphanoise. Composée initialement de 22 communes, elle s'est progressivement agrandie et s'est transformée encommunauté d'agglomération en. Cetteintercommunalité s'étend à 43 communes en 2003 et à 45 en 2013.

Le, le conseil communautaire vote la transformation de l'intercommunalité encommunauté urbaine, ce qui est effectif depuis le[170], La communauté urbaine intègre en 2017 huit communes supplémentaires.

Ce nouveau périmètre permet à Saint-Étienne Métropole de s’approcher des contours de son bassin de vie, et de dépasser le seuil de 400 000 habitants (403 000 habitants), lui permettant ainsi d’évoluer vers le statut demétropole[171]. Ce changement de statut prend effet le[172].

La métropole regroupe également 4 communes des monts du lyonnais (La Gimond, Marcenod, Saint-Bonnet-les-oules et Saint-Galmier) ainsi que 4 communes des monts du pilat (Doizieux, Pavezin, La Terrasse-sur-dorlay et La Valla-en-gier).

La ville est donc le siège de l'actuelleSaint-Étienne Métropole[I 1].

Articles connexes :Intercommunalité en France etListe des intercommunalités de la Loire.

Élections municipales et communautaires

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Élections récentes

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Articles connexes :Élections municipales de 1989 à Saint-Étienne,Élections municipales de 1995 à Saint-Étienne,Élections municipales de 2001 à Saint-Étienne,Élections municipales de 2008 à Saint-Étienne,Élections municipales de 2014 à Saint-Étienne etÉlections municipales de 2020 à Saint-Étienne.

Au second tour desélections municipales de 2014, la listeUMP-UDI-MoDem menée parGaël Perdriau obtient la majorité des suffrages exprimés avec25 653 voix (47,70 %, 44 conseillers municipaux élus dont 32 communautaires), devançant largement celles menées respectivement par[173],[174] :

  • Maurice Vincent, maire sortant (PS-PCF-PRG-E&D) — bénéficiant de la fusion avec la listeEÉLV menée par Olivier Longeon : 21 779 voix, 40,50 %, 12 conseillers municipaux élus dont 9 communautaires ;
  • Gabriel de Peyrecave (FN) : 6 342 voix, 11,79 %, 3 conseillers municipaux élus dont 2 communautaires.

Lors de ce scrutin, 44,73 % des électeurs se sont abstenus.

Articles détaillés :Élections municipales de 2014 à Saint-Étienne etÉlections municipales de 2014 dans la Loire.

Au second tour desélections municipales de 2020, la listeLR-UDI-MoDem-LC-MR-AC-SL-VE menée par le maire sortant Gaël Perdriau obtient lamajorité absolue des suffrages exprimés, avec14 139 voix (58,91 %, 47 conseillers municipaux élus dont 33 métropolitains), devançant très largement celle PS-PCF-G.s-PP-PRG menée parPierrick Courbon — bénéficiant de la fusion avec la liste EÉLV--UE-Cap21-EI du1er tour menée par Olivier Longeon — qui recueille 9 861 voix (41,08 %, 12 conseillers municipaux dont 9 métropolitains).
Lors de ce scrutin marqué par la
pandémie de Covid-19 en France, 72 % des électeurs se sont abstenus[175].

Articles détaillés :Élections municipales de 2020 à Saint-Étienne etÉlections municipales de 2020 dans la Loire.

Le maire élu en 2025 à la suite de ladémission forcée de Gaël Perdriau, Jean-Pierre Berger, fait savoir qu'il ne serait pas candidat aux élections de[176].

LeParti socialiste etLa France insoumise ne s'étant pas mis d'accord sur une liste unique pour lesélections municipales de 2026,Régis Juanico (PS-PCF--PP-RG-GÉ-G.s[177]) et Valentine Mercier mènent deux listes distinctes[178]. Une listeLO est menée par Romain Brossard[179].

Articles détaillés :Élections municipales de 2026 à Saint-Étienne etÉlections municipales de 2026 dans la Loire.

Liste des maires

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Article détaillé :liste des maires de Saint-Étienne.
Liste des maires successifs depuis laLibération de la France[180]
PériodeIdentitéÉtiquetteQualité
août 1944octobre 1947Henri Müller[Note 8] Médecin
Nommé par leCDL puis élu par le conseil municipal, le 13 mai 1945
octobre 1947décembre 1964[182]Alexandre de Fraissinette[Note 9],[184],[185]RPF
puisCNI
puisCR
Avocat et journaliste, résistant, déporté àMauthausen
Sénateur de la Loire(1948 → 1955)
Député de la Loire(1962 → 1964)
Conseiller général de Saint-Étienne-Nord-Est-1(1955 → 1964)
Mort en fonction
décembre 1964mars 1977Michel Durafour[186]CRJournaliste, fils d'Antoine Durafour (maire de 1930 à 1932)
Sénateur de la Loire(1965 → 1967)
Député de la Loire (1re circ.)(1967 → 1981)
Conseiller général de Saint-Étienne-Nord-Est-1(1967 → 1973)
Ministre du Travail(1974 → 1976)
Ministre délégué chargé de l'économie(1976 → 1977)
mars 1977mars 1983Joseph Sanguedolce[187],[188],[189]PCFMineur, résistant et déporté, syndicaliste
Officier de la Légion d'Honneur
mars 1983avril 1994[190]François Dubanchet[191],[192]UDF-CDSDirecteur de lachambre d’agriculture de la Loire
Maire deSaint-Victor-sur-Loire(1965 → 1971)
Sénateur de la Loire(1974 → 1983)
Conseiller général de Saint-Étienne-Sud-Est-3(1973 → 1985)
Démissionnaire
mai 1994[193]mars 2008Michel ThiollièreUDF puis
UMP-RAD
Professeur d'anglais
Sénateur (2001-2010)
Conseiller général de Saint-Étienne-Sud-Est-3(1985 → 1998)
Vice-Président duconseil général de la Loire(1992 → 1998)
Président de la CASaint-Étienne Métropole(1995 → 2008)
mars 2008[194]avril 2014Maurice Vincent[195],[196]PSProfesseur des universités
Président de l'Université Jean-Monnet-Saint-Étienne(1997 → 2002)
Sénateur de la Loire(2011 → 2017)
Président de la CASaint-Étienne Métropole(2008 → 2014)
avril 2014décembre 2025[197]Gaël PerdriauUMPLR puis
DVD[198]
Délégué commercial
Président deSaint-Étienne Métropole(2014 →2025)
Démissionnaire après une condamnation pénale à l'inéligibilité
décembre 2025[199]en cours
(au 12 décembre 2025)
Jean-Pierre BergerDVDAncien premier adjoint
Ex-directeur des ressources humaines deGroupe Casino[200]

Autres élections

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Article détaillé :Élections à Saint-Étienne.
Résultats des élections à Saint-Étienne
Résultats pour la commune desscrutins français depuis2000.
Élections présidentielles, résultats des deuxièmes tours.
AnnéeÉluBattuParticipation
200280,67 %Jacques ChiracRPR19,33 %Jean-Marie Le PenFN75,29 %[201]
200748,44 %Nicolas SarkozyUMP51,56 %Ségolène RoyalPS80,86 %[202]
201258,33 %François HollandePS41,67 %Nicolas SarkozyUMP76,96 %[203]
201774,14 %Emmanuel MacronEM25,86 %Marine Le PenFN70,20 %[204]
202268,13 %Emmanuel MacronLREM31,87 %Marine Le PenRN65,54 %[205]
Élections législatives.
AnnéeÉluBattuParticipation
Saint-Étienne est répartie sur plusieurs circonscriptions,cf. les résultats despremière circonscription de la Loire etdeuxième circonscription de la Loire.
Avant 2010, Saint-Étienne est répartie sur plusieurs circonscriptions,cf. les résultats des .
2002%%indisponible %
2007%%indisponible %
Après 2010, Saint-Étienne est répartie sur plusieurs circonscriptions,cf. les résultats de .
2012%%indisponible %
2017%%indisponible %
2022%%indisponible %
2024%%indisponible %
Élections européennes, résultats des deux meilleurs scores.
AnnéeListe1reListe2eParticipation
200432,35 %Michel RocardPS21,92 %Françoise GrossetêteUMP38,38 %[206]
200928,02 %Françoise GrossetêteUMP18,91 %Vincent PeillonPS35,55 %[207]
201422,16 %Jean-Marie Le PenFN22,16 %Renaud MuselierUMP36,60 %[208]
201922,46 %Nathalie LoiseauRE19,54 %Jordan BardellaRN46,30 %[209]
202424,65 %Jordan BardellaRN21,04 %Manon AubryLFI49,25 %[210]
Élections régionales, résultats des deux meilleurs scores.
AnnéeListe1reListe2eParticipation
200451,20 %Jean-Jack QueyrannePS33,99 %Anne-Marie CompariniUDF59,54 %[211]
201053,92 %Jean-Jack QueyrannePS29,14 %Françoise GrossetêteUMP46,56 %[212]
201542,74 %Jean-Jack QueyrannePS38,35 %Laurent WauquiezLR53,66 %[213]
202145,49 %Laurent WauquiezLR43,60 %Fabienne GrébertEÉLV27,28 %[214]
Élections cantonales
AnnéeÉluBattuParticipation
Saint-Étienne est répartie sur plusieurs cantons,cf. les résultats de ceux deSaint-Étienne-Nord-Est-1,Saint-Étienne-Nord-Est-2,Saint-Étienne-Nord-Ouest-1,Saint-Étienne-Nord-Est-2,Saint-Étienne-Sud-Est-1,Saint-Étienne-Sud-Est-2,Saint-Étienne-Sud-Ouest-1 etSaint-Étienne-Sud-Ouest-2.
2001%%indisponible %
2004%%indisponible %
2008%%indisponible %
2011%%indisponible %
Élections départementales
AnnéeÉlusBattusParticipation
Saint-Étienne est répartie sur plusieurs cantons,cf. les résultats de ceux deSaint-Étienne-1,Saint-Étienne-2,Saint-Étienne-3,Saint-Étienne-4,Saint-Étienne-5 etSaint-Étienne-6.
2015%%indisponible %
2021%%indisponible %
Référendums.
AnnéeOui(national)Non(national)Participation
199254,06 %(51,04 %)45,94 %(48,96 %)59,75 %[215]
200070,62 %(73,21 %)29,38 %(26,79 %)21,51 %[216]
200553,69 %(45,33 %)46,31 %(54,67 %)62,07 %[217]
 

Jumelages

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Au, Saint-Étienne estjumelée avec 17 villes.

Coopération décentralisée

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La ville de Monastir en Tunisie
La ville de Wuppertal en Allemagne
La ville d'Annaba en Algérie
La ville de Katowice en Pologne
La ville de Coventry au Royaume-Uni
La ville de Windsor au Canada
La ville de Xuzhou en Chine
La ville de Ferrara en Italie
La ville de Patras en Grèce
La ville de Bobo Dioulasso au Burkina Faso
La ville de Tamatave à Madagascar
La ville de Desmoines aux Etats-Unis
La ville de Granby au Canada
La ville de Oieras au Portugal
La ville de Nazareth Illit en Israël
La ville de Lougansk en Ukraine

Villes de design, membres du réseau des villes créatives UNESCO

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Depuis novembre 2010, Saint-Étienne fait partie duréseau des villes créatives UNESCO, comme ville de design. Les coopérations entre les vingt-et-une villes de ce réseau sont nombreuses et se développent maintenant en dehors du strict cadre du design.

Équipements et services publics

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Eau et déchets

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Saint-Étienne Métropole est la collectivité compétente en matière d'adduction en matière d'adduction en eau potable, de traitement des eaux usées et de la collecte comme du traitement des déchets ménagers.

Elle propose à ses habitants plusieurs sites et services en matière de gestion desdéchets ménagers, qu'il s'agisse de déchets polluants ou encombrants. Le territoire comptabilise 13déchetteries[218] dispersées à l'Etrat,Firminy, LaRicamarie,Roche-la-Molière,Saint-Chamond, Saint-Étienne le Soleil, Saint-Étienne Chauvetière,Saint-Jean-Bonnefonds,Tartaras,Andrézieux-Bouthéon etLorette[219].

En 2018, il n'existe pas à ce jour de service général de collecte des déchets encombrants à domicile, que ce soit sur un mode de collecte fixe ou sur rendez-vous. Seuls quelques administrés pourront bénéficier ponctuellement d'un ramassage à domicile, sur simple demande auprès de la mairie. Dans ce cas, seuls les déchets électroménagers et mobiliers sont acceptés, si leur volume total ne dépasse pas les 1 mètre cube[220].

Il est formellement interdit de déposer des déchets encombrants sur la voie publique, sous peine d'une répréhension pécuniaire. Le site de la ville de Saint-Étienne précise enfin qu'il existe des associations[221] qui récupèrent certains déchets encombrants, dans un but derevalorisation des déchets et/ou de création d'activité propice à l'insertion sociale et professionnelle.

Espaces publics

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En 2014, la commune de Saint-Étienne bénéficie du label « ville fleurie » avec « 2 fleurs » attribuées par leConseil national des villes et villages fleuris de France auconcours des villes et villages fleuris[222].

Enseignement

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École nationale supérieure des mines de Saint-Étienne.
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L'agglomération compte 25 000 étudiants post-bac à travers des formations universitaires et grandes écoles intégrant des formations d'ingénierie santé, de sciences et design, de sciences humaines et économie, d'ingénierie et technologie, etc.

L'image de la ville dans le domaine des études supérieures est plutôt bonne. Le magazineL'Étudiant de septembre 2013 l'a d'ailleurs placée en8e position des grandes villes étudiantes françaises et Saint-Étienne est la1re ville française pour ce qui est de la croissance de la population étudiante (2001-2011).

Selon un sondage du mensuelL'Étudiant et de l'hebdomadaireVersion Femina (courant 2007), Saint-Étienne arrive en tête des villes universitaires française en matière d'équipements sportifs, seconde dans la catégorie « bars-restos-fastfoods », et troisième en matière de loisirs et culture. En matière de logements universitaire, la ville se place10e sur 31. La capitale ligérienne remporte la1re place pour les cursus courts (BTS,DUT,BTSA, etc.). Quant aux capacités d'insertion dans le monde professionnel, les étudiants stéphanois se situent à la11e place sur les 31 villes sondées.

Équipements culturels

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Musées

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Muséesintra muros
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Lemusée d'art et d'industrie est installé dans un bâtiment de stylestyle Second Empirerécemment[C'est-à-dire ?] remis en valeur, au milieu d'un jardin. Ce musée conserve la1re collection mondiale de rubans, la1re collection française de cycles et la2e collection française d'armes[223]. Il présente un riche témoignage du passé industriel de la ville et notamment le fait qu'elle était la capitale du vélo[224].

Lemusée de la Mine a été inauguré en 1991. Les anciens bâtiments dupuits Couriot abritent aujourd'hui la mémoire des ancienneshouillères du bassin de la Loire. La « plâtre » de l'ancien site minier aménagé en parc urbain a été baptisé en 2013 parcJoseph Sanguedolce.

Lemusée du vieux Saint-Étienne était installé dans un hôtel particulier duXVIIe siècle. Ses collections, présentées dans un intérieur auplafond à fougèresXVIIe siècle - une spécialité locale - illustrent l'histoire de Saint-Étienne. Ses collections sont, depuis 2018, présentées dans le musée d'art et d'industrie.

Leconservatoire de Saint-Étienne et lesAteliers des meilleurs ouvriers de France exposent de nombreuses œuvres originales créées dans les ateliers situés dans le même site.

Lemusée des Verts est consacré à l'équipe de football de l'Association sportive de Saint-Étienne.

Lemémorial de la Résistance et de la Déportation de la Loire retrace l'histoire douloureuse de laRésistance et de la déportation lors de la guerre 1939–1945 dans la région.

La Maison du patrimoine et des lettres est installée dans lademeure Chamoncel depuis 2021.

Muséesextra muros
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Lemusée d'Art moderne et contemporain de Saint-Étienne Métropole, situé àSaint-Priest-en-Jarez possède la deuxième collection d'art contemporain de France après leCentre Beaubourg (plus de 4 000 m2 de surface d'exposition, près de 20 000 œuvres conservées, restaurées et valorisées, près de 2 000 pièces design.)[225]. Les plus grands artistes modernes et contemporains sont représentés dans ce musée.

Lemusée des transports urbains de Saint-Étienne et sa région, situé àSaint-Priest-en-Jarez dans le site du dépôt principal de laSTAS (exploitant du réseau urbain stéphanois) expose l'histoire des transports urbains de l'agglomération et abrite quelques-uns des anciens matériels de transports urbains de la ville (tramways, trolleybus, bus).

Sites et équipements culturels

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  • Cité du design.
  • Parc Giron : centre d'antiquaires.
  • Zénith inauguré en octobre 2008 qui peut accueillir jusqu'à 7 200 spectateurs.Johnny Hallyday y a commencé sa tournée d'adieuTour 66 en mai 2009. C'est le1er Zénith de Rhône-Alpes.
  • Opéra de Saint-Étienne.
  • Palais des spectacles : il servait aux spectacles avec une capacité de 4 500 places jusqu'en octobre 2008. Il est maintenant remplacé par le Zénith.
  • Planétarium de Saint-Étienne : destination l'Univers pour un voyage passionnant.
  • La Rotonde : centre qui associe l’approche pédagogique, expérimentale et culturelle autour de thématiques scientifiques.
  • Le Fil :1re scène de musiques actuelles (SMAC) de Rhône-Alpes.
  • Le Clapier : ancienne gare réaménagée en salle de concerts.
  • Centre des congrès de Saint-Étienne.
  • LaComédie de Saint-Étienne est une scène d'importance nationale qui a été la première scène théâtrale décentralisée parJean Dasté.
  • Le site Couriot /Musée de la mine (plateforme basse et bâtiments du jours).
  • Parc des Expositions.
  • Le Gran Lux : salle de visionnage associative.
  • Lacinémathèque de Saint-Étienne.
  • Salle Jeanne-d'Arc.
  • Le Triomphe : programmation de type café-théâtre et concert avec des pièces engaga.
  • L'Épallle théâtre : théâtre avec une programmation autour du one-man-show.
  • Le Théâtre de la Grille Verte : une programmation autour du théâtre amateur.
  • Chok théâtre.
  • Le Verso : centre de création théâtrale contemporaine.
  • Le Nouveau Théâtre Beaulieu (Programmation Jeune Public, Festival des Arts Burlesques, Festival Bô Mélange, Médiation Culturelle).
  • Nouvel Espace culturel : programmation en direction du grand public.
  • Le cinéma d'art et d'essai Le Méliès aujourd'hui situéplace Jean-Jaurès, dans l'ancien immeuble duProgrès (4 salles). Il possède désormais un deuxième lieu, Le Méliès saint-François, depuis le rachat du cinéma d'art et d'essai Le France (classé Recherche), situé près du quartier de Châteaucreux (2 salles).
  • Les cinémas L'Alhambra (anciennement Gaumont) et Le Camion Rouge, anciennement gérés par les anciens propriétaires des cinémas L'Eden et Le Royal, aujourd'hui fermés. Rachetés en 2020 par le groupe Megarama[226].
  • La galerie d'Art contemporain Le Réalgar.
  • L'Assaut de la Menuiserie (galerie d'art contemporain, indépendante et associative).

Postes et télécommunications

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Compte tenu de l’étendue de la ville, il y a trois codes postaux :

  • Saint-Étienne Nord (nord-ouest / nord-est + centre-ville) : 42000 ;
  • Saint-Étienne Sud (+ Rochetaillée) : 42100 ;
  • Saint-Victor-sur-Loire est rattaché au bureau distributeur de Roche-la-Molière dont le code postal est 42230.

Santé

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La ville accueille comme équipements publics de santé lecentre hospitalier universitaire de Saint-Étienne comprenant trois hôpitaux :

  • L'hôpital de la Charité, situé en centre-ville.
  • L’hôpital Bellevue : il se situe dans le quartier de Bellevue : C'était l'un des hôpitaux de France les plus importants dans les années 1900, mais depuis 2008, tous les services qu'il possédait ont déménagé à l’Hôpital Nord sauf le service de rééducation.Dans les années à venir[C'est-à-dire ?], cet hôpital deviendra un hôpital gériatrique. Il possédait la faculté de Médecine qui a déménagé en 2015 à l'hôpital Nord.
  • L'hôpital Nord, situé àSaint-Priest-en-Jarez, dans le nord de l'agglomération. C'est le seul hôpital public général de Saint-Étienne. Il a ouvert en 1982 et a été agrandi en 2008 pour accueillir tous les services de l'Hôpital Bellevue. Il a accueilli la faculté de Médecine en 2015.

LeCHU de Saint-Étienne est le plus grand employeur du département de la Loire avec6 900 employés[Quand ?] (les 3/4 des employés se trouvent à l'hôpital Nord).[réf. nécessaire]

En 2013, il est reconnu parmi les meilleurs hôpitaux de France, à la23e place du tableau d'honneur des 50 meilleurs hôpitaux de France[227]. Il se classe dans les toutes premières places nationales dans certaines spécialités :2e sur les stimulateurs cardiaques,9e sur la chirurgie des carotides.

On compte également trois cliniques et hôpitaux privés :

Équipements sportifs

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Stade Geoffroy-Guichard à Saint-Étienne.
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Saint-Étienne possède de nombreux équipements sportifs, en voici une liste non exhaustive :

Taux d'équipement

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Cette carte représente le taux de variation sur une période de 9 ans du taux d'équipements pour 1 000 habitants dans l'intercommunalitéSaint-Étienne Métropole.

Le taux d'équipement permet de mesurer le« niveau d'équipement et de service rendus par un territoire à la population »[229] : en recensant le nombre d'équipements (commerciaux, de santé, de service, d'éducation ou encore de l'administration) et en divisant à la population puis en multipliant par 1 000[230]. Saint-Étienne, ville endéclin, est concurrencée par sa périphérie et l'augmentation croissante de la population dans les communes limitrophes. Cette carte permet d'avoir une représentation spatiale de l'évolution du taux d'équipement et donc d'avoir une idée des dynamiques d'aménagement sur ces territoires entre 2007 et 2016.

Ainsi, on remarque que les communes périphériques à l'Est de Saint-Étienne ont connu une forte augmentation de leur taux d'équipement (entre +62 % et +170 %). Châteauneuf, par exemple, a connu la plus forte augmentation avec un taux de +170 %, passant ainsi d'un taux d'équipement de 8,9 à 24 pour 1000 habitants. D'un côté cette augmentation est donc à nuancer, il s'agit d'abord d'un rééquilibrage entre les différentes communes, pour mieux équiper des communes où l'offre d'équipements étaient très faibles, contrairement à Saint-Étienne qui était déjà relativement bien équipé (27,2 ‰ en 2007 à 35 ‰ en 2016). De l'autre, l'augmentation du taux d'équipement s'explique par une augmentation de la population dans ces communes. Entre 2007 et 2015, Châteauneuf a connu une augmentation de +6 % de sa population, alors que Saint-Étienne a connu une perte de -2,5 % de sa population sur la même période.

Les villes de l'est de la métropole sont à la fois, celles qui ont connu les plus fortes augmentations de population (Tartaras +11,5 %,Pavezin +24,8 %,Farnay +10,7 %) et donc une amélioration de leur taux d'équipement (respectivement +76,8 %, +67,3 % et +103,4 %).

Le cas de la commune dela Tour-en-Jarez est aussi très parlant, commune limitrophe de Saint-Étienne, elle a vu sa population fortement augmenter entre 2007 et 2015 (+15 %) et son taux équipement également (+85,9 %). La commune attire par sa proximité avec la préfecture couplée à un caractère encore rural, c'est la logique même de la périurbanisation. Cette dynamique est assumée par la mairie, le slogan de la commune « La-Tour-en-Jarez une ville à la campagne »[231].

Le déclin urbain dont souffre Saint-Étienne s'explique donc en partie par la concurrence des communes périphériques, elles bénéficient d'une plus forte augmentation de leur population, qui se traduit également par un plus fort investissement dans leurs équipements.

Population et société

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Démographie

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Évolution démographique

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L'industrialisation amène une très forte croissance démographique de 1800 à 1926. Après un recul industriel de vingt ans cette croissance reprend dans les années cinquante mais ne durera que vingt ans etactuellement[Quand ?] la population est revenue à son chiffre de 1946 voire celui compris entre 1921 et 1926.Ce recul démographique est le reflet des difficultés qu'ont subies les principales industries stéphanoises dès le début des années soixante-dix : tout d'abord lesHouillères de la Loire en raison de la concurrence du pétrole et du charbon des pays étrangers, de 26 029 employés en 1945, les effectifs sont ramenés sous le seuil des 3 000 en 1973.

PuisManufrance dépose le bilan en 1986 ; en 2001, c'est laManufacture d'armes de Saint-Étienne reprise parGIAT industries qui ferme ses portes. D'une population de 223 223 habitants en 1968, dans ses limites géographiques actuelles, la ville est passée à 199 396 en 1990, 177 480 en 2006 puis 170 761 habitants en 2014.Cette perte de population se fait principalement au profit de communes périphériques, notamment celles situées dans la plaine duForez.L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers lesrecensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[232],[Note 10].

En 2023, la commune comptait 173 136 habitants[Note 11], en évolution de +0,33 % par rapport à 2017 (Loire : +1,47 %,France horsMayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
179318001806182118311836184118461851
25 00016 25918 03519 10233 06441 53448 55449 61456 003
Évolution de la population  [ modifier ], suite (1)
185618611866187218761881188618911896
94 43292 25096 620110 814126 019123 813117 875133 443136 030
Évolution de la population  [ modifier ], suite (2)
190119061911192119261931193619461954
146 559146 788148 656167 967193 737191 088190 236177 966181 730
Évolution de la population  [ modifier ], suite (3)
196219681975198219901999200620112016
210 311223 223220 181204 955199 396180 210177 480170 049171 924
Évolution de la population  [ modifier ], suite (4)
20212023-------
172 718173 136-------
De 1962 à 1999 :population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes :population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[38] puisInsee à partir de 2006[233].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges

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La population de la commune est relativement jeune. En 2020, le taux de personnes d'un âge inférieur à30 ans s'élève à 40,7 %, soit au-dessus de la moyenne départementale (34,9 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à60 ans est de 25,8 % la même année, alors qu'il est de 28,6 % au niveau départemental.

En 2020, la commune comptait 83 009 hommes pour 91 073 femmes, soit un taux de 52,32 % de femmes, légèrement supérieur au taux départemental (51,6 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Pyramide des âges de la commune en 2020 en pourcentage[234]
HommesClasse d’âgeFemmes
90 ou +
2,5 
7,4 
75-89 ans
10,8 
13,7 
60-74 ans
15,8 
16,5 
45-59 ans
16,1 
18,2 
30-44 ans
16,4 
24,3 
15-29 ans
22,2 
18,9 
0-14 ans
16,2 
Pyramide des âges du département de laLoire en 2022 en pourcentage[235]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,9 
90 ou +
2,3 
8,4 
75-89 ans
11,2 
17,1 
60-74 ans
18,2 
19,4 
45-59 ans
18,6 
17,4 
30-44 ans
16,9 
18 
15-29 ans
16,1 
18,8 
0-14 ans
16,7 

Manifestations culturelles et festivités

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  • Salon grand public :
    • Tatou Juste : en novembre, regroupement des initiatives en lien avec l’environnement et les solidarités depuis 2005[236].
  • Festival artistique :
  • Festival de musique :
    • Les Jazzeries d'hiver, en janvier au Fil.
    • Festival Musitecture : festival visant à mêler musique et architecture, organisé par les étudiants de l'École nationale supérieure d'architecture de Saint-Étienne (avait lieu en avril).
    • FestivalParoles et musiques : mai.
    • Festival des musiques innovatrices : avait lieu en juin.
    • Festival Bô Mélange (avait lieu en juillet).
    • Festival des Musiques du Monde : Festival composé de concerts, soirées dansantes, animations et films, à la découverte d'autres horizons.
    • Biennale Massenet : festival d'art lyrique qui avait lieu en novembre.
    • Les oreilles en pointe : festival axé sur la découverte de nouveaux talents de la chanson européenne en novembre dans la vallée de l'Ondaine.
    • Festival Piano Passion : était un festival de musique classique au mois de mai.
    • Festival Poto Carrés : était un festival hip-hop, graff, break dance.
    • Les Roches celtiques : festival qui accueille des groupes musicaux d'inspirationceltique en plein air au début juillet.
    • Avatarium : Ce festival proposait chaque année en novembre une programmation éclectique autour des cultures alternatives, et mêle dans le même temps concerts, conférences et animations autour de l’Information Libre.
    • Le Positive Education Festival, festival de musiques électroniques au mois de novembre[237].
    • BWd12 : un festival de musique de chambre à Saint-Victor-sur-Loire en août.
  • Festival de théâtre-spectacle-cinéma :
  • Fêtes traditionnelles :
    • Fête de laSainte-Barbe patronne des mineurs le 4 décembre.
    • Foire économique de Saint-Étienne : tous les ans dans la deuxième quinzaine de septembre pendant onze jours, du vendredi au lundi en huit.
  • Fête sportive :
    • Saintélyon est une course à pied nocturne d'endurance entre les villes de Saint-Étienne et de Lyon le premier weekend de décembre depuis 1952, sur une distance de 68 km à l'origine.
    • LeVélocio épreuve cycliste depuis 1922 se déroulant le deuxième week-end de juin avec la fameuse montée chronométrée ducol de la République.
    • Francisco Moser, épreuve cyclosportive qui a eu lieu en 2006[238].

Sports et loisirs

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Événements sportifs nationaux et internationaux

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Tifo de football pour le match amical France-Chine.
    • Amicaux :
      • France - Écosse : 2-1 (novembre 1997) ;
      • France - Chine : 3-1 (juin 2006) ;
      • France - Nigéria : 0-1 (3 juin 2009) ;
      • France - Danemark : 2-0 (29 mars 2015).
    • Football féminin :
      • France - Australie : 2-0 (octobre 2018).
  • Athlétisme :
  • Rugby :
  • Cyclisme :
    • Tour de France : Saint-Étienne a été 25 fois ville-étape du Tour pour 23 éditions de la Grande Boucle a y être passées (une ville peut être plusieurs fois ville-étape au cours d'une même édition lorsqu'elle accueille plusieurs arrivées, ce qui fut le cas pour Saint-Étienne en1980 et1986).
      • De par sa proximité avecLyon et avec le massif du Pilat la ville a accueilli plusieurscontre-la-montre : en1950 et1956 eut lieu un contre-la-montre Saint-Étienne-Lyon et le parcours inverse Lyon-Saint-Étienne se dispute en1953. La ville accueille également quatre autrescontre-la-montre disputés dans les massifs autour de la ville, en1980,1986,1997 et en2005.
      • 25 fois ville étape, Saint-Étienne est la cinquième ville à avoir le plus souvent reçu le Tour depuis la fin de la Guerre[243], derrièreParis (toutes les années),Bordeaux (55),Pau (47) etL’Alpe d’Huez (26).
      • Ville-étape en 1950, 1953 (clm), 1956, 1959, 1961, 1963, 1966, 1968, 1971, 1977, 1978, 1980 (une arrivée plus uncontre-la-montre, 1983, 1985, 1986 (une arrivée plus uncontre-la-montre), 1990, 1992, 1995, 1997 (clm), 1999, 2005 (clm), 2008, 2014 et2019.
      • Le Tour passa également à Saint-Étienne (sans s'y arrêter) au cours de ses deux premières éditions en 1903 et 1904 : en1903 eut lieu la première ascension de l'histoire, celle ducol de la République. Ce col figure également au programme de la deuxième édition de1904 mais, dans la montée, des partisans du coureur régionalAntoine Fauré prennent les autres concurrents à partie.Henri Desgrange privera dorénavant la ville de Tour et celui-ci n'y reviendra que 46 ans plus tard.
    • Paris-Nice : Saint-Étienne a été ville-étape à 58 reprises. Elle l'a été sans interruption de 1935 à 1939 et de 1953 à 1995. Elle a été la ville qui a accueilli le plus la course. HormisParis etNice qui sont les villes du grand départ et de la grande arrivée de la course. Auparavant la course s'appelaitParis-Saint-Étienne ou encore Paris-Saint-Étienne-Nice. Elle accueillera uncontre la montre le avec une arrivée devant leStade Geoffroy-Guichard.
    • Critérium du Dauphiné libéré : Saint-Étienne a accueilli la course par 24 reprises.
    • Grand Prix de Saint-Étienne Loire : se déroulant depuis 1998 chaque dernier samedi du mois de mars.

Associations sportives

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Les pôles sportifs

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  • 1 pôle France de gymnastique féminine[244]
  • 1 pôle France de course d'orientation[245]
  • 1 pôle Espoir de cyclisme[246]

Football

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L'équipe defootball du club de Saint-Étienne (ASSE, pourAssociation sportive de Saint-Étienne) a dominé le football français dans les années 1960 et 70, remportant :

  • 10 fois le championnat de France (premier club français à l'avoir réalisé) (1956/1957 - 1963/1964 - 1966/1967 - 1967/1968 - 1968/1969 - 1969/1970 - 1973/1974 - 1974/1975 - 1975/1976 - 1980/1981)[247],
  • six fois la coupe de France (1962 - 1968 - 1970 - 1974 - 1975 - 1977)[248] ;
  • trois fois le championnat de France de Ligue 2 (1963, 1999 et 2004)[249] ;
  • une fois la Coupe de la Ligue en avril 2013 (1-0) face à Rennes ;

et perdant 1 à 0 la finale de la coupe d'Europe en 1976 àGlasgow. L'Hampden Park, où se joua la finale, est depuis resté connu des amateurs de football français pour ses poteaux carrés, ce qui a fait le malheur des Verts qui tirèrent deux fois sur la barre transversale.

Les joueurs sont surnommésles Verts (de la couleur de leur maillot), et le stade de l'équipe, lestade Geoffroy-Guichard (42 000 places), est surnommé « le chaudron »[250](ou « l'enfer vert » pour ceux qui viennent l'y affronter).

Beaucoup des joueurs les plus renommés du football français ont joué dans cette équipe, par exempleAimé Jacquet,Michel Platini,Hervé Revelli,Patrick Revelli,Dominique Rocheteau,Dominique Bathenay,Jean-Michel Larqué,Jacques Santini,Laurent Blanc,Grégory Coupet,Willy Sagnol,Bernard Lacombe,Jeremie Janot, ainsi que de grands footballeurs étrangers tels qu'Oswaldo Piazza,Ivan Curkovic,Johnny Rep,Joseph-Antoine Bell,Rachid Mekloufi.

C'est l'équipe qui a lancé l'engouement national pour le football avec ses nombreuses réussites.Son stade (Geoffroy-Guichard) est encore connu pour être l'un des plus animés de France pour ce qui est du nombre de supporteurs et de l'ambiance (victoire en championnat des tribunes (LFP) lors de trois saisons consécutives : 2006/2007, 2007/2008, 2008/2009)[251].

Le club de l'ASSE a été élu club français le plus populaire[252] et le public stéphanois fait partie du top 10 des meilleurs publics du monde[253].

Sarbacane

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L'autre sport « typique » de Saint-Étienne est lasarbacane[254], que certains médecins recommandaient pour que les mineurs expulsent la poussière de leurs poumons, pour essayer d'enrayer lasilicose. En stéphanois, un joueur de sarbacane s'appelle un « baveux » et le sport est encore pratiqué de nos jours dans les associations.

Médias

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Les radios locales sont :

  • France Bleu Saint-Étienne Loire : depuis septembre 2013. Elle émet sur l'ensemble des départements de la Loire et de la Haute-Loire ainsi que sur une partie du département du Rhône depuis ses locaux de la Cité du design (97.1 FM).
  • Activ Radio : radio commerciale généraliste locale de laLoire (90.0 FM).
  • NRJ Loire : radio musicale émettant avec des décrochages locaux (102.8 FM).
  • Chérie Loire : radio musicale du même groupe queNRJ émettant avec des décrochages locaux (95.9 FM).
  • Radio Dio : radio associative et alternative, née en 1981. Elle reste une des dernières radios libres de France apparues à cette époque (89.5 FM).
  • Loire FM : la radio associative de la place Bobby Sands (100.9 FM).
  • Radio Espérance : radio catholique émettant sur une large couverture allant deGuéret àGap (93.9 FM).
  • RCF Saint-Étienne : La radio dudiocèse de Saint-Étienne (94.7 FM).
  • Radio Scoop : radio commerciale généraliste locale d'une partie de la régionAuvergne-Rhône-Alpes avec décrochages locaux à destination de laLoire (91.3 FM).
  • Loire radio : radio commerciale généraliste de la Loire.

Les chaines de télévision locale qui diffusent leurs programmes à Saint-Étenne sont :

Les titres de presse locale de Saint-Étienne et de sa région sont :

  • Le Progrès : quotidien d'information locale et régionale.
  • La Gazette de la Loire : hebdomadaire d'information locale.
  • Saint-Étienne & moi : bimestriel gratuit d'information locale et sportive.
  • Sports Forez Vert : le premier magazine omnisports gratuit de la région stéphanoise.
  • L'Essor : hebdomadaire d'information locale et régionale.
  • Le Petit Bulletin : journal mensuel gratuit d'infos culturelles.

On peut également dignaler les sites d'informations locales :

Cultes

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Article détaillé :Liste des édifices religieux de Saint-Étienne.

La ville compte également 15 lieux de cultes musulman, mosquées et salles de prières[258].

  • Grande Mosquée Mohamed-VI la construction débuta en 2006 et fut inaugurée en 2012. Elle est un exemple de l’art architectural marocain.
  • Mosquée de Montreynaud dont la première pierre a été posé le 6 novembre 2011[259]
  • La Grand'Église.
    La Grand'Église.
  • L'église Sainte-Marie.
    L'église Sainte-Marie.
  • Église Notre-Dame.
    Église Notre-Dame.
  • Église Saint-Pierre Saint-Paul.
    Église Saint-Pierre Saint-Paul.
  • Orgue Callinet (1837) église Notre-Dame.
    Orgue Callinet (1837) église Notre-Dame.
  • Église Saint-Louis.
    Église Saint-Louis.

Vie militaire

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Listes des unités militaires ayant tenu garnison à Saint-Étienne :

Économie

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Revenus de la population et fiscalité

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En 2018, leniveau de vie médian de la commune s'élève à 16 794 € par an, une somme moins élevée (-17,81 %) que le niveau de vie médian en France (19 785 €).

50,3 % des foyers fiscaux de la ville sont imposables.

Letaux de pauvreté s'élève à 7,1 points de plus que le taux de pauvreté français (13,9 %)[260].

En 2021, le revenu médian par unité de consommation s'élève à 19 010 €:

Histogramme des revenus médians disponibles par unité de consommation - département de la Loire[I 6],[I 7]
5 000
10 000
15 000
20 000
25 000
30 000
Communes de plus de 2 000 habitants du département - Insee 2021 - Fichier localisé social et fiscal - géographie du 01/01/2025


Emploi

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Entreprises et commerces

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Agroalimentaire

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Affaires

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Recherche

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Saint-Étienne est la9e métropole française pour ce qui est des brevets déposés, devant Rennes, Nantes, Bordeaux ou encore Montpellier[263].

  • LePôle des Technologies Médicales rassemble un tiers du potentiel de Rhône-Alpes dans les technologies médicales[264].
  • L'optique, avec notamment le « Pôle optique et vision »[265] Il regroupe, l'enseignement, la recherche fondamentale, la recherche technologique et la production industrielle.
  • Ledesign célébré depuis quelques années déjà avec laBiennale internationale Design Saint-Étienne et la conception de lacité du design sur l'ancien site de laManufacture Royale d'Armes[266].
  • Le pôle Sporaltec[267] qui réunit les filières de la mécanique, du textile, de la plasturgie et les industries des équipements de sports, de loisirs et de santé.
  • Le pôle de compétitivitéViaMéca[268] qui regroupe les filières de l'aéronautique, des véhicules roulants, les machines-outils et les biens d'équipement.

Industrie

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  • De nombreuses entreprises dans la métallurgie, la mécanique et la sous-traitance automobile : General Dynamics et sa filiale AxleTech, Ascométal, SAM Outillages, Linamar Famer Rivoire,PCI SCEMM, SEAC Saint-Étienne Automotive Components, Lemforder Mécacentre…
  • Floerger commence la production depolyacrylamides (floculants traitant l'eau sale destinée aux machines à vapeur) en 1968 dans une ancienne étable d'une usine de boulets de Saint-Étienne[269].
  • Verney-Carron, leadeur français de l'arme de chasse.
  • JDSU France dans l'électronique.
  • Thuasne dans le textile médical.
  • Le pôle de l’eau[270] et de l’environnement, qui fédère plus de 150 partenaires aux compétences diversifiées et complémentaires dans le secteur du traitement de l’eau et de l’environnement.
  • Le Centre européen des biens d’équipement industriel[271], qui regroupe 1 300 entreprises en mécanique et traitements de surfaces, la recherche ainsi que l'enseignement supérieur.
  • Berthiez est un constructeurfrançais demachines-outils.

Commerce

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Liste des principaux centres commerciaux de Saint-Étienne et son agglomération :

Fin septembre 2020, leCentre Commercial Steel ouvre ses portes dans le quartier Monthieu-Pont de l’Âne, en face du Centre commercial Monthieu. Il s'étend sur plus de 70 000m2 et accueille des moyennes et grandes surfaces, notamment des restaurants et espaces de loisirs[272],[273].

Réalisations infrastructurales duXXIe siècle

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Culture locale et patrimoine

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Lieux et monuments

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Le patrimoine architectural remarquable de Saint-Étienne[275], duXIVe au XXe siècle, lui a valu lelabel Ville d'Art et d'Histoire décerné en 2000[276]. De plus depuis le 22 novembre2010, Saint-Étienne est la1re ville française et la2e ville européenne aprèsBerlin, à avoir intégré leréseau des villes créatives design UNESCO[277].

La tour de la Droguerie, la Bourse du Travail, l'hôtel de ville, la préfecture, la Manufacture d'armes, le plus ancien pont ferroviaire d'Europe continentale (classé monument historique) et bien d'autres édifices sont autant d'exemples de ce patrimoine remarquable.

Rue desMartyrs de Vingré dans la zone piétonnière.

Saint-Étienne offre plus de 700 hectares de parcs et espaces verts. La ville possède aussi une riche statuaire. Une réplique de lastatue de la Liberté est visible non loin du centre-ville, sur la place Jules-Ferry, au croisement de la Grand-Rue et de la rue Chevreul.

À quelques minutes du centre-ville se trouvent :

Le château féodal deRochetaillée est visitable.

Leparc naturel régional du Pilat, situé dans des forêts de moyenne montagne. Ce vaste parc de plus de 700 km2 culmine à 1 432 mètres au Crêt de la Perdrix. Il constitue une réserve importante pour la faune et la flore de ces régions montagneuses. Il est aussi composé d’un important site de sport d’hiver avec l'Espace nordique du Haut Pilat, le tout à moins de 30 minutes du centre-ville.

Architecture

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Article détaillé :Liste des monuments historiques de Saint-Étienne.
Architecture duXVIe siècle
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Architecture duXIXe siècle
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Architecture duXXe siècle
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  • Hôtel particulier Subit-Gouyon.
    Hôtel particulier Subit-Gouyon.
  • Immeuble Preynat-Séauve.
    Immeuble Preynat-Séauve.
  • Bourse du travail.
  • École des mines.
    École des mines.
Plus hautes structures
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Les trois plus hautes structures de la ville sont :

  • Latour-réservoir Plein Ciel de Montreynaud, construite en 1972 et dont l'antenne culminait à92 mètres, et63 mètres pour le bâtiment en lui-même. Cette tour a été détruite le.
  • La tour de Beaulieu, rue Le Corbusier (69 mètres), tour d'habitation de22 étages construite en 1956[282].
  • La tour Cassin, rueRené Cassin à la Cotonne (66 mètres), tour d'habitation de21 étages construite en 1965[283].

L'émetteur du Guizay, quant à lui situé àPlanfoy, domine la ville qu'il dessert en télévision, radio et téléphonie mobile. Avec113 mètres, c'est la plus haute structure du département.

Personnalités liées à la commune

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Jules Janin.
Jules Massenet.
Place Jean-Jaurès.

Écrivains

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Pédagogue, Directeur d'école

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  • David Comberry (1792-1834), le premier directeur sourd de l'institution des sourds de Saint-Étienne, en France.
David Comberry, le premier directeur sourd de l'institution des sourds de Saint-Étienne, en France.

Comédiens

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  • Alexandre Arquillière (1870-1953), acteur et homme de théâtre, mort à Saint-Étienne.
  • Jean Dasté (1904-1994) homme de théâtre, engagé dans le théâtre populaire.
  • Louis de Funès (1914-1983) comédien français, s'est marié à Saint-Étienne, le 27 avril 1936 avec sa première femme Germaine-Louise-Élodie Carroyer.
  • Marc Eyraud (1924-2005), acteur français, connu pour son rôle de l'inspecteur Ménardeau dans la sérieLes Cinq Dernières Minutes.
  • Jacky Nercessian (1950-), comédien, scénariste et humoriste et Ambassadeur du territoire stéphanois.
  • Muriel Robin (1955-), comédienne, scénariste et humoriste.
  • Jean Dell (1961-) comédien, scénariste et metteur en scène.
  • Christiane Bopp (1963-), actrice.
  • Nicolas Gabion (1972-), comédien.
  • Juliette Arnaud (1973-), actrice, scénariste et dialoguiste et ambassadrice du territoire stéphanois.
  • André Marcon (1948-) acteur français, nommé en 2016 au César du meilleur acteur dans un second rôle pour Marguerite.
  • Chicandier (1978-), humoriste et acteur français[284].

Architectes, peintres, dessinateurs, photographes, plasticiens, stylistes

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Hommes et femmes de journaux, de radio et de télévision

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Réalisateurs

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Compositeurs, musiciens, chanteurs, groupes et interprètes

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Artistes de cirque

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  • Henry's (Henri Réchatin)(1931-2013),funambule célèbre pour ses numéros d'équilibre.
  • Les frères Emmanuel Roche (1866-1934) et Camille Roche (1871-1954), fondateurs duCirque Roche.

Vidéastes

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Militaires

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Miss

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  • Christiane Lillio (1950-) née au Maroc, Miss Saint-Étienne en 1967, Miss France en 1968.

Danseurs

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  • Jade Janisset (1998-), danseuse, interprète et chorégraphe, a étudié la danse à Saint-Étienne.

Politiques

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Pierre Barralon, maire de Saint-Étienne de 1893 à 1895

Religieux, ecclésiastiques

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Entrepreneurs et industriels

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Scientifiques

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Sportifs

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Patrimoine culturel

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Le « patois » de Saint-Étienne

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Article détaillé :Parler gaga.

Lepatois local issu dufrancoprovençal est appelé « gaga »[286], bien qu'à proprement parler ce ne soit pas un patois, parce qu'il n'y a pas de grammaire spécifique. En revanche, le vocabulaire est plutôt riche[287]. Les « a » sont ouverts (entre le « a » fermé et le « o »). Les « an » se prononcent « éan » (ex. : « maméan » pour maman). Les « e » sont très rarement prononcés : une s'melle (pour semelle), l'ars'nal (pour l'arsenal).

Quelques exemples de mots et d'expressions stéphanois :

  • « avoir le babaud » : avoir le cafard ;
  • « avoir la lourde » : avoir le tournis ;
  • « à cacasson » : accroupi ;
  • « babet » : pomme de pin ;
  • « berchu » : sans dent ;
  • « baraban » : pissenlit ;
  • « barboton » : plat avec des pommes de terre, des carottes, des tomates et des petits pois ;
  • « beauseigne » : sert à exprimer l'attendrissement, la pitié, la compassion devant la douleur ;
  • « bichette » : signifie la même chose que beauseigne ;
  • « (avoir) les ébarioles » : avoir des vertiges ;
  • « se mettre en caisse » : se mettre en arrêt maladie ;
  • « coissou » : dernier-né de la famille ;
  • « débarouler » : dégringoler (les escaliers) ;
  • « fouilla » : interjection, exclamation ⇒ Houla ! ;
  • « gaga » : le stéphanois, l'habitant ou la langue ;
  • « gandou » : éboueur ;
  • « matru » : petit (et par extension : enfant) ;
  • « pagnot » : gamin dépenaillé ;
  • « gouliche » : bille ;
  • « pétron » : tir puissant (football) ;
  • « vogue » : fête foraine ;
  • « godiveau » : chipolata ?

Gastronomie stéphanoise

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  • Lesbugnes : s'apparentant aux beignets (que l'on consomme aussi àLyon), elles ont une forme de rectangle allongé au milieu duquel a été taillée une fente dans le sens du rectangle, où l'on a fait passer l'une des deux extrémités. Frites dans l'huile, on les déguste saupoudrées de sucre glace.
  • Lesarasson : proche dufromage blanc, il est tiré dubabeurre (petit lait résultant de la fabrication du beurre), par précipitation dans l'eau bouillante. Les grains ainsi formés sont récupérés par égouttage. Consommé frais, il est assaisonné aux herbes (ciboulette, éventuellement ail, sel et poivre) et accompagne les pommes de terre cuites à l'eau ou à la vapeur. À Lyon, on ajoute dufromage blanc à cette préparation, qu'on appelle de lacervelle de canut.
  • Larâpée : galette de pommes de terre et d'œufs battus, équivalente de la crique ardéchoise ou lyonnaise. On la déguste salée et poivrée, ou plus rarement avec du sucre ou de la confiture.
  • La soupe mitonnée : soupe de légumes bouillie à feu doux, à laquelle on ajoute beurre et pain dur.
  • Lasalade de barabans : salade de pissenlits, accompagnée de lardons cuits et/ou d'œufs mollets.
  • Lebarboton : ragoût de pommes de terre, assaisonné de laurier et de thym.
  • Le patia : pommes de terre mélangées à de la crème et du beurre, cuites pendant plusieurs heures.
  • Lesmatefaims : sorte de crêpe compacte, faite à l'origine avec de la farine de seigle mélangée à de l’eau légèrement salée. Aujourd’hui, l’eau est très souvent remplacée par du lait et on ajoute des œufs.
  • Les grillatons : sorte de pâté issu de résidus de gras et de viande, cuit à la poêle et servi dans des faisselles à fromage.
  • Lescôtes du forez : vins rouges et rosés produits sur les contreforts desmonts du Forez.
  • Le pâté chaud : quenelles à la sauce tomate, auxquelles on peut ajouter des olives et/ou des mousserons (marasmes des Oréades), accompagnant généralement le gâteau de foie.
  • Le gâteau de foie : sorte de soufflé servi comme viande ; il est généralement servi avec du coulis de tomate.
  • Le plat au four (parfois appelé pommes boulangères) : pommes de terre cuites dans un bouillon au four, accompagnées éventuellement de viande.

Saint-Étienne au cinéma

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La ville est référencée dans :

L'Association sportive de Saint-Étienne est évoquée dans :

Héraldique

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Armoiries de Saint-Étienne :
D'azur à deux palmes d'or en sautoir cantonnées en chef d'une couronne royale fermée du même et de trois croisettes pierrées d'argent deux aux flancs, une en pointe.
Les ornements extérieurs, se décrivent :L'écu surmonté d'une couronne murale à quatre tours crénelées d'or maçonnées et ouvertes de sable est soutenu par une branche de chêne à dextre et une de laurier à sénestre, toutes deux d'or fruitées d'argent, croisées en pointe en sautoir et liées par un nœud de gueules.


Armes de Saint-Étienne :
D'azur à deux palmes d'or en sautoir cantonnées en chef d'une couronne royale fermée du même et de trois croisettes pierrées d'argent deux aux flancs, une en pointe.
Les ornements extérieurs, non représentés ici se décrivent :L'écu surmonté d'une couronne murale à quatre tours crénelées d'or maçonnées et ouvertes de sable est soutenu par une branche de chêne à dextre et une de laurier à sénestre, toutes deux d'or fruitées d'argent, croisées en pointe en sautoir et liées par un nœud de gueules.


Armes de Saint-Étienne pendant lePremier Empire :
D'azur, à deux fusils d'or adossés en pal, accostés de deux clefs d'argent aussi adossées, surmontés d'un lambel d'or à quatre pendants, soutenus d'une molette d'argent, aux deux palmes de même en sautoir brochant sur le tout[289].

Pour approfondir

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Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie

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Articles connexes

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Liens externes

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Notes et références

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Notes et cartes

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  • Notes
  1. Accès au lien de l'article Wikipédia de la commune limitrophe en cliquant sur celle-ci.
  2. Les records sont établis sur la période du au.
  3. Une unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de200 mètres entre deux constructions) et comptant au moins 2 000 habitants. Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie.
  4. Dans une agglomération multicommunale, une commune est dite ville-centre lorsque sa population représente plus de 50 % de la population de l’agglomération ou de la population de la commune la plus peuplée. Dans le cas de l'unité urbaine de Saint-Étienne, il y a une ville-centre et31 communes de banlieue.
  5. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  6. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  7. Au lieu-dit le Vernet (bassin de Janon,Terrenoire), l'ancienne route grimpe en ligne droite jusqu'à la Palle (au milieu des bâtiments dits « de l'Angelus ») se poursuivant en ligne droite le long de l'actuelle rue Marcel-Sembat (le long du cours duChavanelet). Puis elle passait par la Mulatière (au-dessus de l'actuel tunnel du Rond-Point), la descente s'effectuant ensuite par l'actuelle rue de Dunkerque. Un pont permet de traverser leFuran au lieu-dit la Rivière et de poursuivre sur la rive de l'Ondaine jusqu'à la Romière (quartier duChambon-Feugerolles).
  8. La rue des docteurs Henri et Bernard porte depuis 1995 le nom de ce maire et de son fils[181]
  9. Un boulevard de la ville porte le nom de ce maire depuis 1964[183]
  10. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations de référence postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population de référence publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  11. Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
  12. Ce dossier de l’Insee reprend, pour la commune, le Code Officiel Géographique, le découpage territorial, l'intercommunalité, les zonages d’études, le dossier complet de la commune, un comparateur de territoires, les données statistiques et les définitions des termes géographiques (zonages administratifs, d’étude, etc.).
  1. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », surremonterletemps.ign.fr(consulté le).

Références

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Site de l'Insee

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  1. abcde etfInsee, « Métadonnées de la commune de Saint-Étienne ».
  2. « Chiffres-clés - Logement en 2022 à Saint-Étienne - Section LOG T1 »(consulté le).
  3. a etb« Chiffres-clés - Logement en 2022 à Saint-Étienne - Section LOG T1 bis »(consulté le).
  4. « Chiffres-clés - Logement en 2022 dans la Loire - Section LOG T1bis »(consulté le).
  5. « Chiffres-clés - Logement en 2022 dans la France entière - Section LOG T2 »(consulté le).
  6. Insee, « Structure et distribution des revenus, inégalité des niveaux de vie en 2021 − Principaux résultats sur les revenus et la pauvreté des ménages en 2021 »Accès libre,(consulté le)
  7. Insee, « Base du dossier complet | Insee »,(consulté le)

Autres sources

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  1. Sylvia Zappi, « À Saint-Étienne, le centre-ville miné par la pauvreté »,Le Monde,‎ : « Ici, c’est le Barbès de Sainté. ».
  2. Anne Bennet,Revoir Benny,Éditions du Cerf, : « […] un de ceux dont les parents travaillaient depuis toujours dans les usines de Sainté […] ».
  3. Solange Recorbet, « Loire : votre commune a-t-elle gagné ou perdu des habitants ? »,Le Progrès,‎(lire en ligne, consulté le).
  4. Population municipale légale en vigueur au, millésimée 2021, limites territoriales en vigueur au1er janvier 2023 - Date de référence statistique :1er janvier 2021,Source : Insee.
  5. « Distance par la route entre Saint-Étienne et Paris », surle siteOpenStreetMap(consulté le).
  6. « Distance par la route entre Saint-Étienne et Lyon en voiture », surle siteOpenStreetMap(consulté le).
  7. « Distance par la route entre Saint-Étienne et Vienne », surle siteOpenStreetMap(consulté le).
  8. « Distance par la route entre Saint-Étienne et Valence », surle siteOpenStreetMap(consulté le).
  9. « Distance par la route entre Saint-Étienne et le Puy-en-Velay », surle siteOpenStreetMap(consulté le).
  10. « Distance par la route entre Saint-Étienne et Clermont-Ferrand », surle siteOpenStreetMap(consulté le).
  11. Luc Rigollet, « Les aires urbaines de Rhône-Alpes s'étendent et se densifient », surinsee.fr(consulté en).
  12. Institut national de l'information géographique et forestière,Répertoire géographique des communes,« http://professionnels.ign.fr/rgc#tab-3 »(Archive.orgWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?).
  13. Larousse encyclopédique,p. 9235.
  14. a etbDaniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale »,Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography,no 501,‎(DOI 10.4000/cybergeo.23155).
  15. Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen »,La Météorologie,no 116,‎(DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012).
  16. « Le climat en France hexagonale et Corse. », surmeteofrance.com(consulté le).
  17. « Zonages climatiques en France métropolitaine. », surpluiesextremes.meteo.fr(consulté le).
  18. « Réglementation environnementale RE2020 », surecologie.gouv.fr,(consulté le).
  19. « Répartition des départements par zone climatique »[PDF], surecologie.gouv.fr(consulté le)
  20. « Station Météo-France « Saint-Étienne » - fiche climatologique - période 1991-2020. », surobject.files.data.gouv.fr/meteofrance/(consulté le).
  21. « Station Météo-France « Saint-Étienne » - fiche de métadonnées. », surdonneespubliques.meteofrance.fr(consulté le).
  22. « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », surMétéo-France,(consulté le)
  23. abc etdBrigitteJelen, « Identités culturelles et espaces ouvriers : l'exemple des jardiniers immigrés de Saint-Étienne (france) »,Les Cahiers du Gres,vol. 6,no 1,‎,p. 77-92(ISSN 1499-0431 et1499-044X,DOI https://doi.org/10.7202/012684ar,lire en ligne, consulté le).
  24. « La grille communale de densité », surinsee,fr,(consulté le).
  25. « Unité urbaine 2020 de Saint-Étienne », surinsee.fr(consulté le).
  26. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Saint-Étienne », surinsee.fr(consulté le).
  27. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », surinsee.fr,(consulté le).
  28. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », surle site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique.(consulté le).
  29. « Saint-Étienne, naissance de la ville industrielle », suremse.fr(consulté le).
  30. L’Établissement public d’aménagement de Saint-Étiennehttp://www.epase.fr/
  31. site Couriothttp://www.saint-etienne.fr/index.php?module=cms&action=getContent&id_heading_object=2024&newrub=3160
  32. « Accueil », surPôle Métropolitain(consulté le).
  33. Site internet de Velivert
  34. Saint-Étienne - Métropole, Les grandes infrastructures.
  35. « Développement durable »(Archive.orgWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), surmultitud.org.
  36. Julie Tadduni, « L’aéroport Saint-Etienne Loire se remet en piste », surif-saint-etienne.fr,(consulté le).
  37. Cart. de Savigny, t. II,p. 1056. (en fait, en page 1054, l'auteur du19e siècle ne fait que dire que d'après-lui "tout démontre que cette pancharte est la reproduction exacte d'un document datant des premiers temps de l’organisation des archiprêtrés").
  38. ab etcDes villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  39. a etbDufour 1946 / 2006,p. 867.
  40. abc etdÉtienne Fournial,Saint-Étienne Histoire de la ville et de ses habitants, Horvath, 1976.p. 47.
  41. « On n'a signalé que trois médailles romaines découvertes, non dans l'intérieur, mais en dehors du bourg fortifié ». DansTestenoire-Lafayette 1902,p. 2-3.
  42. « A deux ou trois kilomètres au midi du bourg de Saint-Étienne, tel qu'il fut fortifié auXVe siècle, une ancienne voie de Lyon au Puy traversait les hameaux de la Palle, de la Mulatière et de la Caure; elle est dénommée dans les vieux titresVia Romipedum ». DansTestenoire-Lafayette 1902,p. 1.
  43. Confirmation par Gaudemar, seigneur de Jarez, de la donation de droits féodaux faite par son père à l'abbaye de Valbenoîte, 1243. Archives départementales de la Loire.
  44. Confirmation à la date du1er novembre 1243, par Gaudemar de Jarez, de la donation faite par son père à l'abbaye de Valbenoîte. Voir[Testenoire-Lafayette 1893] Claude-Philippe Testenoire-Lafayette,Histoire de l'abbaye de Valbenoite de l'ordre de Cîteaux, à Saint-Étienne de Furan en Forez (1184-1791), Saint-Étienne, impr. Théolier &Cie,, 218 p., surbooks.google.fr(lire en ligne),p. 149.
  45. Territorium de Bruteon alias Prateri, juxta iter tendens de Sancto Stephano apud Constanceriam (La Cotencière) ex vento, et juxta aliud iter tendens de Mulateriam (La Mulatière) apud la Palla (La Palle) ex borea, 1454, (Terr. de Roëria, f° 26 v°).
  46. [Ceos 1898] Pierre Cros,Recherches historiques et études agricoles sur la vallée du Janon,t. 3 :La botanique, Saint-Étienne, impr. Théolier,, 500 p..
  47. Carte archéologique de la Gaule, 42 Loire, Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, Paris, 1997.
  48. Au mois d'août 1895, les travaux de nivellement de la rue Fontainebleau qui longe au midi le nouveau lycée ont fait découvrir, à un ou deux mètres au-dessous de l'ancien niveau, les vestiges d'une ancienne voie pavée, dans la direction de Saint-Étienne à Saint-Chamond. Les restes que l'on a trouvés n'ont pas permis de reconnaître avec une suffisante certitude, l'époque où cette voie a été établie.Testenoire-Lafayette 1902,p. 20.
  49. Carte archéologique de la Gaule, 42 Loire, Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, Paris, 1997
  50. « quodam itinere publico antiquo, per quod antiquiùs fiebant introitus et exitus dictae villae Sancti Stephani […] et contra plateam pontis antiqui dictae ripariae ». DansTestenoire-Lafayette 1902,p. 281-282.
  51. Testenoire-Lafayette 1902,p. 2, 103.
  52. François Déchelette,La route plate de Strabon entre le Rhône et la Loire, inLes Études rhodaniennes. Vol. 21,no 3-4, 1946.p. 119-124.Lire en ligne
  53. « […] dans un terrain appartenant alors àMlle Dupuy de Chambray, à 30 m de la ligne de chemin de fer, un fragment depoterie sigillée en forme d'écuelle mesurant dans son intégrité 0,164 m de diamètre sur 0,065 m de hauteur ». Dans Étienne Fournial,Saint-Étienne. Histoire de la ville et de ses habitants, Horvath, 1976,p. 47.
  54. Dufour 1946 / 2006,p. 546.
  55. « Les cimetières chrétiens furent désignés, dans la période la plus ancienne du francoprovençal, par le terme martorey. Inattesté dans les textes, ce mot est en revanche à la base d’une très vaste famille toponymique répandue du Forez aux Alpes, où il continue l'aire septentrionale […] ». Dans[Gouvert 2008] Xavier Gouvert,Problème et méthodes en toponymie française : essais de linguistique historique sur les noms de lieux du Roannais (thèse, dir. Jean-Pierre Chambon), Paris 4,, 996 p.(résumé),p. 583.
  56. [Galley 1925] J.-B. Galley,Le Pays de Saint-Étienne jusqu'auXVIIe siècle, impr. La Loire républicaine,, 850 p., surgallica(lire en ligne),p. 224,no 5.
  57. terram de Marthorey, 1454, terr. de Roëria, f° 44, v°
  58. Terra sita au Martorey, 1455, terr. de Roëria, f° 123, v°
  59. Au Martorey aultrement Chavassieu, 1582 (terr. Cellion f° 327 v°)
  60. Pancharte du droit de cire et d'encens dû à l'Église de Lyon (éd. par Auguste Bernard, Cart. de Savigny,p. 1054)Lire en ligne
  61. Pouillé des droits de cire et d'encens dû à l'archiprêtre de Jarez (éd. par Auguste Bernard, Cart. de Savigny,p. 1060)Lire en ligne
  62. [Ganivetet al. 2012] P. Ganivet,Autour de l'archange Saint-Michel (actes du colloque tenu à Aiguilhe (Haute-Loire), 16-18 octobre 2009),coll. « Cahiers de la Haute-Loire » (no spécial 100),, 300 p.(résumé,présentation en ligne),p. 87.
  63. « il est arrivé fréquemment que les premières paroisses rurales aient été placées sous le vocable de l'église cathédrale dont elles étaient des démembrements […] dans le diocèse de Bourges une série d'églises rurales qui sont dédiées, comme la cathédrale, à saint Étienne, remontent à la deuxième moitié duVe siècle », G. Fournier. Le peuplement rural en Basse Auvergne durant le haut Moyen- Âge. Paris, P.U.F. [1962], 678 p., voir :Église Saint-Étienne de Lyon.
  64. M. Chaume,Les plus anciennes églises de Bourgogne, Témoignages historiques et indications liturgiques, In:Annales de Bourgogne, vol. 8, 1936,p. 209.Lire en ligne
  65. Transaction du 24 décembre 136? entre Brian de Saint-Priest et l'abbaye de Valbenoîte. La Tour-Varan,Études historiques sur le Forez: Chronique des châteaux et des abbayes, Volume 2,p. 373.Lire en ligne
  66. Transaction entre Guichard Durgel de Saint-Priest et Pierre et Jean Vachon de Fussimagne (avril 1287). DansTestenoire-Lafayette 1902,p. 255.
  67. « Cette mention d'une chapelle supérieure de Saint-Étienne, et la présence d'un chapelain de Saint-Étienne-de-Furan à la transaction de 1287, indiqueraient-elles l'existence d'une ancienne chapelle, autre que l'église paroissiale ? ». DansTestenoire-Lafayette 1902,p. 24.
  68. Les mentions de deux sites castraux (Château-vieux et Château-Rond) sur la colline du Mont-d'Or apparaissent dans le terrier Paulat de 1515Terram nuncupatum Castrum vetus (..), terram nuncupatum Castrum rotondum.
  69. Testenoire-Lafayette 1902,p. 3-4.
  70. Charte d'abandon, aux moines de Sainte-Foy-du-Chatelet, de l'église de Saint-Victor-sur-Loire,Cartulaire de l'Abbaye de Conques en Rouergue, publié par M. Gustave Desjardins (Nogent-le-Rotrou, 1879),no 506Lire en ligne
  71. Et in adquisitione domus Guillelmi de Furans, que est ante portam presidii deCoyndreu, viginti libras viennensium misit,Obituarium Lugdunensis ecclesiae,p. 134.Lire en ligne
  72. « Il existait depuis longtemps déjà, à Saint-Étienne, un hôpital des pauvres de la ville, car en 1310, nous voyons Guichard d'Urgel, frère de Jocerand […] léguer soixante sols de viennois pour l'acquisition d'une rente en faveur « des pauvres de l'hôpital de Furan » » (Archives de la Loire, armoire Adam, reg.no 4, f. 5-8).Jannesson 1891,p. 47.
  73. « Petrus, canonicus et sacerdos, qui deditSancto Stephano pro anniversario suo faciendo mansum de la Varenna (la Varenne) cum appendentiis suis, quod est juxta villam Sancti Stephani de Furans », Obit. de l'Église de Lyon,Lire en ligne.
  74. « Certains seigneurs de France, qui avaient des intérêts outre-Saône, crurent, en s'attachant étroitement à l'Empereur, pourvoir triompher plus facilement à l'ouest de leurs rivaux […] Tel aussi l'archevêque de Lyon, qui pour défendre les droits régaliens de son Église contre les entreprises des comtes de Forez, se rapprocha de l'Empereur; Héracle de Montboissier fut le premier àBesançon et en revint revêtu du titre pompeux d'exarque du palais de Bourgogne et porteur d'unebulle d'or qui conférait au siège archiépiscopal lesregalia et le pouvoir comtal à l'est de laSaône ». Dans[Duby 2002]Georges Duby (préf. Dominique Iogna-Prat),Qu'est-ce que la société féodale ?, Paris, Flammarion, (réimpr. 2011), LXXVIII-1754 p.(ISBN 978-2-0812-7222-4,OCLC 49396332),p. 485. Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article.
  75. Miror plurimum (sic), Domine mi Rex, cum vester sim, cum a vobis aptatus sim in militem, cum pater meus sub cura et tutela vestra me dimiserit, cum ad vos tota terra mea pertineat, quod de vestro in Arverniam adventuu nihil mihi mandastis. (Je m'étonne, qu'étant à tant de titres votre, mon seigneur Roi, qu'ayant été élevé en chevalerie par vous, mon père m'ayant remis à votre soin et tutelle, et du fait que toute ma terre vous revient, que vous ne m'ayez pas fait mandé à propos de votre entrée en Auvergne). Lettre de Gui II à Louis VII roi des Francs.
  76. « En 1156, après son mariage avec l'héritière des comtes de Bourgogne, Frédéric Barberousse souhaita rendre effective l'autorité impériale dans l'ancien royaume rodolphien, l'année suivante il tint àBesançon une diète solennelle qui devait manifester sa puissance jusqu'aux frontières de l'Empire. Pour certains seigneurs de France, qui avaient des intérêts outre-Saône, crurent, en s'attachant étroitement à l'Empereur, pouvoir triompher plus facilement à l'ouest de leurs rivaux. […] Tel aussi l'archevêque de Lyon qui pour défendre les droits régaliens de son église contre les entreprises de comtes de Forez, se rapprocha de l'Empereur; Héracle de Montboissier fut le premier à Besançon et en revint revêtu du titre pompeux d'exarque du palais de Bourgogne et porteur d'une bulle d'or qui conférait au siège archiépiscopale les regalia et le pouvoir comtal à l'est de la Saône ». DansDuby 2002,p. 485.
  77. « Au nom de la sainte et individue Trinité,Frédéric, par la grâce de Dieu, Empereur des Romains, toujours auguste.[…] Nous concédons donc auditArchevêque et Primat Héraclius, et par lui à tous ses successeurs à perpétuité, tout le corps entier de la ville de Lyon, et tous les droits royaux dans les terres de son archevêché, situées en deçà de la Saône, tant dedans que dehors ladite ville (…) que nul comte, nul juge, ne prétende y promulguer des lois, si ce n’est l’archevêque et primat de Lyon, et que tous reconnaissent l’immunité de cette Église ; enfin, que cette ville de Lyon, et tout son évêché, soit libre de toute puissance étrangère, sauf en tout la justice impériale. Au reste, afin que l’Église de Lyon puisse se glorifier de reconnaître toujours sa dépendance de l’Empire (…) », traduction de labulle d'or de 1157 proposée par le musée de diocèse de Lyon.Lire en ligne
  78. 1167 (du 9 avril au 30 mars), Bourges.Louis VII, roi des Francs (1137-1180), accorde à sonami (amicus),Gui II,comte de Lyon et de Forez (ap. 1136 et av. 1158 -1206), lors de la visite faite à sa cour à Bourges, les châteaux qu'il tenait en seigneur de lui àMontbrison et àMonsupt, pour lesquels il fait hommage et foi. Le comte fait enregistrer au roi les autres châteaux deMontarcher,Saint-Chamond, deLa Tour-en-Jarez, deChamousset pour les lui remettre. Enfin le comte demande au roi, pour accroître son fief, les droits régalien au sein des châteaux deMarcily, deDonzy et de ses dépendances, deCleppé, deSaint-Priest-en-Jarez, deLavieu et deSaint-Romain-le-Puy,https://sites.google.com/site/agerjarensis/
  79. Lettre deGui II, comte de Lyon et de Forez (ap. 1136 et av. 1158 -1206), àLouis VII, roi des Francs (1137-1180) au sujet de l'entrée de ce dernier en Auvergne, puis à propos de l’agression perpétrée par le comteGérardIer, comte de Vienne et de Mâcon (1157-1184), et les schismatiques visant à le dépouiller et à remettre son comté, dépendant de la Couronne, à l'Empereur germanique.Lire en ligne
  80. « Ego tamen iam vobiscum in exercitu vestro essem, nisi comes Girardus et Lugdunenses scismatici cum armata manu in terram meam venissent » (Ainsi, je serais déjà dans votre armée, si ce n'était le comte Gérard [de Vienne, comte de Mâcon] et les schismatiques lyonnais qui vinrent dans mes terres les armes à la mains). Id.
  81. « Venerunt autem non solum ut me si potuerint, exheredent, verum etiam ut comitatum meum, qui de Corona vestra est, ad Imperium Teutonici transferant ». (Or ils étaient venus, comme s'ils en eurent la capacité, pour me dépouiller de mon héritage, mais aussi pour transférer à l'Empire teutonique mon comté, qui relève pourtant de votre couronne). Id.
  82. Première transaction de l'Église de Lyon avec Guy Second de ce nom, Comte de Forez. C.-F. Menestrier, op. cit., id.https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k95210w/f721.image.
  83. Gaudemar de Jarez, gendre d'Artaud, seigneur de Malleval, fait hommage de ladite seigneurie à l’Église de Vienne en 1152. Recueil de mémoires et documents sur le Forez, vol. 8, Diana,p. 279.Lire en ligne
  84. Gaudemarus de Jaresio […] M°C°XL°IIII, Cart. de BonnevauxLire en ligne
  85. « Le serment de fidélité de Saint-Priest, et ce que tenait au nom de l’Église Gaudemar de Jarez, elle l’a aussi remis au comte de sorte qu’il tienne de l’Église le château ». Bulle du pape Alexandre III confirmant la permutation de 1173-1174Lire en ligne
  86. Brian de Lavieu est cité par ailleurs dans lapermutation où il parait avoir tenu initialementSaint-Chamond etGrangeant. Dans la répartition entre les chanoines des revenus de l' Église métropolitaine de 1187, il est mentionné et apparaît s'être opposé au comteGirino de Sancto PrejectoSanctum Johannem de Bono Fonte sine onere, dum presens guerra duraverit inter Briannum et comitem Forensem; facta autem pace,Lire en ligne
  87. Recueils des mémoires et documents sur le Forez, t. X,p. 21.Lire en ligne
  88. Briandus de Lavyeu, mariti Willelme, filie dicti Selvonis deFarnay,Obituarium Lugdunensis ecclesiae,p. 138-129.Lire en ligne
  89. Probablement situé près du lieu-dit laCroix-de-l'Orme à Solaure (Ulmo de Sollore, 1454), quartier de Valbenoîte-Bellevue.
  90. Déclaration faite par Guy II, comte de Forez, et par Raynaud de Forez, son fils, archevêque de Lyon, d'une des premières donations faites en faveur de l'abbaye de Valbenoîte audit pays,Histoire ecclésiastique du diocèse de Lyon, par messire J.-M. De La Mure, Lyon, 1671,p. 316 &Gallia Christina, t. IV,p. 24. « abbati Vallis-Benedictae quidquid habebat in campo de Ulmo que situs est in parochiâ Sancti Stephani de Furanis juxta grangiam de Beus (Grange-de-l'œuvre), âqua de Furanis intermediâ, ex unâ, et juxtà montem Regalem (Montplaisir?) et Montem Ferratum (Montferré) ex alterâ ».
  91. J.-M., de la Mure, Histoire ecclésiastique du diocèse de Lyon, Marcelin Gautherin ed., 1671,p. 316.
  92. « Ce sont les titres de l'abbaye de Valbenoîte qui nous fournissent les premiers documents certains sur Saint-Étienne ». DansTestenoire-Lafayette 1902,p. 4.
  93. Pouillé du diocèse de Lyon auXIIIe siècle,Ecclesia S. Stephani Affurans Dominus S. Praejecti Patronus, Pouillé du diocèse de Lyon, Cart. de Savigny,t. II,p. 903,XIIIe siècle, copie duXVIe siècle,Lire en ligne
  94. Jannesson 1891,p. 44.
  95. « En 1225, la cure de l'église paroissiale de Saint-Étienne était à la collation des seigneurs de Saint-Priest (…) ». DansDufour 1946 / 2006,p. 9.
  96. « Il est donc certain que les seigneurs de Saint-Priest avaient d'ancienneté le droit de patronage sur l'église de Saint-Étienne ». DansTestenoire-Lafayette 1902,p. 4.
  97. « Le comte Guy et son fils Guy, après avoir prêté serment, ont cédé à l’Église pour en jouir à perpétuité (…) les deux forts de Saint-Ennemond (Saint-Chamond) avec ses mandements, (qui) sont dans les frontières de l’Église »,Permutation de 1143.
  98. Saint Jean de Bonne-Fonds, Saint-Genis (Saint-Genest-Lerpt),Villars etSaint-Victor ont été laissés à la liberté de l’Église.Permutation de 1173.
  99. « L'Église de Lyon s'était en outre réservé, dans les terres de Guy II, une enclave qui comprenaitSaint-Victor-sur-Loire,Saint-Genest-Lerpt etVillars. Mais ces paroisses furent assez vite restituées au Forez. En 1278, c'était fait accompli ». DansDufour 1946 / 2006,p. XXII.
  100. « En somme, d'après les documents anciens arrivés jusqu'à nous, les seigneurs de Saint-Priest, ne parvinrent jamais à s'immiscer dans l'administration communale. »Jannesson 1891,p. 63.
  101. « Dans tout ce qui nous reste de documents plus anciens, on voit que Saint-Étienne avait des syndics ou des consuls dès leXIIIe siècle ; la justice était exercée par le juge de la seigneurie de Saint-Priest ; mais on ne voit pas que le seigneur se soit jamais immiscé dans l'administration de la communauté des habitants. Aucune trace n'apparaît non plus de l'intervention descomtes de Forez ou du pouvoir royal, si ce n'est pour l'établissement des fortifications. Les habitants paraissent avoir toujours géré leurs intérêts communs avec une entière liberté, et, suivant le langage actuel, avec une complète autonomie. Mais la justice et la voirie ont toujours dépendu du seigneur. »Testenoire-Lafayette 1902,p. 49.
  102. C. Lauranson-Rosaz,Histoire du droit des institutions et des faits sociaux de l'époque franque à la Révolution, Cours de1re année DEUG Droit, Université de Saint-Étienne, 1993-1994.
  103. Les habitants de Saint-Étienne avaient des consuls en 1410. DansTestenoire-Lafayette 1902,p. 44.
  104. Testenoire-Lafayette 1902,p. 14.
  105. « Un traité de l'an 1296, entre le curé et les syndics et paroissiens de Saint-Étienne, est relatif à ces offrandes et honoraires (…). Le mardi après la Saint-Mathias 1296 (28 février 1297, N.-St.) les syndics et paroissiens de Saint-Étienne acquiesçaient, par devant Barailhon et Paulat notaires, à la sentence arbitrale rendue entre eux et le curé. […] La sentence rappelle une composition (transaction) déjà ancienne […]. Cet accord entre le curé de Saint-Étienne et ses paroissiens nous donne quelques lumières sur l'état de notre ville naissante, dans les années qui ont suivi le règne deSaint Louis. On y voit que les paroissiens de Saint-Étienne élisent librement desSyndics, qu'ils discutent leurs intérêts et nomment des arbitres dont ils viennent approuver les décisions. […] Le seigneur de Saint-Priest y apporte un simple consentement, sans doute en sa qualité de patron de l'église, et il y assiste comme témoin d'honneur avec l'abbé de Valbenoîte. Enfin on rappelle une composition, c'est-à-dire un traité plus ancien, ce qui prouve que cet état de choses existait depuis un certain temps et probablement depuis la fondation de la paroisse ». DansTestenoire-Lafayette 1902,p. 14-15.
  106. Il est possible que Saint-Étienne se soit vu attribuer ces titres de franchise à la même période que d'autres communautés duForez : « Comme beaucoup de principauté environnantes, mais un peu plus tardivement qu'elles, le Forez est touché par ce mouvement des chartes de franchises : au cours du seulXIIIe siècle, dix communautés sont ainsi concernés par ces concessions […]Saint-Bonnet-le-Château (v. 1227-1239)[…],Boën (1247) […],Moingt (1272)[…],Montbrison (1223)[…],Saint-Galmier (1266)[…],Saint-Germain-Laval (1248)[…],Saint-Haon-le-Chatel (1270)[…],Sury-le-Comtal (1278)[…].» D. Nourrisson, Y. Perrin,Le barbare, l'étranger Image de l'autre : actes du colloque organisé par le CERHI, Saint-Étienne, 14 et 15 mai 2004,p. 180.
  107. « Dans la transaction du 10 juillet 1486 entre Gabriel de Saint-Priest et les habitants de Saint-Étienne, ceux-ci disent que leurs anciens titres ont disparu : « Ante fortificationem dicte ville Sancti Stephani, plures tituli franchisie et liberationis communitatis predicte perditi fuerunt». Cette énoncé pourrait s'appliquer à une charte de franchise, qui aurait été perdue pendant une invasion de la ville non encore fortifiée ». DansTestenoire-Lafayette 1902,p. 94.
  108. « Au commencement duXIVe siècle, l'église paroissiale primitive fut démolie et remplacée par celle que l'on désigne sous le nom deGrand'Église. On a la preuve de cette reconstruction dans un legs fait en 1310, par Jocerand d'Urgel, seigneur de Saint-Priest portant donation de cent sols de viennois pour « la construction de l'église de Saint-Étienne de Furan » (Archives de la Loire, armoire Adam, registreno 45, f° 62.). D'autre part, une transaction de 1486, mentionne un terrain joignant le « nouveau chœur » de la même église ».Jannesson 1891,p. 45.
  109. « Dans la transaction du entre Gabriel de Saint-Priest et les habitants de Saint-Étienne, ceux-ci disent que leurs anciens titres ont disparu : « Ante fortificationem dicte ville Sancti Stephani, plures tituli franchisie et liberationis communitatis predicte perditi fuerunt ». Cet énoncé pourrait s'appliquer à une charte de franchise, qui aurait été perdue pendant une invasion de la ville non encore fortifiée ». DansTestenoire-Lafayette 1902,p. 94.
  110. « La ville de Saint-Étienne avait été prise et pillée et avait eu ses archives détruites avant qu'elle n'eût été fortifiée, c'est-à-dire avant 1440 ». DansTestenoire-Lafayette 1902,p. 44.
  111. « Les consuls et habitants répliquèrent que la place du Pré de la Foire appartient à la communauté des habitants par suite de l'acquisition qui en a été faite pour eux, par les consuls, de feu Jehan Paulat, par acte reçu M' Barthelemy Carle, le 28 décembre 1410 ». DansTestenoire-Lafayette 1902,p. 43.
  112. Testenoire-Lafayette 1902,p. 43.
  113. « Cette communauté était aussi en possession, de temps immémorial, de la place du Treyve de la Monta, dans laquelle les habitants de la ville et des villages du mandement venaient de tout temps prendre la terre nécessaire à leurs constructions, et qui était très utile pour la sortie des animaux de la ville et des villages ». DansTestenoire-Lafayette 1902,p. 43.
  114. « Pour Saint-Étienne, un manuscrit de 1806 évoque des lettres patentes datées de 1444 (Diana, V6 r4, Manuscrit Granjon,p. 208) », Christophe Mathevot, chapitre 3,La fortification en Forez au Moyen Âge et l’Armorial de Guillaume Revel, In :L'Armorial de Guillaume Revel : Châteaux, villes et bourgs du forez auXVe siècle [en ligne]. Lyon : Alpara, 2011 (généré le 16 août 2017). Disponible sur Internet : <http://books.openedition.org/alpara/2922>.(ISBN 9782916125527).DOI 10.4000/books.alpara.2922.
  115. A. Bernard,Histoire du Forez, vol. 2,p. 53Lire en ligne
  116. Testenoire-Lafayette 1902,p. 29.
  117. « Le préambule dit que ce droit leur a été conféré par lettres patentes expresses du roi dont on ne donne pas la date; ce sont sans doute les lettres patentes de Charles VII, autorisant les fortifications, dont le texte n'a pas encore été retrouvé ». DansTestenoire-Lafayette 1902,p. 48.
  118. « En 1515, 265 maisons sont consignées au terrier Paulat soit environ 3 700 habitants », Claude Longeon,Une province française à la Renaissance : la vie intellectuelle en Forez auXVe siècle, Saint-Étienne, Centre d'études foréziennes, 1975,p. 43.
  119. G. Berger,De l'utilisation des terriers pour la connaissance de Saint-Étienne auXVIe siècle : le terrierPaulat de 1515, in :Image et pratiques de la ville (XVIe – XIXe siècles),Cahiers de L'IERPno 2, PUSE, 2007,p. 58.
  120. La tour de la droguerie sur l'actuelle place du Peuple a été construite auXVIe siècle à proximité immédiate de l'ancienne porte des remparts.
  121. Id°,p. 47.
  122. « qu'à eux et aux consuls appartenait fermer et ouvrir les dictes portes quand bon leur sembleroit, et aux heures acoustumées ; et de ce en estoient en pocession et saisies, eut en avoient lettres expresses patantes du Roy, et qu'à nul autre, mesmement audict seigneur de Saint-Priest ni à ses officiers n'appartenoit le gouvernement desdictès portes et murailles de ladicte ville ». DansTestenoire-Lafayette 1902,p. 288.
  123. Testenoire-Lafayette 1902,p. 288,Transaction entre Pierre de Saint-Priest et les habitants de Saint-Étienne, 1534
  124. « Ils auront la charge de faire peser le pain et la chair et de mettre ordre aux autres denrées qui seront apportées à Saint-Étienne, les officiers du seigneur dûment appelés, mais tant en leur absence qu'en leur présence. Les amendes de police seront distribuées par les consuls aux pauvres de la ville. Les consuls auront dorénavant pouvoir d'asseoir des contributions pour les réparations de la clôture de la ville, et de s'assembler à leur gré dans la maison de ville, pour la chose publique ». Le seigneur de Saint-Priest devra établir « officiers idoines, gens de bien, suffisans et non suspects et savans, et juges gradués; toutes prises de corps seront décernées par ce juge et non par le châtelain ni autres officiers du seigneur ». Il est interdit au seigneur, conformément à une ordonnance du sénéchal de Lyon de faire « emmener aucun habitant de la ville et des faubourgs de Saint-Étienne, dans les prisons de Saint-Priest ; les prévenus, pour quelque cas ou crime que ce soit, devront rester dans les prisons de la ville » et la sanction de cette disposition est singulière : « celui qui aura été à l'avenir mené dans les prisons de Saint-Priest, au sçu du seigneur, sera lui et sa postérité, à jamais exempt de la justice criminelle du seigneur de Saint-Priest et de ses successeurs. »DansTestenoire-Lafayette 1902,p. 48-49.
  125. « On ignore quel emplacement occupait dans l'origine la maison commune de la ville. Lorsque l'hôpital fut déplacé pour la première fois, vers 1460, c'est-à-dire à l'époque où furent élevés les murs d'enceinte avec leurs fossés, le local qu'il occupait sur le chemin allant de l'église à la porte de Furan fut transformé en maison commune. Quelque temps après, comme cette construction menaçait ruine, la municipalité acheta un immeuble situé en face de l'église (n.d.r. actuelle place Boivin) et y tint ses séances jusqu'à l'époque de l'abolition des communautés religieuses. Elle s'installa, alors, dans un local dépendant du couvent des Minimes ». DansJannesson 1891,p. 48.
  126. « Semblablement que lesdits consuls, manans et habitans prétendoient avoir puissance d'eux assemblés en leur hôtel de ville, pour eslire chascune année leurs consuls et sindicqz, sans le consentement dudit seigneur ni de ses officiers, lesquels consuls auraient le gouvernement et administration de ladicte ville et choses dessusdictes, et pour partir et assoir tailles royaux et autres, pour la construction et réparation desdictes murailles de ladicte ville, cognoistre au faict de la politicque et tous autres affaires concernans la communauté de Iadicte ville, se pouvoir assembler quand bon leur semblera sans le congé et permission dudit seigneur ni de ses officiers ». DansTestenoire-Lafayette 1902,p. 289.
  127. Burgus de Rohannel, 1515, terr. Paulat.Les faulx bourgs de Rohannel, 1581, terr. Cellion
  128. « Là se construisit en peu de temps un vaste quartier, depuis l'extrémité orientale de la rue de Lyon jusqu'au bout méridional de la rue Valbenoîte. Dans les rues de ce quartier on voit encore quelques maisons reconstruites, ayant au-dessus de leurs portes d'entrée un écusson portant une date de 1550 à 1600 ». DansTestenoire-Lafayette 1902,p. 115.
  129. Saint-Étienne une histoire de savoir-faire
  130. Pierre Miquel,Les Guerres de Religion, Paris,Fayard,, 596 p.(ISBN 978-2-21300-826-4,OCLC 299354152,présentation en ligne).,p. 268
  131. Jannesson 1891,p. 66.
  132. Claude Longeon,Une province française à la Renaissance: la vie intellectuelle en Forez auXVe siècle, Saint-Étienne, Centre d'études foréziennes, 1975,p. 43.
  133. Carrières, mines et métallurgie de 1610 à nos jours, Comité des travaux historiques et scientifiques,,p. 57.
  134. « Les épidémies », surgagaweb.chez.com(consulté le).
  135. André-Paul Mutel,La justice de Saint-Étienne. Contribution à un essai de géographie des justices seigneuriales,Revue historique de droit français et étranger (1922-), Quatrième série, Vol. 68,no 4 (octobre-décembre 1990),p. 471-488.Lire le résumé en ligne
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  191. Vincent Charbonnier, « François Dubanchet, ancien maire de Saint-Etienne, est mort »,Le Monde,‎(lire en ligneAccès payant, consulté le)« son second mandat est écourté, à un an de son échéance, émaillé de nombreux déboires judiciaires. Sa démission est précipitée par l’annulation par le tribunal administratif de plusieurs décisions du conseil municipal relatives à la concession des cantines scolaires et aux contrats d’affermage du service de l’eau et d’assainissement à la Stéphanoise des eaux, filiale commune de la Lyonnaise des eaux et de la Compagnie générale des eaux. Contrats qui renchérissent le prix de l’eau ».
  192. « L'ancien maire de Saint-Étienne, François Dubanchet, est décédé »,France Bleu Saint-Étienne,‎(lire en ligne, consulté le)« Né en 1923, il est d'abord élu maire de la commune de Saint-Victor-sur-Loire en 1965. Trois ans plus tard, sa commune fusionne avec la ville de Saint-Étienne avec l'accord du maire de l'époque, Michel Durafour. François Dubanchet devient premier adjoint au maire en 1971 ».
  193. Denis Meynard, « Un maire de 39 ans pour Saint-Etienne »,Les Échos,‎(lire en ligne, consulté le)« Michel Thiollière, ancien adjoint à l'urbanisme, a pris le relais à la tête de la municipalité stéphanoise. L'ex-maire, François Dubanchet, devient son dix-huitième adjoint ».
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  195. Xavier Alix, « Maurice Vincent présente Saint-Étienne face à l’adversité »Accès payant,IF Saint-Étienne(consulté le)« Maurice Vincent, ex-maire PS de Saint-Etienne de 2008 à 2014 était entré au début des années 1990 (élu municipal d’opposition de 1995 à 2008) et qu’il n’a pas tout à fait quitté, lui qui est aujourd’hui relais local de Bernard Cazeneuve dans sa tentative de restaurer le crédit laminé de la social-démocratie. Mais Maurice Vincent est d’abord un universitaire, qui fut à la tête du Département de Sciences économiques de l’université Jean-Monnet ».
  196. Émeline Rochedy, « Saint-Étienne : Maurice Vincent décide de mettre fin à tous ses mandats »,France Bleu Saint-Étienne,‎(lire en ligne, consulté le)« Un retrait pour monter un club de réflexion avec en ligne de mire les élections municipales de 2020. ».
  197. Mathilde Montagnon, « Saint-Étienne : Gaël Perdriau démissionne de ses mandats de maire et de président de Saint-Étienne Métropole »,Ici Saint-Étienne Loire,‎(lire en ligne, consulté le).« Au lendemain de sa condamnation à quatre ans de prison ferme et cinq ans d'inéligibilité par le tribunal de Lyon, Gaël Perdriau, maire de Saint-Étienne pendant onze ans, a démissionné de l'ensemble de ses mandats ce mardi. »
  198. « Le maire de Saint-Etienne, Gaël Perdriau, définitivement exclu des Républicains »,Le Figaro,‎(h ttps://www.lefigaro.fr/politique/saint-etienne-le-maire-gael-perdriau-definitivement-exclu-des-republicains-20221011)
  199. Matthieu Bonhoure, « "Avancer dans la continuité", "démocratie pervertie"... L'élection du nouveau maire de Saint-Etienne, proche de Gaël Perdriau, divise encore les habitants »,France Info,‎(lire en ligne, consulté le)« Jean-Pierre Berger, jusqu'ici premier adjoint à Saint-Etienne, a été élu jeudi pour remplacer l'ancien maire Gaël Perdriau, condamné à quatre ans de prison ferme et une inéligibilité dans l'affaire du chantage à la vidéo intime. ».
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v ·m
53 communes en 2020
+ de 100 000Saint-Étienne
+ de 30 000Saint-Chamond
+ de 10 000
+ de 5 000
+ de 2 000
+ de 1 000
− de 1 000
v ·m
Les communes les plus peuplées de la régionAuvergne-Rhône-Alpes
(plus de 20 000 habitants -population municipale en 2023)
Plus de 100 000 habitants
Plus de 40 000 habitants
Plus de 30 000 habitants
Plus de 20 000 habitants
v ·m
Unités urbaines de plus de 100 000 habitants en 2023. Pour Nouméa, la notion d'entité territoriale homogène est retenue.
Plus de 11 000 000 habitants
Plus de 1 000 000 habitants
Plus de 500 000 habitants
Plus de 400 000 habitants
Plus de 300 000 habitants
Plus de 200 000 habitants
Plus de 100 000 habitants
v ·m
Communes de plus de 100 000 habitants, par ordre décroissant
Plus de 2 000 000
Plus de 500 000
Plus de 200 000
Plus de 100 000
v ·m
France métropolitaine
Outre-mer
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