La présence humaine y est ancienne, comme l'attestent, àVergisson, les restes d'hommes de Néandertal datant duPaléolithique (55 000 ans), les importants gisements deSolutré (à l'origine de la dénomination de la période éponyme, leSolutréen) et au Néolithique, àChassey-le-Camp (qui a donné son nom auChasséen)[1]. Les vallées de laSaône coupant le département actuel et de laLoire le bordant servaient de voies de passage et d'échanges.
LesÉduens s'y sont installés vers[2]. Leur présence dépasse le département de Saône-et-Loire et comprend une partie de laCôte d'Or, de laNièvre, de l'Yonne et de l'Ain, soit un territoire d'environ 10 000 km2. Vers 150-,Bibracte (mont-Beuvray), au nord-ouest du département actuel, fut leur capitale avant que ce site fortifié ne soit abandonné au profit d'Autun (Augustodunum). Un des grands peuples gaulois alliés aux Romains depuis plus d'un siècle, ils se joignirent à la révolte gauloise (siège d'Alésia) en
La création d'Autun (Augustodunum : la colline d'Auguste), décidée par l'empereurAuguste, date d'environ Bibracte, symbolisant la révolte gauloise, fut en quelques décennies délaissée par ses habitants.
Vers 180, les premiers martyrs chrétiens sontSymphorien à Autun,Marcel à Chalon etValérien à Tournus. Les chrétiens sont rapidement présents dans le pays éduen.
À la fin duIIIe siècle,Dioclétien a entrepris une réforme administrative. La Gaule est divisée en deux diocèses. Autun appartient, avecLyon comme capitale, à la Lyonnaise I. C'est dans ce contexte qu'est créée la flotte de la Saône, commandée par un préfet, basé à Chalon.
Le plus ancien évêque d'Autun connu est Reticius, présent au concile de Rome de 313.
Convoqués aux États généraux par Louis XVI le, les députés représentant la future Saône-et-Loire sont au nombre de vingt[3]. Chacun des bailliages d'Autun, de Charolles et de Mâcon est représenté par quatre députés (un pour la noblesse, un pour le clergé, deux pour le tiers état). Le bailliage de Chalon, plus peuplé élit huit députés (deux pour la noblesse, deux pour le clergé, quatre pour le tiers état). Les députés sont :
pour le bailliage d'Autun : l'évêqueTalleyrand, le marquis Digoine du Palais, Repoux, avocat à Autun, Verchère de Reyffye, avocat à Marcigny ;
pour le bailliage de Charolles : Porcheron, curé de Champvent, le marquis de la Coste, Geoffroy, avocat à Lyon, Fricaud, avocat à Charolles ;
pour le bailliage de Chalon : Genetet, curé d'Étrigny, Oudot, curé de Savigny-en-Revermont, le marquis de Sassenay, Burignot de Varennes, écuyer, Petiot, procureur du roi à Chalon, Paccard, avocat à Chalon, Sancy, avocat à Chalon, Bernigaud de Grange, écuyer, lieutenant général au bailliage.
Carte du département de Saône-et-Loire 1790.
Le département a été créé officiellement le à partir d'une partie de laprovince deBourgogne, à peu près dans les limites des anciensbailliages d'Autun, Chalon, Charolles et Mâcon[4]. L'assemblée des électeurs, réunie le àCharolles, choisit d'installer le chef-lieu du département àChalon plutôt qu'àMâcon, mais les protestations de cette ville conduisit l'Assemblée constituante d'y installer le siège de cette administration, en.
Lors de sa création le département est partagé en sept districts[5], dont les chefs-lieux sont :Autun,Bourbon-Lancy, Chalon, Charolles,Louhans, Mâcon etMarcigny. Chacun de ces districts est divisé en cantons, et chaque canton en municipalités (communes). Dans la première division du département, arrêtée le 6 février 1790, on comptait 83 cantons. Le district d'Autun comprenait quatorze cantons et quatre-vingt-sept municipalités, celui de Bourbon-Lancy six cantons et vingt-huit municipalités, celui de Chalon dix-neuf cantons et cent-soixante-trois municipalités, celui de Charolles, quatorze cantons et quatre-vingt-sept municipalités, celui de Louhans douze cantons et soixante quinze municipalités, celui de Mâcon neuf cantons et centre six municipalités, celui de Marcigny neuf cantons et quarante-huit municipalités. Leur nombre fut réduit à 48 par un arrêté du 17 frimaire an X (8 décembre 1801), puis successivement porté à 49 et à 50 (lois des 25 mars 1868 et 27 mars 1874). Chaque district a son tribunal et chaque canton ses juges de paix.
En le département est divisé en deux par laligne de démarcation : au nord lazone occupée par les Allemands, au sud lazone libre. En, ceux-ci la franchissent et envahissent lazone sud (opération Anton). Terre de résistance vigoureuse (maquis du Clunisois, du Charollais, maquis bressans, ...), la Saône-et-Loire est libérée en août et.
La limite avec le département de l'Allier est le plus souvent formée par laLoire. Toutefois, six communes ducanton de Marcigny sont situées sur la rive gauche de la Loire.
Les régions naturelles de la Saône-et-Loire sont :
L'atlas des paysages de Saône-et-Loire[10], élaboré en 2019 par la direction départementale des territoires de Saône-et-Loire, distingue 13 unités paysagères. Cet atlas indique que le département est au carrefour de 3 influences, à la fois climatiques et culturelles :
Côté nord-ouest, le vent apporte des pluies océaniques, atténuées cependant par les premiers reliefs du Morvan et du Massif central sur les pentes desquelles elles s’essorent par l’effet de foehn ;
Côté nord-est, l’influence du climat continental apporte les grands froids d’hiver, quelques coups de chaleur et des fins de journée orageuses en été ;
Côté sud, le fossé rhodanien apporte des influences méditerranéennes[11].
La Saône-et-Loire est traversée du nord au sud, sur un total de vingt-neuf communes, par la ligne de partage des eaux entre les bassins de laLoire et duRhône[12]. C'est dans le département que cette ligne présente les plus basses altitudes en France, ce qui lui vaut d'être un carrefour important.
Sur la rive droite, elle reçoit tout d'abord laDheune, qui se jette dans la Saône non loin du confluent avec leDoubs ; elle alimente par ailleurs lecanal du Centre. Elle reçoit également laGrosne, qui passe parCluny.
Sur la rive gauche, son affluent principal est leDoubs, qui traverse le département sur 35 kilomètres, et se jette dans la Saône àVerdun-sur-le-Doubs. Plus au sud, elle reçoit laSeille qui arroseLouhans-Châteaurenaud et se jette dans la Saône en formant deux bras quelques kilomètres en aval deTournus.
En Saône-et-Loire, les étangs[13] se répartissent en trois groupes : les étangs de laBresse, les étangs de l'Autunois et les étangs duCharolais. Par ailleurs, quatre étangs privés aux confins duBassin minier et du Charolais sont classés en siteNatura 2000, afin de protéger laCistude d'Europe, tortue rare surnommée « éboueur des étangs »[14].
La Saône-et-Loire est située sur la grande voie de circulation qui, venant de l'Europe du Sud par lavallée du Rhône puis de laSaône, se sépare en plusieurs branches au nord du département pour se diriger respectivement vers leBassin parisien, vers lesillon mosellan et vers latrouée de Belfort et le sud de l'Allemagne. Les principales infrastructures actuelles de cette voie de circulation sont l'autoroute A6 pour le transport routier, laLGV Sud-Est (avec deux gares TGV :Le Creusot-Montceau-TGV etMâcon-Loché-TGV) et laligne historique « PLM » pour le transport ferroviaire, et laSaône canalisée à grand gabarit pour le transport fluvial.
Ce grand axe de circulation croise dans le département un axe secondaire d'orientation est-ouest, qui relie la façade atlantique française aux Alpes et à l'Europe Centrale : ses principaux composants sont laRoute Centre Europe Atlantique (RCEA), laligne de Nevers à Chagny et lecanal du Centre qui relie à gabarit réduit les bassins de laLoire et duRhône.
Avant même d’exister comme département la Saône-et-Loire a bénéficié d’une intense activité économique par sa situation dans leroyaume de France[17], elle est un point de passage entre le nord et le sud et profite de la présence de ressources naturelles. Vignes et élevage ont une importance ancienne. Mais c’est auXIXe siècle que le département a bénéficié d’un développement industriel. AuCreusot une fabrique de cristaux existe en1786 et la forge anglaise du même Creusot a été construite en1827[18]. Les houillères de Saône et Loire forment deux vastes bassins, celui d'Autun et celui deBlanzy. Des carrières de pierres à bâtir existent àTournus,Givry,Chagny,Charrecey,Palinges,Saint-Berain-sur-Dheune etSaint-Vallier. Un grand nombre detuileries debriqueteries, de faïenceries et de poteries existent en de nombreuses communes du département. Des verreries sont implantées àÉpinac, à de Saint-Berain-sur-Dheune. Ces multiples activités sont facilitées par l’existence d’un réseau de voies navigables (fleuves et canaux) et par le développement du chemin de fer.
Les 30 années qui ont suivi laSeconde Guerre mondiale, lesTrente Glorieuses, ont été marquées par des évolutions que l’on retrouve dans d’autres régions tels que le développement des villes, l’exode rural, et par des changements plus spécifiques[19]. Un nombre important de nouvelles entreprises ont permis une diversification de l’activité : engins de manutention (grues) àLa Clayette, fabrication de tracteurs (Bourbon-Lancy), et dans le même temps une diminution de l’importance de certaines activités antérieures, ainsi la SFAC (Creusot-Loire) au Creusot passe de 12 000 salariés en 1946 à 9 000 en 1962 puis à 5 000 en 1975. Le département se caractérise aussi par une évolution géographiquement contrastée : laBresse, leMorvan ne bénéficie pas de croissance contrairement àChalon-sur-Saône,Mâcon… La période est également marquée par le développement du réseau routier et par une bonne desserte ferroviaire.
L'agriculture du département est riche et variée et conserve une ancienne tradition d'élevage, avec lesvolailles de Bresse, particulièrement autour deLouhans-Châteaurenaud et sa variété de poule de Bresse diteLa Noire, oude Louhans, qui se retrouve sur les étals du grand marché de la ville. Dans le Charolais, l'élevage dominant est celui de larace bovine de laCharolaise.
L'axe de la Saône présente une forte présence viticole. Deux grands terroirs se trouvent dans le département :
Lemarteau-pilon du Creusot est doté d'un marteau de 100 tonnes, construit en 1875 et mis en service en 1877 parSchneider et Cie. Il a été le plus puissant du monde jusqu'en 1891.
Le département a connu un développement industriel exceptionnel auXIXe siècle avec, notamment, la sociétéSchneider et Cie auCreusot et l'extraction minière dans la région deMontceau-les-Mines. Le nombre de salariés employé dans l'industrie a diminué de 14 200 entre 1989 et 2007[20], dont 12 500 dans le secteur de la fabrication de produits industriels. Les principales réductions ont concerné les entreprises DIM (textile), Kodak, Arcelor (métallurgie), Michelin (pneumatique) les mines…
Le secteur de l’industrie comprend, au[20], 3 220 établissements dont 1 682 n’emploient aucun salarié ; les autres en emploient, au total, 35 428, dont 1 012 ont de 1 à 9 salariés, 242 de 10 à 19 salariés, 166 de 20 à 49 salariés et 118 ont 50 salariés ou plus.
Le secteur de la construction comprend lui, au, 4 599 établissements, dont 2 863 n’ont aucun salarié. Les autres en emploient 10 987 (1 477 entre 1 et 9 salariés, 151 entre 10 et 19 salariés, 88 entre 20 et 49 salariés et 20 ont 50 salariés ou plus).
De 1990 à 2008, le secteur tertiaire s'est fortement développé[21]. Il gagne 31 300 emplois (+ 25 %) dont plus de 19 000 dans le secteur marchand. Les augmentations les plus fortes l'ont été dans les services aux entreprises et dans les services aux ménages, ainsi que dans le commerce et dans les secteurs non marchands du social et médico-social et de l'administration publique.
Le secteur du commerce, des transports et des services divers comprend, au[20], 28 940 établissements dont 20 057 n’emploient pas de salariés. Les autres en emploient 62 920 : 7 651 ont entre 1 et 9 salariés, 702 entre 10 et 19 salariés, 363 entre 20 et 49 salariés et 167 ont 50 salariés ou plus.
Le secteur de l’administration publique, de l’enseignement, de la santé et de l’action sociale comprend, au[20], 6 842 établissements dont 4 091 n’emploient pas de salariés. Les autres en emploient 57 025 : 1 822 ont entre 1 et 9 salariés, 361 entre 10 et 19 salariés, 311 entre 20 et 49 salariés et 257 ont 50 salariés ou plus.
L’axe dynamique est celui de Mâcon-Chalon. Il polarise les flux d’actifs sur la vallée de la Saône qui forme un couloir nord-sud avec deux zones, celle de Mâcon et celle de Chalon-sur-Saône. La part des jeunes y est plus importante que dans le reste du département. En 40 ans, le nombre d’emplois a progressé dans les parties mâconnaises et chalonnaises, et a diminué en Saône-et-Loire[23].
Les habitants de Saône-et-Loire sont les Saône-et-Loiriens[24],[25],[26],[27]. Lors de sa création la population du département s'élève, en 1790, à 437 700. La population est en progression avec 498 057 habitants en 1821. En 1851 elle est de 574 750 et elle atteint son maximum en 1886 avec 625 885 habitants[28].
En 2023, le département comptait 550 310 habitants[Note 2], en évolution de −0,59 % par rapport à 2017 (France horsMayotte : +2,36 %).
Évolution de la population [ modifier ], suite (1)
1851
1856
1861
1866
1872
1876
1881
1886
1891
574 720
575 018
582 137
600 006
598 344
614 309
625 589
625 885
619 523
Évolution de la population [ modifier ], suite (2)
1896
1901
1906
1911
1921
1926
1931
1936
1946
621 237
620 360
613 377
604 446
554 816
549 240
538 741
525 676
506 749
Évolution de la population [ modifier ], suite (3)
1954
1962
1968
1975
1982
1990
1999
2006
2011
511 182
535 772
550 364
569 810
571 852
559 413
544 893
549 361
555 999
Évolution de la population [ modifier ], suite (4)
2016
2021
2023
-
-
-
-
-
-
555 023
549 288
550 310
-
-
-
-
-
-
(Sources : SPLAF - population totale du département depuis sa création jusqu'en 1962[29] − puis base Insee − population sans doubles comptes de 1968 à 2006[30] puis population municipale à partir de 2006[31].)
Histogramme de l'évolution démographique
La répartition de la population tend à se déséquilibrer entre est et ouest. En effet, si l'ouest du département tend à se dépeupler – notamment dans le bassin du Creusot-Montceau –, l'est, parfaitement desservi par les voies de communication modernes, tend à gagner des habitants :Bresse bourguignonne,Mâconnais etChalonnais.
C'est actuellement laBresse bourguignonne, sans grande ville notable, qui, par sa prospérité, gagne le plus d'habitants (ouverture de classes…). De même,Chalon-sur-Saône conserve son statut de ville la plus peuplée avec 45 504 habitants (Insee 2009) contre 46 017 habitants en 2008 et 50 110 habitants en 1999.
Mâcon, préfecture du département, tend à gagner des habitants, notamment dans son agglomération (aire urbaine de 104 000 habitants répartie dans l'Ain, le Rhône et en Saône-et-Loire). La proximité deLyon a favorisé l'emploi et l'installation de nombreux Lyonnais ainsi que les investissements.
Le nombre de logements existants dans le département est, en 2014, de 305 579 ; 252 238 sont des résidences principales (82,5 %) ; 22 883 des résidences secondaires ou des logements occasionnels (7,5 %) ; 30 458 sont des logements vacants[32].
Le nombre de maisons est de 211 484 et celui des appartements de 91 437.
Près du quart des résidences principales (60 852 soit 24,5%) datent d’avant 1919 ; 10 % ont été construites entre 1919 et 1945 ; 19,4 % entre 1946 et 1970 ; 27,3 % entre 1971 et 1990, 18,8 % sont construites postérieurement à 1990.
Les occupants des résidences principales y habitent depuis moins de deux ans pour 10,8 % ; entre 2 et 5 ans : 17,5 % ; de 5 à 9 ans pour 16,7 % et 55 % depuis 10 ans et plus.
En 2017, 31 829 logements étaient vacants selon l'INSEE soit 10.25% de l'ensemble des logements[33].
L'INSEE calcule des indices dedéveloppement durable[34], pour le département de Saône-et-Loire. En 2014, l'espérance de vie des hommes à la naissance est de 78,7 ans, celle des femmes de 85,5 ans.
Le tourisme en Saône-et-Loire a longtemps été porté par un organisme dédié, ayant pour nomSaône-et-Loire Tourisme, installé àMâcon et fondé par René Chasles, structure devenue au début des années 1990Saône-et-Loire Promotion (par fusion de Saône-et-Loire Tourisme, du comité départemental d'expansion, de Promagri et du comité de fleurissement) chargée de coordonner toutes les actions destinées à promouvoir le département, tant en France qu'à l'étranger[réf. nécessaire]. Une marque « Saône-et-Loire » créée en 2013 visait à rassembler tous les acteurs économiques et culturels saône-et-loiriens afin de renforcer l'attractivité de ce territoire[37]. Elle a été abandonnée en 2015[38].
En mars 2021, la dénomination « Route71-Bourgogne du Sud » est créée afin d'apporter une nouvelle identité visuelle au département[39]. Une campagne de promotion touristique est lancée pour l'occasion sur les chaînes TV nationales[40]. En avril 2021, des panneaux publicitaires grand format sont exposés dans les travées du métro parisien, mettant en scène des sites emblématiques du département (laroche de Solutré, lechâteau de La Clayette, lesvignes de laCôte Chalonnaise, les rives de laSeille, etc.)[41].
En 2022 l'offre d'hébergement du département est de 157 300 lits touristiques et de 23 109 résidences secondaires[42]. Les lits touristiques se répartissent en : 32,8 % pour les 63 campings, 22,6 % pour les 175 hôtels, 22,2 % pour les 1652 meublés de tourisme, 8,2 % pour les 1268 chambres d'hôtes, et 14,2 % pour les autres formes d'hébergement (collectifs, hébergements de randonnées et autres).
Chalon dans la rue, festival transnational des artistes de rue a lieu tous les ans dans la deuxième quinzaine de juillet àChalon-sur-Saône depuis 1987. Il s'agit d'un des plus importants festivals de théâtre de rue en France.
LeFestival Musique en Brionnais propose chaque année durant la première semaine d'août des concerts et des conférences destinées à promouvoir la musique de chambre et le patrimoine culturel et naturel duCharolais-Brionnais.
Au Creusot se déroule chaque année le festival des Beaux Bagages.
Le plus important des conservatoires de Bourgogne-Franche-Comté se trouve àChalon-sur-Saône, il compte 2 000 élèves qui suivent un enseignement en danse, musique et théâtre avec des spécialités peu répandues comme, entre autres, lehip hop ou une classe d'ingénieurs du son. Il organise également une saison artistique de 50 spectacles annuels, la Saison de l'Auditorium.
Blason de la Saône-et-Loire :d’or aux deux pals ondés d’azur, au chef parti : au premier d’azur semé de fleurs de lys d’or et à la bordure componée d’argent et de gueules, au second bandé d’or et d’azur de six pièces et à la bordure de gueules. Ce blason a été dessiné parRobert Louis[47], mais n'a jamais été utilisé par le département.
En 2003, le président duConseil général a proposé de renommer le département « Bourgogne-du-sud »[48]. Les arguments avancés étaient le manque de notoriété du nom Saône-et-Loire, la confusion induite avec lesChâteaux de la Loire, opposés à la notoriété internationale de laBourgogne et le caractère accrocheur desud, évoquant l'influenceméditerranéenne qui remonte jusqu'au département.
La procédure n'a pas abouti. L'expression « Bourgogne-du-sud » reste cependant utilisée dans le domaine touristique. Ce terme suit donc la même voie que celui de « Septimanie » proposé pour renommer la régionLanguedoc-Roussillon.
La Saône-et-Loire se caractérise par un ensemble de contextes ayant favorisé, au gré des siècles, l'installation de petits groupes religieux qui ont ensuite essaimé et développé leur influence. Parmi eux figure l'abbaye de Cluny, qui avait été précédée par l'abbaye Saint-Philibert de Tournus (fondée en 875). Quantité de monastères et abbayes prirent par la suite le relai, parmi lesquelles l'abbaye de La Ferté, « première fille deCiteaux » (1113). Le territoire de l'actuelle Saône-et-Loire est attaché à la figure deMarguerite-Marie Alacoque, à laquelle on doitParay-le-Monial, le lieu le plus visité du département. Il y eut également des fondations, parmi lesquelles celle desSœurs de Saint-Joseph de Cluny, congrégation fondée parAnne-Marie Javouhey, ou lacommunauté œcuménique de Taizé, fondée parfrère Roger, qui met chaque année en marche une jeunesse venue de toutes parts. En Saône-et-Loire sont également implantés la religion orthodoxe (Uchon) et le bouddhisme (temple des Mille Bouddhas deLa Boulaye)[49].
Marie Guillot (1880-1934) : institutrice syndicaliste, et féministe, née àDamerey.
Pierre Semard (1887-1942) : syndicaliste, secrétaire général du PCF de 1924 à 1929, né àBragny-sur-Saône. Fusillé par les Allemands, il repose au cimetière du Père Lachaise à Paris.
Bernard Giroux : journaliste de TF1 né le 10/03/1950 àMontceau-les-Mines et mort accidentellement le 23/08/1987 en compagnie du pilote automobileDidier Pironi en disputant une course de bateaux off-shore. Il fut le compagnon de la chanteuseJeane Manson. Vainqueur des Paris-Dakar 1981 avec René Metge et 1987 avec Ari Vatanen.
Henry Boério : gymnaste montcellien né en 1952, médaille de bronze auxJeux olympiques de Montréal en 1976 à la barre fixe, 6 fois champion de France de 1972 à 1977, médaille d'or du concours général desJeux Méditerranéens 1975, médaille de bronze aux barres parallèles aux championnats d'Europe 1979.
Josiane Bost (1956) : coureuse cycliste française championne du monde en 1977 née àTournus.
Gérard Collomb (1947-2023) : homme politique (PS), maire de Lyon depuis 2001.
Bernard Thévenet (1947) : coureur cycliste, double vainqueur du Tour de France, né àSaint-Julien-de-Civry, notamment licencié au Moto Vélo Club Montceau.
Arnaud Montebourg (1962) : homme politique, dirigeant du Parti socialiste, député et président duConseil général du département, ministre du redressement productif en 2013.
François Pérol (1963) : ancien conseiller à l'Élysée (2005-2007), banquier (Président des Banques Populaires Caisses d'Épargne), né àMontceau-les-Mines.
Fabienne Chaudat (1959-) : actrice française née et ayant vécu àPierre-de-Bresse. Aujourd’hui encore une partie de sa famille réside dans ce village.
Denis Brogniart (1967-) : originaire de Givry sur la côte chalonnaise. Sa grand-mère y vit encore. Célèbre présentateur de Koh lanta sur TF1 et du Mag de la coupe du monde 2014 entre autres.
Romain Galland (Romano) (1979-) : né auCreusot, animateurs radio sur Skyrock dans la Radio Libre de Difool.
Sonia Rolland (1981-) : Miss France 2000, originaire de Cluny.
Clément Turpin (1982) : arbitre montcellien. Arbitre international FIFA, le plus jeune français à exercer cette fonction. Il est licencié auFC Montceau Bourgogne. Il arbitre régulièrement en Ligue 1, Ligue des Champions, Ligue Europa, éliminatoires Euro.
↑Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
↑Henri Nicolas,Quand l'Assemblée constituante esquissait les contours du département de Saône-et-Loire, revue « Images de Saône-et-Loire »no 6 (octobre 1970),p. 2-3.
↑Rapport du Directoire du département de Saône-et-Loire, au Conseil général, assemblé le 4 novembre 1790, Archives départementales de Saône-et-Loire
↑Le taux de pauvreté correspond à la part de personnes dans la population totale dont le niveau de vie est inférieur auseuil de pauvreté. En 2012, le taux de pauvreté en France était de 13,9 %. Durant les années 2000, le taux de pauvreté en France était d’environ 13 % contre 19 % en 1970. Pour l’Insee, comme pour Eurostat, une personne est pauvre si son niveau de vie est inférieur à 60 % du niveau de vie médian de la population française.(https://www.insee.fr/fr/publications-et-services/insee-bref/pdf/Insee-En-Bref-pauvrete.pdf)
↑Au sujet de la variété de ces paysages, lire :Fernand Nicolas,Les paysages de Saône-et-Loire, revue « Images de Saône-et-Loire » n° 31 (novembre 1976), pp. 3-5.
Pierre Goujon (éd.),La Saône-et-Loire, de la préhistoire à nos jours, Saint-Jean-d'Angély, 1992. (Un ouvrage collectif consacré à l'histoire de ce département)
Jean Rigault,Dictionnaire topographique du département de Saône-et-Loire : comprenant les noms de lieux anciens et modernes, 2008, Éditions du Comité des travaux historiques et scientifiques, 1022 p.lire en ligne surGallica