Un réalisateur critiqué par le public et abattu par le départ de sa femme décide de trouver des solutions à propos de son dernier film, qui est un véritable échec. Il en tourne uneversion érotique pour le sauver.
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S.O.B. est une critique des milieux de la production cinématographique hollywoodienne au tournant des années 1980.Le titre est l’acronyme d’expressions argotiques américaines retenues parBlake Edwards pour exprimer le point de vuesatirique du film :
« Standard Operational Bullshit » prononcé plusieurs fois par Ben Coogan (Robert Webber) dans la scène du bar qui suit la mort de Felix Farmer (Richard Mulligan) est traduit dans la VF par« bordel de Dieu ». Tiré de l'argot militaireStandard Operating Procedure[1],« Standard Operational Bullshit » est à prendre ici dans le sens de« conneries habituelles » ou« conneries d'usage », et fait référence à l'hypocrisie et à la duplicité régnant à Hollywood, brocardées dansS.O.B. et dénoncées dans cette scène.
« Sexually Oriented Business » (« Industrie pornographique ») cible la contradiction entre les mœurs débridées en cours dans la bonne société du cinéma Hollywoodien, adepte de l’amour libre, et la vision« family friendly » (« cul-cul ») de la société américaine diffusée dans ses films telle que la vivent le directeur de la maison funéraire et son épouse. La vie hollywoodiennehors-champ est illustrée par les coucheries transactionnelles, auxquelles s'adonnent les responsables des studios et les comédiens, et par la fête orgiaque qui se déroule dans la villa de Felix Farmer. À l'occasion de sa quatrième tentative de suicide dont une fêtardetopless le détourne, Felix Farmer a une première vision créatrice : redonner une chance à son filmNight Wind en le retournant en comédie musicalesoft-porn. Lorsque son épouse et interprète, abonnée aux personnages lisses et insipides, apprend qu'il a engagé leur fortune dans l'opération, elle lui fait une violente scène. Il a alors une seconde révélation en voyant l’icône celluloïd s'enflammer, jurer et tenter de l'estourbir avec unOscar : tuer symboliquement l'image dePeter Pan que porte sa star d'épouse et lui faire interpréter Gillian West, une femme d'affairesnymphomane montrant ses seins. Felix Farmer se sent alors investi de la mission d'en faire un monument cinématographique à l'immoralité et est convaincu qu'il rapportera entre 100 et 200 millions de dollars aubox-office en correspondant au goût du public pour le sexe.
« son of a bitch », (« fils de pute »). Insulte proférée plusieurs fois dans le film, elle vise les acteurs impitoyables de l'industrie cinématographique hollywoodienne. Qu'ils le soient sans vergogne comme David Blackman (Robert Vaughn) ou Dick Benson (Larry Hagman) président et directeur deCapitol Studios ou qu'ils le deviennent confrontés aux dures réalités de la machine à rêve; comme Felix Farmer qualifié affectueusement de« poor sweet son of a bitch » par son copain Ben Coogan dans la scène du bar. C'est cette expression qui a été retenue comme sous-titre sur l'affiche française du film pour évoquer la vision abâtardie du milieu du cinéma telle que décrite dans le film.
Selon les auteurs, la plupart des situations décrites dans le film sont fondées sur des faits et des personnes existants.Blake Edwards aurait, par exemple, beaucoup puisé dans ses souvenirs de tournage deDarling Lili (1970) etDeux Hommes dans l'Ouest (1971).Robert Vaughn, quant à lui, a récemment admis que son rôle était très inspiré du producteurRobert Evans.
Parce que le film fut un flop retentissant en salles américaines, la campagne promotionnelle française misa exagérément sur la présence deLarry Hagman au générique (pourtant dans un rôle secondaire) à cause de son récent triomphe dans la sérieDallas (1978-1991) allant dans l'affiche française du film jusqu'à décalquer son visage sur l'emblématique taureau deS.O.B. trônant sur un corps de femme dénudé.
C'est le tout dernier film deWilliam Holden qui, peu de temps après avoir achevé le tournage, se fit accidentellement une entaille au front en tombant après avoir trop bu.