LeSüddeutsche Zeitung (SZ, littéralement « Journal de l'Allemagne du Sud ») est, avec leFrankfurter Allgemeine Zeitung etDie Welt, un des trois plus grands quotidiensallemands. Créé àMunich en1945, il est de tendance libérale de gauche.
Malgré son nom, le SZ est un journal de référence nationale enAllemagne, mais également à l'extérieur du pays. La ligne éditoriale de centre gauche en fait un opposant (l'unique opposant, disent certains) au gouvernement duLand deBavière dirigé par laCSU (centre droit) presque continuellement depuis 1949[réf. nécessaire].
L'édition nationale présente quatre rubriques : Politique, Culture, Économie et Sports. Les éditions bavaroises contiennent des pages d'informations locales[réf. nécessaire].
Le, cinq mois après la fin de laSeconde Guerre mondiale en Europe, leSüddeutsche Zeitung est le premier journal autorisé par l'Armée américaine alors en poste enBavière. Sous l'impulsion d'August Schwingenstein, Edmund Goldschagg et Franz Josef Schöningh, le premier numéro sort le soir même[réf. nécessaire]. La Une titre alors :
« Zum ersten Male seit dem Zusammenbruch der braunen Schreckensherrschaft erscheint in München eine von Deutschen geleitete Zeitung. Sie ist von den politischen Notwendigkeiten der Gegenwart begrenzt, aber durch keine Zensur gefesselt, durch keinen Gewissenszwang geknebelt. Die « Süddeutsche Zeitung » ist nicht das Organ einer Regierung oder einer bestimten Partei, sondern ein Sprachrohr für alle Deutschen, die einig sind in der Liebe zur Freiheit, im Haß gegen den totalen Staat, im Abscheu gegen alles, was nationalsozialistisch ist[1][..] »
« Pour la première fois depuis l'effondrement de l'effroyable gouvernement brun, un journal dirigé par des Allemands est publié à Munich. Il est limité par les nécessités politiques du présent, mais ne subit aucune censure ni contraintes morales. LeSüddeutsche Zeitung n'est pas l'organe d'un gouvernement ou d'un parti particulier mais uniquement un mégaphone pour tous les Allemands qui sont attachés à l'amour de la liberté, dans la haine d'un État totalitaire et la détestation de tout ce qui estnational-socialiste. »
La crise du marché des annonces de presse rend la situation financière de la SZ difficile en 2000. De nouveaux partenaires entrent alors dans le capital du journal.
La même année, le magazine du journal,SZ-Magazin, est source d'un scandale concernant des interview falsifiées.
Au printemps 2004, la SZ lanceSüddeutsche Bibliothek : chaque semaine, une des cinquante plus célèbres nouvelles duXXe siècle est disponible dans les kiosques et librairies. À la suite de ce succès, le journal lance en, la collectionKlavier Kaiser regroupant desCD de piano.
En, afin de concurrencerDie Zeit, la SZ crée la revue scientifiqueSZ Wissen et en, laSZ-Cinemathek, une collection de films de grands réalisateurs enDVD.
Cette diversification permet au journal de redevenir bénéficiaire[réf. nécessaire].