| La Sévenne | |
| Caractéristiques | |
|---|---|
| Longueur | 21,8 km[1] ou 24.9 km[2] |
| Bassin | 79 km2[2] |
| Bassin collecteur | Rhône |
| Débit moyen | 0,834 m3/s (Vienne)[2] |
| Nombre de Strahler | 3 |
| Organisme gestionnaire | Rivières des quatre vallées[2] |
| Régime | pluvial |
| Cours | |
| Source | au lieu-dit la Combe d'Artas à l'ouest du village du Fayet |
| · Localisation | Valencin |
| · Altitude | 300 m |
| · Coordonnées | 45° 36′ 26″ N, 5° 02′ 00″ E |
| Confluence | Rhône |
| · Localisation | Vienne |
| · Altitude | 152 m |
| · Coordonnées | 45° 32′ 08″ N, 4° 52′ 06″ E |
| Géographie | |
| Principaux affluents | |
| · Rive gauche | Béal de Mons, Abérau, Canis, Favas |
| · Rive droite | Maras, Joux, Béal de Servanay |
| Pays traversés | |
| Département | Isère |
| Arrondissement | Vienne |
| Cantons | Heyrieux,Vienne-Nord |
| Régions traversées | Auvergne-Rhône-Alpes |
| Principales localités | Vienne |
| Sources :SANDRE,Géoportail | |
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LaSévenne est unerivière deFrance enIsère, et unaffluent gauche dufleuveRhône.
De 21,8 km de long[1], elle prend sa source àValencin, au lieu-dit la Combe d'Artas, à l'ouest du village du Fayet, à 300 m d'altitude[3], au nord deSaint-Just-Chaleyssin,
La Sévenne conflue en rive gauche duRhône àVienne à 152 m d'altitude[4], juste après avoir traversé la Route nationale RN7 et dans une boucle du Rhône qui entoureSaint-Romain-en-Gal.
Elle coule globalement de l'est vers l'ouest en passant parLuzinay,Villette-de-Vienne, etChuzelles. Elle oblique du nord vers le sud sur Chuselles et la vallée deLeveau en entrant dansVienne[5].
Dans le seul département de l'Isère la Sévenne traverse six communes[1] et deux cantons :
Soit en termes de cantons, la Sévenne prend source dans lecanton d'Heyrieux et conflue dans lecanton de Vienne-Nord, le tout dans l'arrondissement de Vienne.
La Sévenne a sept affluents référencés[1] :
Géoportail ajoute :
Lerang de Strahler est donc de trois[notes 1].
Une station hydrologique V3135810 - La Sévenne à Luzinay a fonctionné seulement de 1986 à 1989 pour un bassin versant de 34 km2 et à 212 m d'altitude[6].
La période d'observation étant très faible, d'environ 2 ans - 26 mois exactement - les débits sont indicatifs : lemodule est de 0,18 m3/s[6]

Unestation d'épuration industrielle -Danone - est implantée àSaint-Just-Chaleyssin et sert de station d'épuration communale[7]. On rencontre les lieux-dits le Moulin de Vilette, le Moulin de Levau, l'étang des Merles, le Bassin de Levau sur le cours de la Sévenne.
L'organisme gestionnaire est le syndicat Rivières des quatre vallées[2]. Il concerne vingt-neuf (29) communes pour quatre cours d'eau : laGère, l'Ambalon-Vesonne, laVéga et la Sévenne avec un territoire comprenant 263 étangs[2]. Selon lecontrat de rivière, le bassin versant est de 79 km2 et la longueur estimée de la Sévenne est 24,9 km. Le débit d'étiage est évalué à 258 l/s ce qui est bien supérieur au module ou débit mininul pour la vie aquatique, évalué à 79 l/s à Leveau. Le prélèvements restent faibles à 11 l/s et l'on peut noter desrésurgences pour 145 l/s.
Le moulin de Villette-de-Vienne date des années 1840. À l’époque, il était alimenté par la rivière, la Sévenne. Une réserve d’eau faisait tourner uneroue à aubes[8].
La Sévenne est uncours d'eau de première catégorie[9] et dépend de l'AAPPMA de Vienne[9].
La Sévenne a uneZNIEFF de type I depuis 2007 pour 150 hectares de superficie sur les deux communes deLuzinay etSaint-Just-Chaleyssin: n° 820030421 - Zone bocagère relique de la Sévenne[10].
Le bocage entourant la Sévenne se présente comme un paysage relique très diversifié. Le long de cette rivière subsistent des prairies, des petits canaux, des haies, des lambeaux deroselières, avec quelques boisements d'aulnes et desaules. Cette fine mosaïque de milieux naturels reste très attractive pour lafaune, et l'avifaune en particulier. LeBusard cendré niche dans une friche (ce qui constitue sonbiotope originel), ce qui lui assure une certaine sécurité par rapport aux reproducteurs qui choisissent les champs de céréales pour nicher, et dont les nichées sont le plus souvent détruites. Ces zones sont propices à la nidification duVanneau huppé, pour laquelle il s'agit du seul site de la vallée de la Sévenne. Les roselières abritent desfauvettes aquatiques (Locustelle tachetée,Rousserolle turdoïde). Les populations deChouette chevêche (ou Chevêche d’Athéna) sont relativement importantes, et la nidification duFaucon hobereau est régulière. Il est intéressant de noter la présence de l'amphibien le plus rare du département de l'Isère : lePélodyte ponctué, qui fait entendre son grincement dans les canaux dedrainage. Enfin, ce site limitrophe de la vallée du Rhône reste attractif pour les oiseaux migrateurs :passereaux mais aussiHérons cendré, pourpré oucrabier[10].
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