Larue du Temple est une des plus vieilles rues deParis , située entre les3e et4e arrondissements , dans lequartier du Marais .
La rue du Temple décorée pour le Nouvel An chinois (janvier 2017 ). Longue de 1 335 mètres la rue du Temple commence à son extrémité sud auno 64 de la rue de Rivoli et se termine à son extrémité nord auno 13 de la place de la République . Dans sa partie nord (3e arrondissement), la rue comprend de nombreux commerces chinois .
Ce site est desservi par lesstations de métro Hôtel de Ville ,République etTemple etArts et métiers .
La rue du Temple doit son nom à l'ordre des Templiers , installé au milieu duXIII e siècle dans ce quartier ditquartier du Temple encore de nos jours. Des vestiges de fortifications datant dePhilippe Auguste sont préservés auxnos 69 et 71 de la rue[ 1] .
Le tracé de l'enceinte, entre la rue du Temple (porte du Temple ) et larue des Archives (porte du Chaume ). L'actuelle rue du Temple est formée par décret ministériel en date du18 février 1851 de la réunion de[ 2] :
La partie de la rue du Temple située entre larue de Rivoli et larue de la Verrerie porta tout d'abord le nom de « rue des Coquilles », puis elle devint auXIV e siècle la « ruelle Jean-Gentien » (trésorier du roi), puis « rue Jacques-Gentien ».
La partie comprise entre larue de la Verrerie et larue Saint-Merri sera nommée « rue Barre-du-Bec », puis « rue de l'Abbaye-du-Bec-Hellouin » vers le début duXIV e siècle.
La partie entre larue Saint-Merri et larue des Haudriettes s'est appelée « rue Sainte-Avoye » entre 1515 et 1851 ;madame de Sévigné y demeura avant de s'installerrue de Thorigny . À l'angle de ces rues était la marque de la juridiction des grands prieurs de l'ordre du Temple à savoir : l'échelle du Temple qui avait près de16 mètres de haut[ 3] . Cetteéchelle patibulaire (pilori) apparaît sur leplan de Truschet et Hoyau de 1550.Elle est citée sous le nom de « rue Sainte Avoye » dans unmanuscrit de 1636 dont le procès-verbal de visite, en date du22 avril 1636 , indique :« pleine de boues et d'immundices » .
Lepassage Sainte-Avoye , entre larue Sainte-Croix-de-la-Bretonnerie et larue Michel-le-Comte , faisait partie de la « grande rue du Temple » puis de la « rue du Temple ».
La partie qui était autrefois entre larue Michel-le-Comte et leboulevard du Temple , et qui va de nos jours de larue Michel-le-Comte à laplace de la République était auXIII e siècle larue de la Milice-du-Temple avant de devenir peu après larue de la Chevalerie-du-Temple .
Rue Sainte-Avoie (ancien nom d'une partie de la rue du Temple) en 1739 (
plan de Turgot , carte postale).
Le tramway pour l'Opéra dans la rue du Temple, au début du
XX e siècle.Dans cette rue,Auguste-Jean-Marie Carbonneaux (1769-1843), possédait un atelier de fonderie d'art dès 1814[ 4] .
Ce passage suit le tracé de l'enceinte de Philippe Auguste qui sortait dans la rue du Temple actuelle entre lesnos 60 et 62[ 14] . Si aucune trace de l'enceinte n'est actuellement visible, on constate toutefois que ces deux numéros ne sont pas dans le même alignement. Ces deux maisons des numéros 67 et 69 ont échappé aux destructions du couvent lors du percement de la rue Rambuteau en 1838[ 17] .
Maison des Ursulines de Sainte-Avoye
No 71 : l’ hôtel de Saint-Aignan , construit de 1645 à 1650, parPierre Le Muet pourClaude de Mesmes (1595-1650), comte d'Avaux, responsable des Finances en 1641. En 1680, il devient la propriété du duc de Saint-Aignan.Paul de Beauvilliers , qui eut la charge de l'éducation des duc de Bourgogne, du duc d'Anjou et du duc de Berry avecFénelon , le fait remanier en 1691 parJacques Lepas du Buisson . Devenubien national , il fut de 1800 à 1823 la mairie de l'ancien7e arrondissement. Robert Fernier y a habité[ 11] Il abrite, depuis 1998, lemusée d'Art et d'Histoire du judaïsme . Sa porte est classée ainsi que les façades sur cour[ 18] .No 79 : hôtel de Montmor (1623), propriété du trésorier Jean Habert de Montmor, dit « Montmor le Riche ». Son filsHenri Louis Habert de Montmor , ami demadame de Sévigné , qui avait créé une ébauche d'Académie des sciences fréquentée parDescartes ,Molière ,Huygens ,Roberval , et dont la très riche bibliothèque achetée parColbert fait maintenant partie du fonds de laBibliothèque nationale de France , habita dans ces lieux à partir de 1643. En 1751, l'hôtel devint la propriété deLaurent Charron (1706 –17 août 1769 ),fermier général de 1757 à 1768. C'est lui qui lui donna son aspect actuel. Les façades sur rue et sur cour et le départ de l'escalier sont inscrits auxmonuments historiques [ 20] .Porte d'entrée de l'hôtel.
No 81 : hôtel ancien ( XVIII e siècle[ 21] ) présentant une belle façade sur rue de six travées à trois niveaux (celui du rez-de-chaussée dégradé par des boutiques) sous combles mansardées. Les portes-fenêtres classiques à double battant, avec châssis fixe en partie haute à l'étage noble et disposition des petits bois à l'ancienne sont sécurisées par des garde-corps ouvragés avec finesse. Les piédroits et la porte cochère sont munis de chasse-roues.La petiteplace Renée-Vivien occupe, à l'intersection avec larue Michel le Comte (côté occidental) et larue des Haudriettes (côté oriental), l'emplacement d'une maison qui portait précédemment leno 80 et formait un angle avec le no 11 de la rue des Haudriettes, également disparue avec sa voisine, ancien no 9. En 1910, il existait encore à cet endroit, côté rue du Temple, une maison avec une vieille triperie avec auvent et margelle, et côté rue des Haudriettes, des vestiges de l'ancien hôtel de Trudaine [ 22] . No 86 : maison à pignons où se trouvait au Grand Siècle un cabaret à l'enseigne deLa Croix Blanche .Nos 88 et 90 : anciennes maisons. No 105 : ancien café décoré entre 1905 et 1920 ; les panneaux de céramique ont sans doute été inspirés par des papiers peints. Cet ensemble se compose de quatre panneaux (ni datés, ni signés) représentant des vues de Paris au XVII e siècle : la tour du Temple, lequai des Orfèvres , l'ancien hôtel de Guise et l'hôtel Barbette [ 24] .No 106 : central téléphonique, œuvre de François Le Cœur[ 25] ; quatre piliers massifs divisent la façade, datée des années 1920-1925, en trois travées bombées et s'incurvent en partie haute pour soutenir une corniche à degré. Traitement décoratif du béton[ 26] . No 108 : emplacement où se trouvait la salle Léger, lieu de réunions notamment politiques fin XIX e siècle :« La salle Léger, 108, rue du Temple, se trouvait sur une partie de l'emplacement actuel du Central téléphonique. Elle était garnie sommairement de chaises de paille et de bancs de sapin. On y accédait par l'escalier classique en colimaçon[ 27] . » No 122 (anciennement no 40) : la famille d' Honoré de Balzac s'y installa en 1814 et y vécut jusqu'en 1819.Après avoir croiséperpendiculairement larue Réaumur et larue de Bretagne , la rue du Temple longe, du côté des numéros pairs, lesquare du Temple , bordé de l'autre côté par la mairie du3e arrondissement.
↑ L'ensemble du paragraphe est extrait deJacques Hillairet ,Dictionnaire historique des rues de Paris ,Éditions de Minuit , Paris, 1963,p. 1231-1239 (ISBN 2707310549 ) . ↑ Recueil des lettres patentes, ordonnances royales, décrets et arrêtés préfectoraux concernant les voies publiques .↑ Jacques Hillairet,Connaissance du Vieux Paris , Éditions Princesse, Paris, 1978,p. 153. ↑ Élisabeth Lebon, Répertoire le fondeur et le sculpteur , revue de l'INHA . ↑a b etc DanielleChadych et MalikaTurin ,Le Marais: évolution d'un paysage urbain promenades d'architecture et d'histoire , Parigramme,2014 (ISBN 978-2-84096-900-6 ) .↑ Philippe Baverel,« Paris : dans le Marais, le projet d’agrandissement du BHV fait grincer des dents » ,Le Parisien ,8 mai 2023 . ↑a etb Jacques Hillairet ,Dictionnaire historique des rues de Paris ,t. 2 ,p. 543. ↑ Jacques Hillairet,Dictionnaire historique des rues de Paris ,t. 2 ,p. 544. ↑a etb Guide bleu ,Hachette livre , 1988(ISBN 201011485X ) ,p. 333. ↑ Coluche sur staroad.fr ↑a b c etd Rue du Temple sur staroad.fr ↑ Journal des Artistes ,4e année, 1er volume, 1830. ↑ Archives nationales de France, contrat de mariage,notice 795 fol 50 . ↑ Guyle Hallé ,Histoire des fortifications de Paris et leur extension en Île-de-France , Éditions Horvath,1995 , 293 p.(ISBN 2-7171-0925-0 ) .↑ Danielle Chadych,Le Marais : évolution d'un paysage urbain , Paris,Parigramme ,septembre 2010 , 638 p.(ISBN 978-2-84096-683-8 ) , p. 322 ↑ IsabelleDérens et JacquesLebar ,Le 3e arrondissement , Parigramme,coll. « Le guide du promeneur »,1994 (ISBN 978-2-84096-024-9 ) , page 33.↑ Danielle Chadych,Le Marais : évolution d'un paysage urbain , Paris,Parigramme ,septembre 2010 , 638 p.(ISBN 978-2-84096-683-8 ) , p. 341 ↑ Michel le Moël, « Sources d'archives pour une restauration de l'hôtel de Saint-Aignan », dansCahiers de la Rotonde ,no 6, Paris, 1983, p. 35-69 ,29fig . ↑ « Base Mérimée », surwww2.culture.gouv.fr (consulté le10 octobre 2019 ) .↑ Base Mérimée .↑ « 81, rue du Temple » sur le sitebercail.com consulté le13 décembre 2022 .↑ Félix de Rochegude,Promenades dans toutes les rues de Paris , 1910, Hachette, Paris,p. 42 ( en ligne ). ↑ Jacques Hillairet,Gibets, piloris et cachots du vieux Paris , Paris, Les éditions de Minuit,1956 , page 54. ↑ « Base merimée »(consulté le10 octobre 2019 ) .↑ « Le Cœur, François (1872-1934) » .↑ « Base Mérimée », surwww2.culture.gouv.fr (consulté le10 octobre 2019 ) .↑ Maurice Dommanget ,Édouard Vaillant, un grand socialiste, 1840-1915 , Paris,La Table Ronde éditeur , 1956,p. 268. ↑a etb [Guillebon 1988] Régine Plinval de Guillebon,La manufacture de porcelaine de Guérhard et Dihl, dite du duc d'Angoulême ,The French porcelain society (no 4),1988 , 22 p.(lire en ligne [PDF] surthefrenchporcelainsociety.com ) , p. 8 -9 .↑ Guillebon 1988 ,p. 3. ↑ Guillebon 1988 ,p. 5. ↑ Marquis de Rochegude et Maurice Dumoulin,Guide pratique à travers le Vieux Paris , Paris, Librairie ancienne Édouard Champion, éditeur,1923 , page 69. ↑ « Un millier de plaques commémorent à Paris l'Occupation et la Libération », surLa Dépêche du Midi ,25 août 2009 (consulté le13 mai 2020 ) .↑ Jacques Hillairet ,Dictionnaire historique des rues de Paris 48° 52′ 01″ N, 2° 21′ 44″ E .↑ « Base Mérimée », surwww2.culture.gouv.fr (consulté le10 octobre 2019 ) .Sur les autres projets Wikimedia :
JacquesHillairet ,Dictionnaire historique des rues de Paris ,Paris ,Les Éditions de minuit , 1972, 1985, 1991, 1997, etc. ( 1re éd. 1960), 1 476 p., 2 vol. [détail des éditions ] (ISBN 2-7073-1054-9 ,OCLC 466966117 ) .