Ne doit pas être confondu avecRue du Chat-qui-Danse.
Rue du Chat-qui-Pêche | |||
| Situation | |||
|---|---|---|---|
| Arrondissement | 5e | ||
| Quartier | Sorbonne | ||
| Début | 9,quai Saint-Michel | ||
| Fin | 12,rue de la Huchette | ||
| Morphologie | |||
| Longueur | 29 m | ||
| Largeur | 1,80 m | ||
| Historique | |||
| Création | |||
| Ancien nom | Ruelle des Étuves rue du Renard rue des Bouticles | ||
| Géocodification | |||
| Ville de Paris | 1926 | ||
| DGI | 1935 | ||
Géolocalisation sur la carte :Paris Géolocalisation sur la carte :5e arrondissement de Paris | |||
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Larue du Chat-qui-Pêche est une voie située dans lequartier de la Sorbonne du5e arrondissement deParis.
Avec une largeur maximale de 1,80 mètre, elle est parfois présentée comme la rue la plus étroite de la capitale. Ce titre est toutefois en compétition avec lesentier des Merisiers (large de 90 cm) dans le12e arrondissement. Elle part du 9,quai Saint-Michel et se termine à hauteur du 12,rue de la Huchette, pour une longueur de 29 mètres.
La rue du Chat-qui-Pêche est accessible par laligne 4 dumétro de Paris à la stationSaint-Michel et par laligne B et laligne C duRER à lagare de Saint-Michel - Notre-Dame.
Elle doit son nom à l'enseigne d'un ancien commerce qui s'y trouvait[1]. Ce commerce depoissons était la propriété d'unchanoine du nom de Dom Perlet dont lechat noir, d'une grande habileté, était célèbre pour sa capacité à extraire des poissons de laSeine d'un simple coup de patte[2],[3].

La rue du Chat-qui-Pêche a été ouverte en. Elle débouchait alors directement sur le lit de laSeine. D'abord « rue des Étuves », ou « ruelle des Étuves[4],[1] », puis « rue du Renard » (à distinguer donc de l'actuellerue du Renard située de l'autre côté de la Seine), ou encore « rue des Bouticles[5] », elle reçut ensuite son nom actuel.
Elle est citée sous le nom de « rue du Chat qui pesche » dans unmanuscrit de.
Elle est à nouveau citée parPierre de La Mésangère dans sonDictionnaire des proverbes français paru en, dans la définition qu'il donne de l'expression « aller voir pêcher les chats »[6] :
« Se laisser persuader facilement.
À ce proverbe se rapportait une vieille enseigne, qui a donné le nom derue du Chat qui pêche à une rue de Paris. Cette rue, aujourd'hui fermée par une barrière, aboutissait d'un côté à la rue de la Huchette, et se dirigeait de l'autre vers la rivière. »
En, une grille en fermait les deux extrémités[1].
Lescodes typographiques indiquent que lesnoms,adjectifs etverbes réunis par destraits d'union dans lesnoms de rue prennent lamajuscule. Le cas de la rue du Chat-qui-Pêche est souvent pris en exemple dans les ouvrages typographiques[7].
Mais les formes verbales sont rares dans les noms de rue, et Charles Gouriou indique pour sa part la graphie « rue du Chat-qui-pêche[8] ».
Elle a donné son nom au récitLa Rue du Chat-qui-Pêche deJolán Földes, auteurehongroise ayant habité cette rue dans lesannées. Son titre original est la traduction littérale enhongrois du nom de la rue :A halászó macska uccája[9].
DansEl botánico, poème de l'auteur argentinJuan Gelman (-), la rue du Chat-qui-Pêche est nommée deux fois, comme le lieu qu'évoque à l'imagination du botaniste françaisAimé Bonpland (-) ses amours imaginaires avec l'Indienne Nunu, aux bouches de l'Orénoque[10]. Ce poème est connu en France par l'intermédiaire de sa mise en musique par Juan Cedrón et enregistré par leCuarteto Cedrón (Chansons d'amour d'Occitanie et autres histoires,Polydor,).
La rue a donné son nom auChat qui pêche, unclub de jazz tout proche qui a existé dans les années-, au 4rue de la Huchette.
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