Une partie de la rue existait déjà en 1730 sous le nom de « ruelle des Jardins » ou « ruelle des Fleurs ».
La partie entre larue Vernet et l'avenue des Champs-Élysées s'appelait « rue du Château-des-Fleurs » et servait de limite orientale au promenoir de Chaillot, créé en 1777. La rue menait alors à l'entrée du Château des Fleurs, établissement de plaisirs rival dubal Mabille, détruit pour permettre le prolongement de la rue de Bassano à travers les terrains de l'hospice Sainte-Périne.
La voie prend sa dénomination actuelle par un décret du.
No 31 (angle de larue Euler) : hôtel deJean Hennessy (1874-1944)[5],[13], homme politique et riche héritier de la grande famille de producteurs decognac. Dans cette luxueuse demeure, il recevait ses visiteurs, selon un témoignage de l’époque, dans un cabinet de travail décoré de « magnifiques tapisseries » et de « tableaux de maîtres resplendiss[ants] de l’éclat émouvant des chefs-d’œuvre[14] ».
hôtel du peintreLéon Bonnat (1833-1922), membre de l'Académie des beaux-arts (en 1910)[5]. « Il eut d'abord son atelierplace de Vintimille ; le logis de la rue de Bassano est celui de l'artiste “arrivé”. Arrivé aux grosses commandes, aux postes de premier plan[15] ». L'escalier de l'atelier du peintre était orné d'une grande fresque dePuvis de Chavannes[15] ;
le photographePaul Nadar (1856-1939), fils du célèbreNadar, eut son atelier à cette adresse.
↑La Dienststelle Westen est créée en mai 1942 à l’initiative d’Alfred Rosenberg ; dirigée parKurt von Behr, elle met en œuvre le pillage des appartements des Juifs déportés.
↑Le camp faisait partie d'un réseau de camps d'internement annexe àcelui de Drancy. Les lieux servirent à laDienststelle Westen de l’Einsatzstab Reichsleiter Rosenberg (ERR) d'entrepôt pour lesobjets d'ameublement saisis dans le cadre de l’Aktion M (Aktion Möbel, en français « opération » ou « action meubles ») dans les appartements abandonnés de Juifs déportés, expatriés ou entrés en clandestinité. Des prisonniers étaient réquisitionnés pour, note le conservateur de laBNF Olivier Jacquot,« trier, classer, réparer et emballer les objets pillés dans les appartements des juifs déportés ». Les meubles étaient ensuite donnés aux victimes allemandes des bombardements. À Paris, les principaux camps furent : le camp d'Austerlitz, 43quai de la Gare, le camp Lévitan, situé 85-87rue du Faubourg-Saint-Martin, le camp Bassano, situé 2 rue de Bassano, lepalais de Tokyo, lemusée du Louvre, le 60rue Claude-Bernard. Un dépôt se trouvait aussi àAubervilliers.