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Dès son arrivée au pouvoir en1863, GeorgesIer obtient duRoyaume-Uni la cession desîles Ioniennes. En1881, letraité de Constantinople permet le rattachement à la Grèce de laThessalie et d'une partie de l'Épire. LaCrète, toujours possession de l'Empire ottoman, est occupée par les troupes grecques en1897, ce qui entraîne la déclaration de guerre de l'Empire Ottoman. La Grèce subissant une sévère défaite n'est sauvée que par l'intervention des grandes puissances qui imposent l'évacuation des troupes ottomane[1]. Sous la pression des grandes puissances, l'île devient alors uneprovince autonome de laSublime Porte, avec à sa tête le princeGeorges de Grèce.
Une fois Venizélos revenu au pouvoir à Athènes, la Grèce entre officiellement en guerre contre lesempires centraux. Quelques mois après la fin du conflit et la signature de l'armistice de Moudros, les Grecs débarquent àSmyrne, déclenchant ainsi laguerre gréco-turque. Lestraités de Neuilly et deSèvres assurent à la Grèce d'importants gains territoriaux, dont laThrace orientale,Smyrne et une grande partie des provinces égéennes de l'Asie mineure. La réalisation de laGrande Idée apparaît alors proche, mais les Turcs refusent de plier.
La mort accidentelle, en octobre1920, du roiAlexandreIer et la défaite d'Elefthérios Venizélos aux élections de novembre sont suivies d'unplébiscite qui rappelle le roi Constantin au pouvoir le 15 décembre.
La République s'avère très instable et, le, un nouveauplébiscite, très contesté, organisé par le Premier ministreGeórgios Kondýlis, décide de la restauration de la monarchie à plus de 95 % des suffrages.
L'instabilité politique perdure cependant et les gains électoraux duParti communiste de Grèce empêchent les élections de de dégager une majorité. Le, uncoup d'État, organisé par le généralIoannis Metaxas, permet l'instauration d'un régime dictatorial soutenu par le roi : c'est leRégime du 4-Août.
Dans le pays, la déportation des juifs est mise en œuvre. En parallèle, une importanterésistance armée se développe, accompagnée de tensions grandissantes entre les groupes de résistants monarchistes, nationalistes et communistes. L'avancée des troupessoviétiques en Europe de l'est, les gains territoriaux réalisés par la résistance grecque et le débarquement des troupesbritanniques en octobre1944 entraînent le retrait des Allemands du territoire national.
La tension politique est cependant extrême et dégénère enconflit armé entre les communistes grecs, les républicains, les autorités monarchistes et les Britanniques. Une trêve précaire est conclue en février1945. L'archevêque Damaskinos, chef du gouvernement, assure larégence du Royaume en attendant que le maintien ou non de la monarchie soit décidé.
Lors des élections du, les monarchistes obtiennent la majorité des voix. Unréférendum garantit le retour sur le trône deGeorges II, qui revient en septembre. Mais ce résultat électoral provoque laguerre civile avec lescommunistes. Le conflit dure jusqu'en1949 et s'achève par la victoire des forces gouvernementales.PaulIer a entretemps succédé à son frère Georges II, décédé en1947.
En1964, le chef de l'oppositionGeorges Papandréou remporte la victoire aux élections législatives. La même année, le jeuneConstantin II succède à son père, le roi PaulIer.
Papandréou apparaît favori pour les élections législatives de1967, mais celles-ci sont empêchées par uncoup d'État militaire, réalisé le 21 avril. Unejunte militaire prend alors le pouvoir et la tentative de contre-coup d'État organisée par le roi Constantin II le aboutit finalement à l'exil de la famille royale. Malgré tout, la monarchie est officiellement maintenue et les dirigeants successifs de la junte assument le titre derégent.
Le, un plébiscite organisé par le régime proclame cependant la République et le chef de la junte,Geórgios Papadópoulos, en devient le premierprésident.
Après la chute de ladictature, le gouvernement deKonstantínos Karamanlís organise un nouveau référendum. Le, 69 % des électeurs grecs se prononcent pour la fin de la monarchie et l'établissement de la République.
L'élection de GeorgesIer est accompagnée, en1864, d'une nouvelle constitution, plus libérale que la précédente, oriente clairement la Grèce dans le camp desdémocraties parlementaires, reconnaissant la souveraineté populaire. L'article 31 stipule que tous les pouvoirs découlent de la nation, le roi n'en étant que le représentant. Néanmoins, le roi conserve le pouvoir de nommer le gouvernement et les ministres, sans qu'il soit précisé si ceux-ci doivent obligatoirement être issus de la majorité parlementaire. La Grèce passe en outre aumonocamérisme : le Sénat est aboli, seule la Chambre des députés étant conservée.
En1911,Elefthérios Venizélos adopte cinquante amendements constitutionnels, qui réforment notamment le statut de la propriété, ouvrent la perspective d'uneréforme agraire, créent un Ministère de l'Agriculture et modifient les statuts des fonctionnaires comme des magistrats.
En1936,Ioánnis Metaxás suspend la constitution, sans établir aucun amendement soutenant son régime. Après laSeconde Guerre mondiale et laguerre civile, la Grèce adopte, en1952, une nouvelle constitution, qui interdit notamment leParti communiste de Grèce. En1967, lorsque le roiConstantin II est exilé, la Grèce se retrouve sans gouvernement ni chef d'État. Le « conseil révolutionnaire » de la junte militaire nomme alors unrégent. L'année suivante, le régime des colonels promulgue une nouvelle constitution, qui ne maintient la monarchie que sur le papier.