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Royaume d'Italie (1805-1814)

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Pour les articles homonymes, voirRoyaume d'Italie.

Royaume d'Italie
(it) Regno d'Italia

 – 
(9 ans, 2 mois et 8 jours)

Drapeau
Drapeau
Blason
Armoiries
Description de cette image, également commentée ci-après
Carte politique de l'Italie en 1812.
Informations générales
Statut-Monarchie constitutionnelle etÉtat satellite de l'Empire français.Drapeau de la France
-Union personnelle deNapoléon Ier (roi d'Italie) par le biais de son filsEugène de Beauharnais (vice-roi d'Italie).
CapitaleMilan
Langue(s)Italien etfrançais
ReligionCatholicisme
MonnaieLire du royaume d'Italie napoléonien
Histoire et événements
août - déc. 1805Guerre de la Troisième Coalition : victoire deNapoléon Ier sur leSaint-Empire, qui est dissous.
17 mars 1805Proclamation de la monarchie.
26 mai 1805Napoléon Ier estcouronné roi d'Italie. Son filsEugène de Beauharnais est vice-roi.
26 décembre 1805Traité de Presbourg : annexion des territoires autrichiens en Italie : laVénétie, l'Istrie, et leroyaume de Dalmatie.
30 mars 1806Napoléon décrète son frèreJoseph Bonaparteroi de Naples.
27 octobre 1807Napoléon signe secrètement letraité de Fontainebleau avec l'Espagne et obtient leroyaume d'Étrurie.
31 janvier 1808L'Italie annexe larépublique de Raguse.
24 mai 1808L'Empire français annexe laToscane et leduché de Parme et Plaisance.
17 mai 1809L'Empire français annexe lesÉtats pontificaux.
avril - octobre 1809Guerre de la Cinquième Coalition. Victoire française.
14 octobre 1809Second traité de Schönbrunn : l'Italie acquiert leTrentin mais perd l'Istrie, laDalmatie etRaguse au profit de l'Empire français (création desProvinces illyriennes).
1812-1814Guerre de la Sixième Coalition. Échec contre la coalition.
11 janvier 1814Alliance duroyaume de Naples deJoachim Murat avec l'Autriche.
11 avril 1814Signature dutraité de Fontainebleau.Première abdication de Napoléon Ier (6 avril 1814) etExil à l'île d'Elbe. Chute de l'Empire français.
20 avril 1814Conjuration anti-française à Milan.
23 avril 1814Eugène de Beauharnais capitule et est exilé en Bavière.
28 avril 1814Milan est occupé par l'Autriche.
25 mai 1814Dissolution de la régence du royaume d'Italie, désormais directement sous souveraineté de l'empereurFrançois Ier d'Autriche.
30 mai 1814Signature dutraité de Paris : retour de laFrance à ses frontières de 1792.
Roi
(1e-De) 1805-1814NapoléonIer
Vice-Roi
(1e-De) 1805-1814Eugène de Beauharnais

Entités précédentes :

Entités suivantes :

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Leroyaume d'Italie (enitalien :Regno d'Italia[1] — aussi connu commeRegno Italico) est un État pré-unitaire italien créé parNapoléonIer. Il comprend l'Italie centre-orientale et une bonne partie du Nord, avec pour capitaleMilan.

Un royaume autonome sous tutelle française

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Naissance

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Napoléon Bonaparte, qui s'est fait proclamer empereur des Français par le sénat et couronner parPie VII, transforme laRépublique italienne en royaume d'Italie, se nommant roi d'Italie le. Lecouronnement a lieu le dans le« Duomo » de Milan.

Eugène de Beauharnais, fils du premier mariage de la femme de Napoléon,Joséphine de Beauharnais, à qui Napoléon se fie aveuglément et dont il est sûr de ne pas avoir à craindre les ambitions politiques, est nommévice-roi d'Italie le.

Au sud, les pays deMassa,Carrare et laGarfagnana sont cédés à laPrincipauté de Lucques et Piombino : celle-ci est attribuée au princeFélix Baciocchi, beau-frère de l'empereur par son mariage avecÉlisa Bonaparte. Cette cession est reconnue par le sénat de Lucques le.

À la suite des défaites autrichiennes àUlm (16-) etAusterlitz (), l'Autriche doit signer letraité de Presbourg, le, par lequel elle renonce àGorizia, à laprovince vénitienne et à l'Istrie, ainsi qu'auroyaume de Dalmatie : ces territoires sont unis au royaume d'Italie.

La Dalmatie est occupée par les Français à l'issue de la premièrecampagne de Dalmatie (1806-1807) ; elle est confiée à un administrateur civil italien, leprovéditeurVincenzo Dandolo, bien qu'une certaine rivalité l'oppose à l'administrateur militaire français, le généralMarmont.

Une pièce du système napoléonien

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Par la suite, le royaume d'Italie bénéficie de la cession de parties duFrioul oriental (région de l’Isonzo,) et annexe la république deRaguse, rattachée à la Dalmatie (), puis lesMarches enlevées au pape (). Après lesecond traité de Schönbrunn (), l'armée italienne, commandée par Eugène de Beauharnais, est chargée de réprimer l'insurrection du Tyrol, cette province refusant son rattachement auroyaume de Bavière : en échange, l'Italie obtient la cession duTrentin perdu par laBavière ().

Mais la création desProvinces illyriennes avec pour capitaleLjubljana en, rattachées directement à l'Empire français, enlèvent à la souveraineté italienne l'Istrie, laDalmatie et les villes deGorizia,Trieste etRaguse. LaToscane,Parme etPlaisance () et surtout le reste desÉtats pontificaux () sont eux aussi réunis à la France, formant lesdépartements français d'Italie.

Le royaume d'Italie, à sa plus grande extension, est divisé en vingt-quatredépartements. Il fournit des contingents à la Grande Armée napoléonienne, notamment pendant lacampagne de Russie (1812) où les troupes italiennes, commandées par Eugène de Beauharnais, forment la plus grande partie du4e Corps.

Armée du royaume d'Italie

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Article détaillé :Armée du royaume d'Italie (1805-1814).

Éclatement de l'Empire napoléonien

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Article détaillé :Campagne d'Italie (1813-1814).

Reprise de la guerre contre l'Autriche (1813-1814)

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Période napoléonienne, monnaie de 40lires.

En, Napoléon rentre deRussie avec une armée considérablement réduite et épuisée. Au cours de ce mois, laPrusse se déclare neutre, puis s'allie le à laRussie et auRoyaume-Uni, formant lasixième Coalition. L’Autriche adhère seulement le et participe à la victoire deLeipzig du 16 au. Napoléon s'en retire en ordre et traverse leRhin, laissant derrière lui plusieurs places fortes pour ralentir l'avancée ennemie.

En août, l’Autriche a organisé une armée pour envahir l'Italie, la confiant aufeld-maréchalHiller. Il a, face à lui, une armée franco-italienne dirigée parEugène de Beauharnais, vice-roi du royaume d'Italie. Ce dernier, sur instruction de l'Empereur, est rentré àMilan le et s'est employé à reconstituer l'armée en prévision de la probable adhésion de l'Autriche à lacoalition anti-française.

Malgré les fortes pertes subies pendant lacampagne de Russie, Eugène de Beauharnais réussit à mettre sur pied une armée bien organisée qui se compose de presque 45 000 hommes.

Eugène de Beauharnais peint parAndrea Appiani.

Le, le vice-roiEugène de Beauharnais sort de Milan pour rejoindre les unités déployées contre l'Autriche, qui entrera en guerre quinze jours plus tard. Le gros de l'armée franco-italienne est encore en préparation, et le vice-roi ne peut empêcher l'armée autrichienne, commandée par le feld-maréchalRadivojevich, d'avancer dans lesProvinces illyriennes. Le vice-roi se retire derrière le fleuveIsonzo, tandis qu'un corps autrichienmarche vers la Dalmatie, assiégeant la place-forte deRaguse.

À la suite de labataille de Leipzig (du 16 au) et de la défection duroyaume de Saxe, faisant suite à celle duroyaume de Bavière, un second petit corps autrichien commandé par le feld-maréchalFenner von Fenneberg (de) pénètre, en novembre, dans leHaut-Adige sans être inquiété et menaceEugène. Une fois encore, le vice-roi recule, se repliant sur la ligne de l'Adige. Les Autrichiens en profitent pour reprendre la Vénétie et attaquer Vérone.

Les deux replis ont permis à Eugène de gagner du temps pour absorber les soutiens qui arrivent petit à petit. Il attend, de plus, l'arrivée de l'armée duroyaume de Naples commandée parMurat, peut-être le meilleur commandant de cavalerie de l'époque. Ce dernier a été envoyé àNaples par Napoléon au lendemain de la bataille de Leipzig pour réorganiser l'armée napolitaine et l'emmener se joindre à celle d'Eugène sur l’Adige.

Au cours de la campagne de Russie, les divisions du royaume d'Italie et duroyaume de Naples se sont comportées valeureusement ainsi qu'à la bataille de Leipzig. Pendant que les troupes des armées allemandes désertent, à commencer par celles deBavière, les troupes italiennes se montrent solides. La divisionFontanelli se met en évidence, elle réussit lors de labataille de Leipzig à conserverLindenau, maintenant ouverte l'unique voie de retraite à ce qui reste de laGrande Armée.

Napoléon, informé de ce comportement, sait que seules l'Italie et la France n'ont pas déserté. Son unique espoir est de recréer une grande armée en France et une seconde en Italie, plus modeste mais proportionnée à la hauteur de la menace autrichienne.

Les plans doivent permettre l'union à l'armée d'Eugène des 25 000 hommes deMurat en s'appuyant sur les forteresses dePeschiera etMantoue, ainsi qu'aux 14 000 hommes laissés à l'arrière en garnison àVenise-Mestre,Legnago,Palmanova etOsoppo : Napoléon a la possibilité de tenir l'Italie du nord.

Les deux généraux sont en place depuis dix ans dans les deux royaumes qui se reconnaissent en eux. Ce sont deux fidèles de Napoléon, respectivement beau-frère et fils adoptif de l'empereur des Français. De plus ils font preuve d'excellentes qualités militaires.

Les intentions de l'empereur deviennent explicites quand, le, depuis l'Allemagne, il envoie la divisionFontanelli avec d'autres divisions italiennes subsistantes de laGrande Armée pour rejoindre Eugène. Il les congédie avec les mots suivants :

« leur fidélité sans crainte … leur intrépide conduite, la persévérance démontrée face aux revers et les mésaventures de tous types m'ont grandement ému. Tout ceci m'a confirmé que bout toujours dans vos veines le sang des dominateurs du monde … J'ai participé au jugement de mésestimation envers les troupes napolitaines : elles m'ont émerveillé àLützen, àBautzen, àGdańsk, àLeipzig et àHanau. Les fameuxSamnites, leurs ancêtres, n'auraient pas mieux combattu. »

De toute évidence, il a besoin d'eux.

Gaetano Monti,Napoleon couronné Roi d'Italie (1807).

Quant à l'état d'âme de l'armée du royaume d'Italie et duroyaume de Sicile, une phrase deCesare Balbo la résume : « Ce n'est pas l'indépendance, c'est vrai, mais nous n'en avons jamais été aussi près ».

Le dispositif conçu par Napoléon et mis en place parEugène est important et s'appuie sur les forteresses dePeschiera au nord,Mantoue au centre etLegnago au sud-est, qui barrent la route deMilan. Il s'agit des futuresforteresses du quadrilatère, bien queVérone dispose de peu de fortifications vers le nord/nord-est, largement détruites en 1801.

Au-delà de l’Adige, les franco-italiens sont retranchés dans les forteresses dePalmanova,Osoppo et surtoutVenise-Mestre, avec une forte garnison et une petite flotte (les Autrichiens en sont privés) qui s'appuie sur l'arsenal que Napoléon avait fait aménager dans les années précédentes.

Il s'agit de positions extrêmement puissantes, comme les événements qui vont suivre vont le montrer.Venise résistera plus d'un an ausiège autrichien de 1848-49.Palmanova etOsoppo sont les dernières à céder avant le siège de Venise. Autour desforteresses du quadrilatère, qui seront aux mains des Autrichiens, se déroulera lapremière, laseconde et aussi latroisième guerre d'indépendance italienne. Sans compter queMantoue, en 1797, avait résisté pendant neuf mois au siège du jeune général Bonaparte.

Le comte Heinrich de Bellegarde (1757–1845).

À la mi-,Vienne remplace le commandant de l'armée d'Italie, le feld-maréchalHiller, par le feld-maréchalBellegarde, lequel se trouve en excellente position pour obtenir le commandement puisqu'il est, depuis août, président duconseil aulique de la guerre.

Parallèlement, Vienne cherche à obtenir des soutiens enItalie, avec des proclamations comme celle du généralNugent, du, àRavenne :

« Aux peuples d'Italie
Vous avez été suffisamment opprimés … Nos armées sont venues en Italie pour votre libération ! Un nouvel ordre va naitre qui va vous restituer le bonheur public … Là où nous ne sommes pas encore, c'est à vous, francs et courageux Italiens, d'œuvrer les armes à la main pour la restauration de votre prospérité et de votre patrie. Vous le ferez d'autant mieux que vous serez aidé à repousser ceux qui s'opposent à ce résultat.
Vous devez devenir une nation indépendante. Montrez votre zèle pour le bien public et votre bonheur dépendra de votre fidélité à ceux qui vous aiment et vous défendent. En peu de temps, votre sort sera l'objet d'envie, votre nouvel État suscitera l'admiration. »

MaisEugène se renforce de jour en jour avec des recrues italiennes, et il attend l'arrivée des troupes napolitaines de Murat au moment où l'Autriche doit engager ses meilleures troupes dans lacampagne de France.

L'évolution du rapport de forces fait qu'ayant atteint l’Adige, les Autrichiens ne cherchent même pas à affronter l'armée franco-italienne. Les événements se succèdent rapidement sur le front français, où les coalisés avancent sur plusieurs fronts. Le PrussienBlücher et l'AutrichienSchwarzenberg, à partir du,franchissent le Rhin, tandis qu'une autre armée autrichienne, traversant laSuisse, avance versGenève etentre par la vallée du Rhône. LesAutrichiens ne peuvent risquer leurs forces dans l'occupation du royaume d'Italie avant la reddition de Napoléon en France. Dans le cas contraire, au terme des hostilités,Eugène aurait pu négocier des conditions qui auraient empêché l'annexion deMilan etVenise à l'Autriche.

Défection du royaume de Naples de Joachim Murat

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Le roi Murat, par Heinrich Schmidt (1814).

Vienne joue alors une partie diplomatique visant à soumettre ses adversaires sans mobiliser trop d'hommes sur le front italien. Les émissaires promettent à Joachim Murat qu'il pourrait conserver leroyaume de Naples, Eugène le royaume d'Italie avec laLombardie, l'Émilie-Romagne et lesMarches (mais sans laVénétie et leTrentin, destinée à Vienne).

Eugène, bien que gendre du roi deBavière refuse l'offre autrichienne le. Cette décision est attribuée à sa volonté de rester fidèle jusqu'à la fin à Napoléon, son père adoptif. D'autre part, l'armée du royaume d'Italie est en grande partie composée d'officiers français et il est peu probable que ceux-ci acceptent de combattre contre leur mère patrie. Cela aurait eu aussi pour conséquence de renoncer à la ligne de défense sur leMincio et de permettre aux Autrichiens de transiter par la Lombardie pour rejoindre la France. De plus il y a lieu de craindre l'Autriche car elle fait valoir ses droits sur leduché de Milan et sur larépublique de Venise, elle n'y a renoncé qu'en raison de la puissance de Napoléon.

Murat, par contre, gouverne unroyaume de Naples qui n'est pas directement sous la visée expansionniste autrichienne et il sait que lesHabsbourg ne risqueront pas leurs intérêts pour soutenir la branche cadette desBourbon qui depuis leur exil àPalerme, revendiquent leurs droits surNaples. En fait lesBourbons d'Espagne ont récupéré leur trône, ceux de France vont le récupérer, il n'est pas indispensable de faire une faveur à une maison depuis toujours ennemie desHabsbourg

Joachim Murat accepte la proposition autrichienne et le, il signe une alliance secrète avec l'Autriche. À la fin de janvier, il rejointBologne avec les troupes organisées selon les plans de Napoléon pendant que son généralGiuseppe Lechi prend le contrôle de laToscane. À Bologne, Murat annonce sa défection et se rallie aux Autrichiens de la divisionNugent (austro-sardes) pendant queGiuseppe Lechi cèdeLivourne à la flotte britannique.

Le changement de camp est prévu depuis plusieurs semaines : le,Francesco Melzi d'Eril l'évoque dans une lettre à Napoléon alors que ce dernier le, ordonne à Eugène de déplacer son armée en France en laissant derrière lui que les troupes de garnisons, exactement comme l'empereur des Français avait fait en Allemagne, dans les mois précédents. Pour la première fois de sa vie, Eugène n'obéit pas demandant de nouveaux ordres et reste sur ses positions.

L’offensive autrichienne arrêtée

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Eugène de Beauharnais a la nouvelle de l'arrivée àBologne le1er février et, le, les ambassadeurs napolitains notifient la rupture des relations diplomatiques entre le royaume d’Italie et leroyaume de Naples.

Eugène se trouve désormais menacé de contournement par le sud et ordonne le retrait de l'Adige sur leMincio. Le mouvement débute le et se termine le 6 avec les colonnes franco-italiennes réunies en formation de combat derrière leMincio. Eugène renonce àVérone dont les fortifications ont été détruites en 1801 sur ordre de Napoléon dans le cadre des accords dutraité de Lunéville et les Autrichiens occupent la ville le. Les autres forteresses qui n'ont pas subi de telles destructions, restent bien garnies.

Le,Bellegarde reçoit des rapports donnant Eugène en retraite versCrémone laissant deux divisions le long duMincio pour se couvrir et une garnison àMantoue. Le, les colonnes autrichiennes n'ont pas encore commencé à traverser l'Adige.

Le, le maréchal de Bellegarde rencontre Murat à Bologne et ils établissent une conduite commune des opérations. Murat écrit une lettre à Eugène dans laquelle il lui explique avoir agi pour sauver son trône et ne pas vouloir combattre l'armée franco-italienne, dans une autre lettre du1er février il écrit : « Je pense que les Allemands ne laisseront pas entrer en Lombardie les Napolitains… il y a tout lieu de croire que Bellegarde ne voudrait absolument pas avoir le roi de Naples aussi près ».

Eugène peut donc continuer à se préoccuper des seuls Autrichiens. Les deux armées se rencontrent à labataille du Mincio, le. En effectifs, les deux armées se valent avec 35 000 hommes. Le feld-maréchal place sa confiance dans les informations récoltées par son avant-garde et avance avec des colonnes plutôt fragmentées, au contraire Eugène concentre le gros de l'armée en une unique ligne d'attaque, profitant aussi de l’effet de surprise. Au terme d'une journée de durs combats, Eugène repousse son ennemi derrière l’Adige. Ayant lui-même subi des pertes importantes et n'ayant pas assez d'hommes pour poursuivre son adversaire, Eugène repasse sur la rive droite du Mincio. Désormais, les troupes autrichiennes se cantonnent en attendant l'arrivée de renforts depuis le Tyrol.

Situation stratégique et diplomatique en mars 1814

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Eugène a réussi à éloigner pour un temps les Autrichiens de laLombardie. Il tient la ligne du Mincio, tandis que plusieurs forteresses et villes restent aux mains des Français derrière les lignes autrichiennes, notamment Venise. Néanmoins, il n'est pas parvenu à remporter la victoire décisive qui lui aurait permis de repousser les Autrichiens et sa situations reste préoccupante. En bloquant les Autrichiens, le vice-roi fait aussi le jeu de Murat qui se garde bien de mener des actions offensives, le royaume d'Italie constitue la meilleure garantie de la survie du royaume de Naples en tenant éloignés les Autrichiens.

Napoléon, dont les principales forces sont engagées dans lacampagne de France, ne peut fournir qu'un appui limité à Eugène. Cependant, il ouvre des pourparlers avec les alliés aucongrès de Châtillon où son représentant,Caulaincourt, s'efforce d'obtenir, avec le maintien desfrontières naturelles de la France, celui du royaume d'Italie. Mais les puissances coalisées rejettent ses propositions ; le congrès est clôturé le.

Le royaume d’Italie après Napoléon

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Abdication de Napoléon

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Article détaillé :Campagne de France (1814).

Le, les Austro-Prussiens occupentParis, obligeant Napoléon, le, à abdiquer et signer letraité de Fontainebleau, le. Au même moment, face à une farouche résistance, les Autrichiens reprennent l'offensive et avancent petit à petit, reprenant la majeure partie de la Lombardie, obligeant Eugène à se fortifier dans Mantoue[3].

À l'arrivée des nouvelles de Paris, le,Melzi d'Eril écrit à Eugène, l'incitant à agir et lui suggérant de « procéder par voie constitutionnelle ». Le 14, Eugène envoie à Melzi d'Eril son secrétaire particulier, lecomte Mejan, qui le reçoit le 15. Il n'y a aucune trace de la rencontre mais le 16, à 19 heures, Melzi d'Eril écrit au président du sénat, le comteVeneri, lui demandant la convocation de l'assemblée le 17 àMilan pour l'approbation d'un projet de résolution pour élire Eugène souverain titulaire du royaume d'Italie en raison de l'abdication de Napoléon.

« Les nouvelles qui nous parviennent aujourd'hui de la France sont de telle nature que le sénat du Royaume d'Italie se rendrait coupable envers la patrie s'il différait plus longtemps de s'occuper de son destin … un projet de résolution que je soumets à votre patriotisme et à vos lumières. »

Le même, Eugène, pour gagner du temps, fait rédiger laconvention de Schiarino-Rizzino (it), près deMantoue, par laquelle il accepte de rapatrier les détachements français. Mais il conserve les forteresses et son armée en armes. En particulier l'article 6 de la convention établit que : « les troupes aux ordres du vice-roi conserveront les territoires pas encore occupés par les Autrichiens », en fait l'entièreLombardie. Cette convention contient des renoncements importants, à commencer parVenise cédée le au général françaisJean Mathieu Seras : la garnison est en grande partie composée de militaires français qui s'attendent d'un jour à l'autre à être rapatriés (ordre qui arrive le 25), et la population (qui en 1849 résistera un an lors dusiège) ne montre aucun signe de résistance comme ce fut le cas en 1797.

Le, Eugène communique une proclamation pleine d'espoir aux troupes françaises :

« Il me reste d'autres devoirs à accomplir. Un peuple bon, généreux et fidèle nécessite le reste de l'existence que je lui ai déjà consacré depuis dix ans. Je ne prétends plus disposer de moi-même jusqu'à et tant que je pourrais m'occuper de son bonheur qui a été et sera l'œuvre de toute ma vie. »

Le, le généralTeodoro Lechi rédige une proclamation à la garde du royaume d'Italie, qui se trouve sous son commandement, favorable à la tentative d'Eugène.

Situation politique à Milan

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Une succession incertaine

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Francesco Melzi d'Eril.

Les plans deMelzi d'Eril doivent être approuvés uniquement par les "patriciens" surtout milanais qui composent le sénat, au nombre d’à peine 41. Leduc de Lodi compte sur un minimum de patriotisme et au moins sur un minimum d'amour propre. Les opinions des sénateurs sont cependant très partagées.

Nombreux sont les sénateurs « italiques purs » (italici puri), qu'un sentiment anti-français pousse à soutenir les velléités d'indépendance. Ils comptent sur l'improbable soutien britannique et sur les promesses des généraux autrichiens lesquels ont publié des proclamations qui promettaient à l'Italie la restitution de la liberté. Un des arguments insiste sur l'espoir d'un souverain indépendant desHabsbourg comme dans legrand-duché de Toscane, le royaume gouverné par Eugène suscitait la crainte d'être plus proche de l'Autriche que s'il était gouverné par un Autrichien.

Ce point de vue est adopté aussi par lepartimuratien, qui par rapport auxitalici puri dispose d'un nom à l'hypothétique successeur d'Eugène.

Le parti pro-autrichien

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Dans ce schéma, seules deux positions sont réalistes ; d'abord celles du parti pro-autrichien qui souhaite le rétablissement de l'ancien régime et qui est soutenu par la noblesse et le haut clergé. Pour le succès de ses ambitions, il peut compter sur l'armée deBellegarde, toujours sur l'Adige, et sur la ferme volonté de l'empereur d'Autriche de ne pas permettre la survie du royaume d'Italie qui est une création politique née de la révolution sur des territoires qui lui ont été enlevés. L'avocat Traversa anime le parti pro-autrichien.

Le parti pro-français

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La seconde position réaliste est représentée par le parti pro-français regroupé autour deMelzi d'Eril et du ministre des financesGiuseppe Prina. Le parti bénéficie de l'appui de l'armée, par exemple deUgo Foscolo). Eugène bénéficie de l'estime du tsarAlexandreIer de Russie et peut garantir un gouvernement conservateur apprécié aussi àLondres.

La victoire du parti pro-autrichien

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La proposition d'Eugène paraît l'alternative la plus crédible à l'annexion par l'empire d'Autriche ; en outre, il garde encore le contrôle des appareils de l'État, de la police des forces armées. Pour les conserver, il faut que Melzi d'Eril convainque les sénateurs en les dissuadant de se fier à la bienveillance deFrançoisIer et que les troupes et la garde civile de Milan restent fidèles à Eugène. Ces deux points ne sont pas acquis, la place de Milan étant commandée par le généralDomenico Pino, un membre notoire du « parti muratien », tandis que Melzi d'Eril ne peut se présenter à la session du sénat en raison d'une attaque degoutte.

Au sénat, la noblesse milanaise (dontCarlo Verri,Federico Confalonieri, le généralPino, lepodestat deMilanAntonio Durini,Alessandro Manzoni,Luigi Porro Lambertenghi) signe un appel qui conteste la légitimité de la convocation du sénat et demande la convocation des collèges électoraux (Collegi Elettorali), une plus large assemblée, ce qui nécessite plusieurs semaines.

À l'ouverture du sénat, le, le président, le comte Venieri donne lecture du décret deMelzi d'Eril. Plusieurs sénateurs déclarent ne rien en savoir. La majorité se décide à une solution de compromis : une première délégation est envoyée auprès desalliés victorieux àParis, pendant qu'une seconde, menée parVerri, se rend chez Melzi d'Eril pour lui faire signer la demande de convocation des collèges électoraux : celui-ci repousse la demande en rappelant que Napoléon, en sa qualité de légitime souverain, lui a confié ses pouvoirs pour les cas exceptionnels et en cas d'absence du vice-roi.

La séance qui débute le 17 se termine le matin du 20. Pendant que les sénateurs arrivent au palais du sénat, une foule se rassemble où figurent« plusieurs hommes d'aspect louche », qu'on sait après coup être des voyous engagés par quelques sénateurs des partis opposés à Eugène. En raison de la honte et de l'omerta qui suivirent ces journées, on ne sut jamais si ces hommes étaient du parti pro-autrichien, des muratiens ou des italiques purs.

Le sénateurFederico Confalonieri se mêle à la foule pour attaquer les palais. Peu avant, les gardes avaient été remplacés par lagarde civique composée seulement d'une dizaine d'hommes sans qu'on sache précisément de qui venait l'ordre. La foule rompt le cordon de sécurité, envahit la cour intérieure et monte le grand escalier menant à la salle de séance.Carlo Verri en sort et retient la foule en l'invitant à formuler ses demandes. Confalonieri prend la parole et exige que le sénat rappelle la délégation envoyée à Paris et que soit convoqués les collèges électoraux. Cette demande est soutenue par deux officiers de la garde civique présents : le chef de bataillon Pietro Ballabio et le capitaine Benigno Bossi, ce que les sénateurs s'empressent d'approuver.

Face à une telle lâcheté, la foule désormais excitée pénètre dans la salle pendant que les sénateurs s'enfuient par une porte secondaire. La salle est dévastée pendant que Confalonieri s'amuse à découper un portrait de Napoléon, œuvre d'Appiani, avant de le jeter par une fenêtre.

La situation se précipite :Carlo Verri se rend chez Melzi d'Eril pour l'inviter à quitterMilan. Le généralDomenico Pino émet une proclamation dans laquelle il affirme que le décret du proposé par le sénat est l'œuvre de « toutes les autres personnes et n'est pas signé par Melzi mais par un scribe parce qu'il est incapable d'écrire ni d'espérer quoi que ce soit ». La dernière phrase traduit la grande satisfaction que le général doit éprouver de voir le duc de Lodi impuissant.

Melzi d'Eril refuse de laisser Milan, bien qu'acceptant de faire protéger sa maison par un groupe de gardes civiques, et il demande àCarlo Verri d'envoyer un billet àGiuseppe Prina pour l'inviter à se mettre à l'abri. La foule qui a envahi le sénat, est passée à l'église San Fedele où elle a massacré le ministrePrina, qui a soutenu jusqu'à la fin la tentative deMelzi d'Eril.

La régence provisoire

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Le même jour () les collèges électoraux se réunissent mais seulement au nombre de 170 électeurs sur 700, presque tous milanais. Bien qu'étant au-dessous du seuil légal, ils votent la constitution d'une régence provisoire, nommentDomenico Pino commandant en chef des forces armées et libèrent les sujets de leur serment de fidélité envers Napoléon. Ils ajoutent quelques mesures en faveur de la cause du parti pro-autrichien : le rappel de la délégation envoyée àParis, la libération des détenus politiques opposés au parti pro-français, l'amnistie pour les déserteurs (ce qui incitera aux désertions parmi les troupes concentrées àMantoue), la cessation du sénat ce qui met fin à l'unique institution légale qui siège de manière semi-permanente.

Le, enfin, le conseil communal de Milan, sans que l'on comprenne sur la base de quels pouvoirs ou représentativités, nomme le comité de régence provisoire composé de sept membres : la fine fleur des conspirateurs. Comme premier acte, le comité envoie des délégués au feld-maréchalde Bellegarde pour qu'il occupe avec ses troupes la ville de Milan.

Annexion autrichienne

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Début de l'occupation autrichienne

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Le projet d'Eugène est compromis. L'indépendance du royaume d'Italie est finie, le, le vice-roi écrit au fidèleMelzi d'Eril :

« je ne peux croire, je ne crois pas, que la haine envers les Français soit la vraie raison des désordres et des désastres qui ont eu lieu. Je n'ai avec moi que peu de Français et ce sont tous des galants hommes aimant vraiment l'Italie … Je n'ai plus d'ordre à donner. »

Le, il signe àMantoue unenouvelle convention d'armistice (en) dans laquelle il met son armée, composée de 45 000 hommes en armes, aux ordres de de Bellegarde. Tous les généraux et officiers supérieurs sont favorables au vice-roi. Le 25, le généralTeodoro Lechi rappelle qu'ils tentèrent un coup d'État militaire demandant à Eugène de ne pas céder les forteresses de Mantoue et dePeschiera sans conditions. Le vice-roi refuse, invoquant la légitimité de la régence mise en place à Milan, cet état d'esprit général est confirmé quelques jours plus tard par de Bellegarde qui décrit l'armée.

Les 25-26, les générauxTeodoro Lechi,Giuseppe Palombini etAmilcare Paulucci delle Roncole partent de Mantoue pour Milan en délégation pour informer que l'armée est en état de résister « plus d'un an, animée du meilleur esprit pour l'indépendance ».Domenico Pino répond que l'indépendance du royaume se fera avec un bon prince de la maison d'Autriche.

Le, Le général autrichienAnnibal Sommariva (de), en qualité de commissaire autrichien prend possession de laLombardie au nom deBellegarde. Le, Eugène quitte Mantoue pourMunich. Le, 17 000 Autrichiens aux ordres du généralNeipperg entrent dans Milan par la porte romaine, ils sont accueillis par trois régiments des chasseurs à cheval du royaume d'Italie commandé par Domenico Pino qui leur rend les honneurs militaires.

Le, de Bellegarde pénètre à Milan, il dissout le la régence provisoire et la remplace par une régence provisoire de gouvernement dont il devient le gouverneur général le. Le 13, il interdit aux troupes, le port de la cocarde tricolore et les derniers officiers français sont licenciés et remplacés par des Autrichiens. En décembre, les unités sont transférées vers de nouvelles garnisons au-delà desAlpes dans l'immenseempire d'Autriche.

Le, de Bellegarde impose aux officiers de l'armée du royaume d'Italie de jurer fidélité à l'Autriche, ce qui inciteUgo Foscolo à fuir enSuisse et de là, àLondres.

Teodoro Lechi rapporte que les soldats de la garde royale sous ses ordres jurèrent « de ne servir que leur patrie et d'être toujours prêt à reprendre les armes pour son indépendance ». Il rapporte, de plus, comment deux bataillons de grenadiers arrivés à Milan et sur le point d'être dissout, brulèrent leurs propres étendards, les distribuèrent dans la soupe qu'ils avalèrent, « ils leur semblent ainsi avoir tenu leur parole et de ne jamais l'avoir abandonné » et remirent les aigles à Teodoro Lechi. Celui-ci les confie, en 1848, àCharles-Albert de Sardaigne.

Domenico Pino, quant à lui, est récompensé par Vienne en étant nommé lieutenant feld-maréchal avec de bons émoluments, il se retire dans sa maison deCernobbio.

Tentative de royaume italien de Joachim Murat

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Le roi de Naples,Joachim Murat, avait cru conserver son trône en rejoignant laCoalition. Il s'aperçoit qu'il a fait une erreur : lors ducongrès de Vienne, il n'est pas invité à participer même si on lui concède le royaume de Naples. Il noue cependant des contacts avec Napoléon exilé à l'île d'Elbe. Averti du prochain départ de Napoléon pour la France, Murat se revoit roi d'Italie. Lorsqu'il apprend le débarquement de l'empereur en France, il déclare la guerre à l'Autriche et, le, il lance laproclamation de Rimini appelant les Italiens à l'insurrection. En, prenant la tête d'une armée de libération de l'Italie, Murat réoccupe les parties méridionales et centrales de l'ancien royaume d'Italie et y rétablit les administrations départementales anciennes. Mais il subit une sévère défaite contre les Autrichiens àTolentino (2-). Obligé de se retirer dans son royaume, il part le pour rejoindre la France. Du fait de son manque de loyauté, Napoléon refuse de le reprendre dans son armée.

Uneultime tentative de Murat pour reconquérir le royaume de Naples, en septembre-, aboutit à un échec : il est capturé et fusillé le.

Création du Royaume lombard-vénitien

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Article détaillé :Royaume lombard-vénitien.

Le, lesÉtats autrichiens en Italie deviennent le nouveauroyaume de Lombardie-Vénétie, celui-ci est constitué sur les bases dutraité de Vienne. Ce royaume est confié àFrançoisIer, empereur d'Autriche et roi de la Lombardie-Vénétie.

Administration

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Par les statuts constitutionnels du Royaume, publiés le, il fut convenu que le roi de l'Italie pourrait être représentée par unvice-roi (article VI) qui doit, avant d'assumer l'exercice de sa dignité, prêter serment au souverain. Sa fonction peut être supprimée (article VIII). Deux jours plus tard, Napoléon nomme vice-roi son beau-fils Eugène de Beauharnais, établissant aussi ses prérogatives. Dépositaire de la société civile et militaire du roi, le vice-roi se devait de travailler avec les ministres de tous les articles relatifs à l'administration qui leur était confiée. Il préside également leConseil d'État. Appartenait au vice-roi le commandement des troupes du royaume et de laGarde nationale et le pouvoir de suspendre les officiers.
LeGouvernement
Source
www.lombardiabeniculturali.it

Division administrative

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Liste des vingt-quatre départements en 1812 :

Article détaillé :Armorial de l'Italie napoléonienne.

Le,Napoléon envoie àEugène la liste des Bonnes villes (buone città) du Royaume :

Liste des villes de Seconde classe[6] :

Notes et références

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  1. Regno d'Italia - Archivi storici - Lombardia Beni Culturali.
  2. « napoleon1er.org/forum/viewtopi… »(Archive.orgWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?).
  3. Pierre Milza,Histoire de l'Italie.
  4. icì, pag. 11 et 13.
  5. « histoire-empire.org/correspond… »(Archive.orgWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?).
  6. Da Emanuele Pagano,Enti locali e Stato in Italia sotto Napoleone, pag. 279-301, Carocci, Roma, 2007,(ISBN 978-88-430-4310-1).

Voir aussi

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Bibliographie

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Articles connexes

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Liens externes

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