LaRoyal Air Force est l'héritière duRoyal Flying Corps, son nom a changé en. Ses principaux chasseurs étaient leSopwith Camel et leSE.5a. À sa création,elle aligne 20 000 avions[réf. nécessaire] et 300 000 hommes et participe aux dernières opérations du premier conflit mondial.
La position insulaire de l'île fonda la doctrine à venir du bombardement stratégique[réf. nécessaire].
Au lendemain de la guerre, les contraintes budgétaires entrainent une vive concurrence pour obtenir des moyens entre les 'services' -Army, Navy et Air Force. L'existence même de la RAF est parfois remise en cause.
Pour démontrer son utilité[2], la RAF joua le rôle de police du ciel de l'Empire britannique en soutien aux maigres forces de laBritish Army dispersée à travers le monde. LaRoyal Air Force se déploie dans le cadre d’une doctrine nomméeAir Control.
En, lors de latroisième guerre anglo-afghane, une tonne de bombes est larguée quotidiennement contre l’Afghanistan, principalement sur la ville deJalalabad, sans que les Afghans aient la capacité de répliquer. Un maximum de deux tonnes de bombes par jour sera atteint. Le,Kaboul est également bombardée. Le Palais royal est partiellement touché, ce qui met fin à la guerre[3].
En1920, éclate enIrak, passant alors sous mandat britannique de laSDN, une rébellion. Celle-ci est matée par voie aérienne. La Royal Air Force au cours de nombreuses missions totalisant 4 000 heures de vol, emploie 97 tonnes de bombes, 183 000 munitions et n’enregistre que 9 tués, 7 blessés et 11 appareils détruits. Environ 9 000 rebelles perdent la vie dans ce conflit. Certains seront victimes degaz de combat detype moutarde, voire d’armes auphosphore[4].
La RAF organisa la première grande évacuation par voie aérienne entre et lors dupont aérien de Kaboul(en) où 586 étrangers et personnalités durent quitter lacapitale afghane lors d'une guerre civile[5],[6].
Par ailleurs, dans les années 1920, sous l'impulsion notamment deTrenchard[7], la RAF devait nourrir et exploiter le thème d'uneFrench Menace[8] et orienter sa planification stratégique dans la perspective, bien hypothétique, d'une guerre contre la France[9].
Des centaines de pilotespolonais,tchèques,français etbelges réfugiés en Grande-Bretagne ont participé à la bataille d'Angleterre et ont formé plus tard des escadrilles nationales qui combattirent sur divers fronts, principalement enEurope, mais aussi enAfrique.
Après la victoire de la bataille d'Angleterre, laRoyal Air Force a contribué à mettre sous pression les régions de l'Allemagne qui étaient à sa portée. Les bombardements les plus massifs furent ceux deHambourg (opérationGomorrah),Berlin et deDresde, villes qui subirent des dégâts considérables. Les escadres de bombardement britanniques opéraient surtout la nuit, relayant les escadres américaines opérant pendant la journée.
F-35B, l’avion de chasse le plus moderne de la RAF.
La RAF de l'époque était divisée en trois grands commandements, leFighter Command (commandement de la Chasse), leBomber Command (commandement du Bombardement) et leCoastal Command (commandement côtier). Par contre laFleet Air Arm ne faisait pas partie de la RAF mais de laRoyal Navy.
L'unité de base tant en chasse qu'en bombardement était lesquadron, correspondant au groupe français. Lessquadrons étaient souvent regroupés enwings (escadres) ou engroups (régiments) dans les bases importantes. Lessquadrons de chasse étaient divisés enflights (escadrilles), eux-mêmes divisés en patrouilles de trois, puis quatre appareils. Trois forces aériennes tactiques furent créées durant le conflit pour le soutien des troupes au sol dont leSecond Tactical Air Force. Notons unBalloon Command disposant à son pic d'activité de 33 000 personnels chargés des 2 000 ballons captifs de défense antiaérienne flottant en continu à partir de 1940 en Grande-Bretagne[10] et unRAF Ferry Command rapatriant les avions construits enAmérique du Nord.
L'ensemble des pertes aériennes de la RAF sur les théâtres d'opérations d'Europe et deMéditerranée sera au de 11 968 bombardiers et 10 061 chasseurs détruits et 79 281 personnels manquants[11].
Au, 35 chasseurs (sur 650 possédés par le Royaume-Uni) et 40 bombardiers (sur 286) étaient en France.
Elle a perdu959 avions et eu 1 526 tués, blessés et disparus (pertes légèrement supérieures à celles de l'armée de l'air française) et revendique940 victoires (vraisemblablement autour de500 victoires) et 3 968 tonnes de bombes larguées.
Les équipages de bombardiers de ce commandement eurent de très lourdes pertes. Sur les 89 119 hommes d'équipage, 48 876 furent tués dont450 parmi les 10 510 faits prisonniers. Au total, seul 27 % des effectifs survécut à un tour de30 opérations.
12 726 avions furent détruits dont 928 à l'entraînement.
L'une des forces de la RAF fut d'assimiler de nombreuses nationalités venues de l'ensemble de l'Empire britannique, des nations occupées par l'Allemagne nazie et des volontaires desÉtats-Unis.
La RAF forma un total de45 escadrons et2 escadrilles de Belges, Danois, Égyptiens, Français, Grecs, Néerlandais, Norvégiens, Polonais, Tchécoslovaques et Yougoslaves. Trois escadrons de volontaires américains formés entre et 1941 furent transférés à la8th USAAF le[13].
Escadrons français de la Seconde Guerre mondiale dans la RAF
À la fin de la guerre, plus de 1 250 Belges avaient servi dans la RAF, outre 227 Belges dans l'aviation de laSouth African Air Force engagée enÉthiopie et enÉgypte et plusieurs dizaines de Belges dans l'U.S. Army Air Force.
Escadrons polonais de la Seconde Guerre mondiale dans la RAF
Dès, les forces armées polonaises repliées en Grande-Bretagne à la suite duGouvernement polonais en exil, formèrent au sein de la RAF un certain nombre desquadrons, notamment de chasse. Le plus célèbresquadron polonais, qui s'illustra au cours de laBataille d'Angleterre, fut la303e escadrille de chasse polonaise. Au total, quinze escadrilles polonaises opérèrent au sein de la RAF (dont huit de chasse, quatre de bombardement, deux de reconnaissance de chasse, etc.). L'effectif engagé de 1940 à 1947 a été de 17 000 Polonais.
Plusieurs F-35B de la RAF en vol.Un Typhoon de la RAF.
On assiste au début de ce siècle à une fonte rapide des effectifs et de la flotte d'avions de combat. En date de 2015, avec le retrait des Tornados, on estime que la RAF aurait 129 chasseurs en 2019[15].
En,100Eurofighter Typhoon sont en service. En 2015, on déclare qu'ils seront, dans lesannées 2020, 84 en première ligne, répartis dans7squadrons de12 appareils et resteront en service jusqu'en 2040[16]. Un total de 160 ayant été livrés entre 2003 et 2019[17].
Depuis le retrait de sesE-3D SentryAEW Mk 1 le, les missions dedétection et de commandement aéroporté au service de la RAF sont effectuées par les E-3D de l'OTAN, principalement ceux de l'Armée de l'air et de l'espace de laFrance[18].
En termes d'effectifs, au, la RAF dispose de 31 250 militaires à plein temps, et prévoit à cette date 31 750 militaires en 2020[19].
Elle est engagée au combat au début de ce siècle en Afghanistan à partir de 2002 puis en Irak à partir de 2003, en Libye en 2011. Dans le cadre de l'Opération Shader au sein de laCoalition internationale en Irak et en Syrie, entre et, elle a largué un total de 4 215 bombes et missiles[21].
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Contrairement à l'Armée de l'air française ou à laUnited States Air Force, les titres des officiers et personnel dans laRoyal Air Force ont des noms différents de ceux dans l'Armée de terre.
Helen Harrison-Bristol : première pilote de traversier auxiliaire canadien du transport aérien pendant la Seconde Guerre mondiale ;
Leonard Cheshire : pilote de bombardiers, observateur britannique officiel pendant le bombardement deNagasaki et fondateur d'associations de bienfaisance ;
Lee Crooks : ancien footballeur professionnel de haut niveau (Manchester City notamment), reconverti après sa carrière de sportif ;
Roald Dahl : as de la Seconde Guerre mondiale, plus connu pour ses histoires pour enfants ;