La gare SNCF la plus proche est àCavaillon, la gare TGV la plus proche est lagare d'Avignon TGV. La commune est desservie par les sorties de l'autoroute A7 à Avignon Sud ou Cavaillon et par autobus 917 de et vers Cavaillon.
À l'exception des cantons deBonnieux,Apt,Cadenet,Cavaillon, etPertuis classés en zone Ib (risque faible), tous les cantons du département de Vaucluse sont classés en zone Ia (risque très faible). Ce zonage correspond à une sismicité ne se traduisant qu'exceptionnellement par la destruction de bâtiments[1].
Le territoire du parc naturel régional du Luberon.
Les deux ruisseaux les plus importants sont l'Imergue au nord de la commune et l'Urbane en bordure à l'est. Il en existe cependant d'autres plus ou moins visibles selon les saisons et qui ont participé à la création de ce relief particulier. C'est le cas, par exemple, pour celui qui passe au cœur d'un vallat le long duchemin du Marseillais.
Lespins d'Alep,pins maritimes etpins sylvestres ont particulièrement bien colonisé ce secteur et gagné du terrain sur les autres espèces comme leschênes blancs etchênes verts qui n'occupent maintenant plus que des surfaces discontinues et limitées.Rares formations depeupliers blancs (vallon en contrebas du chemin de Marseillais). Pour la culture, beaucoup de vignes et quelques céréales.
Au, Roussillon est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[9].Elle est située hors unité urbaine[10]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Apt, dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[10]. Cette aire, qui regroupe 18 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[11],[12].
Son nom est formé du suffixe-one sur le nom de personnelatinRuscilius (ouRoscilius), éventuellementRusticelius, et désigne un domaine gallo-romain portant le nom de son fondateur. On a parfois envisagé aussi un dérivé de l'ancien françaisrossel (pourroseau).
Durant des années[Quand ?], c'est autour de la richesse naturelle qu'offrait le sol que l'activité économique de la commune se tournait : l'ocre !
AuXVIIIe siècle, avec l'augmentation des besoins en fer, mais aussi la diversification et modernisation des techniques de traitement des textiles (métiers à tisser) et besoin de teintures, l'exploitation de l'ocre sur Roussillon s'intensifie. De très nombreuses carrières, dont certaines sont toujours visibles, entourent le bourg, mais aussi d'anciennes usines d'ocre (comme l'ancienne usine Mathieu maintenant reconvertie en Conservatoire)[16],[17]. Ces carrières et usines étaient disséminées sur plusieurs communes. En plus de Roussillon, on peut noterVillars,Gargas,Rustrel (et son Colorado provençal) etGignac.
En 1720, le village fut touché par lapeste de Marseille. L'abbé Avon se dévoua pour la population qui lui fit honneur en dénommant une place de son nom :place de l'Abbé-Avon.
Camille Mathieu (1862-1940) fut élu maire de sa commune pour la première fois en1895 et il le resta pendant 45 ans. Ce républicain fut destitué par legouvernement de Vichy en1940, il décéda en décembre de la même année. En1893, il avait hérité avec Léon Thomassin, son cousin, de l'usine d'ocre créée en1870 par leur grand-père Joseph Mathieu. Située au quartier de la Balizone, elle fut absorbée en1901 par la Société des ocres de France[19].
Sous le nom de Peyrane, Roussillon fut le sujet du livre du sociologue américainLaurence Wylie qui y séjourna en famille pendant l'année scolaire 1950-1951 :Village in the Vaucluse, 1957 ; édition abrégée sous le titreVillage en Vaucluse, Boston, Houghton Mifflin, 1961 ; traductionUn village du Vaucluse, Gallimard, 1979,(ISBN978-2-07-028669-0).
Cette placette également appelée « le Dessous-du-Four », car il y avait un four de boulanger qui était creusé dans le rocher, porte le nom de l'abbé Avon qui se dévoua pour la population durant l'épidémie depeste de 1720
Place Pignotte
Cette place tire son nom de la distribution de petits pains en forme depomme de pin, appelée « pinhotte »,aumône instituée en 1316 par lePapeJean XXII
Place de la Forge
La découverte de plusieurs vestiges, laissent penser aux historiens que ce lieu pourrait-être l'ancienne cour du château construit en 987.
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers lesrecensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[23]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[24].
En 2023, la commune comptait 1 333 habitants[Note 3], en évolution de +2,15 % par rapport à 2017 (Vaucluse : +2,25 %,France horsMayotte : +2,36 %).
Le départ du sentier des Ocres.Échantillonnage des différentes couleurs d'ocre au Conservatoire des ocres et pigments appliqués.Conservatoire des ocres.
L'exploitation de l'ocre à Roussillon est due à Jean-Étienne Astier qui, entre1780 et1785, étudia les propriétés des sables jaunes et rouges qui dominaient sur ses terres. En1790, il reçoit l'aval du nouveau conseil municipal pour utiliser le moulin à huile du village. Cettepériode révolutionnaire, n'empêche pas ses affaires de fructifier. En1810, il fait fonctionner deux usines à proximité du village et une fabrique dans Roussillon même[27].
Si l'ocre n'est plus exploitée sur la commune, son sentier des Ocres attire des milliers de touristes. Comme l'ensemble des communes du Luberon, le tourisme joue un rôle, directement ou indirectement, dans l'économie locale. Hôtels, gîtes, chambres d'hôtes, camping, centres équestres, etc. Les variétés d'ocres et les couleurs ont su susciter l'intérêt des artistes comme des touristes.
À quelques centaines de mètres du cœur du village, côté sud-est, ne pas manquer le sentier des ocres (payant), dont lesteintes vont dujaune auviolet. Ce sentier aménagé, balisé et agrémenté de panonceaux didactiques permet de découvrir la flore particulière des collines d'ocres (yeuses, chênes blancs, genévriers) ainsi que les étonnants paysages formés par les anciennes carrières : action de l'homme, mais aussi de l'érosion sculptant ces aiguilles des fées au-dessus de la fameuse chaussée des géants.
On peut considérer trois principales sortes de tourisme en Luberon. Tout d'abord, le tourisme historique et culturel qui s'appuie sur un patrimoine riche des villages perchés ou sur des festivals. Ensuite, le tourisme détente qui se traduit par un important développement des chambres d'hôtes, de l'hôtellerie et de la location saisonnière, par une concentration importante de piscines et par des animations comme des marchés provençaux. Enfin, le tourisme vert qui profite des nombreux chemins de randonnées et du cadre protégé qu'offrent le Luberon et ses environs[Note 4].
On trouve sur la commune des exploitations de vignes, fruits, champignons...
Vue sur le mont Ventoux.
La commune produit des vinsAOCventoux. Les vins qui ne sont pas en appellation d'origine contrôlée peuvent revendiquer, après agrément le labelvin de pays d'Aigues[Note 5]
Roussillon est, aprèsGordes, le deuxième village le plus visité duLuberon et possède le label dePlus beau village de France. Le mieux est de découvrir Roussillon un matin ensoleillé par l'Est, soit en arrivant par laroute deSaint-Saturnin-lès-Apt, la vue est alors magique, le village apparaissant au sommet d'une colline abrupte et ses teintes rouges sont avivées par lesoleil ; soit par la route deGoult, où le rouge de l'ocre apparaît petit à petit au milieu des pinèdes pour d'un seul coup envahir tout le paysage. Plusieursparkings payants à la périphérie permettent de limiter le nombre devoitures dans le centre du village.
La sinueuse rue centrale, qui conduit au sommet du village, est bordée de galeries d'art, de boutiques de produits provençaux et de jolies maisons desXVIIe etXVIIIe siècles.
Laurence Wylie (1910 -1995), sociologue américain y vécut avec sa famille et publia l'étude devenue classiqueVillage in the Vaucluse (1957), traduite dans la collection Témoins Gallimard en 1968 "Un village du Vaucluse[sic]". Roussillon y est appelé "Peyranne".
Gérard Schleich peintre des ocres , né au Luxembourg en 1968, il s’est installé dans le village en 2006. Aujourd’hui il présente ses œuvres au cœur du village dans l’ancienne maison de Jean-Charles Tachella. En 2015 son premier livre rétrospectif 2005-2015 fut préfacé par Jean Lacouture. L’artiste est un acteur du village présent à toutes le manifestations et est aujourd’hui adopté par les roussillonnais.
↑Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
↑Zonage sismique réglementaire de la France, classement des cantons (découpage fin 1989) de la région PACA, page 48
↑a etbDaniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale »,Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography,no 501,(DOI10.4000/cybergeo.23155,lire en ligne, consulté le)
Robert Bailly,Dictionnaire des communes du Vaucluse, A. Barthélemy, Avignon, 1986,(ISBN2-903044-27-9)
Jules Courtet,Dictionnaire géographique, géologique, historique, archéologique et biographique des communes du département de Vaucluse, Avignon, Seguin Ainé,, 400 p.(lire en ligne)
François Berjot, Lucien Bourgue, Émile Obled, Robert Harbonnier, Christiane Faivet, Michel Wannery, Yvette Dalou, Préface deJean-Denis Bredin de l'Académie française,Une terre de Provence sous la Révolution. Le pays d'Apt, n° spécial d'Archipal, Apt, 1990,
Village in the Vaucluse. 1957, de Laurence Wylie. Traduction "Un village du Vaucluse", collection Témoins Gallimard 1968
Le patrimoine architectural et mobilier des communes sur le site officiel duministère français de la Culture (Bases Mérimée, Palissy, Palissy, Mémoire, ArchiDoc), Médiathèque de l'architecture et du patrimoine (archives photographiques) diffusion RMN, et service régional de l'inventaire général de la direction de la Culture et du Patrimoine de la Région PACA]