Elle constitue un important port fluvial sur la rive occidentale du Paraná, accessible à des vaisseaux de haute mer. Elle est aussi connue pour être la ville de naissance duChe Guevara etLionel Messi.
La ville de Rosario est située sur la berge surélevée de la rive droite durio Paraná, en un point où cette berge se sépare du fleuve. Une pente douce unit cette ville haute aux régions basses proches du fleuve qui constituent la ville basse, et où se trouve le port de la ville.
Le palais des Lions ou hôtel de ville de Rosario.
Le point d'origine de la ville est la place Veinticinco de Mayo (), aux environs de laquelle se trouvent le bâtiment de la municipalité (lePalacio de los Leones), lacathédrale de Nuestra Señora del Rosario (de l'archidiocèse de Rosario), les édifices du palais de la Poste, lemuseo de Arte Decorativo (musée d'Art décoratif) et laBola de Nieve (ou Boule de neige), un édifice d'habitations emblématique de la ville. Rosario est une des rares villes d'Amérique du Sud à compter de nombreux édifices de styleArt nouveau.
Les rues de Rosario, comme dans presque toutes les grandes villes argentines, suivent avec régularité le tracé en damier ou quadrangulaire du plan d'origine, à l'exception d'une zone située en pente entre haut et bas de la ville, aux alentours du quartier appelé Bajada Sargento Cabral.
La population de la ville se montait à 1 030 069 habitants, selon le recensement de2022, effectué par l'Instituto Nacional de Estadística y Censos (Institut National de Statistiques et Recensements ouINDEC). Cela représente environ 40 % du total des habitants de la province de Santa Fe et 3 % des habitants du pays.
Mais Rosario constitue le noyau central d'uneagglomération urbaine appelée leGran Rosario ouÁrea Metropolitana del Gran Rosario, dont la population s'étend à d'autres localités des départements de Rosario et deSan Lorenzo. Celle-ci, toujours en 2022, atteignait 1 429 292 habitants[1].
71 % des résidents sont nés dans la ville de Rosario, 16 % proviennent d'autres provinces du pays et 9 % d'autres localités de la province; le reste (4 % ce qui est peu) sont des personnes immigrées (du Pérou, de Bolivie, du Paraguay, de l'Uruguay, du Brésil, de Corée et de Chine surtout).
La majorité des habitants sont des descendants d'Italiens et d'Espagnols. Mais il en existe aussi beaucoup d'autres origines ou ethnies (Polonais, Britanniques, Français, Allemands, Suisses, Turcs, Russes, Syriens et Libanais). De plus, depuis des années, Rosario reçoit un important flux de migration interne, principalement de laprovince du Chaco (nord-est du pays) et de l'ethnie aborigèneToba, qui vivant dans une extrême pauvreté dans leur région d'origine, cherchent un destin meilleur dans la grande ville, ce que généralement ils ne rencontrent pas et se retrouvent dès lors dans desvillas miserias.
On considère que Rosario a un climat (et une géographie) favorable pour l'homme, d'autant plus que les hivers y sont courts et que la possibilité de neige est très réduite (la dernière chute de neige date de 1973 et la précédente de 1918). La possibilité d'inondations est rare et les tremblements de terre, typhons, ouragans et éruptions sont fortement négligeables.
Cependant, comme toutes les agglomérations étendues et éloignées de la mer, il existe une île de chaleur, due à la pollution, qui entoure la ville et qui augmente la température de quelques degrés toute l'année.
Rosario, ville portuaire, fournit ses services dans une vaste zone autour d'elle, comprenant une bonne partie des provinces de Santa Fe, Córdoba et Entre Ríos (lesquelles forment laRégion Centre).
Dans l'aire urbaine prévalent les secteurs industriels suivants : alimentaire (traitement des viandes, huileries), textile, automoteur, pétrochimique, sidérurgique et fabrication métalliques mécaniques. Plusieurs très grandes multinationales commeGeneral Motors, ICI, DOW ont installé leurs usines dans la zone industrielle de Rosario.
La tour Britannia.Boom de la construction : depuis 2004, la cité est en continuelle édification.
Depuis 2003, l'économie argentine va mieux, beaucoup mieux, et même très bien pour l'année 2006, dont le premier semestre se termine avec plus de 9 % de croissance. Le spectre de la catastrophe, présent en 2001-2002, s'est totalement éloigné, du moins macroéconomiquement, car la pauvreté, elle, n'a pas suivi le même rythme d'amélioration. Et qu'en est-il de l'économie de Rosario ? La ville a suivi exactement le même chemin, avec notamment un important boom de la construction.
Avec une politique de « dollar fort » qui permet de produire des biens et services à des prix compétitifs sur le marché international, certaines industries de la région ont commencé à refleurir. Principalement la construction (avec une hausse 40 % en2005), l'industrie textile, le secteur alimentaire, la fabrication de pièces d'automobiles, les chaussures, etc., tous secteurs bien présents dans l'économie de la ville.
Il est important de signaler que laComisión Económica para América Latina y el Caribe de las Naciones Unidas ouCommission Economique pour l'Amérique latine et les Caraïbes des Nations Unies (autrement dit leCEPAL) a déclaré concernant l'Argentine que :« les perspectives pour 2006 signalent une prolongation du comportement expansif de l'activité. Après plusieurs années d'intense récupération, on prévoit le maintien d'une croissance [...] soutenue, ce qui impliquerait un renforcement ultérieur des flux d'investissement et d'épargne[4]. »
En 2004, et après des années de stagnation, les conditions techniques de l'aéroport ont été améliorées et il est à présent noté dans une catégorie supérieure pour les services internationaux.
La ville, en 2006, ne possède pas un système de transport public efficace, malgré un réseau de lignes de bus urbains et interurbains, une ligne de trolleybus -K- ré-étatisée, et de nombreux taxis. Actuellement, on projette une réforme et une modernisation totale du système de transports existants.
En 2006, un projet a vu le jour pour que Rosario et Buenos Aires soient connectées par une ligne de chemin de fer électrifiée diteLGV. Le TAVe fera le parcours en 90 minutes (l'ancien record de 2 h 38 date de1938, et c'était un train à vapeur !), passera par Gran Campana-Zárate, San Pedro, Gran San Nicolás et Villa Constitución, et avec 20 services quotidiens on estime qu'il sera fréquenté par 7 500 passagers. Ce sera une révolution de proximité qui aura un impact économique et changera la vie de milliers de personnes, tant à Rosario qu'à Buenos Aires, et dans toute la région.
Dans une seconde phase, on prévoit de réaliser la connexion Rosario-Córdoba.
Après avoir été stoppé en 2008 pour cause de difficultés financières, le projet a été relancé au début des années 2010, pour un achèvement de la partie Buenos Aires-Rosario au mieux en 2015.