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Romain Weingarten est undramaturge français né àParis 12e le et mort àChallans (Vendée) le[1].
Romain Weingarten est le fils de l'artiste-peintre juif d'origine polonaiseJoachim Weingarten, installé à Paris dans lesannées 1920, déporté et assassiné àAuschwitz en 1942.
Sa mère est la sculptrice Muriel Marquet.
Il passe son enfance enBretagne, fait ses études secondaires àChâteau-Thierry. Entamant des études dephilosophie à laSorbonne, il est fortement influencé parLe Théâtre et son double d'Antonin Artaud et il se consacre à l'écriture de sa première pièce, intituléeAkara.
Romain Weingarten réfutait l'étiquette de « théâtre de l'absurde » parfois attachée à son œuvre. Il se réclamait plutôt d'une filiation avec lessurréalistes etRoger Vitrac, s'attachant à l'invention d'un théâtre qualifié de« poétique ».
Avec sa pièceAkara, montée en 1948 à Paris, il est le précurseur français du « Théâtre Moderne » desannées 1950, avantIonesco etBeckett. Cette pièce fait scandale, personne n'y comprend rien mis à part Beckett qui en traduit un épisode en anglais,Audiberti qui déclare unHernani 48, et quelques autres personnes comme l'historien du théâtre contemporain,Michel Corvin.
L'auteur revient ensuite sur le devant de la scène avec sa pièceL'Été qui connaît, en 1966, un vif succès. La pièce restera plusieurs années à l'affiche à Paris auThéâtre de Poche, et sera traduite dans de nombreuses langues.
Il fait une lecture de sa dernière pièce, inédite,L'Éclipse, à laGalerie EOF, à Paris, un mois avant son décès en 2006. Cette pièce est une version personnelle du mythe de Faust.
Un certain nombre de ses pièces sont inédites, ainsi que ses trois derniers recueils de poèmes.
Il meurt des suites d'une attaque cérébrale, et est inhumé àMauron près de la forêt deBrocéliande dans leMorbihan, où il avait emménagé depuis peu.
La première femme de Romain Weingarten est Florence Loeb, modèle, fille dePierre Loeb. Ils ont eu trois filles,Isabelle, Claire et Aurélia Weingarten.
Une partie de son œuvre et tous ses manuscrits sont déposés à l'Institut mémoires de l'édition contemporaine (IMEC)[4].