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Lerock progressif, ou sous sa forme abrégéeprog rock, est un sous-genre de la musiquerock, qui apparaît auRoyaume-Uni et enAllemagne vers la fin desannées 1960, puis se développe progressivement enEurope, et, enfin, dans le monde entier, au cours de la décennie suivante[1]. Tirant son origine durock psychédélique, ce courant a pour particularité de conférer au rock une plus grande crédibilité artistique. Il se caractérise par l'éloignement du format de lamusique populaire au profit de techniques musicales et instrumentales plus souvent associées aujazz et à lamusique classique[2].
Le rock progressif se distingue par ses expérimentations rythmiques, harmoniques et instrumentales[3]. À cela s'ajoute une certaine liberté dans le choix des instruments.Claviers etsynthétiseurs, notamment, occupent une place importante au sein des formations progressives. L'ajout d’instruments rares dans la musique rock — laflûte traversière, lesaxophone, leviolon, levibraphone, voire l'harmonium, notamment — est également courant[3].
En préambule, il est bon de rappeler qu'ici, le terme « progressif » vient d'une mauvaise traduction de l'anglaisprogressive. La traduction exacte de « progressive rock » est en fait « rock progressiste »[6], ce qui rend tout de suite beaucoup plus claires les ambitions des groupes qui en firent la promotion. L'expression « rock progressif », utilisée pour définir le genre, prendrait son origine dans le livret dudisque homonyme deCaravan, paru en 1968[3].
Le terme recouvre bien souvent diverses appellations comme celle de« baroque rock » ou bien de« classical rock » ou encore d'« art rock » voire de « rock symphonique » ou « musique planante ». L'appellation la plus communément employée, du moins enFrance, reste bien« rock progressif ». En anglais, le genre est désigné sous l'appellation« progressive rock ».
À l'exception des groupes originels de rock progressif des années 1970, peu de groupes acceptent d'être étiquetés sous cette appellation. Certains artistes eux-mêmes évitent d'utiliser ce terme. C'est le cas par exemple dePeter Hammill, qui préfère qualifier sa musique d'art rock. Quant aux artistes évoluant dans le courant« krautrock », la plupart d'entre eux refusent catégoriquement d'être rattachés à ce style, considérant qu'ils ne font pas durock. Cela s’explique, notamment par le fait que la ligne éditoriale des revues à grand tirage commeRock & folk ou, plus récemment,Les Inrockuptibles considèrent cette musique comme savante, et donc éloignée de l’esprit rock des origines qui se voudrait binaire, rebelle et efficace.
Les groupes progressifs des années 2000 se revendiquent plus facilement du rock progressif mais en y ajoutant un qualificatif commenéo-(prog),new (prog) voire post-(prog).
Le rock progressif est issu directement durock, mais est caractérisé par ses influences provenant dujazz, dufolk et desmusiques classique etcontemporaine afin d'étendre les possibilités et les limites de la musique populaire. Le style s'attache ainsi à offrir une forme musicale plus libre, ne se limitant pas aux caractéristiques principales du rock (morceaux courts, rythme binaire, schéma caractéristique : couplet/refrain/couplet, les trois accords du blues...). En cela, l'approche des artistes de rock progressif est assez similaire à celle des artistes de jazz de lascène expérimentale : longues explorations instrumentales, suites d'accords complexes, etc.[3]. Les instruments prennent régulièrement le pas sur les voix[7].
Le rock progressif, lorsqu'il apparaît vers la fin des années 1960, poursuit et accentue l'idée d'abandon du format traditionnel de musique populaire, introduit par les groupes psychédéliques de l'époque tels queCream etThe Jimi Hendrix Experience. Ainsi, l'expérimentation de nouvelles formes musicales devient le pivot central du genre, et les morceaux parfois s'étendent sur des durées relativement longues. Dans ce cas, à l'instar des compositions classiques, certaines chansons sont formées de différentes sections contrastant les unes avec les autres, liées par une thématique commune[8]. Ainsi, en règle générale, ces différentes sections alternent entre parties chantées mélodiques et explorations instrumentales très complexes, mettant l'accent sur une utilisation poussée de théorie musicale :polyrythmie,contrepoint,gammes inusitées etsignatures rythmiques composées. En outre, certains groupes de musique progressive font référence à des techniques de composition typiques à la musique classique ; la structure de la pièceClose to the EdgedeYes est souvent comparée à celle d'unesonate[3], et plusieurs morceaux du groupeGentle Giant sont caractérisés par son utilisation du contrepoint et ses emprunts aumadrigal et à lamusique baroque[9].
Cependant, malgré ces fréquentes références à la musique classique, il existe également plusieurs artistes de rock progressif empruntant au jazz en forme et en structure. Cette branche du genre prend ses origines dans laCanterbury Scene,scène locale de l'université du Kent, enAngleterre, avec ses groupes phares commeSoft Machine,Caravan etGong, et est caractérisée par une approche dirigée davantage vers l'improvisation et la fusion dufree jazz et durock psychédélique[10]. À l'image de la scène jazz qui commençait au même moment à intégrer des influences rock, avec leBitches Brew deMiles Davis et le groupeMahavishnu Orchestra, par exemple, certains groupes de la scène progressive anglaise incorporaient de longues séquences d'improvisation dans leurs morceaux. Un exemple notoire serait certainementKing Crimson, dont la musique emprunte au free jazz (avec des morceaux tels queMoonchildetProvidence) suit une forme moins rigoureusement structurée que celle deYes, Gentle Giant etGenesis[9],[3].
Minimoog, instrument typique du rock progressif desannées 1970.
Outre les instruments classiques du rock (guitare,basse,batterie), plusieurs musiciens et groupes progressifs incluent dans leur musique une instrumentation inusitée et variée, contribuant à leur volonté de repousser les limites de leur musique . Ainsi s'ajoutent à la liste des instruments de base du rock progressif les claviers, à commencer par lepiano, mais également l'orgue Hammond, lepiano électrique Würlitzer, lemellotron et lessynthétiseurs. Coïncidant avec la naissance du genre, plusieurs de ces instruments furent conçus et commercialisés durant les années 1960, et à l'origine utilisés comme substituts à la présence d'un orchestre. Cependant, le mellotron plus spécialement, devint rapidement un élément caractéristique de certains groupes tels queGenesis,Yes et lesMoody Blues, non pas pour la précision de la qualité de sa reproduction de sons orchestraux, mais pour sa capacité à construire des ambiances[12].
Cependant, des instruments plus atypiques à la musique populaire ne sont pas rares parmi les groupes du mouvement: laflûte traversière (Genesis et Jethro Tull), lesaxophone (Van Der Graaf Generator), latrompette (Ekseption) et leviolon (U.K. et Van Der Graaf avec Graham Smith) sont parfois intégrés parmi l'instrumentation principale caractéristique. De plus, certains groupes aux influences plus classiques intègrent des ensembles de cordes, de cuivres ou de bois — parfois des orchestres symphoniques complets (Procol Harum) — et des chœurs.
La genèse de l'idée d'album-concept dans la musique rock est généralement attribuée à l'albumSgt. Pepper's Lonely Hearts Club BanddesBeatles, paru en 1967. L'aspect conceptuel apporté par cet album fut particulièrement développé et exploité dans les années 1970, devenant rapidement un élément important chez plusieurs groupes de la scène progressive. Il devint pratiquement une norme au sein du mouvement que de regrouper les morceaux d'un album sous un thème commun, et parfois même dans des formes plus développées et théâtrales — le format d'album deviendra alors, dans certains cas, un véritable média narratif, racontant une histoire d'une façon comparable à unopéra.Tommy desWho,Tales from Topographic Oceans deYes,The Dark Side of the Moon etThe Wall dePink Floyd,The Lamb Lies Down on Broadway deGenesis etThick as a Brick deJethro Tull constituent quelques exemples des plus notoires de cette notion d'utilisation de l'album comme moyen de narration[13]. L'idée de l'album-concept sera reprise plus tard par des groupes de la tendance dite néo-progressive des années 1980 et 1990, tels les albumsMisplaced Childhood etBrave deMarillion ouThe World dePendragon.
En outre, les concepts utilisés par les artistes progressifs sont généralement recherchés, et tentent de s'éloigner des thèmes communs à la musique pop, tels que l'amour, la danse et la sexualité. Des domaines plus intellectuels tels que la philosophie et la psychologie comptent parmi les plus fréquentes sources d'inspiration thématiques de plusieurs paroliers de la scène progressive[14]. De plus, les œuvres de fiction et la littérature classique font souvent des influences, et on retrouve régulièrement des thèmes associés au fantastique, à l'ésotérisme et à la science-fiction, et touchent parfois — souvent parallèlement à une des influences citées auparavant — à la critique sociale[15]. Par exemple, inspiré du romanLa Ferme des animaux deGeorge Orwell, l'albumAnimals dePink Floyd constitue une vive critique métaphorique dusystème capitaliste, de même queThick as a BrickdeJethro Tull critique satiriquement la division des classes sociales au Royaume-Uni. En France, le groupeAnge comptera plusieurs albums à thème dans sa discographie dont les légendes de la paysannerie de la Haute-Saône au siècle dernier dans l'albumÉmile Jacotey, le Moyen Âge dans l'album :Au-delà du délire, l'univers magnifié du cirque et des gitans dansPar les fils de Mandrin ou encore une transposition de la guerre de Troie auXXe siècle dansLa gare de Troyes...
La notion d'album-concept emmène également chez certains artistes un désir de graphisme et d'imagerie unique et représentative du concept ou de la musique en question. On désire développer une identité visuelle[16]. Brisant avec la tradition de représenter les artistes au-devant d'un album, cette volonté donne lieu à la création d'une multitude de pochettes d'albums conceptuellement complexes réalisées par des artistes professionnels. Souvent, dans le format vinyle de l'époque, une pochette de disque, une fois dépliée, peut constituer une vaste fresque. Cela est le cas notamment des pochettes réalisées parRoger Dean, spécialement pour le groupeYes, qui sont caractérisées par un style largement imaginaire soutenant la musique du groupe[17]. On peut également citer la firme de graphismeHipgnosis, réalisant des illustrations au sens plus subtil et parfois tirant dusurréalisme.
Les longues expérimentations, toujours issues du rock psychédélique, font leur apparition dans le rock, avec des musiciens tels queJimmy Page,Jeff Beck et Math Lach. LesYardbirds imposent l'expérimentation dans le rock dès 1966, pendant que Jeff Beck s'inspire duBoléro deRavel, sur un morceau intituléBeck's Bolero (), mariant ainsi pour la première fois rock et musique classique. Autre groupe important dans le domaine de l'improvisation :1-2-3, renommé plus tardThe Clouds, qui commence à composer de longs morceaux improvisés, ne possédant pas de structures préétablies. D'autres groupes suivent le mouvement, tels que les américainsGrateful Dead ouIron Butterfly (ce dernier avec, par exemple, la chansonIn-A-Gadda-Da-Vida, mai1968) et, bien sûr,Jimi Hendrix. Parallèlement, d'autres groupes, commeThe Nice ouThe Moody Blues (ces derniers sur l'albumDays of Future Passed, novembre1967), mélangent délibérément rock et musique classique, produisant de très longs morceaux, non basés sur des improvisations. Dans une veine similaire, l'opéra-rockTommy (1969) desWho, par ses thèmes récurrents et certains morceaux à l'ambiance changeante, se rapproche de la signature de futurs groupes de progressifs, bien que l'opéra-rock soit un style à part entière.
En 1969, le groupe américainTouch sort un album homonyme qui marque les esprits. Le meneur du groupe,Don Gallucci, explique que :« Ce disque a été conçu comme une sorte de quête spirituelle, son but était de permettre à l’auditeur de modifier son état de conscience en passant non par la méditation ou la drogue, mais par la musique. » Le disque est cité comme une source d'inspiration à la fois parKerry Livgren (Kansas),Yes etUriah Heep. Le groupe n'a pas sorti d'autre album. Frédéric Delâge considère le groupe comme l'un des précurseurs du rock progressif injustement oublié[18].
En1968, quatre groupes britanniques,The Nice,Soft Machine,Pink Floyd etVan der Graaf Generator, ont l'idée de reprendre toutes les innovations de la périodeproto-prog (longues improvisations, synthétiseurs…), afin de créer un style bien distinct du rock, et plus particulièrement du rock psychédélique. Mais on s'accorde à dire que la pièce fondatrice du rock progressif est l'albumIn the Court of the Crimson King deKing Crimson, publié en octobre1969. D'autres groupes, venus du rock psychédélique ou dublues pour la plupart, vont décider d'orienter volontairement leur musique vers le rock progressif annoncé par King Crimson. AinsiYes sortTime and a Word sur lequel ils firent appel à une section de cordes incluant violons et violoncelles, dans une veine plus symphonique ;Genesis publieTrespass ;Van der Graaf Generator sortThe Aerosol Grey Machine, au son fortement empreint de musique électronique ;Jethro Tull introduit lamusique folk dans le style avecAqualung.Pink Floyd également change de style, à la suite de la perte de son guitariste et compositeurSyd Barrett, et sortAtom Heart Mother.
Le succès allant croissant, de nouvelles formations tentent l'aventure. On retrouve alors le groupeEmerson, Lake and Palmer (abrégé en ELP), avecKeith Emerson ex-The Nice,Greg Lake ex-King Crimson etCarl Palmer issu du trio Atomic Rooster, qui devient un des plus grands du rock progressif, ou encoreGentle Giant, qui apporte une touche demédiévalisme dans sa musique. Le succès du style à l'époque s'explique en partie dans le fait que certains courants du progressif touchent un public très nombreux, gagnant notamment des adeptes parmi les fans déçus du mouvementpeace and love, qui s'essouffle en cette fin des années 1960. Avec ses textes très élaborés, le rock progressif va également complètement se couper du rock. De la « bonne humeur » des années 1960, on passe à des textes plus réfléchis et plus sombres. On peut citer Van der Graaf Generator et ses textesexistentialistes, laphilosophie nihiliste de Pink Floyd ou lespamphlets de Genesis (The Knife,Stagnation).
L'école de Canterbury, ou son de Canterbury, naît en1963 dans la cité deCanterbury, et regroupe, à l'époque, de nombreux futurs grands noms du rock progressif. Ce mouvement trouve son origine dans un ensemble obscur dénomméThe Wilde Flowers. Cette formation ne sort aucun album, mais ses musiciens vont par la suite fonder de très nombreux groupes, dont le style sera désigné sous le nom d'École de Canterbury. On retrouve notamment les musiciensHugh Hopper,Robert Wyatt,Richard Sinclair,Kevin Ayers,Richard Coughlan,Daevid Allen,Steve Hillage etPye Hastings. Ces derniers fonderont par la suite deux groupes majeurs du rock progressif :Caravan etSoft Machine. Si le style est parfois plus proche dujazz fusion que du progressif, l'École de Canterbury est reconnue comme un courant de ce dernier.
Le collectifrock in opposition, fondé au début desannées 1970 parFred Frith, guitariste d'Henry Cow, regroupe, à l'image de l'école de Canterbury, un grand nombre de groupes de rock progressif. Il est créé à l'origine pour s'opposer à l'industrie du disque, qui refusait de sortir leurs albums. De ce mouvement contestataire naît un véritable collectif d'artistesavant-gardistes du rock progressif. Leur style, aux mélodies sombres et au jeu libre, pousse plus en avant les techniques d'expérimentation. Les principaux groupes sontUnivers Zéro,Art Zoyd,Etron Fou Leloublan,Art Bears etAksak Maboul. Même si ce mouvement ne dure que quelques années, il joue un rôle décisif dans l'histoire du rock progressif des années 1970. L'appellation de« rock in Opposition » est d'ailleurs toujours utilisée pour décrire les groupes restant en dehors des normes établies par le commerce de la musique enregistrée.
Outre le rock progressif, la période desannées 1970 représente l'apogée de lapop et duhard rock. Ainsi certains groupes, issus de l'un ou l'autre style, sont influencés par le rock progressif et l'injectent dans leur musique. C'est la naissance des groupes dits « à tendance progressive ». On peut citer notammentThe Alan Parsons Project,Barclay James Harvest,Manfred Mann's Earth Band etElectric Light Orchestra. Ces derniers, contrairement aux artistes de rock progressif, s'orientent vers une musique plus « radio-friendly », c'est-à-dire plus commerciale. D'autres, telsLed Zeppelin etSupertramp, laissent constamment une empreinte progressive, plus ou moins prononcée selon leurs albums.
La scène d'Europe continentale est désignée sous le nom d'eurock, par opposition au rock progressif britannique, « eurock » étant initialement le nom d'un programme de radio et d'un magazine californiens consacrés au rock progressif européen continental.
EnFrance, la « vague »rock progressif arrive également très tôt. Les deux premières grandes formations sont fondées en 1969 : il s'agit d'Ange et deMagma. Si le premier est fortement influencé par le rock progressif anglais dePink Floyd et deKing Crimson, le second en est très loin. Le leader du groupe,Christian Vander, très influencé par le jazz deJohn Coltrane, est à l'origine d'un nouveau courant du prog, lezeuhl, dontMagma reste bien sûr la référence. Le groupe impressionne en France et parvient à perceroutre-Manche. Au début desannées 1990, un groupe parisien instrumental, Xaal, s'inscrira dans la direction musicale tracée par Christian Vander, sans toutefois parvenir à percer.
Les deux albums du groupeMoving Gelatine Plates(Moving Gelatine Plates etThe World of Genius Hans) représentent également le genre musical progressif.
D'autres groupes, tels queCarpe Diem,Atoll,Pulsar, Catharsis, Rhesus 0 ou Shylock resteront dans la même veine qu'Ange, sans pour autant égaler le succès de celui-ci ou réussir à imposer leur propre style (Pulsar sera qualifié de « Pink Floyd français », Atoll de « Angebis » ou encore de « Yes français », quant àArtcane, quatuor de Clermont-Ferrand, il produira un rock progressif expérimental et avant-gardiste, plus dans la lignée deKing Crimson). Une autre formation française,Taï Phong, créée par deux frèresviet-namiens Khanh Maï, chant et guitares et Taï Sinh chant basse, guitare et synthétiseur, avecJean-Jacques Goldman au chant et guitares, rencontra un succès assez important en France.
On peut également citerMona Lisa ou bien le groupeElixir influencé par ses aînés français. La vague néo-progressive de la seconde partie des années 1980 touche également la France avec l'apparition d'une série de groupes délaissant l'héritage musical d’Ange pour s'inscrire dans une veine plus anglo-saxonne de néo-progressif (même si la majorité de ces formations conserve un chant en français) :Minimum Vital, Arkham, Éclat de Vers, Elephant & Castle… Le groupe le plus emblématique de cette période demeureArrakeen qui assurera la première partie deMarillion sur les dates françaises de sa tournéeSeason's End en 1989-1990, se permettant de jouer au Zénith de Paris et d'y décrocher un rappel. Moins connu Elephant & Castle, lui, fait la première partie de deux concerts du groupe anglaisPendragon en avril 1992 à Paris et à Lille et est programmé parFrancis Zégut dans son émission Colors surRTL. Signes que le progressif français avait le potentiel de toucher un public élargi. La totalité de ces groupes a toutefois disparu dans les années 1990, incapables de quitter le mondeunderground de l'autoproduction et de la diffusion confidentielle de leur musiquevia des labels hyper-spécialisés telsMusea et le réseau habituel des fanzines consacrés au rock progressif.
Plusieurs festivals de rock progressif ont lieu en France, comme Crescendo (depuis 1999), Prog' Sud (depuis 2000), Prog' en Beauce (depuis 2013) ou encore Rock au Château (depuis 2015)[19].
Le rock progressifhollandais restera également l'un des plus marquants dans l'histoire de l'Eurock. Plus proche d'un rock progressif plus ancréhard rock, mais pas moins soigné pour autant, il connaîtra son heure de gloire avecFocus,Kayak,Earth and Fire, Water, Supersister,Ekseption etTrace. La formation la plus marquante reste Focus, et les chansonsSylvia,Hocus Pocus (reprise plus tard parIron Maiden) etEruption.
Norvège : Popol Vuh (rebaptisé Popol Ace pour éviter les confusions avec le groupe allemand du même nom), Folque, Junipher Greene,Airbag,Gazpacho, Magic Pie
L'arrivée du rock progressif se fait plus tardive enAmérique par rapport à l'Angleterre et au reste de l'Europe. La popularité des groupes britanniques auxÉtats-Unis, notammentPink Floyd etGenesis, encourage la naissance d'une scène progressive américaine vers le milieu desannées 1970.Pavlov's Dog,Ambrosia,Fireballet, Happy The Man, mais surtoutKansas etStyx sont les fers de lance du rock progressif à l'américaine.
Autre groupe très important,Rush est une formation canadienne naviguant entre prog ethard rock dont le succès n'a cessé d'augmenter depuis les années 1970. La musique progressive est d'ailleurs très populaire auCanada (Rush, FM) et plus précisément auQuébec, avecHarmonium,Octobre,Maneige, Sloche, L'Infonie aussi malgré le son plus jazzé, exemples rares de groupes francophones dans le monde du rock progressif. Notons aussi des groupes tels queMorse Code avec des albums commeLa marche des hommes,Procréation ouJe suis le temps. On peut aussi citer d'autres groupes du Québec, dontDionysos, avec entre autresLe prince croule, ou Contraction avecLa bourse ou la vie. De ce dernier groupe d'ailleurs furent issus certains grands musiciens qui firent partie du collectif Ville Émard Blues Band, y compris Yves Laferrière, Christiane Robichaud et Michel Robidoux, ainsi que des futurs Harmonium Robert Stanley et Denis Farmer. Un autre grand du progressif au Québec est bien sûrManeige, groupe instrumental très proche deGentle Giant, avec les frères Vincent et Jérôme Langlois ainsi que le grand Gilles Schetagne à la batterie. On peut également mentionnerBeau Dommage qui s'aventure dans un style plus progressif sur son deuxième albumOù est passée la noce?, avec les piècesBon débarras et, bien sur,Un Incident à Bois-des-Filion. Cette dernière occupe d'ailleurs l'entièreté de la seconde face du vinyle. Toujours bien en vie, le rock progressif québécois continue de s'illustrer aujourd'hui, notamment avec le groupeMystery, dont le chanteurBenoît David un Montréalais, chanteYes sur l'album studio de YesFly from Here et sur l'album en concertIn the Present: Live from Lyon sortis tous les deux en 2011. Notons aussi le groupeHuis, au sein duquel œuvre le guitariste Michel St-Père, qui joue aussi avec Mystery.
AuBrésil,Os Mutantes, issue du mouvementtropicalia, combine dès la fin desannées 1960 des éléments demusique traditionnelle brésilienne, de rock psychédélique et derock expérimental. Dans la même période un groupe américain nomméStarcastle crée un rock progressif très influencé par le groupe Yes. Mis à part Kansas et Rush, le rock progressif des Amériques restera dans l'ombre de ses homologues anglais et européens.
Genesis, après deux albums majeurs (Selling England by the Pound en 1973 etThe Lamb Lies Down on Broadway en 1974) connaît une rupture importante avec le départ de son chanteurPeter Gabriel qui désole les fans du groupe. Le guitariste emblématiqueSteve Hackett quitte Genesis deux ans plus tard, en 1977. Le groupe évolue alors vers un style plus commercial.Yes sortiront durant les années 1970 trois grands albums majeurs du progressif, soitClose to the Edge,Tales from Topographic Oceans etRelayer, avant de revenir à un rock moins axé sur les longues suites de vingt minutes. Les deux albums qui suivent,Going for the One etTormato, sont en effet constitués de chansons plus courtes et moins aventureuses. Ces succès importants du style progressif permettent à d'autres groupes de sortir de l'ombre, tels queColosseum, référence en matière dejazz-rock à l'heure actuelle. Le batteur Jon Hiseman, le sax ténor Dick Heckstall-Smith ainsi que le bassiste Tony Reeves ont fondé Colosseum après avoir fait partie du John Mayall's Bluesbreakers.
En1977, le rock progressif perd de plus en plus d'adeptes et de reconnaissance de la part des médias, avec l'arrivée dumouvement punk. L'opinion critiquebritannique se rapproche alors de ce style de rock plus simple, plus agressif et surtout plus accessible. Le prog est alors décrié comme un style « pompeux » et « prétentieux ». Malgré cela, en1978, sortit l'albumJeff Wayne's Musical Version of The War of The Worlds. Double album expérimental entreopéra-rock et popularisation des synthétiseurs dans les parties musicales, il devient culte pour cette révolution musicale.
Toutefois, les plus grands groupes de rock progressif réussissent à faire face,Pink Floyd sortant, en1979The Wall, l'un des albums les plus vendus de l'histoire. Après avoir intégré l'ex-parolier de King CrimsonPeter Sinfield,Emerson, Lake & Palmer sort le fameuxBrain Salad Surgery, souvent considéré comme le meilleur album du groupe. Puis continuant sur leur lancée, le trio va produire en 1977 le double albumWorks Volume I, qui sera son chant du cygne. En général, les groupes de rock progressif doivent tous en venir à un style plus accrocheur et simple, dans l'espoir de rendre leur musique plus accessible pour lutter contre les mouvements punk et disco. Leurs nouveaux styles tendent de plus en plus à se rapprocher du simple rock, avec la structure refrain-couplet-refrain, réduisant la longueur des chansons et sortant beaucoup plus de singles qu'avant, l'exemple par excellence en est le groupeAsia. Certains groupes y arrive sont brillamment (Pink Floyd, Genesis, Jethro Tull), d'autres continuent pendant les années suivantes où, même en simplifiant leur style, ne réussissent plus à reconquérir le grand public (Camel, Yes, et Eloy, notamment), tandis que d'autres arrêtent totalement (Gentle Giant). Toutefois, il y a certaines exceptions confirmant la règle, tels queRush etDream Theater, se lançant dans le rock progressif au début de son déclin. Leur style mélange le rock progressif et le heavy metal. Ces deux groupes sont à l'origine de ce qui s'appellera, par la suite, lemetal progressif.
Des groupesnew wave ont des tendances ou influences progressives, telle queWire,Magazine,Cardiacs ouSimple Minds. Ainsi le groupe britanniqueThe Cure sort son huitième album studioDisintegration en 1989, sur lequel on retrouve la pièceThe Same Deep Water as You, plus proche du rock progressif, de par son atmosphère ténébreuse et une sonorité plus calme, elle est aussi plus longue que les chansons habituelles du groupe.
Avec la transition de la musique populaire vers un son centré sur les synthétiseurs et les sonorités plus électroniques, certains groupes phares du mouvement progressif de la décennie précédente se réorientent, délaissant leur complexité caractéristique en faveur d'une structure musicale plus simple, et parviennent à attirer de nouveau l'intérêt commercial.Rush lanceSignals en 1982, nouvellement conduit par les synthétiseurs,Yes etGenesis effectuent un saut vers lepop rock, et atteignent les plus grands succès commerciaux de leur carrière avec les albums90125 de Yes en 1983 etInvisible Touch de Genesis en 1986, respectivement[20],[21]. Une grande partie des groupes ayant constitué la première vague de rock progressif se dissolvent, bien que certains persistent dans un mouvement dorénavant réduit. Le groupeVan Der Graaf Generator passe de quatre membres à trois à la suite du départ de son saxophoniste et flûtiste David Jackson.
On peut cependant entendre des échos du mouvement progressif dans certains groupes populaires de l'époque,Kansas,Styx etForeigner, par exemple, s'appuient parfois sur des arrangements plus recherchés, tout en conservant un format musical simple et des caractéristiques du courant musical de l'époque[22].
Bien que l'intérêt général envers le mouvement progressif ait fortement décliné durant les quelques années précédentes, une seconde vague de groupes, quoique constituant une scène plus marginale, apparaît au début des années 1980, formant une nouvelle branche du genre, dite « néo-progressive »[23]. Ces groupes poursuivent la composition de morceaux exploitant une structure complexe, héritage de leurs influences progressives, dans un contexte cependant plus accessible, influencés par le courant new wave du moment avec une coloration moins symphonique que leurs prédécesseurs. L'expérimentation musicale et l'improvisation perdent en importance, pour laisser place à un plus grand souci des mélodies et de l'émotion. Malgré ce tournant vers une influence plus accessible, le mouvement néo-progressif n'atteint jamais le niveau de popularité des groupes de la première vague, malgré des programmations régulières auMarquee de Londres et décline rapidement, à l'exception notable du groupe britanniqueMarillion signé par E.M.I. qui connut un vif succès en Angleterre et en Europe continentale au milieu des années 1980, notamment avec son concept-albumMisplaced Childhood qui atteindra la première place descharts britanniques, scandinaves et allemands en 1985.
Le rock néo-progressif atteint son apogée vers le milieu de la décennie, également porté par les groupes britanniques Pallas,Pendragon, Twelth Night et IQ, entre autres, même si leur succès resta confidentiel, faute du support médiatique et du soutien de major companies, qui avaient permis àMarillion de sortir de l'underground pour toucher un public élargi[24].
Parallèlement au développement durock « néo-progressif » et à la « New wave of British heavy metal » se forme un nouveau mouvement construit sur les cendres du rock progressif des années 1970, celui dumetal progressif. Appliquant l’agressivité et la lourdeur duheavy metal à la complexité musicale du rock progressif, ce nouveau sous-genre se développe à partir du milieu des années 1980, avec des groupes tels queFates Warning,Queensrÿche,Dream Theater etVoivod. Si le genre verra sa popularité augmenter considérablement la décennie suivante, certains groupes attirent déjà un certain nombre de supporteurs[25].
Des influences progressives se retrouvent aussi parmi la scèneheavy metal, en expansion à l'époque. Les groupesManowar,Iron Maiden[26] etMetallica sont souvent cités comme ayant intégré certains éléments caractéristiques à la musique progressive.
Au tournant des années 1990, la tendance progressive ne sera pas entièrement renouvelée; on assistera à la naissance d'une « troisième vague » de groupes progressifs[22], s'inspirant souvent des groupes des années 1970, effectuant en un sens un « retour aux sources ». Cette tendance sera critiquée par certains, la jugeant contraire au caractère par définition évolutif du rock progressif[27]. Les groupesFlower Kings etSpock's Beard, par exemple, exploitent un style faisant référence à leurs racines, tout en explorant les nouvelles possibilités relatives à la durée offertes par le formatCD à la popularité grandissante.
D'un autre côté, le metal progressif se développera grandement et gagnera largement en popularité au cours de la décennie. Les premiers succès relativement populaires du sous-genre seront les albumsEmpire etOperation: Mindcrime du groupeQueensrÿche.Dream Theater lancera un peu plus tard ses albumsImages and Words etAwake, qui deviendront des succès considérables grâce à une diffusion inattendue à la radio et sur la chaîne de télévision musicaleMTV. D'autres groupes tels queFates Warning,Tool,Opeth,Symphony X etCrimson Glory parviendront à obtenir un succès commercial et critique considérable.
L'arrivée de nouveaux mouvements musicaux, tels que lerock alternatif et ses nombreux sous-genres, dans les années 1990, eut également un impact sur la scène progressive. Les groupesRadiohead etThe Smashing Pumpkins, notoirement, intégrèrent à leur musique certains éléments d'expérimentation caractéristiques au mouvement progressif. Tirant son inspiration à la fois du rock progressif classique, duspace rock, du mouvement alternatif, le multi-instrumentiste britanniqueSteven Wilson fonda en 1987 le groupePorcupine Tree, se développant tout au long de la décennie pour finalement atteindre une popularité plutôt importante.
Du côté des groupes des première et deuxième « vagues » du mouvement progressif, les années 1990 ne constitueront pas une période plus prospère, au niveau commercial et critique, que la décennie précédente.
Le rock progressif n'est pas associé auxclasses ouvrières[28], mais majoritairement auxclasses moyennes[29]. Les musiciens sont plutôt, pour la plupart, des intellectuels[28] : entre 1957 et 1962, alors qu'ils sont en âge de fréquenter une école secondaire, ils sont 95 % à mener de telles études, alors que ce taux n'atteint que 44,7 % chez la jeunesse de l'époque[30],[31].
Vis-à-vis de l'éducation musicale, les musiciens de rock progressif se situent entre les instrumentistes d'orchestres classiques et les musiciens de rock en général. Les musiciens les plus éduqués sont les claviéristes et ceux jouant descuivres, qui forment le groupe ayant le plus fréquenté les institutions officielles de formation musicale. Les batteurs et les chanteurs sont en premier lieu desautodidactes, tandis que les guitaristes occupent une place intermédiaire[32].
Le rock progressif a, depuis son apparition à la fin desannées 1960, influencé de nombreux autres styles. Ainsi, on retrouve, dès 1970, des éléments progressifs chez certains groupes dehard rock, parmi lesquelsLed Zeppelin (avec notammentDazed And Confused,No Quarter (le son du piano électrique)In The Light,All My Love (le solo de synthétiseur de John Paul Jones) etStairway to Heaven) ou encore l'américainBlue Öyster Cult, dont la plupart des chansons sont imprégnées de sonorités progressives. Le groupe allemandScorpions commence sa carrière par deux albums fortement tournés vers le rock progressif et lerock psychédélique (Lonesome Crow en 1972 etFly To The Rainbow en 1974).UFO a, par certains aspects, développé ses chansons dans une pensée progressive (Love To Love).
Mais le cas le plus flagrant resteDeep Purple, oscillant entre le hard rock et le rock progressif de ses débuts en 1968 (avecShades of Deep Purple,The Book of Taliesyn et surtoutDeep Purple) jusqu'en 1970 avec la chansonChild in Time, classique du groupe, malgré sa durée de plus de10 minutes, s'inscrivant indéniablement dans la lignée des grandes chansons de rock progressif. Avec l'arrivée deIan Gillan en 1970, le groupe perd petit à petit ses influences progressives, malgré quelques chansons (Lazy, par exemple).
Depuis peu, certains groupes deheavy metal, commeSystem of a Down ouFaith No More, incorporent des éléments influencés par le rock progressif, tels que des changements soudains de thème ou de tempo. En Europe, un certain nombre de groupes de métal symphonique ou gothique, fortement influencés par la musique classique, émergent, tels queNightwish ouAfter Forever. Les œuvres d'artistes contemporains tels queWeen, des groupes depost-rock commeSigur Rós ouGodspeed You! Black Emperor, et des groupes de rock alternatif commeRadiohead[33] etMuse, sont souvent considérés comme incorporant des éléments de rock progressif, parfois combinés avec les sensibilités esthétiques du punk. Le groupe britanniqueCardiacs s'est spécialisé depuis 1980 dans un genre de« punk progressif » et a influencé de nombreux autres groupes. Le genremath rock, qui a émergé dans lesannées 1990, comporte de nombreux éléments familiers du genre progressif, notamment l'utilisation de signatures rythmiques complexes.
Bien que le rock progressif soit lancé enAngleterre, sa propagation rapide, dans toute l'Europe dans les années 1970 puis dans le monde entier, a permis à de nombreux groupes d'émerger dans des pays n'ayant pourtant au départ aucune culture progressive ni même parfois rock. Méconnue du grand public et dans une certaine mesure des amateurs du genre, l'Europe de l'Est développa en parallèle tout un panthéon du style. LaPologne (avec SBB), laFinlande (avec Pekka Pohjola), l'Estonie (avec Inspe et Ruja), laTchécoslovaquie (avec Modry Effekt, Collegium Musicum et Fermata) et laRoumanie (avec Sfinx et Phoenix), pour ne citer que les plus importants.
LeBrésil compte quelques groupes d'hier et d'aujourd'hui (comme Bacamarte, Tempus Fugit, Quantum, Angra - Symphonic Metal à tendance progressive - ou Dogma). L'Argentine également (principalement avec Nexus, Crucis), ou encore leMexique, pays accueillant actuellement le plus grand festival mondial du genre, leBaja Prog Festival. LeJapon est un cas particulier. C'est le seul pays asiatique à avoir développé le genre dans les proportions européennes. Les années 1970 lancent le genre et posent le socle des styles symphoniques et psychédéliques traditionnels anglais, avec des formations telles queCosmo's Factory ou Shingetsu. Et pourtant, l'âge d'or du progressif japonais aura lieu dans les années 1980, époque moins faste en Europe. L'archipel voit se développer tout un arsenal de groupes (Gerard, ou Outer Limits sont les plus connus), pour ensuite se tasser vers la fin des années 1990.
Depuis le début des années 2000, le rock progressif est présent partout. L'Indonésie, l'Iran, l'Ouzbékistan, laRussie,Israël,Cuba, l'Islande et bien d'autres encore ont un patrimoine progressif, certes excessivement dissimulé et vraiment minime, mais réel. D'autres pays, tels laChine, laCorée et certains paysafricains, sont dotés de leur propre culture progressive, mais il est très difficile d'y avoir accès par la voie commerciale officielle et certains fans du genre se procurent ces raretés grâce aux relations et aux échanges favorisés par internet.
Crescendo, se déroule pendant trois jours au mois d'août depuis 1999 sur l'esplanade du Concié àSaint-Palais-sur-Mer (Charente Maritime, près deRoyan).
Prog en Beauce, quatre groupes de progressif différents sur une journée et une soirée fin octobre àVillemeux-sur-Eure (Eure-et-Loir) depuis 2013.
Quadrifonic Festival consacré au rock progressif français àChadrac (près duPuy-en-Velay) en septembre depuis 2015.
Night of the Prog à St. Goarshausen sur le rocher de la Loreley. Il a débuté en 2006 et se tient chaque année au mois de juillet sur 2-3 jours attirant des fans de toute l'Europe. Chaque année, de grands noms de la scène progressive viennent se montrer : Marillion, Pendragon, IQ, Steve Hackett, Transatlantic, Yes, Jethro Tull, Camel, Magma, Caravan, Steven Wilson, Dream Theater, Tangerine Dream, Barclay James Hervest, Roger Hogson, etc.[38].
DominiqueDupuis,Progressive Rock Vinyls : Histoire subjective du rock progressif à travers 40 ans de vinyles, Éditions Ereme,(ISBN978-2-915337-72-3 et2-915337-72-1)