Pour les articles homonymes, voirSilverberg.
| Alias | Calvin M. Knox David Osborne Dan Eliot David Challon Don Elliott Don Holliday Ivar Jorgenson Jeremy Dunn John Dexter Loren Beauchamp Marlene Longman Robert Randall Walter Drummond[1] |
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| Naissance | (91 ans) New York (État de New York,États-Unis) |
| Activité principale | |
| Distinctions |
| Langue d’écriture | Anglais américain |
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| Genres |
Œuvres principales
Robert Silverberg, né le àBrooklyn (New York), est unromancier etnouvellisteaméricain. Ses domaines de prédilection sont lascience-fiction et lafantasy.
Robert Silverberg publie sa première nouvelle à 18 ans et son premier roman,Révolte sur Alpha C, à peine un an plus tard. Il se voit attribuer à 20 ans leprix Hugo de « l'auteur le plus prometteur »[2]. Cette première consécration l'entraîne dans un travail considérable avec, en quelques années (période1957-1959), l'écriture d'au moins 200 histoires courtes ou nouvelles et une dizaine de romans, la plupart alimentaires, sous de nombreux pseudonymes.
En 1958, la faillite de l'American News Company, le principal distributeur depulps, entraîne dans sa chute un bon nombre de titres. Silverberg est obligé de se diversifier, et va s'essayer à des genres aussi divers que le western, les histoires de super-héros, et même des publications adultes, commeLe Sexe dans les armées, ou1001 questions sur le sexe. Lors desannées 1960, il publie ainsi près de 70 ouvrages sur des thèmes historiques ou archéologiques. Il devient aussi un mercenaire fiable pour toutes les revues ayant survécu, notamment grâce à l'entregent deRandall Garrett, auteur mineur mais qui est une plume de secours bien connue. On dit même que certaines années, à eux deux, ils ont signé, sous divers pseudonymes, la moitié de tout ce qui était publié.
Robert Silverberg est président de laScience Fiction and Fantasy Writers of America pendant les années1967-1968.
Puis, au milieu des années 1960,Frederik Pohl, le rédacteur en chef de la revueGalaxy Science Fiction, lui propose un marché unique. Il achète tout ce que Silverberg lui proposera, à condition que celui-ci donne le meilleur de lui-même. S'il retombe dans ses travers de mercenaire de l'édition, le marché deviendra caduc. L'occasion est trop belle pour Silverberg, qui cherche depuis quelques années déjà à sortir de la spirale mercantile dans laquelle il était entré afin de prendre une retraite précoce[3]. Il va mettre à profit cette période pour travailler style et thématiques, et livrer certains de ses meilleurs romans et nouvelles. Ainsi, il écriraL'Homme dans le labyrinthe (1968), au ton sombre et introspectif,L'Oreille interne (1972), où l'on suit David Selig, son héros qui constate avec des sentiments partagés la perte de ses donstélépathiques, et le célèbreLe Livre des crânes (aussi en 1972), qui obtient de nombreuses récompenses.
Cependant, lassé du monde de l'édition qui prend une tournure mercantile qui ne lui plaît guère, Robert Silverberg, après la sortie du rageurL'Homme stochastique, annonce en1975 qu'il prend sa retraite. Sortira sur un reliquat de contrat, en1976,Shadrak dans la fournaise, un des premiers romans de science-fiction à mettre en scène un héros noir.
C'est une retraite bien occupée : il quitteNew York pourSan Francisco, se sépare de sa première femme et dirige plusieurs anthologies.
En1979, il revient sur sa décision et entame la rédaction duCycle de Majipoor, œuvre située entre lafantasy et lespace opera. Le roman inaugural,Le Château de Lord Valentin, est un immense succès, et reste à ce jour son livre le plus vendu. Ce cycle comprend sept romans écrits entre1980 et2002, augmenté d'un recueil de nouvelles en2013, et s'il comporte moins d'originalité que ses ouvrages précédents, il possède par contre tous les ingrédients nécessaires à ce genre de saga, avec une étude détaillée des personnages et de leur environnement. Parallèlement, il écrit en1985Le Seigneur des ténèbres, une épopée africaine inspirée par son modèle littéraire de toujours,Joseph Conrad, ainsi que l'un des plus fameux romans de lafantasy,Gilgamesh, roi d'Ourouk, publié en1989.
La décennie des années 1990 reste prolifique avec des ouvrages où la maîtrise technique du genre ne cache guère les priorités alimentaires. Toujours brillant anthologiste, Robert Silverberg participe à la composition de recueils tels queLégendes,Horizons lointains etLégendes de la fantasy.
Silverberg fait taire les critiques en2003 avec la publication deRoma Æterna, uneuchronie qui décrit à quoi ressemblerait notre monde si la chute de l'Empire romain n'avait pas eu lieu.
En 2004, l'association desScience Fiction and Fantasy Writers of America lui décerne le titre deGrand Master (“grand maître”), la plus haute distinction honorifique du genre.
En France, la quasi-intégralité de ses nouvelles aurait dû paraître dans la collectionImagine dirigée parJacques Chambon, mais le décès de ce dernier aura arrêté cette initiative au troisième volume. Néanmoins, le quatrième et ultime tome est finalement paru chezJ'ai lu (directement en poche, donc) en septembre 2006 sous le titreMon nom est Titan. C'est la première fois au monde que ses meilleures nouvelles sont ainsi rassemblées.
En, les éditionsActuSF publient dans la collection « Les Trois Souhaits » le roman courtLes Vestiges de l'automne, qui clôt la trilogie ouverte avecÀ la fin de l'hiver etLa Reine du printemps. On y retrouve aussi le synopsis du roman qui aurait dû achever la trilogie et qui est présenté en édition bilingue.
En2012 paraîtLe Dernier Chant d'Orphée, en2014Dernières nouvelles de Majipoor dernier tome duCycle de Majipoor et en,Glissement vers le bleu (co-écrit avec Alvaro Zinos-Amaro).
Marié en1956 à Barbara Brown, le couple se sépare en1976 et divorce en1986. Silverberg se marie une seconde fois en1987 avecKaren Haber, elle aussi auteure de science-fiction. Le couple habiteSan Francisco.
Robert Silverberg a utilisé au cours de sa longue et chaotique carrière de nombreux pseudonymes. Citons parmi ceux-ci Ivar Jorgenson (sur plusieurs nouvelles et le romanStarhaven), Calvin M. Knox (sur des nouvelles et sur les romansThe Plot Against Earth etAn Asteroid is Missing), David Osborn (pour les romansAliens from Space etInvisible Barriers) et Robert Randall, lors de collaborations avec son premier éditeur,Randall Garrett (notamment pourThe Shrouded Planet).
Robert Silverberg a reçu quatre fois leprix Hugo[4], cinq fois leprix Nebula[5] et neuf fois leprix Locus[6].
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Lauréats duprix Apollo | |
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| 1972-1980 |
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| 1981-1990 |
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