Pour les articles homonymes, voirLaffont etRobert Laffont (homonymie).
Pour la maison d'édition, voirÉditions Robert Laffont.
Pour l’article ayant un titre homophone, voirRobert Lafont.
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| Enfants | Patrice Laffont Anne Carrière Isabelle Laffont Laurent Laffont(d) |
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Robert Laffont est né le àMarseille et mort le(à 93 ans) àNeuilly-sur-Seine[1],[2],[3]. Il est le fondateur deséditions Robert Laffont (en 1941), une importantemaison d'éditionfrançaise. « C'est lui qui, le premier, a introduit en France des méthodes inspirées des États-Unis :études de marché,à-valoir aux auteurs […], gros lancements debest-sellers »[4].
Robert Laffont est le fils de Raymond Laffont, directeur de laCompagnie générale transatlantique à Marseille, et de Nathalie Perrier, issue de la haute sociétéoranaise, mère qu'il perd très jeune des suites de lagrippe espagnole de1918. Il est le frère du journalistePierre Laffont.
Après des études aulycée Périer, il obtient son baccalauréat à l'âge de seize ans et entre en classe préparatoire scientifique aulycée Thiers. N'appréciant pas ses cours, il demande à son père au bout d'une quinzaine de jours, à être transféré en classe préparatoire économique et commerciale (Prépa HEC) dans le même lycée[5] à Marseille.
Il réussit le concours, et poursuit ses études à l'École des hautes études commerciales de Paris (HEC, promotion 1936)[6]. Puis il obtient unelicence de droit, avant de rejoindre peu de temps son père à laCompagnie générale transatlantique.
En 1941, âgé de 24 ans et peu argenté, il fonde leséditions Robert Laffont à Marseille enzone libre, puis il vient s'installer àParis en 1945.
Il publie la traduction deMarguerite Yourcenar (avec la préface d'André Maurois) deCe que savait Maisie deHenry James. Il achète les droits deL'Attrape-cœurs deSalinger et il achète les droits de traduction d'une trentaine d'ouvrages déjà best-sellers hors de France, notamment deGraham Greene et deDino Buzzati, dont celui duDésert des Tartares.
Il se spécialise dans leroman populaire et lesbest-seller, qui font le succès de sa maison d'édition et prône, parmi les premiers, une politique de « collections », dont « Pavillons » pour la littérature étrangère, « Ailleurs et Demain » pour la science-fiction ou « Réponses » pour les essais.
Parmi ses premiers grands succès se trouvent les ouvrages deGraham Greene, Henry James,Gilbert Cesbron,Bernard Clavel,Henri Charrière,Mikhaïl Boulgakov,Alexandre Soljenitsyne etBruno Bettelheim.
En 1960, il achète àPierre Seghers leséditions Seghers, consacrée principalement à la poésie.
En 1977, il prend le risque de publier leQuid de Dominique et Michèle Frémy[7],[8] et il crée la « collection Bouquins ». Il rachète également au fil du temps leséditions Julliard deRené Julliard (jeune littérature française) etNiL Éditions (littérature générale).
En 1999, les éditions Robert Laffont sont absorbées par lesPresses de la Cité, filiale du groupeHavas, puis deVivendi devenuEditis. Editis, groupe racheté parHachette fin 2002, est revendu àWendel Investissement en. Robert Laffont prend alors sa retraite, mais il reste président d'honneur de la maison d'édition.
Parmi ses cinq enfants, trois travaillent dans l'édition :Anne Carrière (fondatrice deséditions Anne Carrière),Isabelle Laffont (présidente deséditions Jean-Claude Lattès) et Laurent Laffont (directeur général des éditions Jean-Claude Lattès) ;Patrice Laffont, étaitanimateur de télévision ; Olivier Laffont est mort en 1995.
Robert Laffont meurt le à l'Hôpital américain de Neuilly à l'âge de 93 ans[2],[3].