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Robert Courteheuse

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Pour les articles homonymes, voirRobert II.

Robert II de Normandie
Illustration.
Robert Courteheuse dans un manuscrit duXIVe siècle.
Titre
Duc de Normandie

(19 ans et 19 jours)
PrédécesseurGuillaume II
SuccesseurHenri Ier
Biographie
DynastieRollonides
Date de naissancevers1051
Lieu de naissanceDuché de Normandie
Date de décès
Lieu de décèsChâteau de Cardiff,Cardiff (royaume d'Angleterre)
SépultureCathédrale de Gloucester,Gloucester (royaume d'Angleterre)
PèreGuillaume le Conquérant
MèreMathilde de Flandre
ConjointSybille de Conversano
EnfantsGuillaume Cliton
ReligionCatholicisme

Image illustrative de l’article Robert Courteheuse
Duc de Normandie
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Robert II de Normandie, ditRobert Courteheuse (vers 1051/1052[1] – février 1134,château de Cardiff), estcomte du Maine de 1063 à 1069, puisduc de Normandie de 1087 à 1106. Il est aussi un prétendant malheureux au trône d'Angleterre. Son surnom deCourteheuse (anglo-normand pour Courte botte), parfoisGamberon[2], provient de sa petite taille[1],[notes 1].

Fils aîné deGuillaume le Conquérant, il hérite à sa mort duduché de Normandie (1087) mais se heurte aux ambitions de ses deux frères cadets,Guillaume le Roux etHenri Beauclerc, rois successifs d'Angleterre sous les noms de Guillaume II et Henri Ier. En 1106, le second lui inflige une défaite à labataille de Tinchebray et le capture. Robert termine sa vie comme prisonnier. L'historiographie anglo-normande le dépeint comme un« prince faible et turbulent » mais rappelle aussi ses exploits guerriers lors de lapremière croisade.

Biographie

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Comte nominal du Maine

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Robert est le fils aîné deGuillaume le Conquérant, duc de Normandie, et deMathilde de Flandre[1]. En 1058, lecomte du MaineHerbert II s'échappe du Mans occupé par lecomte d'Anjou et se réfugie àRouen. D'après le chroniqueur contemporainGuillaume de Poitiers, sans enfant, Herbert fait de Guillaume son héritier pour lecomté du Maine[3] et fiance sa sœur Marguerite au jeune Robert Courteheuse[1]. Après la mort d'Herbert, Guillaume mène une campagne dans le Maine, puis occupeLe Mans et y intronise son fils (1063)[3]. Ce dernier n'ayant alors que 11 ou 12 ans, fait hommage pour le comté à son suzerain pour ce territoire, lecomte d'Anjou, àAlençon[1]. C'est néanmoins son père, le duc de Normandie, qui est le véritable maître du Maine[3].

Robert ne participe pas à laconquête de l'Angleterre par son père en 1066, mais ce dernier l'avait désigné, dès 1063, comme son héritier[1]. L'année suivante, il est chargé d'assister sa mère dans le gouvernement duduché de Normandie pendant le séjour de Guillaume outre-Manche[1]. La nature de ses responsabilités est inconnue[1].

En 1069, des seigneurs manceaux rebelles, soutenus par lecomte d'AnjouFoulque IV le Réchin, chassent les Normands du Maine. Ce n'est que quatre ans plus tard que le duc Guillaume peut intervenir. Il lance une expédition en hiver qui lui assure la réoccupation du comté[4]. Bien que comte du Maine en titre et âgé d'environ vingt ans, Robert Courteheuse ne fait pas partie de la campagne. Son père ne semble pas avoir jugé nécessaire de l'avoir à ses côtés.

Une période d'errance

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La rupture entre Guillaume et Robert intervient en 1077 à la suite d'un incident avec ses frères cadetsGuillaume le Roux etHenri, àL'Aigle, lors de la préparation d'une campagne dans le Sud du duché[1],[notes 2]. Robert et sa suite quittent les lieux, et plus tard tentent, sans réussite, de s'emparer de la forteresse ducale de Rouen[1].

Robert trouve refuge auprès de Hugues Ier deChâteauneuf, seigneur duThymerais[5]. Hugues Ier, marié à Mabile de Montgommery, lui ouvre ses châteaux de Châteauneuf, Sorel et Rémalard[5]. Robert et ses compagnons s'installent dans ce dernier château[5]. Guillaume le Conquérant, assisté deRotrou II, lecomte du Perche, assiège et s'empare du château de Rémalard[5].

Les historiens ont donné deux explications à cette rébellion. D'abord, Robert ne supportait plus que son père ne lui confiât aucun territoire. Non pas que le jeune prince fût un homme épris de pouvoir mais il voyait ces terres comme un moyen de subvenir lui-même à ses besoins financiers et à ceux de sa suite. Or, comte du Maine et héritier du duché de Normandie, il n'avait aucun pouvoir sur l'un ou sur l'autre et donc aucune ressource propre. Son roi de père ne voulait pas partager son autorité. Probablement avait-il peu confiance dans les qualités de gouvernement de son fils aîné. En plus de cette frustration, la révolte de Courteheuse peut s'analyser comme un« classique conflit de génération[6] ». D'un côté, un père représentant d'une époque austère. De l'autre, un prince libéral, fastueux, témoin d'une jeunesse bouillonnante.

Robert Courteheuse trouve d'abord refuge chez son oncleRobert le Frison puis à la cour du roiPhilippe Ier de France, soit deux ennemis du duc de Normandie. Le Capétien ose confier au rebelle la forteresse deGerberoy face à la frontière normande. Piqué au vif, Guillaume le Conquérant va assiéger le château en 1078. Robert tient son vieux père en échec. Dans un affrontement, ce dernier est blessé au bras et précipité à bas de son cheval, peut-être par son fils (1079) près de sa forteresse de Gerberoy[1],[3]. Les deux hommes finissent par se réconcilier en 1080. Robert reçoit des responsabilités en Angleterre aux côtés de son oncleOdon de Bayeux. Puis il préfère s'exiler à nouveau en 1083.

Il ne réapparaît en Normandie qu'en 1087, après la mort de son père. Au préalable, le mourant avait pardonné à son fils aîné et lui avait attribué leduché de Normandie tandis que Guillaume le Roux avait reçu leroyaume d'Angleterre. Quant au plus jeune des enfants mâles, Henri, sa part consistait en une forte somme d'argent.

Duc de Normandie

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À la mort de son père Guillaume le Conquérant, le, Robert hérite du titre et des prérogatives duduc de Normandie.

La tâche de Robert est compliquée très tôt par le fait que les principaux barons normands telsGuillaume d'Évreux,Raoul II de Tosny,Guillaume de Breteuil ouRobert II de Bellême ont pris le contrôle des châteaux en expulsant leurs garnisons ducales, aussitôt la mort du Conquérant connue[1].

Son règne a toujours été très défavorablement perçu par les historiens, principalement parce que les chroniqueurs, écrivant durant le règne de son frèreHenri Ier, le considèrent de façon négative.Orderic Vital, notamment, le décrit comme faible et indolent dès sa prise de pouvoir[1]. Pour le moine chroniqueur, ses contemporains ont conscience des limitations de leur nouveau duc, et ils cherchent à en profiter[1].

La dégradation de l'autorité ducale se perçoit à travers le retour des guerres privées[1]. Guillaume le Conquérant avait réussi à les contenir, chose que son fils n'arrive pas à faire.Guillaume de Breteuil dispute lechâteau d'Ivry-la-Bataille à son vassalAscelin Goël.Robert II de Bellême rallume la vieille querelle entre sa famille et lesGiroie et leurs alliés, lesGrandmesnil tandis que le comte d'Évreux,Guillaume, ravage les terres deRaoul II de Tosny.

De plus, la noblesse, souvent présente de chaque côté de laManche, est partagée entre le soutien à Robert et le soutien àGuillaume le Roux. Des seigneurs incitent chacun des deux frères à s'emparer du domaine de l'autre. Dans un premier temps, le duc de Normandie est à son avantage. En 1088, une coalition de puissants barons tant en Angleterre qu'en Normandie, peut-être attirés par sa prodigalité, se déclare en faveur de la réunion des deux parties sous la direction de Robert.Une rébellion contre leroi d'Angleterre s'organise pour le renverser. La rébellion échoue, plaçantGuillaume le Roux en position de force. Il rallie alors plusieurs barons normands (Roger de Mortemer,Robert d'Eu,Étienne d'Aumale,Gautier II Giffard,Gérard de Gournay), débarque en Normandie en et s'installe àEu[7]. Les deux frères se rencontrent à Rouen et se réconcilient. Le roi d'Angleterre accepte même d'aider Robert à récupérer toutes les terres qu'il a dû concéder dans le duché pour s'attacher des fidélités. Au premier chef, est viséHenri Beauclerc qui a reçu du duc leCotentin et l'Avranchin en 1087/1088 en contrepartie d'une bonne partie de l'argent qu'il a reçu en héritage. Ensemble, Robert et Guillaume mènent campagne contre leur cadet. Ils l'assiègent auMont-Saint-Michel. Henri rend la place et s'exile.

Par letraité de Caen (ou de Rouen), les deux frères se désignent héritiers l'un de l'autre. Le, alors qu'ils tiennent cour à Caen, ils font rédiger un texte appeléConsuetudines et Justitie. Ce document est important pour leshistoriens puisqu'il rappelle les prérogatives du duc en Normandie, telles qu'elles existaient du temps deGuillaume le Conquérant[8]. Preuve de leur entente, Robert Courteheuse accompagne Guillaume le Roux en Angleterre pour l'aider à repousser l'invasion du roi d'Écosse,Malcolm III Canmore. Le duc revient en Normandie avant la fin de l'année 1091.

Ensuite, les relations se dégradent à nouveau. Les termes du traité de Caen sont rapidement bafoués, et Robert le rejette à la Noël 1093[9]. Le roi d'Angleterre conservait de nombreux partisans en Normandie, notamment au nord de la Seine. Avec leur appui, le, il débarque à Eu et s'empare du château deBures-en-Bray, qui appartenait à un partisan du duc[10].

En 1096, le légat du pape parvient à établir un accord entre les deux frères. Robert Courteheuse confie la garde du duché à Guillaume le Roux qui, en échange, lui offre 10 000 marcs d'argent, cette somme servant à financer le départ du duc à la croisade. En effet, l'année précédente, le papeUrbain II a lancé un appel aux évêques et aux chevaliers pour qu'ils partent libérer laTerre sainte des musulmans. Robert Courteheuse y répond favorablement.

Route de Robert Courteheuse.

Croisade en Terre sainte

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En septembre 1096, Robert part donc pour laTerre sainte dans lapremière croisade.

Beaucoup de seigneurs et ecclésiastiques normands accompagnent le duc de Normandie :Étienne d'Aumale, Jean des Landes chevalier-banneret,Gérard de Gournay, les évêquesOdon de Bayeux etGilbert Fitz Osbern. Plusieurs princes voisins se placent sous sa bannière tels leduc de Bretagne,Alain IV « Fergent », lecomte de Blois-Chartres,Étienne-Henri, tous deux ses beaux-frères, etRobert II de Flandre, son cousin germain[11]. Cette forte armée s'arrête en Italie du Sud, chez le NormandRoger Borsa, duc d'Apulie, et y passe l'hiver[notes 3]. Après un passage parConstantinople, il arrive avec son armée àNicée dans la première semaine de juin[12]. La ville est assiégée par les croisés, et une bataille importante les a déjà opposés à une arméeseldjoukide, le[13].

Le duc fait partie des participants les plus importants de la croisade aux côtés deBohémond de Tarente, deRaymond IV de Toulouse et deGodefroi de Bouillon. Pour l'historien britannique John France, son rôle dans cette guerre s'avère plutôt faible compte tenu de son rang et de la taille de son armée[14]. Le biographe William M. Aird rehausse son importance dans l'expédition en soulignant son rôle de médiateur entre les chefs croisés, souvent rivaux, et sa détermination à les mener jusqu'àJérusalem[12]. Déterminant à labataille de Dorylée (une des premières de la croisade), il figure comme un des chefs de file lors dusiège d'Antioche (1098) et fait acte de bravoure àAscalon en s'emparant de la bannière du vizirAl-Afdal ()[15]. C'est finalement la légende qui exagéra les exploits de Robert Courteheuse en Orient, une légende qui naquit alors que le duc n'était pas encore mort[notes 4]. La légende enfla sous lesPlantagenêt,Wace transformant son périple en Terre sainte en épopée.

Après laprise de Jérusalem (), Robert revient en Normandie. S'il n'a pas obtenu de territoire en Orient comme son compatriote Bohémond de Tarente, la croisade lui a apporté la gloire. De plus, il revient avec une épouse ramenée d'Italie du Sud,Sybille de Conversano, fille du comte normandGodefroi de Conversano et petite-nièce deRobert Guiscard. De cette union naît un fils,Guillaume Cliton, héritier du duché de Normandie.

Si le duc de Normandie récupère son duché sans opposition, il arrive quelques semaines trop tard pour faire valoir son droit sur le Royaume d’Angleterre. Guillaume le Roux est mort accidentellement un mois auparavant et son frèreHenri Beauclerc en a profité pour s'emparer de la couronne d'Angleterre ().

Lutte contre Henri Ier

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Se sentant frustré, Robert, poussé par l'ancienévêque de Durham,Rainulf Flambard, et plusieurs barons[notes 5], envisage alors une expédition pour prendre la couronne d'Angleterre à son frèreHenri. En1101, il débarque àPortsmouth avec son armée[16]. Le roi d'Angleterre et ses fidèles accourent à sa rencontre. La bataille est imminente mais la diplomatie permet d'éviter l'affrontement. Par letraité d'Alton, Robert accepte de renoncer à sa prétention sur le trône anglais contre une rente annuelle de 3 000 livres et la cession de toutes les possessions d'Henri en Normandie[notes 6].

Cependant, les actes belliqueux de part et d'autre rendent rapidement caduc le traité d'Alton. Il faut de nouvelles entrevues en 1102 et en 1104 pour réconcilier les deux frères, mais la paix n'est que provisoire. La situation n'est pas sans rappeler les relations entre Robert Courteheuse et Guillaume le Roux quelques années plus tôt. En 1103, Robert traverse la Manche pour plaider la cause de son amiGuillaume II de Warenne auprès de son frère[1]. Après sa tentative d'invasion de 1101, celui-ci a été dépossédé de ses vastes biens en Angleterre et banni du royaume[1]. Henri profite de sa démarche risquée pour le forcer à renoncer à sa rente annuelle de 3000 livres contre le pardon accordé à Guillaume de Warenne[1].

En 1105, le roi d'Angleterre débarque en Normandie. Il sait qu'il peut compter sur l'appui de nombreux Grands qui le considèrent comme leur seigneur. Cette fois, les tentatives de conciliation échouent. Les deux frères veulent en découdre. Labataille a lieu le àTinchebray, dans le Sud-Ouest du duché[17]. Henri inflige une défaite décisive à l'armée de Robert, qu'il capture. Henri se proclame duc de Normandie et, conscient du danger, refuse de libérer son frère.

Emprisonnement et mort

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En 1106, Robert est emmené en Angleterre et enfermé brièvement àWareham, dans leDorset. Puis il est emmené àDevizes, dans leWiltshire, jusqu'en 1126. Il est ensuite emprisonné auchâteau de Cardiff, aupays de Galles[18]. Son fils,Guillaume Cliton, alors enfant, échappe aux mains du roi d'Angleterre. Devenu majeur, il tente en vain de récupérer le duché de son père et trouve la mort en 1128. Dans sa prison, Robert lui survit puisqu'il meurt en février 1134[19], à plus de 80 ans, au terme d'une captivité aux conditions honorables.

Il est inhumé dans l'égliseabbatiale Saint-Pierre àGloucester, où un mausolée est construit. Son frère paie une bougie qui devra brûler éternellement pour le salut de son âme.

Portrait et réputation

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Vue d'artiste duXIXe siècle représentant Robert II de Normandie, parHenri de Caisne.

Robert est desservi par la majorité des sources médiévales. Le jugement d'Orderic Vital à propos de son règne est sévère :« enclin à l'engourdissement et à la paresse, il ne gouverna jamais, comme il convient, dans la vertu et la justice »[20]. Si le moine lui reconnaît quelques qualités (« hardi, vaillant dans les armes, habile à tirer de l'arc, ayant la voix claire et nette, la langue éloquente »[21]), il lui reproche sa prodigalité, son caractère influençable, et surtout sa faiblesse[notes 7]. Cette image négative a influencé les interprétations modernes sur son règne. Il est souvent décrit comme un dirigeant faible, mou, prodigue jusqu'à en devenir impécunieux. L'historienFrançois Neveux complète :« Son idéal semblait être de vivre dans le luxe, l'oisiveté et le plaisir. Ce n'était pas un homme d'État[22] ».

Certes, quelques contemporains ont préféré souligner ses prouesses chevaleresques et le peindre comme un héros de lapremière croisade, mais ces qualités et ces hauts-faits s'avèrent dérisoires pour une historiographie moderne qui juge les princes selon leur capacité à administrer un territoire et à réprimer leurs vassaux[23]. En cela, il s'oppose clairement à ses frèresGuillaume le Roux etHenri Beauclerc, tous deux jugés durs et intraitables, et donc bons, par les historiens. La dernière biographie sur le personnage, écrite par William M. Aird, offre une évaluation plus positive de l'œuvre de Robert.

Famille et descendance

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Fils deGuillaume le Conquérant,duc de Normandie etroi d'Angleterre, et deMathilde de Flandre, il fut fiancé à Marguerite († 1063), sœur d'Herbert II,comte du Maine. Il épousaSybille de Conversano († 1103) en 1100. Ils eurent deux fils[24] :

Il a aussi plusieurs enfants illégitimes de maîtresses inconnues :

  • une fille qui épousa Hélie de Saint-Saëns ;
  • Richard (v. 1079 – v. 1099), qui fut tué à la chasse dans laNew Forest, dans des conditions étrangement similaires à celles qui virent la mort de son oncleGuillaume le Roux quelques mois plus tard ;
  • Guillaume (v. 1079 – 1111), qui fut tué à Jérusalem alors qu'il s'était exilé en Terre sainte à la suite de la défaite de son père.

Ascendance

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Ascendance de Robert Courteheuse
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
32.Guillaume Ier de Normandie
 
 
 
 
 
 
 
16.Richard Ier de Normandie
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
33.Sprota
 
 
 
 
 
 
 
8.Richard II de Normandie
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
34. Herbastus (Herfast) de Crépon
 
 
 
 
 
 
 
17.Gunnor de Crépon
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
35. Gunnor de Danemark
 
 
 
 
 
 
 
4.Robert Ier de Normandie
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
36.Juhel Bérenger de Rennes
 
 
 
 
 
 
 
18.Conan Ier de Bretagne
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
37. Gerberge de Nantes (?)
 
 
 
 
 
 
 
9.Judith de Bretagne
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
38.Geoffroy Ier d'Anjou
 
 
 
 
 
 
 
19.Ermengarde d'Anjou
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
39.Adèle de Vermandois
 
 
 
 
 
 
 
2.Guillaume Ier d'Angleterre « le Conquérant »
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
40.
 
 
 
 
 
 
 
20.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
41.
 
 
 
 
 
 
 
10.Fulbert de Falaise
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
42.
 
 
 
 
 
 
 
21.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
43.
 
 
 
 
 
 
 
5.Arlette de Falaise
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
44.
 
 
 
 
 
 
 
22.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
45.
 
 
 
 
 
 
 
11. Doda
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
46.
 
 
 
 
 
 
 
23.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
47.
 
 
 
 
 
 
 
1. Robert Courteheuse
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
48.Baudouin III de Flandre
 
 
 
 
 
 
 
24.Arnoul II de Flandre
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
49.Mathilde de Saxe
 
 
 
 
 
 
 
12.Baudouin IV de Flandre
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
50.Bérenger II
 
 
 
 
 
 
 
25.Rozala d'Italie
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
51. Willa de Toscane
 
 
 
 
 
 
 
6.Baudouin V de Flandre
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
52.Sigefroid de Luxembourg
 
 
 
 
 
 
 
26.Frédéric de Luxembourg
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
53. Hedwige de Nordgau
 
 
 
 
 
 
 
13.Ogive de Luxembourg
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
54.
 
 
 
 
 
 
 
27. Ermentrude de Gleiberg
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
55.
 
 
 
 
 
 
 
3.Mathilde de Flandre
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
56.Hugues le Grand
 
 
 
 
 
 
 
28.Hugues Capet
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
57.Hedwige de Saxe
 
 
 
 
 
 
 
14.Robert II de France
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
58.Guillaume III d'Aquitaine
 
 
 
 
 
 
 
29.Adélaïde d'Aquitaine
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
59.Adèle de Normandie
 
 
 
 
 
 
 
7.Adèle de France
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
60.Boson II d'Arles
 
 
 
 
 
 
 
30.Guillaume Ier de Provence
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
61.Constance de Provence
 
 
 
 
 
 
 
15.Constance d'Arles
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
62.Foulques II d'Anjou
 
 
 
 
 
 
 
31.Adélaïde d'Anjou
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
63. Gerberge
 
 
 
 
 
 
 

Notes et références

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Notes

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  1. Selon les mots d'Orderic Vital, Robert avait« la figure pleine, le corps gras, et la taille petite : ce qui l'avait fait surnommé Courte Botte ».Vital 1825,p. 286, tome 2,livreIV.
  2. Pour le chroniqueurOrderic Vital, alors que le duc et ses trois fils logent dans une maison, les deux plus jeunes s'amusent aux dés, font grand bruit et, de l'étage, déversent de l'eau sur Robert et ses amis. Furieux, Robert s'apprête à corriger ses frères mais le duc intervient pour freiner sa fureur. Le lendemain, Robert quitte en secret l'armée ducale, tente en vain de s'emparer du château deRouen puis avec quelques compagnons s'exile de Normandie.Vital 1825,p. 286-288.
  3. Odon de Bayeux préfère partir pour Palerme à la cour deRoger de Sicile. Il y meurt le 6 janvier 1097.
  4. Dans les années 1120,Guillaume de Malmesbury raconte notamment que Robert reçut la couronne de Jérusalem mais qu'il déclina l'offre, qu'il vainquit et tua en un combat singulier le chef sarrasinKerbogha,atabeg de Mossoul, peu après laprise d'Antioche par les Croisés.(la) Guillaume de Malmesbury et W. Stubbs (dir.),Gesta Regum Anglorum, Londres, Rolls Series, 1889-1889,p. II, 460 etI, 702-703.
  5. Parmi lesquelsRobert II de Bellême,Guillaume II de Warenne,Gautier II Giffard,Yves de Grandmesnil. Orderic Vital explique que ces Grands redoutaient« la magnanimité du roi Henri » et préférait« la mollesse du lâche duc Robert ».Vital 1825,p. 83,livreX, tome 4.
  6. À l'exception deDomfront. Henri avait perdu toutes ses possessions normandes en 1091 puis avait réussi à reprendre leCotentin et Domfront les années suivantes.
  7. « Il cherchait à plaire à tout le monde, et il donnait, promettait ou accordait tout ce qu'on lui demandait ».Vital 1825,p. 224-225, tome 3,livreVIII. Afin de déconsidérer encore plus le personnage, le moine raconte aussi l'anecdote selon laquelle le duc ne put se rendre à l'église car des prostituées lui avait volé ses vêtements et ses bottes durant la nuit.

Références

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  1. abcdefghijklmnopq etr(en) Kathleen Thompson,« Robert, duke of Normandy (b. in or after 1050, d. 1134) », dansOxford Dictionary of National Biography, Oxford University Press,.
  2. Gilles Ménage, Dictionnaire étymologique.
  3. abc etd(en) David Bates,« William I (1027/8–1087) », dansOxford Dictionary of National Biography, Oxford University Press,.
  4. Jean Dubuc,Histoire chronologique de la Normandie et des Normands des origines à 1204,,p. 224.
  5. abc etdFrank Barlow,William Rufus, New Haven (Conn.) ; London : Yale univ. press, 2000,p. 34.
  6. Neveux 1998,p. 429-430.
  7. (en) Frank Barlow,William Rufus,Yale University Press,,p. 272-298.
  8. Neveux 1998,p. 455.
  9. (en) C. Warren Hollister, « The Strange Death of William Rufus »,Speculum,vol. 48,no 4,‎,p. 637-653.
  10. Hélie de Saint-Saens possédait ce château.Neveux 1998,p. 456.
  11. Neveux 1998,p. 457.
  12. a etbAird 2011,p. 200.
  13. Aird 2011,p. 173.
  14. (en) John France,« The Normans and Crusading », dansThe Normans and their adversaries at war, Boydell & Brewer,,p. 93.
  15. David 1920.
  16. Vital 1825,p. 87,livreX, tome 4.
  17. Neveux 1998,p. 465.
  18. E. J. Kealey,Roger of Salisbury, viceroy of England, 1972,p. 90.
  19. Vital 1825,p. 436,livreXIII,tomeIV.
  20. Vital 1825,p. 221,tomeIII,livreVIII.
  21. Vital 1825,p. 286, tome 2,livreIV.
  22. Neveux 1998,p. 447.
  23. R. Allen-Brown,The Normans, Boydell & Brewer, 1994,p. 138.
  24. Généalogie de Robert Courteheuse sur Medieval Lands.

Voir aussi

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Bibliographie

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Articles

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  • Thierry GeorgesLeprévost, « Robert Courteheuse - Le duc irrésolu »,Patrimoine Normand,‎(lire en ligne).

Articles connexes

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Liens externes

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