Pour les articles homonymes, voirBuron (homonymie).
| Robert Buron | |
Robert Buron en 1961. | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Député français | |
| – (1 mois et 30 jours) | |
| Élection | 23 novembre 1958 |
| Circonscription | 1re de la Mayenne |
| Législature | Ire(Cinquième République) |
| Groupe politique | RPCD |
| Prédécesseur | Circonscription créée |
| Successeur | André Davoust |
| – (13 ans et 29 jours) | |
| Élection | 21 octobre 1945 |
| Réélection | 2 juin 1946 10 novembre 1946 17 juin 1951 2 janvier 1956 |
| Circonscription | Mayenne |
| Législature | Ire Constituante IIe Constituante Ire,IIe etIIIe(Quatrième République) |
| Groupe politique | MRP |
| Maire de Laval | |
| – (2 ans, 1 mois et 9 jours) | |
| Prédécesseur | Francis Le Basser |
| Successeur | André Pinçon |
| Maire de Villaines-la-Juhel | |
| – (16 ans et 10 mois) | |
| Président | Charles de Gaulle |
| Premier ministre | Michel Debré Georges Pompidou |
| Gouvernement | Debré PompidouI |
| Prédécesseur | Albert Goupil |
| Successeur | Pierre Cadot |
| Ministre des Travaux publics, des Transports etdu Tourisme | |
| – (3 ans, 4 mois et 8 jours) | |
| Président | René Coty |
| Président du Conseil | Charles de Gaulle |
| Gouvernement | de GaulleIII |
| Prédécesseur | Lui-même |
| Successeur | Roger Dusseaulx(Travaux publics et Transports) |
| Ministre des Travaux publics, des Transports etdu Tourisme | |
| – (6 mois et 30 jours) | |
| Président | René Coty |
| Président du Conseil | Pierre Mendès France |
| Gouvernement | Mendès France |
| Prédécesseur | Antoine Pinay |
| Successeur | Lui-même |
| Ministre des Finances, des Affaires économiques et du Plan | |
| – (1 mois et 3 jours) | |
| Président | René Coty |
| Président du Conseil | Pierre Mendès France |
| Gouvernement | Mendès France |
| Prédécesseur | Edgar Faure |
| Successeur | Pierre Pflimlin |
| Ministre de la France d'Outre-Mer | |
| – (7 mois et 1 jour) | |
| Président | Vincent Auriol |
| Président du Conseil | René Mayer |
| Gouvernement | Mayer |
| Prédécesseur | Louis Jacquinot |
| Successeur | Jean-Jacques Juglas |
| Ministre des Affaires économiques | |
| – (5 mois et 20 jours) | |
| Président | Vincent Auriol |
| Président du Conseil | Edgar Faure |
| Gouvernement | FaureI |
| Prédécesseur | Antoine Pinay |
| Successeur | Edgar Faure |
| – (1 mois et 17 jours) | |
| Président | Vincent Auriol |
| Président du Conseil | René Pleven |
| Gouvernement | PlevenII |
| Prédécesseur | René Mayer |
| Successeur | Antoine Pinay |
| Ministre de l'Information | |
| – (5 mois et 9 jours) | |
| Président | Vincent Auriol |
| Président du Conseil | Georges Bidault Henri Queuille René Pleven Henri Queuille |
| Gouvernement | BidaultII etIII QueuilleII PlevenI QueuilleIII |
| Prédécesseur | Albert Gazier |
| Successeur | Paul Coste-Floret |
| Secrétaire d'État aux Affaires économiques | |
| – (1 an, 9 mois et 13 jours) | |
| Prédécesseur | Yvon Coudé du Foresto |
| Successeur | Émile Hugues |
| Biographie | |
| Nom de naissance | Robert Gaston Buron |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | 6e arrondissement de Paris |
| Date de décès | (à 63 ans) |
| Lieu de décès | 13e arrondissement de Paris |
| Nationalité | Française |
| Parti politique | MRP(1944-1966) Objectif 72(1966-1973) |
| Enfants | Martine Buron |
| modifier | |
Robert Buron, né le àParis6e[1] et mort le àParis13e, est un homme politique français[2]. Il est maire deVillaines-la-Juhel puis brièvement deLaval, députéMRP deMayenne et ministre sous lesIVe etVe Républiques.
Robert Buron est né en 1910 dans une famille catholique de la bourgeoisie moyenne. Son père Henri Buron (1878-1930) est un ancien médecin, externe desHôpitaux de Paris, devenu imprimeur, et membre duCIPF affilié à l'Action française ; sa mère est sage-femme.
Il est élève aulycée Montaigne, puis aulycée Henri-IV à Paris où il obtient le baccalauréatmathématiques élémentaires. Il envisage alors une préparation à l'École navale. Adolescent, il fréquente lesCamelots du Roi à l'âge de 15 ans, et est un anti-capitaliste convaincu. Il est présent en 1927 à la cérémonie de souvenir du décès dePhilippe d'Orléans[3].
En 1928, il est immobilisé dans unsanatorium àBerck dans le Pas-de-Calais au« « royaume des allongés » »[4] où il reste deux ans. Il sera marqué par cette période de souffrance et d'inactivité physique. Il y prépare par correspondance le concours de l'École libre des sciences politiques. Il fonde le avecSuzanne Fouché (1901-1989) et quelques sympathisants l'Association pour l'insertion sociale et professionnelle des personnes handicapées. Cette maladie lui laisse une légère claudication et le conduit à de nombreux séjours à l'hôpital.
Rentré à Paris, il est élève à lafaculté de droit de l'université de Paris et achève sa scolarité à l'École libre des sciences politiques en 1931[5]. Il suit les cours d'André Siegfried[6]. Il sort major dans la section économique et financière[7]. Il estdocteur en droit[7] la même année.
Au début des années 1930, il est secrétaire de laconférence Olivaint (1929-1930), cercle d'étudiants catholiques qu'il présidera ensuite. Il participe en à la fondation d'un bulletinRéaction pour l'ordre. Cette revue estroyaliste et ouvertementréactionnaire. Elle est également proche dupersonnalisme d'Emmanuel Mounier et des « non-conformistes des années 30 » et ne cache pas sa sympathie pour lefascisme et la montée des régimes autoritaires.
En 1932, il débute alors dans les organisations professionnelles comme secrétaire du conseil d'administration de diverses firmes coloniales. En 1933, il travaille pour le service d'études économiques de lachambre de commerce de Paris.
L'entre-deux-guerres voit naître des ligues républicaines d’extrême droite, notamment lesCroix-de-Feu[8],[9], cercle d'anciens combattants à l'origine, regroupés tout d'abord autour deMaurice d'Hartoy puis du lieutenant-colonelFrançois de La Rocque[10]. Politiquement, Robert Buron est à droite, voire à l'extrême droite.
Il fonde avecSuzanne Fouché en 1933 la Fédération des amicales des malades, puis en 1936 l' Union nationale des tuberculeux civils (U.N.T.C.). Le docteurGuy Hausser reprochera à l'U.N.T.C[11]« un prosélytisme religieux plus ou moins camouflé », et une proximité avec leParti social français.
Robert Buron participe avec lesCroix de feu et lesJeunesses patriotes aux évènements du6 février 1934 à laplace de la Concorde.
CommeSuzanne Fouché, il fait la connaissance deFrançois Mauriac[12], écrivain catholique proche desBénédictins de la rue Monsieur de Paris. Dans ce cercle on compte des convertis au catholicisme dans la lignée dePaul Claudel et deJacques etRaïssa Maritain[13]. Pour eux, la souffrance n'est pas un mal mais un chemin vers Dieu. Cedolorisme, très présent dans la littérature d'avant garde du début duXXe siècle, témoigne d'un mal être du siècle où la technique ne répond plus aux besoins fondamentaux de l'homme.
En 1935, il veut préparer avecRoger Ribadeau-Dumas un ouvrage sur la décolonisation qu'ils méditent pendant deux ans. Il n'y aura pas de suite : la parution en 1937 du livre d'Henri Decugis connu pour ses idéeseugénistes[14],Le destin des races blanches, sera la présentation de ces idées.
Il devient secrétaire général de la Chambre syndicale nationale des Chocolatiers de France en 1937, puis de Directeur du Groupement d'importation et de répartition des cacaos jusqu'en 1940.
Il s'intéresse alors de très près à la formation des permanents patronaux. Membre duComité central de l'organisation professionnelle, proche duConfédération générale du patronat français, il enseigne puis dirige à partir de 1938 l'École d'application des collaborateurs et secrétaires de syndicats patronaux. Il y sera aussi professeur sous lerégime de Vichy et laissera le poste de directeur en 1941 àAchille Dauphin-Meunier. L'école formait les cadres desComités d'organisation, un ensemble d'instances créées par le régime de Vichy pour contrôler et diriger l'économie française.
L'influence philosophique et religieuse deJacques Maritain sur certains jeunes intellectuels proches ou ayant été proches de l'Action française, tel que Robert Buron, et comme ses encouragements aux initiatives d'Emmanuel Mounier et à la création de la revueEsprit vont contribuer, au début desannées 1930, à favoriser la naissance dupersonnalisme desnon-conformistes des années 30. Comme Maritain, Buron va être amené à approfondir parallèlement la réflexion politique et sociale, en le rapprochant des milieux de ladémocratie-chrétienne. Ses convictions démocrates chrétiennes, lesaccords de Munich (1938) font adhérer Robert Buron sur les conseils deGeorges Bidault[15] en 1938 auxJeunesses Démocrates Populaires, mouvement de jeunesse duParti démocrate populaire dans la perspective des élections législatives de 1940. Il est le délégué départemental du département de la Seine.Francisque Gay témoignera l'avoir connu aux groupes d'Amis du journalL'Aube où il aurait mené campagne contre les accords de Munich.
Il se marie en avec Marie-Louise Trouillard (1910-2006) dont il a une fille,Martine.
Avant l'entrée de la France dans laSeconde Guerre mondiale, il est chargé parGeorges Mandel de la mise en œuvre des campagnes de propagande en faveur des produits coloniaux.
Il est secrétaire général auComité d'organisation des cacaos, chocolaterie et confiserie, dirigé parPierre Abelin, créé par legouvernement de Vichy. Il est aussi conférencier duCommissariat à la famille.
Il devient à partir de 1941, grâce à son amiGuy de Carmoy[16], inspecteur des finances, et sur la demande deÉvrard Bourlon de Rouvre et à la suite de son expérience dans l'organisation professionnelle, secrétaire général duComité d'organisation de l'industrie cinématographique (COIC). Il le demeure jusqu'en1944. Il s'agit d'unComité d'organisation, un organisme professionnel permettant de réunir les professionnels du cinéma et de définir le cadre de leurs activités, créé par lerégime de Vichy.
Robert Buron rencontre en1942Lucien Rebatet[17].
D'après le journaliste collaborationniste et antisémiteHenry Coston[18], il aurait procédé à des liquidations d'entreprises juives[19].
Il fait partie du jury en 1942 sur un concours organisé par le secrétariat d'État à la Famille et à la Santé et leComité d'organisation de l'industrie cinématographique chargé de choisir parmi les meilleurs scénarios de films documentaires sur le problème de la dénatalité et sur la famille. Deux prix importants sont accordés àAtlantic-Film et aux FilmsJean Mineur, présentant avec le concours de l'Alliance nationale contre la population un projet deMarc Cantagrel. Il donne àCraon en Mayenne le[20] une conférence sur la Famille à l'occasion de la semaine de la propagande familiale.
Robert Buron participe à partir de 1943 avecAlfred Sauvy,Louis Salleron etAntoine de Tavernost à un groupe de réflexion sur la population et l'action démographique. Il est aussi membre du comité consultatif institué par la loi du modifiant le régime dudépôt légal.
Enseptembre 1943[21], il présente avec Marty,Georges Ardiot[22] etMarcel Letué[23] les grandes lignes de la future « Corporation du cinéma » promue par lerégime de Vichy : c'est l'organisation corporatiste prévue par la volonté dumaréchal Pétain pour servir de point d'appui dans le monde du cinéma à laRévolution nationale.
Une campagne de presse sera menée en 1945 par leCanard enchaîné concernant le rôle de Robert Buron pendant cette période[24]. Ces notes ressortent en 1961 dans des lettres confidentielles lorsque Robert Buron est ministre du général de Gaulle.
Parallèlement à ses activités officielles, membre de l'Organisation civile et militaire[25], il participe clandestinement à partir de 1943 auGroupe de la rue de Lille autour d'Émilien Amaury. Il participe à la rédaction desCahiers du travaillisme français entre et aux côtés d'autres démocrates chrétiens. Il établit dans l'ombre des contacts avec le réseauAlliance où il rencontre notamment Georges et Jean-Philippe Salmson, fils et petit-fils d’EmileSalmson.
Pendant l'hiver 1943, il prend contact avecHenri Alexandre Chappoulie, représentant de l'épiscopat près du régime de Vichy, et cherche à lui faire prendre contact avec des responsables de la Résistance intérieure sur le sujet de l'école privée. Cette démarche échoue à la suite d'une série d'arrestations par la Gestapo dont sa mère internée à laprison de Fresnes, qui l'oblige à se cacher. Il est membre à partir de 1943 sous la clandestinité duComité général d'études duConseil national de la Résistance.
Il rejoint aussi au printemps 1944 leComité de résistance de l'industrie cinématographique (CRIC) via la publication d'un bulletin clandestinOpéra. Le CRIC est constitué essentiellement de membres du COIC. Appartenant au réseauOpéra, Buron était l'agent de liaison entre les industriels français appartenant à la Résistance et certains dirigeants de laFrance libre de Londres et de New-York.
À laLibération de Paris, dès le, les locaux du COIC sont très vite occupés par les milices patriotiques menées parJean-Paul Le Chanois. Ils constatent que les locaux sont déjà occupés par Robert Buron etPhilippe Acoulon, son adjoint, qui sont à la fois à la direction du COIC, et membres du CRIC. Il y a confrontation et tensions entre la résistance communiste et la résistance gaulliste du CRIC, représentés par des membres du COIC. Le groupe du CRIC se voit chassé des locaux, une arrestation étant même envisagée. Les locaux deviennent aussitôt celui du Comité de libération du cinéma français (CLCF). Robert Buron reste cependant au secrétariat général du COIC et expédie les affaires courantes pendant le fonctionnement, au début de l'insurrection, d'une commission de liquidation du COIC sous la présidence deLouis Daquin.
Par la suite, Robert Buron devient chargé de mission et conseiller technique dePierre-Henri Teitgen, nommé ministre de l'Information le dans lepremier gouvernement provisoire de la République française. À partir d', le COIC est dirigé par un commissaire provisoire, Philippe Acoulon, et est transformé en Office professionnel du cinéma (OPC) le.
Ses activités clandestines pendant laSeconde Guerre mondiale valent à Robert Buron de recevoir laMédaille de la Résistance française et le, de devenir administrateur général de laRadiodiffusion française.
Robert Buron devient en, directeur de laSOFIRAD. Il reste administrateur jusqu'en 1947. Il fonde le avecÉmilien Amaury etYves Helleu l'hebdomadaireCarrefour en suite desCahiers du Travaillisme français dont il est codirecteur de 1944 à 1947. Il devient en 1947 PDG deGaumont Actualités.
Il est l'un des fondateurs duMouvement républicain populaire (MRP) après la Libération. Il défend l'optiontravailliste lors de sa constitution.

En1945, il est parachuté par leMRP enMayenne, dont sa femme est originaire et bénéficie aussi de l'appui de l'abbé Seigneur, animateur desSemaines sociales de France. Il déclarera : « Je fus élu avant de connaître vraiment la Mayenne »[26].
LeMRP s'appuie sur les anciens duSillon et les proches d'Isidore Pasquier, sur les dirigeants ruraux et sur le jeune clergéJAC,CFTC, et les spécialistes de l'action sociale. Il est aussi soutenu parOuest-France, journal démocrate-chrétien, dirigé parPaul Hutin-Desgrées.
À la suite deGuy Menant, députéJeune République élu en 1932 et deGeorges Hoog, il relaie les revendications des fermiers et des métayers qui demandent une amélioration de leurs statuts.
Il est surnommé parYves Grosrichard dans leLe Canard enchaîné, le « Buron des Burettes », et ne cache pas sa pratique religieuse et son soutien à l'école libre. Sa candidature passe pour celle d'un modéré. Dans ce département réputé conservateur, il est élu en octobre 1945[27] député de laMayenne en même temps que son concurrent de l'UDSRJacques Soustelle, étranger comme lui au département, mais soutenu parFrancis Le Basser etJacques Foccart,Jean-Marie Bouvier O'Cottereau (Union Républicaine) etCamille Lhuissier (SFIO).
Il refuse en 1948 de s'associer à une large union des catholiques pour faire barrage à la candidature deFrancis Le Basser auConseil de la République (qui remplaçait le Sénat), et commence à être suspect à la fraction la plus à droite de l'électorat[28]. Il lui reste à faire ses preuves. Il est battu parFrancis Le Basser, à Laval, lors descantonales de mars 1949 (5 018 voix contre 3202). Il s'ancre localement, conseiller général en 1951, maire deVillaines-la-Juhel en 1953. Il reste député de laMayenne jusqu'en1959.
De 1948 à 1949, il est délégué du gouvernement français aux conférences économiques de New York etde La Havane. Robert Buron est membre du comité directeur duMouvement socialiste pour les États-Unis d'Europe en, délégué suppléant de la France auConseil de l'Europe.
Sa connaissance des dossiers économiques et l'appui de l'abbé Pierre, alors député MRP, lui permettent d'être nommé Secrétaire d’État aux Affaires économiques dans legouvernement de Georges Bidault, le. Il l'est à six reprises. Il est membre en 1951 duClub des Jacobins[29] créé parCharles Hernu.
En Mayenne, ses responsabilités assoient son autorité et excitent les inimitiés duRPF qui le dépeint comme partisan du dirigisme.
Son influence en Mayenne s'accroît toutefois progressivement. La fédération MRP de la Mayenne compte 550 adhérents et est l'une des plus importantes de l'Ouest. Elle bénéficie de l'appui du clergé ainsi que du quotidienOuest-France. Les rapports de la préfecture de Mayenne soulignent l'organisation du parti et le rôle sur le terrain d'André Davoust et deRobert Tromelin, tous deux membres de son cabinet. Auxélections de 1951, le MRP rassemble 39,9 % des suffrages et voit de peu lui échapper le troisième siège départemental.
Il est élu conseiller général deVillaines-la-Juhel en octobre1951, puis maire de la commune en1953, poste qu'il conservera jusqu'en mars1970.
Proche d'Henri Alexandre Chappoulie, évêque d'Angers, il est aussi un ami de l'abbé Pierre. Tous les deux ont été parlementaires auMRP. Il se retrouve avec eux dans la défense de la militante du logement Christine Brisset et dessquatters angevins au milieu des années 1950. Dès, Robert Buron est aux côtés de l'abbé Pierre,prophète égaré dans la politique selonGeorges Montaron[30]. Dès le départ Robert Buron est un des premiers politiques à aider lafondation de l'abbé Pierre avecLéo Hamon. Il est l'homme de terrain et le conseiller public de l'abbé Pierre, quand Léo Hamon est leporte-parole politique. Robert Buron apporte le soutien du MRP au projet de création descités d'urgence obtenue par la loi du.
Sa maladie a joué un rôle déterminant dans ses actions publiques. Comme parlementaire, il s’est impliqué dès 1950 dans les travaux qui allaient conduire à l’adoption de la loi de 1957. Il a apporté son soutien à de nombreuses associations de handicapés ou à des groupes sociaux défavorisés[31].
Il a été le premier président du comité de rédaction de la revueRéadaptation[32] publiée à partir de 1953 par le Centre national d'information sur la réadaptation (CNIR) fondé parAlfred Rosier, directeur de la main-d’œuvre au ministère du Travail.
Alfred Rosier fit également appel à lui pour présider l’Association nationale pour la réhabilitation professionnelle par le travail protégé (ANRTP) fondée le 12 avril 1954. Cette association (aujourd’hui nommée ANRH[33]) se consacre à la création d’ ateliers protégés pour les malades et grands infirmes dont l’état de santé interdit une reprise normale du travail dans une entreprise ordinaire. Il sera président d’honneur de novembre 1965 à sa mort. Le centre de formation ESRP à Saint Ouen porte son nom depuis le 14 mai 1973.
Il s'oppose à laguerre d'Indochine et avec huit autres députés MRP, il vote contre legouvernement Laniel pour sa politique indochinoise en 1953. Contrairement à son parti, il soutient la constitution dugouvernement de Pierre Mendès France en 1954, ce qui lui vaut le portefeuille de l'Outre-Mer. Il est exclu du groupe parlementaire MRP mais non du parti. À l'Outre-Mer, sa politique de coopération préfigure la loi-cadre deGaston Defferre. Il prend position pour l'autonomie de la Tunisie.
Redevenu MRP après la fin du gouvernement Mendès, il réintègre le groupe « par fidélité ou résignation, plus que par enthousiasme. »
Auxélections législatives de 1956, qui sont marquées par la percée dupoujadisme, le MRP perd 12 000 voix en Mayenne et son deuxième siège. Ses prises de position contre lesbouilleurs de cru, thème majeur de campagne dans le Nord Mayenne, ne sont pas étrangères à ce score. À l'été 1957, il réunit un groupePour un plus grand MRP, avec notammentFélix Lacambre, alors président de l'Action catholique ouvrière. La même année, il devient membre du conseil d'administration des publications deLa Vie catholique. Il apporte également à la revueCroissance des jeunes nations un soutien régulier, témoignage d'une de ses sujets majeurs.
Lors de la crise algérienne, il se dit favorable à une intervention du général de Gaulle en cas d'échec dugouvernement Pflimlin du MRP. Il est favorable à une évolution de l'Algérie française. Il accorde finalementsa confiance à de Gaulle lorsque celui-ci est investi lePrésident du Conseil. Il écrit àTémoignage chrétien que son « oui est presque un non ». Il n'en est pas moins nommé ministre des Travaux Publics du Transport et du Tourisme le dans lenouveau gouvernement.
Il devient en mars1958 président de l’Institut international de recherche et de formation en vue du développement harmonisé (IRFED), à la demande de l’économiste et prêtre dominicainLouis-Joseph Lebret, pour aborder plus spécifiquement le problème de développement des pays du sud. En 1959, il devient président de la Fédération des associations de postcure. En 1961, il est cocréateur de laSociété d'économie mixte de la Mayenne.
Lors duputsch des généraux en, il est prisonnier enAlgérie alors qu'il y était en mission. Il est avecLouis Joxe etJean de Broglie l'un des négociateurs et signataires desaccords d'Évian, qui mettent fin, en mars1962, à laguerre d'Algérie.
Avec les autres ministres MRP, il démissionne le après la conférence de presse dugénéral de Gaulle sur l'Europe. Il indiquera avoir« suivi de Gaulle d’instinct en 1958 et sans regret par la suite, mais que les divergences de vues l’emportent maintenant sur les convergences ».
Il appelle à voterJean Lecanuet au premier tour, puisFrançois Mitterrand au deuxième tour de l’élection présidentielle de 1965.
De 1962 à 1966, il est président du centre de développement de l'OCDE. Son successeur seraAndré Philip. Après ladissolution de l'Assemblée nationale de 1962, il laisse son poste de député à son suppléantAndré Davoust. Redevenu maire et conseiller général, à partir de 1963, ses « centres d'intérêt se déplacent vers le Tiers-Monde et son développement »[34]. Il devient en 1964 président de l'École nouvelle d'organisation économique et sociale.
Il est de 1963 à 1970 président du Comité d'expansion de la Mayenne.
Refusant le libéralisme et l'atlantisme duCentre démocrate deJean Lecanuet, il s'oriente vers une voie qui lui semble plus compatible avec sa conception ducatholicisme social. Il fonde le mouvementObjectif 72 (soit la date présumée de l'élection présidentielle : 1965+7). Il est en 1967 président du Comité de liaison pour l'alphabétisation et la promotion des travailleurs étrangers.
Ce mouvement va au fur et à mesure s'éloigner de la mouvance démocrate-chrétienne qui évolue pour lui dans un sens trop conservateur[35]. L'action au sein desGroupes d'action municipale favorise au contact des membres duPSU entre autres, l'évolution du mouvement vers la gauche[36]. Après 1968, les militants se prononcent pour une société socialiste et n'hésitent pas à reprendre le terme delutte de classes. Le virage est pris et leCourrier de la Mayenne dirigé parLouis de Guébriant peut dénoncerle catholique d'apparence.
En, à la suite d'une réunion d'Objectif 72[37],Robert Triffin[38] se voit refuser en compagnie de Robert Buron,François Mitterrand,Pierre Uri l'accès à une manifestation d'étudiants défilant de la Bastille à Denfert-Rochereau. On leur reproche leur appartenance à l'establishment.
En, avecGuy-Marie-Joseph Riobé, il témoigne autribunal correctionnel d'Orléans lors du procès de deux prêtres et du philosopheJean-Marie Muller[39], réservistes, qui avaient renvoyés leur livret militaire après s'être vu refuser le statut d'objecteur de conscience, dont Robert Buron avait été l'un des instigateurs en 1963.
Il soutient l'opposition à laforce de frappe nucléaire duGroupe d'action et de résistance à la militarisation. Il adresse un message qui est lu lors de la marche de ce groupe, deLyon au poste de commandement nucléaire duMont Verdun, le[40]. Lors du procès de, il envoie un témoignage écrit en soutien aux militants qui ont occupé le poste de commandement[41].
Il préside en 1969 l'association France-Biafra[42], qui fusionne en avec le Comité de lutte contre le génocide du Biafra, initié parBernard Kouchner.
En, Robert Buron se présente à l'élection de conseiller général ducanton de Villaines-la-Juhel mais il est battu et démissionne alors de la mairie. Il vise alors celle de Laval à un moment particulièrement favorable.
Le, Robert Buron participe àParis à un grand meeting d'union de la gauche avec les dirigeants duParti communiste et duParti socialiste. Il lance un appel auxchrétiens à rallier la gauche.
Lors desmunicipales de mars 1971, il est élumaire de Laval avec une liste non-communiste regroupant laCIR, les radicaux etObjectif 72.
Robert Buron participe aucongrès d'Épinay duParti socialiste qu'il rejoint en juin1971. La motionVie nouvelle / Objectif 72, qu'il ne signe pas, recueille 0,5 % des suffrages. Son mouvement prend ensuite, en 1971, le nom d'Objectif socialiste. Le rapprochement avec leParti socialiste provoque des débats dans son mouvement.
En 1973,André Jaud ouvre un second hypermarché de 3 500 m2 à Laval. Une polémique aura lieu à ce sujet entreÉdouard Leclerc, et Robert Buron[43], maire de Laval.
Il est maire de Laval jusqu'à sa mort en avril1973 en France. Candidat lors deslégislatives de mars 1973 au siège de député, malade et hospitalisé, il ne peut mener campagne contre son homonyme, l'UDRPierre Buron, qui l’emporte de nouveau.
Robert Buron s'est employé à définir une forme de « travaillisme » à la française s'efforçant de réconcilier les valeurssocialistes etchrétiennes.
Il fera aussi un passage remarqué sur le sujet du Tiers-Monde à l'émission de télévisionÀ armes égales, opposé àRaymond Cartier, directeur deParis Match. Entre 1969 et 1976,Jacques Robin et Robert Buron (jusqu'en 1973, année de sa mort) animent chaque mois des rencontres entre scientifiques et politiques connues sous le nom de« Groupe des dix »[44].
Il meurt après plusieurs mois de maladie à Paris le, à 63 ans. Il est inhumé àVillaines-la-Juhel dont il a été maire.
Lors de l'élection municipale partielle du pour pourvoir son poste de conseiller municipal et deux autres postes alors vacants, son épouse Marie-Louise Buron est élue conseillère municipale de Laval[45].
Sa filleMartine Buron a été maire deChâteaubriant (Loire-Atlantique), etdéputée européenne socialiste.
GouvernementsBidault II etIII(28 octobre 1949 - 24 juin 1950) | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Sous laprésidence de Vincent Auriol | |||||
| Vice-présidents du Conseil | Georges Bidault | ||||
| Intérieur | |||||
| Ministre d'État et Information | Pierre-Henri Teitgen | ||||
| Justice | René Mayer | ||||
| Affaires étrangères | Robert Schuman | ||||
| Défense nationale | René Pleven | ||||
| Finances etAffaires économiques | Maurice Petsche | ||||
| Éducation nationale | Yvon Delbos | ||||
| Travaux publics,Transports etTourisme | |||||
| Industrie etCommerce | |||||
| Agriculture | |||||
| Outre-Mer | Jean Letourneau | ||||
| Travail et Sécurité sociale | |||||
| Reconstruction et Urbanisme | Eugène Claudius-Petit | ||||
| Anciens combattants et Victimes de la guerre | Louis Jacquinot | ||||
| Santé publique et Population | Pierre Schneiter | ||||
| PTT | |||||
| |||||
| (← QUEUILLE I) Gouvernement précédent •••• Gouvernement suivant (QUEUILLE II →) | |||||
Gouvernement Queuille II(2 - 4 juillet 1950) | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Sous laprésidence de Vincent Auriol | |||||
| Intérieur | Henri Queuille | Henri Queuille | |||
| Vice-président du Conseil | Georges Bidault | ||||
| Ministres d'État | |||||
| Justice | René Mayer | ||||
| Affaires étrangères | Robert Schuman | ||||
| Défense nationale | René Pleven | ||||
| Finances etAffaires économiques | Maurice Petsche | ||||
| Budget | Edgar Faure | ||||
| Éducation nationale | André Morice | ||||
| Travaux publics,Transports etTourisme | Maurice Bourgès-Maunoury | ||||
| Industrie etCommerce | Jean-Marie Louvel | ||||
| Outre-Mer | Paul Coste-Floret | ||||
| Travail et Sécurité sociale | Paul Bacon | ||||
| Reconstruction et Urbanisme | Eugène Claudius-Petit | ||||
| Anciens combattants et Victimes de la guerre | Louis Jacquinot | ||||
| Santé publique et Population | Pierre Schneiter | ||||
| PTT | Charles Brune | ||||
| Marine marchande | Lionel de Tinguy du Pouët | ||||
| Agriculture | Pierre Pflimlin | ||||
| |||||
| (← BIDAULT III) Gouvernement précédent •••• Gouvernement suivant (PLEVEN I →) | |||||
Gouvernement Pleven I(12 juillet 1950 - 28 février 1951) | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Sous laprésidence de Vincent Auriol | |||||
| Ministres d'État | René Pleven | ||||
| Justice | René Mayer | ||||
| Affaires étrangères | Robert Schuman | ||||
| Intérieur | Henri Queuille | ||||
| Défense nationale | Jules Moch | ||||
| Finances etAffaires économiques | Maurice Petsche | ||||
| Budget | Edgar Faure | ||||
| Éducation nationale | Pierre-Olivier Lapie | ||||
| Travaux publics,Transports etTourisme | Antoine Pinay | ||||
| Industrie etCommerce | Jean-Marie Louvel | ||||
| Agriculture | Pierre Pflimlin | ||||
| Outre-Mer | François Mitterrand | ||||
| Travail et Sécurité sociale | Paul Bacon | ||||
| Reconstruction et Urbanisme | Eugène Claudius-Petit | ||||
| Anciens combattants et Victimes de la guerre | Louis Jacquinot | ||||
| Santé publique et Population | Pierre Schneiter | ||||
| PTT | Charles Brune | ||||
| Marine marchande | Gaston Defferre | ||||
| Information | Albert Gazier | ||||
| Ministre sans portefeuille | Paul Giacobbi | ||||
| |||||
| (← QUEUILLE II) Gouvernement précédent •••• Gouvernement suivant (QUEUILLE III →) | |||||
Gouvernement Queuille III(10 mars - 10 juillet 1951) | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Sous la présidence deVincent Auriol | |||||
| Intérieur | Henri Queuille | Henri Queuille | |||
| Vice-présidents du Conseil | |||||
| Ministres d'État | Jean Letourneau | ||||
| Justice | René Mayer | ||||
| Défense nationale | Jules Moch | ||||
| Finances etAffaires économiques | Maurice Petsche | ||||
| Budget | Edgar Faure | ||||
| Éducation nationale | Pierre-Olivier Lapie | ||||
| Affaires étrangères | Robert Schuman | ||||
| Travaux publics,Transports etTourisme | Antoine Pinay | ||||
| Industrie etCommerce | Jean-Marie Louvel | ||||
| Agriculture | Pierre Pflimlin | ||||
| Outre-Mer | François Mitterrand | ||||
| Travail et Sécurité sociale | Paul Bacon | ||||
| Reconstruction et Urbanisme | Eugène Claudius-Petit | ||||
| Anciens combattants et Victimes de la guerre | Louis Jacquinot | ||||
| Santé publique et Population | Pierre Schneiter | ||||
| PTT | Charles Brune | ||||
| Marine marchande | Gaston Defferre | ||||
| Information | Albert Gazier | ||||
| |||||
| (← PLEVEN I) Gouvernement précédent •••• Gouvernement suivant (PLEVEN II →) | |||||
Gouvernement Pleven II(11 août 1951 - 7 janvier 1952) | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Sous la présidence deVincent Auriol | |||||
| Ministres d'État | René Pleven | ||||
| Vice-président | Georges Bidault (MRP) | ||||
| Défense nationale | Maurice Bourgès-Maunoury (MRP) | ||||
| Finances etAffaires économiques | René Mayer (PRS) | ||||
| Justice | Edgar Faure (PRS) | ||||
| Affaires étrangères | Robert Schuman (MRP) | ||||
| Intérieur | Charles Brune (PRS) | ||||
| Budget | Pierre Courant (CNIP) | ||||
| Éducation nationale | André Marie (PRS) | ||||
| Travaux publics,Transports etTourisme | Antoine Pinay (CNIP) | ||||
| Industrie et Énergie | Jean-Marie Louvel | ||||
| Commerce | Pierre Pflimlin (MRP) | ||||
| Agriculture | |||||
| Outre-Mer | Louis Jacquinot | ||||
| Travail et Sécurité sociale | Paul Bacon (MRP) | ||||
| Reconstruction et Urbanisme | Eugène Claudius-Petit (UDSR) | ||||
| Anciens combattants et Victimes de la guerre | Emmanuel Temple (CNIP) | ||||
| Santé publique et Population | Paul Ribeyre (CNIP) | ||||
| PTT | |||||
| Marine marchande | André Morice (PRS) | ||||
| Information | Robert Buron (MRP) | ||||
| |||||
| (← QUEUILLE III) Gouvernement précédent •••• Gouvernement suivant (FAURE I →) | |||||
Gouvernement Faure I(20 janvier - 28 février 1952) | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Sous la présidence deVincent Auriol | |||||
| Finances | Edgar Faure | Edgar Faure | |||
| Vice-présidents | |||||
| Ministres d'État | |||||
| Défense nationale | Georges Bidault | ||||
| Justice | Léon Martinaud-Déplat | ||||
| Affaires étrangères | Robert Schuman | ||||
| Intérieur | Charles Brune | ||||
| Affaires économiques | Robert Buron | ||||
| Budget | Pierre Courant | ||||
| Éducation nationale | André Marie | ||||
| Travaux publics,Transports etTourisme | Antoine Pinay | ||||
| Industrie et Énergie | Jean-Marie Louvel | ||||
| Commerce | Édouard Bonnefous | ||||
| Agriculture | Camille Laurens | ||||
| Outre-Mer | Louis Jacquinot | ||||
| Travail et Sécurité sociale | Paul Bacon | ||||
| Reconstruction et Urbanisme | Eugène Claudius-Petit | ||||
| Anciens combattants et Victimes de la guerre | Emmanuel Temple | ||||
| Santé publique et Population | Paul Ribeyre | ||||
| PTT | Roger Duchet | ||||
| Marine marchande | André Morice | ||||
| Information | Paul Coste-Floret | ||||
| Armement | Maurice Bourgès-Maunoury | ||||
| |||||
| (← PLEVEN II) Gouvernement précédent •••• Gouvernement suivant (PINAY →) | |||||
Gouvernement Mayer(8 janvier - 21 mai 1953) | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Sous la présidence deVincent Auriol | |||||
| Vice-président | Henri Queuille | René Mayer | |||
| Ministre d'État | |||||
| Relations avec les États | Jean Letourneau | ||||
| Justice | Léon Martinaud-Déplat | ||||
| Affaires étrangères | Georges Bidault | ||||
| Intérieur | Charles Brune | ||||
| Défense nationale | René Pleven | ||||
| Finances | Maurice Bourgès-Maunoury | ||||
| Budget | Jean Moreau | ||||
| Affaires économiques | Robert Buron | ||||
| Éducation nationale | André Marie | ||||
| Travaux publics,Transports etTourisme | André Morice | ||||
| Industrie et Énergie | Jean-Marie Louvel | ||||
| Commerce | |||||
| Agriculture | Camille Laurens | ||||
| Outre-Mer | Louis Jacquinot | ||||
| Travail et Sécurité sociale | Paul Bacon | ||||
| Reconstruction et Urbanisme | Pierre Courant | ||||
| Anciens combattants et Victimes de la guerre | Henry Bergasse | ||||
| Santé publique et Population | |||||
| PTT | Roger Duchet | ||||
| |||||
| (← PINAY) Gouvernement précédent •••• Gouvernement suivant (LANIEL I →) | |||||
Gouvernement Mendès France(18 juin 1954 - 5 février 1955) | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Sous la présidence deRené Coty (CNIP) | |||||
| Affaires étrangères | Pierre Mendès France | ||||
| Ministre d'État | Jean Michel Guérin du Boscq de Beaumont (CNIP) | ||||
| Justice | |||||
| Intérieur | François Mitterrand (UDSR) | ||||
| Défense nationale et Forces armées | |||||
| Travaux publics,Transports etTourisme | Jacques Chaban-Delmas (URAS) | ||||
| Marine marchande | Raymond Schmittlein (URAS) | ||||
| Finances etAffaires économiques | |||||
| Éducation nationale | Jean Berthoin (PRS) | ||||
| Industrie etCommerce | |||||
| Agriculture | Roger Houdet (URAS) | ||||
| Outre-Mer | |||||
| Travail et Sécurité sociale | |||||
| Reconstruction et Urbanisme | |||||
| Anciens combattants et Victimes de la guerre | |||||
| Santé publique et Population | André Monteil (MRP) | ||||
| États associés | Guy La Chambre (PRS) | ||||
| Affaires marocaines et tunisiennes | Christian Fouchet (URAS) | ||||
| |||||
| (← LANIEL II) Gouvernement précédent •••• Gouvernement suivant (FAURE II →) | |||||
| Sous la présidence deRené Coty | |||||
| Armées | Pierre Guillaumat | Charles de Gaulle | |||
| Intérieur | Émile Pelletier | ||||
| Information | Jacques Soustelle | ||||
| Radio, Télévision et Presse | André Malraux | ||||
| Justice | Michel Debré | ||||
| Affaires étrangères | Maurice Couve de Murville | ||||
| Outre-Mer | Bernard Cornut-Gentille | ||||
| Sahara | Max Lejeune | ||||
| Finances,affaires économiques et Plan | Antoine Pinay | ||||
| Industrie et Commerce | Édouard Ramonet | ||||
| Travail | Paul Bacon | ||||
| Travaux publics,Transports etTourisme | Robert Buron | ||||
| Reconstruction et Urbanisme puis Construction | |||||
| PTT | Eugène Thomas | ||||
| Agriculture | Roger Houdet | ||||
| Santé et Population | Bernard Chenot | ||||
| Éducation nationale | Jean Berthoin | ||||
| Anciens combattants et Victimes de la guerre | |||||
| Présidence du Conseil | |||||
| Ministres d'État | |||||
| Ministres sans portefeuille | |||||
| |||||
| (← PFLIMLIN) Gouvernement précédent •••• Gouvernement suivant (DEBRÉ →) | |||||
Gouvernement Debré(8 janvier 1959 - 14 avril 1962) | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Sous la présidence deCharles de Gaulle | |||||
| Ministres d'État | Michel Debré | ||||
| Ministres-Conseillers | |||||
| Affaires culturelles | André Malraux | ||||
| Justice | |||||
| Affaires étrangères | Maurice Couve de Murville | ||||
| Intérieur | |||||
| Armées | |||||
| Finances et Affaires économiques | |||||
| Éducation nationale | |||||
| Travaux publics etTransports | Robert Buron | ||||
| Industrie etCommerce | Jean-Marcel Jeanneney | ||||
| Agriculture | |||||
| Travail | Paul Bacon | ||||
| Santé publique etPopulation | |||||
| Construction | Pierre Sudreau | ||||
| Anciens combattants | Raymond Triboulet | ||||
| Postes, télégraphes et téléphones Postes et télécommunications | |||||
| Information | |||||
| Sahara etOutre-Mer | |||||
| Énergie atomique | |||||
| Premier ministre | |||||
| |||||
| (← DE GAULLE III) Gouvernement précédent •••• Gouvernement suivant (POMPIDOU I →) | |||||
| Sous la présidence deCharles de Gaulle | |||||
| Ministres d'État | Georges Pompidou | ||||
| Affaires culturelles | André Malraux | ||||
| Justice | |||||
| Affaires étrangères | |||||
| Intérieur | |||||
| Armées | Pierre Messmer | ||||
| Finances etAffaires économiques | |||||
| Éducation nationale | |||||
| Équipement etLogement | |||||
| Industrie | |||||
| Travaux publics etTransports | |||||
| Agriculture | |||||
| Travail et Affaires sociales | |||||
| Santé publique et Population | |||||
| Construction | Jacques Maziol | ||||
| Anciens combattants et Victimes de guerre | |||||
| Postes et Télécommunications | |||||
| Outre-Mer | |||||
| Coopération | |||||
| Information | |||||
| Premier ministre et ministres délégués | |||||
| Rapatriés | |||||
| Jeunesse et Sports | |||||
| Fonction publique | |||||
| Recherche scientifique et Questions atomiques et spatiales | |||||
| |||||
| (← DEBRÉ) Gouvernement précédent •••• Gouvernement suivant (COUVE DE MURVILLE →) | |||||
Ministres français des Outre-mer(depuis 1946) | ||
|---|---|---|
| Ministres |
| Ministère des Outre-mer |
| Ministres délégués ou secrétaires d'État |
| |