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Robert Buron

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Page d’aide sur l’homonymie

Pour les articles homonymes, voirBuron (homonymie).

Robert Buron
Illustration.
Robert Buron en 1961.
Fonctions
Député français

(1 mois et 30 jours)
Élection23 novembre 1958
Circonscription1re de la Mayenne
LégislatureIre(Cinquième République)
Groupe politiqueRPCD
PrédécesseurCirconscription créée
SuccesseurAndré Davoust

(13 ans et 29 jours)
Élection21 octobre 1945
Réélection2 juin 1946
10 novembre 1946
17 juin 1951
2 janvier 1956
CirconscriptionMayenne
LégislatureIre Constituante
IIe Constituante
Ire,IIe etIIIe(Quatrième République)
Groupe politiqueMRP
Maire de Laval

(2 ans, 1 mois et 9 jours)
PrédécesseurFrancis Le Basser
SuccesseurAndré Pinçon
Maire de Villaines-la-Juhel

(16 ans et 10 mois)
PrésidentCharles de Gaulle
Premier ministreMichel Debré
Georges Pompidou
GouvernementDebré
PompidouI
PrédécesseurAlbert Goupil
SuccesseurPierre Cadot
Ministre des Travaux publics,
des Transports etdu Tourisme

(3 ans, 4 mois et 8 jours)
PrésidentRené Coty
Président du ConseilCharles de Gaulle
Gouvernementde GaulleIII
PrédécesseurLui-même
SuccesseurRoger Dusseaulx(Travaux publics et Transports)
Ministre des Travaux publics,
des Transports etdu Tourisme

(6 mois et 30 jours)
PrésidentRené Coty
Président du ConseilPierre Mendès France
GouvernementMendès France
PrédécesseurAntoine Pinay
SuccesseurLui-même
Ministre des Finances, des Affaires économiques et du Plan

(1 mois et 3 jours)
PrésidentRené Coty
Président du ConseilPierre Mendès France
GouvernementMendès France
PrédécesseurEdgar Faure
SuccesseurPierre Pflimlin
Ministre de la France d'Outre-Mer

(7 mois et 1 jour)
PrésidentVincent Auriol
Président du ConseilRené Mayer
GouvernementMayer
PrédécesseurLouis Jacquinot
SuccesseurJean-Jacques Juglas
Ministre des Affaires économiques

(5 mois et 20 jours)
PrésidentVincent Auriol
Président du ConseilEdgar Faure
GouvernementFaureI
PrédécesseurAntoine Pinay
SuccesseurEdgar Faure

(1 mois et 17 jours)
PrésidentVincent Auriol
Président du ConseilRené Pleven
GouvernementPlevenII
PrédécesseurRené Mayer
SuccesseurAntoine Pinay
Ministre de l'Information

(5 mois et 9 jours)
PrésidentVincent Auriol
Président du ConseilGeorges Bidault
Henri Queuille
René Pleven
Henri Queuille
GouvernementBidaultII etIII
QueuilleII
PlevenI
QueuilleIII
PrédécesseurAlbert Gazier
SuccesseurPaul Coste-Floret
Secrétaire d'État aux Affaires économiques

(1 an, 9 mois et 13 jours)
PrédécesseurYvon Coudé du Foresto
SuccesseurÉmile Hugues
Biographie
Nom de naissanceRobert Gaston Buron
Date de naissance
Lieu de naissance6e arrondissement de Paris
Date de décès (à 63 ans)
Lieu de décès13e arrondissement de Paris
NationalitéFrançaise
Parti politiqueMRP(1944-1966)
Objectif 72(1966-1973)
EnfantsMartine Buron
modifier 

Robert Buron, né le àParis6e[1] et mort le àParis13e, est un homme politique français[2]. Il est maire deVillaines-la-Juhel puis brièvement deLaval, députéMRP deMayenne et ministre sous lesIVe etVe Républiques.

Premières années

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Jeunesse et études

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Robert Buron est né en 1910 dans une famille catholique de la bourgeoisie moyenne. Son père Henri Buron (1878-1930) est un ancien médecin, externe desHôpitaux de Paris, devenu imprimeur, et membre duCIPF affilié à l'Action française ; sa mère est sage-femme.

Il est élève aulycée Montaigne, puis aulycée Henri-IV à Paris où il obtient le baccalauréatmathématiques élémentaires. Il envisage alors une préparation à l'École navale. Adolescent, il fréquente lesCamelots du Roi à l'âge de 15 ans, et est un anti-capitaliste convaincu. Il est présent en 1927 à la cérémonie de souvenir du décès dePhilippe d'Orléans[3].

En 1928, il est immobilisé dans unsanatorium àBerck dans le Pas-de-Calais au« « royaume des allongés » »[4] où il reste deux ans. Il sera marqué par cette période de souffrance et d'inactivité physique. Il y prépare par correspondance le concours de l'École libre des sciences politiques. Il fonde le avecSuzanne Fouché (1901-1989) et quelques sympathisants l'Association pour l'insertion sociale et professionnelle des personnes handicapées. Cette maladie lui laisse une légère claudication et le conduit à de nombreux séjours à l'hôpital.

Rentré à Paris, il est élève à lafaculté de droit de l'université de Paris et achève sa scolarité à l'École libre des sciences politiques en 1931[5]. Il suit les cours d'André Siegfried[6]. Il sort major dans la section économique et financière[7]. Il estdocteur en droit[7] la même année.

Au début des années 1930, il est secrétaire de laconférence Olivaint (1929-1930), cercle d'étudiants catholiques qu'il présidera ensuite. Il participe en à la fondation d'un bulletinRéaction pour l'ordre. Cette revue estroyaliste et ouvertementréactionnaire. Elle est également proche dupersonnalisme d'Emmanuel Mounier et des « non-conformistes des années 30 » et ne cache pas sa sympathie pour lefascisme et la montée des régimes autoritaires.

Organisation professionnelle et patronale

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En 1932, il débute alors dans les organisations professionnelles comme secrétaire du conseil d'administration de diverses firmes coloniales. En 1933, il travaille pour le service d'études économiques de lachambre de commerce de Paris.

Ses liens avec les Croix de feu

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L'entre-deux-guerres voit naître des ligues républicaines d’extrême droite, notamment lesCroix-de-Feu[8],[9], cercle d'anciens combattants à l'origine, regroupés tout d'abord autour deMaurice d'Hartoy puis du lieutenant-colonelFrançois de La Rocque[10]. Politiquement, Robert Buron est à droite, voire à l'extrême droite.

Il fonde avecSuzanne Fouché en 1933 la Fédération des amicales des malades, puis en 1936 l' Union nationale des tuberculeux civils (U.N.T.C.). Le docteurGuy Hausser reprochera à l'U.N.T.C[11]« un prosélytisme religieux plus ou moins camouflé », et une proximité avec leParti social français.

Robert Buron participe avec lesCroix de feu et lesJeunesses patriotes aux évènements du6 février 1934 à laplace de la Concorde.

CommeSuzanne Fouché, il fait la connaissance deFrançois Mauriac[12], écrivain catholique proche desBénédictins de la rue Monsieur de Paris. Dans ce cercle on compte des convertis au catholicisme dans la lignée dePaul Claudel et deJacques etRaïssa Maritain[13]. Pour eux, la souffrance n'est pas un mal mais un chemin vers Dieu. Cedolorisme, très présent dans la littérature d'avant garde du début duXXe siècle, témoigne d'un mal être du siècle où la technique ne répond plus aux besoins fondamentaux de l'homme.

En 1935, il veut préparer avecRoger Ribadeau-Dumas un ouvrage sur la décolonisation qu'ils méditent pendant deux ans. Il n'y aura pas de suite : la parution en 1937 du livre d'Henri Decugis connu pour ses idéeseugénistes[14],Le destin des races blanches, sera la présentation de ces idées.

Engagement et enseignement professionnel

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Il devient secrétaire général de la Chambre syndicale nationale des Chocolatiers de France en 1937, puis de Directeur du Groupement d'importation et de répartition des cacaos jusqu'en 1940.

Il s'intéresse alors de très près à la formation des permanents patronaux. Membre duComité central de l'organisation professionnelle, proche duConfédération générale du patronat français, il enseigne puis dirige à partir de 1938 l'École d'application des collaborateurs et secrétaires de syndicats patronaux. Il y sera aussi professeur sous lerégime de Vichy et laissera le poste de directeur en 1941 àAchille Dauphin-Meunier. L'école formait les cadres desComités d'organisation, un ensemble d'instances créées par le régime de Vichy pour contrôler et diriger l'économie française.

Rapprochement vers la Démocratie populaire

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L'influence philosophique et religieuse deJacques Maritain sur certains jeunes intellectuels proches ou ayant été proches de l'Action française, tel que Robert Buron, et comme ses encouragements aux initiatives d'Emmanuel Mounier et à la création de la revueEsprit vont contribuer, au début desannées 1930, à favoriser la naissance dupersonnalisme desnon-conformistes des années 30. Comme Maritain, Buron va être amené à approfondir parallèlement la réflexion politique et sociale, en le rapprochant des milieux de ladémocratie-chrétienne. Ses convictions démocrates chrétiennes, lesaccords de Munich (1938) font adhérer Robert Buron sur les conseils deGeorges Bidault[15] en 1938 auxJeunesses Démocrates Populaires, mouvement de jeunesse duParti démocrate populaire dans la perspective des élections législatives de 1940. Il est le délégué départemental du département de la Seine.Francisque Gay témoignera l'avoir connu aux groupes d'Amis du journalL'Aube où il aurait mené campagne contre les accords de Munich.

Famille

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Il se marie en avec Marie-Louise Trouillard (1910-2006) dont il a une fille,Martine.

Pendant la guerre

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Avant l'entrée de la France dans laSeconde Guerre mondiale, il est chargé parGeorges Mandel de la mise en œuvre des campagnes de propagande en faveur des produits coloniaux.

Vichy

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Comité d'organisation

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Il est secrétaire général auComité d'organisation des cacaos, chocolaterie et confiserie, dirigé parPierre Abelin, créé par legouvernement de Vichy. Il est aussi conférencier duCommissariat à la famille.

Le cinéma

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Il devient à partir de 1941, grâce à son amiGuy de Carmoy[16], inspecteur des finances, et sur la demande deÉvrard Bourlon de Rouvre et à la suite de son expérience dans l'organisation professionnelle, secrétaire général duComité d'organisation de l'industrie cinématographique (COIC). Il le demeure jusqu'en1944. Il s'agit d'unComité d'organisation, un organisme professionnel permettant de réunir les professionnels du cinéma et de définir le cadre de leurs activités, créé par lerégime de Vichy.

Robert Buron rencontre en1942Lucien Rebatet[17].

D'après le journaliste collaborationniste et antisémiteHenry Coston[18], il aurait procédé à des liquidations d'entreprises juives[19].

Il fait partie du jury en 1942 sur un concours organisé par le secrétariat d'État à la Famille et à la Santé et leComité d'organisation de l'industrie cinématographique chargé de choisir parmi les meilleurs scénarios de films documentaires sur le problème de la dénatalité et sur la famille. Deux prix importants sont accordés àAtlantic-Film et aux FilmsJean Mineur, présentant avec le concours de l'Alliance nationale contre la population un projet deMarc Cantagrel. Il donne àCraon en Mayenne le[20] une conférence sur la Famille à l'occasion de la semaine de la propagande familiale.

Le corporatisme

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Robert Buron participe à partir de 1943 avecAlfred Sauvy,Louis Salleron etAntoine de Tavernost à un groupe de réflexion sur la population et l'action démographique. Il est aussi membre du comité consultatif institué par la loi du modifiant le régime dudépôt légal.

Enseptembre 1943[21], il présente avec Marty,Georges Ardiot[22] etMarcel Letué[23] les grandes lignes de la future « Corporation du cinéma » promue par lerégime de Vichy : c'est l'organisation corporatiste prévue par la volonté dumaréchal Pétain pour servir de point d'appui dans le monde du cinéma à laRévolution nationale.

Une campagne de presse sera menée en 1945 par leCanard enchaîné concernant le rôle de Robert Buron pendant cette période[24]. Ces notes ressortent en 1961 dans des lettres confidentielles lorsque Robert Buron est ministre du général de Gaulle.

Contacts avec la Résistance

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Parallèlement à ses activités officielles, membre de l'Organisation civile et militaire[25], il participe clandestinement à partir de 1943 auGroupe de la rue de Lille autour d'Émilien Amaury. Il participe à la rédaction desCahiers du travaillisme français entre et aux côtés d'autres démocrates chrétiens. Il établit dans l'ombre des contacts avec le réseauAlliance où il rencontre notamment Georges et Jean-Philippe Salmson, fils et petit-fils d’EmileSalmson.

Pendant l'hiver 1943, il prend contact avecHenri Alexandre Chappoulie, représentant de l'épiscopat près du régime de Vichy, et cherche à lui faire prendre contact avec des responsables de la Résistance intérieure sur le sujet de l'école privée. Cette démarche échoue à la suite d'une série d'arrestations par la Gestapo dont sa mère internée à laprison de Fresnes, qui l'oblige à se cacher. Il est membre à partir de 1943 sous la clandestinité duComité général d'études duConseil national de la Résistance.

Il rejoint aussi au printemps 1944 leComité de résistance de l'industrie cinématographique (CRIC) via la publication d'un bulletin clandestinOpéra. Le CRIC est constitué essentiellement de membres du COIC. Appartenant au réseauOpéra, Buron était l'agent de liaison entre les industriels français appartenant à la Résistance et certains dirigeants de laFrance libre de Londres et de New-York.

Libération

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À laLibération de Paris, dès le, les locaux du COIC sont très vite occupés par les milices patriotiques menées parJean-Paul Le Chanois. Ils constatent que les locaux sont déjà occupés par Robert Buron etPhilippe Acoulon, son adjoint, qui sont à la fois à la direction du COIC, et membres du CRIC. Il y a confrontation et tensions entre la résistance communiste et la résistance gaulliste du CRIC, représentés par des membres du COIC. Le groupe du CRIC se voit chassé des locaux, une arrestation étant même envisagée. Les locaux deviennent aussitôt celui du Comité de libération du cinéma français (CLCF). Robert Buron reste cependant au secrétariat général du COIC et expédie les affaires courantes pendant le fonctionnement, au début de l'insurrection, d'une commission de liquidation du COIC sous la présidence deLouis Daquin.

Les médias

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Par la suite, Robert Buron devient chargé de mission et conseiller technique dePierre-Henri Teitgen, nommé ministre de l'Information le dans lepremier gouvernement provisoire de la République française. À partir d', le COIC est dirigé par un commissaire provisoire, Philippe Acoulon, et est transformé en Office professionnel du cinéma (OPC) le.

Ses activités clandestines pendant laSeconde Guerre mondiale valent à Robert Buron de recevoir laMédaille de la Résistance française et le, de devenir administrateur général de laRadiodiffusion française.

Robert Buron devient en, directeur de laSOFIRAD. Il reste administrateur jusqu'en 1947. Il fonde le avecÉmilien Amaury etYves Helleu l'hebdomadaireCarrefour en suite desCahiers du Travaillisme français dont il est codirecteur de 1944 à 1947. Il devient en 1947 PDG deGaumont Actualités.

Carrière politique

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Il est l'un des fondateurs duMouvement républicain populaire (MRP) après la Libération. Il défend l'optiontravailliste lors de sa constitution.

Quatrième république

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L'ancrage politique local en Mayenne

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Robert Buron vers 1945.

En1945, il est parachuté par leMRP enMayenne, dont sa femme est originaire et bénéficie aussi de l'appui de l'abbé Seigneur, animateur desSemaines sociales de France. Il déclarera : « Je fus élu avant de connaître vraiment la Mayenne »[26].

LeMRP s'appuie sur les anciens duSillon et les proches d'Isidore Pasquier, sur les dirigeants ruraux et sur le jeune clergéJAC,CFTC, et les spécialistes de l'action sociale. Il est aussi soutenu parOuest-France, journal démocrate-chrétien, dirigé parPaul Hutin-Desgrées.

À la suite deGuy Menant, députéJeune République élu en 1932 et deGeorges Hoog, il relaie les revendications des fermiers et des métayers qui demandent une amélioration de leurs statuts.

Il est surnommé parYves Grosrichard dans leLe Canard enchaîné, le « Buron des Burettes », et ne cache pas sa pratique religieuse et son soutien à l'école libre. Sa candidature passe pour celle d'un modéré. Dans ce département réputé conservateur, il est élu en octobre 1945[27] député de laMayenne en même temps que son concurrent de l'UDSRJacques Soustelle, étranger comme lui au département, mais soutenu parFrancis Le Basser etJacques Foccart,Jean-Marie Bouvier O'Cottereau (Union Républicaine) etCamille Lhuissier (SFIO).

Il refuse en 1948 de s'associer à une large union des catholiques pour faire barrage à la candidature deFrancis Le Basser auConseil de la République (qui remplaçait le Sénat), et commence à être suspect à la fraction la plus à droite de l'électorat[28]. Il lui reste à faire ses preuves. Il est battu parFrancis Le Basser, à Laval, lors descantonales de mars 1949 (5 018 voix contre 3202). Il s'ancre localement, conseiller général en 1951, maire deVillaines-la-Juhel en 1953. Il reste député de laMayenne jusqu'en1959.

L'économie

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De 1948 à 1949, il est délégué du gouvernement français aux conférences économiques de New York etde La Havane. Robert Buron est membre du comité directeur duMouvement socialiste pour les États-Unis d'Europe en, délégué suppléant de la France auConseil de l'Europe.

Sa connaissance des dossiers économiques et l'appui de l'abbé Pierre, alors député MRP, lui permettent d'être nommé Secrétaire d’État aux Affaires économiques dans legouvernement de Georges Bidault, le. Il l'est à six reprises. Il est membre en 1951 duClub des Jacobins[29] créé parCharles Hernu.

En Mayenne, ses responsabilités assoient son autorité et excitent les inimitiés duRPF qui le dépeint comme partisan du dirigisme.

Son influence en Mayenne s'accroît toutefois progressivement. La fédération MRP de la Mayenne compte 550 adhérents et est l'une des plus importantes de l'Ouest. Elle bénéficie de l'appui du clergé ainsi que du quotidienOuest-France. Les rapports de la préfecture de Mayenne soulignent l'organisation du parti et le rôle sur le terrain d'André Davoust et deRobert Tromelin, tous deux membres de son cabinet. Auxélections de 1951, le MRP rassemble 39,9 % des suffrages et voit de peu lui échapper le troisième siège départemental.

Il est élu conseiller général deVillaines-la-Juhel en octobre1951, puis maire de la commune en1953, poste qu'il conservera jusqu'en mars1970.

L'urgence sociale

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Proche d'Henri Alexandre Chappoulie, évêque d'Angers, il est aussi un ami de l'abbé Pierre. Tous les deux ont été parlementaires auMRP. Il se retrouve avec eux dans la défense de la militante du logement Christine Brisset et dessquatters angevins au milieu des années 1950. Dès, Robert Buron est aux côtés de l'abbé Pierre,prophète égaré dans la politique selonGeorges Montaron[30]. Dès le départ Robert Buron est un des premiers politiques à aider lafondation de l'abbé Pierre avecLéo Hamon. Il est l'homme de terrain et le conseiller public de l'abbé Pierre, quand Léo Hamon est leporte-parole politique. Robert Buron apporte le soutien du MRP au projet de création descités d'urgence obtenue par la loi du.

Le soutien aux personnes handicapées

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Sa maladie a joué un rôle déterminant dans ses actions publiques. Comme parlementaire, il s’est impliqué dès 1950 dans les travaux qui allaient conduire à l’adoption de la loi de 1957. Il a apporté son soutien à de nombreuses associations de handicapés ou à des groupes sociaux défavorisés[31].

Il a été le premier président du comité de rédaction de la revueRéadaptation[32] publiée à partir de 1953 par le Centre national d'information sur la réadaptation (CNIR) fondé parAlfred Rosier, directeur de la main-d’œuvre au ministère du Travail.

Alfred Rosier fit également appel à lui pour présider l’Association nationale pour la réhabilitation professionnelle par le travail protégé (ANRTP) fondée le 12 avril 1954. Cette association (aujourd’hui nommée ANRH[33]) se consacre à la création d’ ateliers protégés pour les malades et grands infirmes dont l’état de santé interdit une reprise normale du travail dans une entreprise ordinaire. Il sera président d’honneur de novembre 1965 à sa mort. Le centre de formation ESRP à Saint Ouen porte son nom depuis le 14 mai 1973.

Les ministères

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Il s'oppose à laguerre d'Indochine et avec huit autres députés MRP, il vote contre legouvernement Laniel pour sa politique indochinoise en 1953. Contrairement à son parti, il soutient la constitution dugouvernement de Pierre Mendès France en 1954, ce qui lui vaut le portefeuille de l'Outre-Mer. Il est exclu du groupe parlementaire MRP mais non du parti. À l'Outre-Mer, sa politique de coopération préfigure la loi-cadre deGaston Defferre. Il prend position pour l'autonomie de la Tunisie.

Redevenu MRP après la fin du gouvernement Mendès, il réintègre le groupe « par fidélité ou résignation, plus que par enthousiasme. »

Auxélections législatives de 1956, qui sont marquées par la percée dupoujadisme, le MRP perd 12 000 voix en Mayenne et son deuxième siège. Ses prises de position contre lesbouilleurs de cru, thème majeur de campagne dans le Nord Mayenne, ne sont pas étrangères à ce score. À l'été 1957, il réunit un groupePour un plus grand MRP, avec notammentFélix Lacambre, alors président de l'Action catholique ouvrière. La même année, il devient membre du conseil d'administration des publications deLa Vie catholique. Il apporte également à la revueCroissance des jeunes nations un soutien régulier, témoignage d'une de ses sujets majeurs.

Cinquième République, basculement vers le socialisme

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Ministre du général de Gaulle

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Lors de la crise algérienne, il se dit favorable à une intervention du général de Gaulle en cas d'échec dugouvernement Pflimlin du MRP. Il est favorable à une évolution de l'Algérie française. Il accorde finalementsa confiance à de Gaulle lorsque celui-ci est investi lePrésident du Conseil. Il écrit àTémoignage chrétien que son « oui est presque un non ». Il n'en est pas moins nommé ministre des Travaux Publics du Transport et du Tourisme le dans lenouveau gouvernement.

Il devient en mars1958 président de l’Institut international de recherche et de formation en vue du développement harmonisé (IRFED), à la demande de l’économiste et prêtre dominicainLouis-Joseph Lebret, pour aborder plus spécifiquement le problème de développement des pays du sud. En 1959, il devient président de la Fédération des associations de postcure. En 1961, il est cocréateur de laSociété d'économie mixte de la Mayenne.

Lors duputsch des généraux en, il est prisonnier enAlgérie alors qu'il y était en mission. Il est avecLouis Joxe etJean de Broglie l'un des négociateurs et signataires desaccords d'Évian, qui mettent fin, en mars1962, à laguerre d'Algérie.

Avec les autres ministres MRP, il démissionne le après la conférence de presse dugénéral de Gaulle sur l'Europe. Il indiquera avoir« suivi de Gaulle d’instinct en 1958 et sans regret par la suite, mais que les divergences de vues l’emportent maintenant sur les convergences ».

Il appelle à voterJean Lecanuet au premier tour, puisFrançois Mitterrand au deuxième tour de l’élection présidentielle de 1965.

Le tiers-mondisme

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De 1962 à 1966, il est président du centre de développement de l'OCDE. Son successeur seraAndré Philip. Après ladissolution de l'Assemblée nationale de 1962, il laisse son poste de député à son suppléantAndré Davoust. Redevenu maire et conseiller général, à partir de 1963, ses « centres d'intérêt se déplacent vers le Tiers-Monde et son développement »[34]. Il devient en 1964 président de l'École nouvelle d'organisation économique et sociale.

Il est de 1963 à 1970 président du Comité d'expansion de la Mayenne.

Objectif 72

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Refusant le libéralisme et l'atlantisme duCentre démocrate deJean Lecanuet, il s'oriente vers une voie qui lui semble plus compatible avec sa conception ducatholicisme social. Il fonde le mouvementObjectif 72 (soit la date présumée de l'élection présidentielle : 1965+7). Il est en 1967 président du Comité de liaison pour l'alphabétisation et la promotion des travailleurs étrangers.

Ce mouvement va au fur et à mesure s'éloigner de la mouvance démocrate-chrétienne qui évolue pour lui dans un sens trop conservateur[35]. L'action au sein desGroupes d'action municipale favorise au contact des membres duPSU entre autres, l'évolution du mouvement vers la gauche[36]. Après 1968, les militants se prononcent pour une société socialiste et n'hésitent pas à reprendre le terme delutte de classes. Le virage est pris et leCourrier de la Mayenne dirigé parLouis de Guébriant peut dénoncerle catholique d'apparence.

En, à la suite d'une réunion d'Objectif 72[37],Robert Triffin[38] se voit refuser en compagnie de Robert Buron,François Mitterrand,Pierre Uri l'accès à une manifestation d'étudiants défilant de la Bastille à Denfert-Rochereau. On leur reproche leur appartenance à l'establishment.

L'objection de conscience

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En, avecGuy-Marie-Joseph Riobé, il témoigne autribunal correctionnel d'Orléans lors du procès de deux prêtres et du philosopheJean-Marie Muller[39], réservistes, qui avaient renvoyés leur livret militaire après s'être vu refuser le statut d'objecteur de conscience, dont Robert Buron avait été l'un des instigateurs en 1963.

Il soutient l'opposition à laforce de frappe nucléaire duGroupe d'action et de résistance à la militarisation. Il adresse un message qui est lu lors de la marche de ce groupe, deLyon au poste de commandement nucléaire duMont Verdun, le[40]. Lors du procès de, il envoie un témoignage écrit en soutien aux militants qui ont occupé le poste de commandement[41].

Il préside en 1969 l'association France-Biafra[42], qui fusionne en avec le Comité de lutte contre le génocide du Biafra, initié parBernard Kouchner.

La mairie de Laval

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En, Robert Buron se présente à l'élection de conseiller général ducanton de Villaines-la-Juhel mais il est battu et démissionne alors de la mairie. Il vise alors celle de Laval à un moment particulièrement favorable.

Le, Robert Buron participe àParis à un grand meeting d'union de la gauche avec les dirigeants duParti communiste et duParti socialiste. Il lance un appel auxchrétiens à rallier la gauche.

Lors desmunicipales de mars 1971, il est élumaire de Laval avec une liste non-communiste regroupant laCIR, les radicaux etObjectif 72.

Le Parti socialiste

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Robert Buron participe aucongrès d'Épinay duParti socialiste qu'il rejoint en juin1971. La motionVie nouvelle / Objectif 72, qu'il ne signe pas, recueille 0,5 % des suffrages. Son mouvement prend ensuite, en 1971, le nom d'Objectif socialiste. Le rapprochement avec leParti socialiste provoque des débats dans son mouvement.

En 1973,André Jaud ouvre un second hypermarché de 3 500 m2 à Laval. Une polémique aura lieu à ce sujet entreÉdouard Leclerc, et Robert Buron[43], maire de Laval.

Il est maire de Laval jusqu'à sa mort en avril1973 en France. Candidat lors deslégislatives de mars 1973 au siège de député, malade et hospitalisé, il ne peut mener campagne contre son homonyme, l'UDRPierre Buron, qui l’emporte de nouveau.

Robert Buron s'est employé à définir une forme de « travaillisme » à la française s'efforçant de réconcilier les valeurssocialistes etchrétiennes.

Il fera aussi un passage remarqué sur le sujet du Tiers-Monde à l'émission de télévisionÀ armes égales, opposé àRaymond Cartier, directeur deParis Match. Entre 1969 et 1976,Jacques Robin et Robert Buron (jusqu'en 1973, année de sa mort) animent chaque mois des rencontres entre scientifiques et politiques connues sous le nom de« Groupe des dix »[44].

Mort

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Il meurt après plusieurs mois de maladie à Paris le, à 63 ans. Il est inhumé àVillaines-la-Juhel dont il a été maire.

Lors de l'élection municipale partielle du pour pourvoir son poste de conseiller municipal et deux autres postes alors vacants, son épouse Marie-Louise Buron est élue conseillère municipale de Laval[45].

Sa filleMartine Buron a été maire deChâteaubriant (Loire-Atlantique), etdéputée européenne socialiste.

Postes ministériels

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Publications

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  • Les obligations du trustee en droit anglais, Paris, Société général d'imprimerie et d'édition, 136 p., 1938, thèse de droit.
  • Cahiers du travaillisme français,1943-1944.
  • Dynamisme des États-Unis, recueil d'articles parus dans la presse, 1950-1957, Paris : S.A.D.E.P.,1957, 96 p.
  • Le plus beau des métiers, Paris : Plon,1963, 252 p.
  • Carnets politiques de laguerre d'Algérie : par un signataire desaccords d'Évian, Paris : Plon,1965, 267 p.
  • Les dernières années de laIVe République, carnets politiques, Paris : Plon,1968.
  • Demain la politique, réflexions pour une autre société (en coll. avecJean Offredo et Objectif 72), Paris : Denoël,1970, 256 p.
  • Pourquoi je suis de nouveau candidat ?, Vendôme : C.F.I.B.,1972, 60 p.
  • Par goût de la vie, propos recueillis parJean Offredo, Paris : Cerf,1973, 114 p. (Pour quoi je vis).
  • LaMayenne et moi ou de la démocratie chrétienne au socialisme, postface de Marie-Louise Buron, [Malakoff] : Cana,1978, 147 p. (Mémoire vivante).

Décoration

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Bibliographie

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Positions

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  • Il apprécie la citation deJacques Chirac qui définit la politique de la sorte : « c'est l'art de rendre possible ce qui est nécessaire »[49].
  • Dans son dernier livre,Pourquoi je vis : par goût de la vie, Robert Buron déclarait : « Je suis sûr que les civilisations les plus puissantes, techniquement et militairement, imposeront leurs valeurs aux autres. J'en conclus que le monde finira dans une catastrophe. Comme je n'aime pas l'idée de catastrophe, que j'ai le goût de la vie, et que tout ce qui bloque la vie est pour moi le mal et l'ennemi, je lutterai tant que je pourrai contre ce qui me paraît inéluctable. Je suis très pessimiste. Je suis persuadé que les technocrates occidentaux créeront une sorte de fascisme mondial, appuyé bien sûr sur les valeurs occidentales. Seulement je lutterai de toutes mes forces contre ces technocrates »[49].

Liens externes

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Notes et références

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  1. « Acte de naissance n°585 (vue 29/31) avec mentions marginales de mariage et décès »,Archives de Paris,(consulté le)
  2. « Relevé des fichiers de l'Insee »
  3. L'Action française, 27 mars 1927,lire en ligne surGallica.
  4. RobertBuron et JeanOffredo (dir.),Par goût de la vie, Paris, Éd. du Cerf,coll. « Pour quoi je vis »,, 112 p.(OCLC 462771403),p. 10.
  5. Chroniques d'Outre-Mer; Études et Informations,(lire en ligne)
  6. MichelRagon,1934-1939, l'avant-guerre, Paris, Éditions Planète,, 275 p.(OCLC 460086827,lire en ligne)
  7. a etbTendances: Cahiers de Documentation,(lire en ligne)
  8. Jean-PaulThomas, « Le Parti social français (1936-1945) Une expérience de parti de masses et la préparation d’une relève »,Annales de Bretagne et des Pays de l’Ouest. Anjou. Maine. Poitou-Charente. Touraine,nos 109-3,‎,p. 109–120(ISSN 0399-0826,DOI 10.4000/abpo.1562,lire en ligne, consulté le)
  9. « CROIX-DE-FEU », surEncyclopædia Universalis(consulté le)
  10. « FRANÇOIS DE LA ROCQUE », surEncyclopædia Universalis(consulté le)
  11. Le Populaire, 7 mai 1937,lire en ligne surGallica
  12. « Catalogue SUDOC », surwww.sudoc.abes.fr(consulté le)
  13. « Bulletin de la Société Paul Claudel, n°181 », surwww.paul-claudel.net,Société Paul Claudel(consulté le)
  14. PatrickTort, « Des figures de l'eugénisme en France »,Pour la Science,no 342,‎,p. 8-12
  15. JacquesDalloz,Georges Bidault: biographie politique, Paris,L'Harmattan,coll. « Collection Chemins de la mémoire »,, 468 p.(ISBN 978-2-738-41679-7,OCLC 215301654,lire en ligne),p. 47.
  16. Régis Boulat,Jean Fourastié, un expert en productivité: la modernisation de la France, 2008[lire en ligne].
  17. Robert Buron est évoqué dans le tome II desMémoires d'un fasciste deLucien Rebatet comme« un assez gros jeune homme, d'aspect très bourgeois, veston noir, pantalon rayé, qui se présente affablement, mais avec un ton d'extrême assurance ».
  18. Contributions à la biographie de M. Robert Buron,Lectures françaises, avril-mai 1961. Henry Coston,Dictionnaire de la politique française, Paris, La librairie française, t. I,p. 184.
  19. Référence à unenote pour M.Jean Coupan datée du 8 mai 1941, et concernant laliquidation des affaires israélites en Afrique du Nord, où Robert Buron se prononce pour la liquidation des entreprises juives »
  20. La Gazette de Château-Gontier, 19 avril 1942,lire en ligne surGallica.
  21. « Une réunion des travailleurs de la production du film s'est tenue hier »,L’Œuvre,‎(lire en ligne surGallica).
  22. « ARDIOT Georges, Marie »,Maitron(consulté le)
  23. « LETUÉ Marcel »,Maitron(consulté le)
  24. le 28 février 1945:Buronneries à la radio d'Henri Jeanson, le 7 mars 1945:Mine d'aryen, le 25 avril 1945 :L'estampillage des faux jeton.
  25. Débats de l'Assemblée consultative provisoire, 1945, volume 2.
  26. Rompre l'opposition traditionnelle entre lesblancs et lesbleus, entre lesChouans et lescoqs rouges et chercher à attirer les uns et les autres vers des solutions nouvelles me parut dès les premiers contacts devoir être la justification de ma présence en Mayenne, Robert Buron,La Mayenne et moi, de la démocratie chrétienne au socialisme, Paris, 1978,p. 20.
  27. « Robert, Albert, Gaston Buron - Base de données des députés français depuis 1789 - Assemblée nationale », surwww2.assemblee-nationale.fr(consulté le)
  28. Un poisson rouge dans un bénitier.
  29. « A ceux qui s'étonnent de ma présence au Club de Jacobins, je déclare que lorsque dans une nation, la colère populaire, les hommes épris de liberté, de justice, de bien-être, et de paix se doivent de ne rechercher que ce qui peut les unir » :La République impatiente: le Club des Jacobins, 1951-1958, dePhilippe Reclus,p. 40.
  30. « L’Abbé décide de mettre à contribution ses amis politiciens »[archive du], surwww.fondation-abbe-pierre.fr,Fondation Abbé Pierre(consulté le)
  31. Francis Montès, « Robert Buron Témoignage »,revue Réadaptation,no 300,‎,p. 7-8
  32. collectif, « 10 ans après hommage à Robert Buron »,Revue Réadaptation,no N° 300,‎, pp 3-10
  33. « L'ANRTP »,
  34. La Mayenne et moi
  35. DansTémoignage chrétien du 4 mai 1967, Robert Buron s'oppose à l'hibernation duMRP proposée parJoseph Fontanet.
  36. Objectif 72 apparaît dépourvu d'une mémoire collective, ou de référence à une idéologie précise. Gaëlle Hadjaoui,Un groupe d'étude et d'action politique : Objectif 1972, Objectif socialiste, 1967-1974, mémoire de maîtrise d'histoire de l'université de Paris I, 1997.
  37. CatherineFerrant (dir.), JeanSloover (dir.), MichelDumoulin et OlivierLefebvre,Robert Triffin, conseiller des princes : souvenirs et documents, Bruxelles, PIE-Peter Lang,coll. « Relations financières internationales » (no 4),, 148 p.(ISBN 978-9-052-01642-9,OCLC 762746587,lire en ligne),p. 43.
  38. Yale Daily news,no 18, 7 octobre 1969.
  39. En 1967, alors qu'il est officier de réserve,Jean-Marie Muller demande à bénéficier du statut desobjecteurs de conscience. Le tribunal le condamne à trois mois de prison avec sursis, mille francs d'amende et cinq ans de privation de ses droits civiques.K. Christitch, « Deux prêtres et un professeur non violents sont condamnés à trois mois de prison avec sursis »,Le Monde,‎
  40. Maurice Balmet, Patrice Bouveret, Guy Dechesne, Jean-Michel Lacroûte, François Ménétrier et Mimmo Pucciarelli,Résister à la militarisation : Le Groupe d'action et de résistance à la militarisation, Lyon 1967-1984, Lyon, Atelier de création libertaire,, 324 p.(ISBN 978-2-35104-121-5),p. 63
  41. Jean-Marc Théolleyre, « Le tribunal de Lyon ne retient pas le délit de déprédation de monuments publics ontre six militants pacifistes »,Le Monde,‎(lire en ligneAccès payant)
  42. AnneVallaeys,Médecins sans frontières: la biographie, Paris,Fayard,, 764 p.(ISBN 978-2-213-61676-6,OCLC 1385368556)
  43. « Réponse à E. Leclerc, par R. Buron (Le Nouvel Observateur, 9 octobre 1972) »
  44. BrigitteChamak,Le Groupe des Dix ou Les avatars des rapports entre science et politique, Monaco,Éd. du Rocher,coll. « Transdisciplinarité »,, 352 p.(ISBN 978-2-268-02481-3,OCLC 416224194).
  45. « Mme Robert Buron est élue à Laval »,Le Monde,‎(lire en ligneAccès payant, consulté le)
  46. On trouve comme directeur du cabinet :Pierre Riedinger, ancien adjoint d'Emile Galey au COIC ; chef de cabinet :Jacques Gouault ; chefs adjoints de cabinet :Renée Djabri,ancienne secrétaire de Robert Buron à la SOFIRAD etRobert Tromelin.
  47. Ordre de la Libération, « Base Médaillés de la Résistance française - fiche Robert BURON »(consulté le)
  48. « Bulletin officiel des décorations, médailles et récompenses n°20 du 01 septembre 1955 - Légifrance », surwww.legifrance.gouv.fr(consulté le)
  49. a etbBrigitteChamak,Le Groupe des Dix, Monaco/Paris,Editions du Rocher,, 350 p.(ISBN 2-268-02481-4), page 79 à 82
Robert Buron
Précédé parSuivi par
Edgar Faure
Maurice Bourgès-Maunoury
Edgar Faure
Ministre des Finances et des Affaires économiques
Pierre Pflimlin
Edgar Faure
Antoine Pinay


Francis Le Basser
Maire de Laval
1971-1973
André Pinçon
v ·m
GouvernementsBidault II etIII(28 octobre 1949 - 24 juin 1950)
Sous laprésidence de Vincent Auriol
Vice-présidents du Conseil


Georges Bidault
Intérieur
Ministre d'État et InformationPierre-Henri Teitgen
JusticeRené Mayer
Affaires étrangèresRobert Schuman
Défense nationaleRené Pleven
Finances etAffaires économiquesMaurice Petsche
Éducation nationaleYvon Delbos
Travaux publics,Transports etTourisme
Industrie etCommerce
Agriculture
Outre-MerJean Letourneau
Travail et Sécurité sociale
Reconstruction et UrbanismeEugène Claudius-Petit
Anciens combattants et Victimes de la guerreLouis Jacquinot
Santé publique et PopulationPierre Schneiter
PTT
Liste des sous-secrétaires d’État
(← QUEUILLE I) Gouvernement précédent •••• Gouvernement suivant (QUEUILLE II →)
v ·m
Gouvernement Queuille II(2 - 4 juillet 1950)
Sous laprésidence de Vincent Auriol
IntérieurHenri Queuille


Henri Queuille
Vice-président du ConseilGeorges Bidault
Ministres d'État
JusticeRené Mayer
Affaires étrangèresRobert Schuman
Défense nationaleRené Pleven
Finances etAffaires économiquesMaurice Petsche
BudgetEdgar Faure
Éducation nationaleAndré Morice
Travaux publics,Transports etTourismeMaurice Bourgès-Maunoury
Industrie etCommerceJean-Marie Louvel
Outre-MerPaul Coste-Floret
Travail et Sécurité socialePaul Bacon
Reconstruction et UrbanismeEugène Claudius-Petit
Anciens combattants et Victimes de la guerreLouis Jacquinot
Santé publique et PopulationPierre Schneiter
PTTCharles Brune
Marine marchandeLionel de Tinguy du Pouët
AgriculturePierre Pflimlin
Liste des sous-secrétaires d’État
(← BIDAULT III) Gouvernement précédent •••• Gouvernement suivant (PLEVEN I →)
v ·m
Gouvernement Pleven I(12 juillet 1950 - 28 février 1951)
Sous laprésidence de Vincent Auriol
Ministres d'État


René Pleven
JusticeRené Mayer
Affaires étrangèresRobert Schuman
IntérieurHenri Queuille
Défense nationaleJules Moch
Finances etAffaires économiquesMaurice Petsche
BudgetEdgar Faure
Éducation nationalePierre-Olivier Lapie
Travaux publics,Transports etTourismeAntoine Pinay
Industrie etCommerceJean-Marie Louvel
AgriculturePierre Pflimlin
Outre-MerFrançois Mitterrand
Travail et Sécurité socialePaul Bacon
Reconstruction et UrbanismeEugène Claudius-Petit
Anciens combattants et Victimes de la guerreLouis Jacquinot
Santé publique et PopulationPierre Schneiter
PTTCharles Brune
Marine marchandeGaston Defferre
InformationAlbert Gazier
Ministre sans portefeuillePaul Giacobbi
Liste des sous-secrétaires d’État
(← QUEUILLE II) Gouvernement précédent •••• Gouvernement suivant (QUEUILLE III →)
v ·m
Gouvernement Queuille III(10 mars - 10 juillet 1951)
Sous la présidence deVincent Auriol
IntérieurHenri Queuille


Henri Queuille
Vice-présidents du Conseil
Ministres d'ÉtatJean Letourneau
JusticeRené Mayer
Défense nationaleJules Moch
Finances etAffaires économiquesMaurice Petsche
BudgetEdgar Faure
Éducation nationalePierre-Olivier Lapie
Affaires étrangèresRobert Schuman
Travaux publics,Transports etTourismeAntoine Pinay
Industrie etCommerceJean-Marie Louvel
AgriculturePierre Pflimlin
Outre-MerFrançois Mitterrand
Travail et Sécurité socialePaul Bacon
Reconstruction et UrbanismeEugène Claudius-Petit
Anciens combattants et Victimes de la guerreLouis Jacquinot
Santé publique et PopulationPierre Schneiter
PTTCharles Brune
Marine marchandeGaston Defferre
InformationAlbert Gazier
Liste des sous-secrétaires d’État
(← PLEVEN I) Gouvernement précédent •••• Gouvernement suivant (PLEVEN II →)
v ·m
Gouvernement Pleven II(11 août 1951 - 7 janvier 1952)
Sous la présidence deVincent Auriol
Ministres d'État


René Pleven
Vice-présidentGeorges Bidault (MRP)
Défense nationaleMaurice Bourgès-Maunoury (MRP)
Finances etAffaires économiquesRené Mayer (PRS)
JusticeEdgar Faure (PRS)
Affaires étrangèresRobert Schuman (MRP)
IntérieurCharles Brune (PRS)
BudgetPierre Courant (CNIP)
Éducation nationaleAndré Marie (PRS)
Travaux publics,Transports etTourismeAntoine Pinay (CNIP)
Industrie et ÉnergieJean-Marie Louvel
CommercePierre Pflimlin (MRP)
Agriculture
Outre-MerLouis Jacquinot
Travail et Sécurité socialePaul Bacon (MRP)
Reconstruction et UrbanismeEugène Claudius-Petit (UDSR)
Anciens combattants et Victimes de la guerreEmmanuel Temple (CNIP)
Santé publique et PopulationPaul Ribeyre (CNIP)
PTT
Marine marchandeAndré Morice (PRS)
InformationRobert Buron (MRP)
Liste des sous-secrétaires d’État
(← QUEUILLE III) Gouvernement précédent •••• Gouvernement suivant (FAURE I →)
v ·m
Gouvernement Faure I(20 janvier - 28 février 1952)
Sous la présidence deVincent Auriol
FinancesEdgar Faure


Edgar Faure
Vice-présidents
Ministres d'État
Défense nationaleGeorges Bidault
JusticeLéon Martinaud-Déplat
Affaires étrangèresRobert Schuman
IntérieurCharles Brune
Affaires économiquesRobert Buron
BudgetPierre Courant
Éducation nationaleAndré Marie
Travaux publics,Transports etTourismeAntoine Pinay
Industrie et ÉnergieJean-Marie Louvel
CommerceÉdouard Bonnefous
AgricultureCamille Laurens
Outre-MerLouis Jacquinot
Travail et Sécurité socialePaul Bacon
Reconstruction et UrbanismeEugène Claudius-Petit
Anciens combattants et Victimes de la guerreEmmanuel Temple
Santé publique et PopulationPaul Ribeyre
PTTRoger Duchet
Marine marchandeAndré Morice
InformationPaul Coste-Floret
ArmementMaurice Bourgès-Maunoury
Liste des sous-secrétaires d’État
(← PLEVEN II) Gouvernement précédent •••• Gouvernement suivant (PINAY →)
v ·m
Gouvernement Mayer(8 janvier - 21 mai 1953)
Sous la présidence deVincent Auriol
Vice-présidentHenri Queuille


René Mayer
Ministre d'État
Relations avec les ÉtatsJean Letourneau
JusticeLéon Martinaud-Déplat
Affaires étrangèresGeorges Bidault
IntérieurCharles Brune
Défense nationaleRené Pleven
FinancesMaurice Bourgès-Maunoury
BudgetJean Moreau
Affaires économiquesRobert Buron
Éducation nationaleAndré Marie
Travaux publics,Transports etTourismeAndré Morice
Industrie et ÉnergieJean-Marie Louvel
Commerce
AgricultureCamille Laurens
Outre-MerLouis Jacquinot
Travail et Sécurité socialePaul Bacon
Reconstruction et UrbanismePierre Courant
Anciens combattants et Victimes de la guerreHenry Bergasse
Santé publique et Population
PTTRoger Duchet
Liste des sous-secrétaires d’État
(← PINAY) Gouvernement précédent •••• Gouvernement suivant (LANIEL I →)
v ·m
Gouvernement Mendès France(18 juin 1954 - 5 février 1955)
Sous la présidence deRené Coty (CNIP)
Affaires étrangères


Pierre Mendès France
Ministre d'ÉtatJean Michel Guérin du Boscq de Beaumont (CNIP)
Justice
IntérieurFrançois Mitterrand (UDSR)
Défense nationale et Forces armées
Travaux publics,Transports etTourismeJacques Chaban-Delmas (URAS)
Marine marchandeRaymond Schmittlein (URAS)
Finances etAffaires économiques
Éducation nationaleJean Berthoin (PRS)
Industrie etCommerce
AgricultureRoger Houdet (URAS)
Outre-Mer
Travail et Sécurité sociale
Reconstruction et Urbanisme
Anciens combattants et Victimes de la guerre
Santé publique et PopulationAndré Monteil (MRP)
États associésGuy La Chambre (PRS)
Affaires marocaines et tunisiennesChristian Fouchet (URAS)
Liste des secrétaires d’État
(← LANIEL II) Gouvernement précédent •••• Gouvernement suivant (FAURE II →)
v ·m
Sous la présidence deRené Coty
ArméesPierre Guillaumat


Charles de Gaulle
IntérieurÉmile Pelletier
InformationJacques Soustelle
Radio, Télévision et PresseAndré Malraux
JusticeMichel Debré
Affaires étrangèresMaurice Couve de Murville
Outre-MerBernard Cornut-Gentille
SaharaMax Lejeune
Finances,affaires économiques et PlanAntoine Pinay
Industrie et CommerceÉdouard Ramonet
TravailPaul Bacon
Travaux publics,Transports etTourismeRobert Buron
Reconstruction et Urbanisme puis Construction
PTTEugène Thomas
AgricultureRoger Houdet
Santé et PopulationBernard Chenot
Éducation nationaleJean Berthoin
Anciens combattants et Victimes de la guerre
Présidence du Conseil
Ministres d'État
Ministres sans portefeuille
Liste des secrétaires d’État
(← PFLIMLIN) Gouvernement précédent •••• Gouvernement suivant (DEBRÉ →)
v ·m
Gouvernement Debré(8 janvier 1959 - 14 avril 1962)
Sous la présidence deCharles de Gaulle
Ministres d'État


Michel Debré
Ministres-Conseillers
Affaires culturellesAndré Malraux
Justice
Affaires étrangèresMaurice Couve de Murville
Intérieur
Armées
Finances et Affaires économiques
Éducation nationale
Travaux publics etTransportsRobert Buron
Industrie etCommerceJean-Marcel Jeanneney
Agriculture
TravailPaul Bacon
Santé publique etPopulation
ConstructionPierre Sudreau
Anciens combattantsRaymond Triboulet
Postes, télégraphes et téléphones
Postes et télécommunications
Information
Sahara etOutre-Mer
Énergie atomique
Premier ministre
Liste des secrétaires d’État
(← DE GAULLE III) Gouvernement précédent •••• Gouvernement suivant (POMPIDOU I →)
v ·m
GouvernementsPompidou I,II,III etIV(14 avril 1962 - 10 juillet 1968)
Sous la présidence deCharles de Gaulle
Ministres d'État


Georges Pompidou
Affaires culturellesAndré Malraux
Justice
Affaires étrangères
Intérieur
ArméesPierre Messmer
Finances etAffaires économiques
Éducation nationale
Équipement etLogement
Industrie
Travaux publics etTransports
Agriculture
Travail et Affaires sociales
Santé publique et Population
ConstructionJacques Maziol
Anciens combattants et Victimes de guerre
Postes et Télécommunications
Outre-Mer
Coopération
Information
Premier ministre et ministres délégués
Rapatriés
Jeunesse et Sports
Fonction publique
Recherche scientifique et Questions atomiques et spatiales
Liste des secrétaires d’État
(← DEBRÉ) Gouvernement précédent •••• Gouvernement suivant (COUVE DE MURVILLE →)
v ·m
Ministres

Ministère des Outre-mer
Ministres délégués ou secrétaires d'État
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