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Formation | King's School, Rochester(en) Royal Academy ![]() |
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Mouvement | Préraphaélisme |
Richard Dadd est unpeintreanglais né le àChatham et mort le à l'Hôpital Broadmoor deCrowthorne.
Sa peinture est d'inspirationfantastique etonirique, mettant en scène des personnages merveilleux telles desfées, avec un sens du détail et de la couleur très développé.
The Fairy Feller's Master-Stroke (en français,Le coup de maître du magicien bûcheron), qu'il peint à l'asile entre 1855 et 1864, est considéré comme son chef-d'œuvre. Conservée à laTate Gallery, cette toile de modeste dimension contient cependant tout un monde de minuscules personnages féeriques dont les visages et les détails vestimentaires sont fignolés avec la patience d'un miniaturiste.
Richard Dadd est né àChatham, dans leKent, en 1817. En 1834, sa famille s’installe à Londres, où son père travaille comme sculpteur dans une fonderie de bronze, et trois ans plus tard Dadd est admis comme élève à laRoyal Academy of Arts. Là, il rencontre d’autres artistes :John Phillip, qui devait par la suite épouser sa sœur,William Powell Frith et quelques autres -Augustus Egg,Henry Nelson O'Neil,Alfred Elmore,Edward Matthew Ward, Thomas Joy et William Bell Scott - avec lesquels il forme un groupe appeléLa Clique (The Clique).
Dadd remporte trois médailles d’argent et commence à exposer ses œuvres à la British Artists' Association dès sa première année d’études. Dès 1840-41, il travaille à des illustrations deShakespeare, auteur qui le passionne dès son plus jeune âge, et il expose notamment la toile (peinture à l’huile)Come Unto These Yellow Sands (inspiré par la chanson d’Ariel dansLa Tempête) en 1842. Il reçoit alors plusieurs commandes pour des travaux d’illustration.
En, Richard Dadd accompagne son commanditaire,Sir Thomas Phillips, dans unGrand Tour de l’Europe et du Moyen-Orient. Ils parcourent la vallée duRhin, les lacs italiens,Venise etBologne. D’Italie, ils passent en Grèce et visitentAthènes, puis en Turquie :Smyrne etConstantinople,Bodrum,Rhodes,Chypre… puisBeyrouth,Tripoli etDamas, pour arriver, épuisés, àJérusalem, au début de. Après une excursion à laMer Morte, ils se rendent en Égypte et remontent lavallée du Nil jusqu’àThèbes où ils parviennent juste avant Noël. C’est pendant cette période que Dadd commence à souffrir de maux de tête et de ce qu’on croit alors être des insolations[1].
Les deux voyageurs reviennent ensuite àAlexandrie, s’embarquent pourMalte et de là pour l’Italie. Dadd souffre alors d’hallucinations paranoïaques et se montre de plus en plus agressif à l’égard de Phillips. ÀRome, il est saisi d’une pulsion incontrôlable le poussant à s’attaquer aupape. ÀParis, au printemps 1843, les symptômes de Dadd continuent de s’aggraver et fin mai, il quitte Sir Thomas Phillips et retourne seul à Londres.
D’après ses propres notes, où il rapporte notamment qu’il entendait des voix, il semble que l’événement déclencheur d’une aggravation de ce trouble se soit produit pendant le voyage en Égypte, probablement dans la vallée du Nil, lorsque Dadd s’est trouvé devant des images du dieuOsiris. Dadd s’est alors persuadé qu’il était désigné par des puissances divines (Osiris en l’occurrence) pour combattre le démon, qui pouvait prendre toutes les formes qu’il voulait et s’incarner en toute personne. Un des frères de Dadd, George, présentait aussi des signes de maladie mentale. Le père de Richard, à son retour à Londres, l’emmène au St. Luke's Hospital pour le faire examiner par le Dr Alexander Sutherland, et celui-ci conclut que Richard Dadd n’est pas sain d’esprit.
Malgré ce diagnostic, Robert Dadd accompagne Richard àCobham (dans le Kent) le, déplacement au cours duquel Richard était censé « vider son sac ». Ils dînent dans une auberge et se promènent dans la campagne. Vers 23 heures, Dadd attaque son père avec un rasoir et un couteau, et il le tue. Puis il quitte Cobham, se rend àDouvres et embarque dans un navire pourCalais.
À la découverte du corps de Robert Dadd, la police craint d’abord que Richard ait également été tué, mais après l’arrivée de son frère (qui le soupçonne immédiatement) sur la scène de crime, il est recherché comme suspect. La police inspecte son appartement de Newman Street et y trouve notamment des dessins des amis et connaissances de Dadd représentés avec la gorge tranchée.
Retenu à Calais par la douane, puis relâché, Richard se dirige vers Paris, trajet pendant lequel il tente de couper la gorge à un autre voyageur[1]. Il est arrêté àMontereau, où il révèle son identité et avoue le meurtre de son père. On trouve sur lui une liste de personnes « devant mourir », son père figurant en tête de liste. Il est alors interné dans l’asile de Clermont, àFontainebleau, où il reste jusqu’en. On le ramène ensuite en Angleterre ; il est jugé, plaide coupable et est condamné à perpétuité ; il est alors âgé de 27 ans.
Dadd est d’abord détenu dans la section criminelle de l’hôpital psychiatrique deBethlem (dit aussi Bedlam) où il reste pendant vingt ans, jusqu’en 1864. Il y est encouragé à continuer de peindre. Il réalise notamment en 1852 un remarquable portrait de l'un de ses docteurs, Sir Alexander Morison[2], aujourd'hui accroché à laScottish National Portrait Gallery, puis de 1855 à 1864 son chef-d'œuvre,The Fairy Feller's Master-Stroke.
En, peut-être en raison du nombre excessif de patients détenus à Bedlam, Dadd est transféré dans un nouvel établissement, l'Hôpital Broadmoor qui vient de s’ouvrir à Crowthorne, hors de Londres. Il y reste jusqu’à sa mort au début de 1886, toujours occupé à peindre.
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