Pour les articles homonymes, voirRhue (homonymie).
Ne doit pas être confondu avecPetite Rhue.
| la Rhue ruisseau de Clamouze, ruisseau d'Entraigues, Grande Rhue | |
La Rhue àÉgliseneuve-d'Entraigues. | |
Cours de la Rhue (carte interactive du bassin de la Dordogne). | |
| Caractéristiques | |
|---|---|
| Longueur | 56,6 km[1] |
| Bassin | 900 km2[2] |
| Bassin collecteur | Dordogne |
| Débit moyen | 5,66 m3/s (Condat)[3] |
| Régime | pluvio-nival |
| Cours | |
| Source | Besse-et-Saint-Anastaise |
| · Localisation | sud-ouest du lac des Hermines |
| · Altitude | vers 1 280 m |
| · Coordonnées | 45° 30′ 07″ N, 2° 51′ 00″ E |
| Confluence | laDordogne |
| · Localisation | Bort-les-Orgues |
| · Altitude | 414 m |
| · Coordonnées | 45° 22′ 51″ N, 2° 28′ 40″ E |
| Géographie | |
| Principaux affluents | |
| · Rive gauche | ruisseau du Lac,Bonjon,Santoire,Petite Rhue,Soulou |
| · Rive droite | ruisseau de Gabacut,Taurons,Tarentaine |
| Pays traversés | |
| Régions | Auvergne-Rhône-Alpes,Nouvelle-Aquitaine |
| Départements | Cantal,Corrèze,Puy-de-Dôme |
| Sources :SANDRE:« P0--0250 »,Géoportail,Banque Hydro,OpenStreetMap | |
| modifier | |
LaRhue, également appeléeGrande Rhue, mais aussiruisseau de Clamouze ouruisseau d'Entraigues dans sa partie amont, est unerivière française duMassif central,affluent de laDordogne en rive gauche.
Pour leSandre, la Rhue est une rivière dont la partie amont se nomme ruisseau de Clamouze (ou de Clamousse) et ruisseau d'Entraigues, avant de prendre le nom de Grande Rhue, puis de Rhue au sud d'Égliseneuve-d'Entraigues.
Le ruisseau de Clamouze (ou Clamousse) prend sa source vers 1 280 m d’altitude au cœur duparc naturel régional des Volcans d'Auvergne, dans le département duPuy-de-Dôme (région administrativeAuvergne-Rhône-Alpes). L'endroit se trouve sur la commune deBesse-et-Saint-Anastaise, sur les pentes sud-est dupuy de Paillaret, au sud-ouest de lastation de sports d'hiver deSuper Besse et du lac des Hermines.
Il passe sous la route départementale (RD) 149 et entre dans leCézallier, passant sous la RD 203, puis à l'est dulac Chauvet, sous lesRD 978 et 30 avant de chuter à la cascade d'Entraigues, haute de 18 mètres[4]. Il prend brièvement le nom de ruisseau d'Entraigues, borde le bourg d'Égliseneuve-d'Entraigues, passant sous la RD 128.
Sur environ un kilomètre et demi, il marque la limite entre les départements du Puy-de-Dôme et duCantal, devenant la Grande Rhue. Celle-ci passe sous laRD 678, puis à l'ouest du village deChanterelle, puis une deuxième fois sous la RD 678 au lieu-ditla Chapelle, juste avant de recevoir leruisseau de Loubinoux sur sa gauche.
ÀCondat, elle reçoit leBonjon sur la gauche, passe une nouvelle fois sous la RD 678 et reçoit laSantoire également sur la gauche. Ses eaux sont retenues au barrage des Essarts. Elle passe sous laRD 679 au pont de Castellane, juste après lequel elle est grossie successivement par leruisseau de Gabacut puis leTaurons, tous deux en rive droite. À Coindre, après avoir longé une centrale électrique, elle reçoit en rive gauche laPetite Rhue. Elle devient alors la Rhue. Elle passe à nouveau sous la RD 679 au pont des Faux Monnayeurs et son cours est barré par la retenue de Vaussaire (parfois orthographiée Voussaire), également alimentée en eau par uneconduite forcée en provenance du lac de Lastioulles[note 1]. Elle passe au lieu-dit Embort, puis sous la RD 49, et la RD 22 au pont de Lourseyre. Elle est rejointe aussitôt par laTarentaine en rive droite. Peu après, elle sert de limite naturelle entre les départements du Cantal et de laCorrèze sur environ trois kilomètres.
Après être passée sous laRD 922, elle se jette dans laDordogne en rive gauche, au sud deBort-les-Orgues.
D'Égliseneuve-d'Entraigues jusqu'à Bort-les-Orgues, hormis au niveau de Condat, la rivière s'écoule dans des gorges, profondes de cent à trois cents mètres.
L'ensemble ruisseau de Clamouze-ruisseau d'Entraigues-Grande Rhue-Rhue est long de 56,6 km[1] pour unbassin versant de 900 km2[2].
Le parcours de la Rhue s'effectue à l'intérieur de trois départements des régionsAuvergne-Rhône-Alpes etNouvelle-Aquitaine. Elle arrose treize communes[1] :
La Rhue traverse vingt-deux zones hydrographiques[1] pour 1 967 km2 de superficie totale[1].
Parmi les 42 affluents répertoriés par leSandre[1], huit ont une longueur supérieure à dix kilomètres. D'amont vers l'aval, on trouve successivement :
La Rhue a été observée à lastation hydrologique d'Égliseneuve-d'Entraigues pour un bassin de 40 km2 et à 940 m d'altitude[13], ainsi qu'à celle deCondat[3].

Le débit de la Rhue a été observé sur une période de 99 ans (1916-2014), à lastation hydrologique deCondat, à 706 m d'altitude[3]. À cet endroit, en amont de sa confluence avec laSantoire, lebassin versant représente 181 km2[3], soit seulement 20 % de celui du cours d'eau, et la Rhue n'a pas encore rencontré six de ses huit principaux affluents.
À Condat, la Rhue présente des fluctuations saisonnières de débit, avec une période de hautes eaux caractérisée par un débit mensuel moyen évoluant dans une fourchette de 5,44 à 8,72 m3/s, de novembre à mai inclus (avec un maximum en février). La période des basses eaux a lieu de juillet à septembre, avec une baisse du débit moyen mensuel allant jusqu'à 2,00 m3/s au mois d'août. Cependant ces chiffres ne sont que des moyennes et les fluctuations de débit peuvent être plus importantes selon les années et sur des périodes plus courtes.

À l'étiage leVCN3 peut chuter jusque 0,16 m3/s, en cas de période quinquennale sèche, soit 160 litres par seconde[3].
Les crues peuvent cependant s'avérer importantes. LesQIX 2 et QIX 5 valent respectivement 89 et 130 m3/s. Le QIX 10 est de 150 m3/s, le QIX 20 de 180 m3/s, tandis que le QIX 50 se monte à 210 m3/s[3].
Le débit instantané maximal enregistré à la station deCondat durant cette période a été de 206 m3/s le, à12 h 11. Si l'on compare cette valeur à l'échelle des QIX de la rivière, cette crue, proche du QIX 50, était d'un niveau cinquantennal. Ce même jour, le débit a atteint la valeur journalière maximale de 144 m3/s[3].
ÀCondat, la Rhue est un cours d'eau très abondant. Lalame d'eau écoulée dans son bassin versant y est de 991 millimètres annuellement, ce qui est plus de trois fois supérieur à la moyenne de la France entière tous bassins confondus (320 millimètres/an). Ledébit spécifique (ou Qsp) de la Rhue atteint ainsi le chiffre de 31,3 litres par seconde et par kilomètre carré de bassin[3].

Deux ouvrages hydrauliques ont été aménagés sur le cours de la Rhue.
Le barrage de Grande Rhue (également appelé barrage des Essarts)[14], établi en aval deCondat, a été mis en service en 1927. Propriété de laSHEM qui en est aussi l'exploitant, sa hauteur est de 46 mètres, sa longueur de 77 m, et il présente un volume d'eau de 3,7 millions de m³[14]. Il fait régulièrement l'objet d'entretiens[15] afin de maintenir sa bonne exploitation pour produire de l'hydroélectricité.
En aval de Coindre, le barrage de Vaussaire (parfois écrit Voussaire) a été bâti en 1951-1952, entre les communes deSaint-Étienne-de-Chomeil en rive gauche etChamps-sur-Tarentaine-Marchal en rive droite[16] et a été mis en service en 1953. Il est exploité par laSHEM. Sa hauteur est de 32 mètres, sa longueur de 96 m, et il présente un volume d'eau de 1,7 million de m³[16]. Sa retenue est alimentée en partie par uneconduite forcée en provenance du lac de Lastioulles[note 1]. L'eau est ensuite amenée jusqu'à la centrale de la Rhue, au niveau dubarrage de Bort-les-Orgues par une autre conduite forcée[note 1] longue de treize kilomètres.
Hormis pour sa partie aval située en Corrèze sur la commune de Bort-les-Orgues, la rivière et son bassin sont compris dans leparc naturel régional des Volcans d'Auvergne.
Le siteNatura 2000 des gorges de la Rhue correspond à des forêts caduques de pentes. Il se compose de trois zones disjointes : en aval du barrage des Essarts, en aval de Coindre et en aval d'Embort[17].
Deuxzones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) étendues, concernent la Rhue ou ses affluents. Le ruisseau de Clamouze s'écoule d'abord dans la ZNIEFF de type II duCézallier, depuis son entrée sur la commune dePicherande jusqu'en amont du bourg d'Égliseneuve-d'Entraigues[18]. En aval d'Égliseneuve-d'Entraigues, la Rhue ainsi que les parties aval de ses affluents, leruisseau de Loubinoux, leBonjon, laSantoire et laPetite Rhue, font partie d'une autre ZNIEFF de type II dite des « Gorges de la Dordogne et affluents »[19], incluant une ZNIEFF de type I, les « Gorges de la Rhue »[20],[21]. Une autre, délimitée sur80 hectares, également de type I, concerne le site du Saut de la Saule au sud-est de Bort-les-Orgues[22]. Elle se situe sur des pentes boisées, et sa flore est rare au niveau régional[23].
La pêche à latruite et lecanoë-kayak se pratiquent sur la Rhue.
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