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| La Rhonelle. | |
La Rhonelle. | |
| Caractéristiques | |
|---|---|
| Longueur | 32 km[1] |
| Bassin | 88,4 km2[2] |
| Bassin collecteur | Escaut |
| Débit moyen | 0,626 m3/s (Famars)[2] |
| Régime | pluvialocéanique |
| Cours | |
| Source | dans laforêt de Mormal au lieu-dit « carrefour de la Rouillie aux Equettes » |
| · Localisation | Locquignol |
| · Altitude | 166 m |
| · Coordonnées | 50° 12′ 04″ N, 3° 44′ 44″ E |
| Confluence | l'Escaut |
| · Localisation | Valenciennes |
| · Altitude | 26 m |
| · Coordonnées | 50° 21′ 48″ N, 3° 31′ 47″ E |
| Géographie | |
| Pays traversés | |
| Département | Nord |
| Arrondissements | Avesnes-sur-Helpe,Valenciennes |
| Cantons | Le Quesnoy-Est,Le Quesnoy-Ouest,Aulnoy-lez-Valenciennes,Valenciennes-Sud,Valenciennes-Est |
| Régions traversées | Hauts-de-France |
| Principales localités | Le Quesnoy,Aulnoy-lez-Valenciennes,Marly (Nord),Valenciennes |
| Sources :SANDRE:« E1760600 »,Géoportail,Banque Hydro | |
| modifier | |
LaRhonelle est unerivière française dudépartement duNord, dans larégionHauts-de-France et unaffluent de l'Escaut.
La longueur de son cours d'eau est de 32 km[1].Elle prend sa source dans la forêt de Mormal au lieu-dit « Carrefour de la Rouillie aux Equettes », à l'altitude 166 mètres[3], passe àLocquignol,Potelle,Villereau,Le Quesnoy,Orsinval,Villers-Pol,Maresches,Artres,Famars,Aulnoy-lez-Valenciennes etMarly, se jette dans l'Escaut àValenciennes, à l'altitude 26 mètres[3],[4].
Sa pente moyenne est de 5 ‰.
Dans le seul département du Nord, la Rhonelle traverse les douze communes[1] suivantes, de l'amont vers l'aval, deLocquignol (source),Potelle,Villereau,Le Quesnoy,Orsinval,Villers-Pol,Maresches,Artres,Famars,Aulnoy-lez-Valenciennes,Marly,Valenciennes (confluence).
Soit en termes de cantons, la Rhonelle prend source dans lecanton du Quesnoy-Est, traverse lescanton du Quesnoy-Ouest,canton d'Aulnoy-lez-Valenciennes,canton de Valenciennes-Sud, conflue dans lecanton de Valenciennes-Est, le tout dans les deuxarrondissement d'Avesnes-sur-Helpe, etarrondissement de Valenciennes.
La Rhonelle a dix tronçons affluents référencés[1] dont :
Une station hydrologique est implantée à Aulnoy-lez-Valenciennes depuis 1963 pour un bassin versant de 88,4 km2 et 36 m d'altitude[2]
Lemodule ou moyenne annuelle de son débit y est de 0,626 m3/s[2].

À l'étiage, c'est-à-dire aux basses eaux, leVCN3, ou débit minimal du cours d'eau enregistré pendant trois jours consécutifs sur un mois, en cas dequinquennale sèche s'établit à 0,190 m3/s, ce qui reste très confortable[note 1],[2].
Sur cette période d'observation, le débit journalier maximal a été observé le pour 7,60 m3/s. Le débit instantané maximal a été observé le[note 2] avec 12,0 m3/s en même temps que la hauteur maximale instantanée de 236 cm soit 2,36 m[2].
LeQIX 10 est de 7,1 m3/s, le QIX 20 est de 8,3 m3/s et le QIX 50 est de 9,9 m3/s[2].
Lalame d'eau écoulée dans cette partie du bassin versant de la rivière est de 224 millimètres annuellement, ce qui est inférieur d'un tiers à la moyenne en France. Ledébit spécifique (Qsp) atteint 7,1 litres par seconde et par kilomètre carré de bassin[2].
La Rhonelle et l’Escaut ont été choisis avec la Deule par l'INERIS, leCSP et des scientifiques anglais comme sites pour tester la présence d'éventuelsperturbateurs endocriniens oupolluants (pesticides,dioxines…) dans l'eau et chez les poissons.
Une première étude publiée en 2006 à partir d'analyses debiomarqueurs dans des échantillons prélevés en2004 et2005 a conclu pour des échantillons prélevés sur la Rhônelle àArtres une« Contamination d’origine agricole forte » avec présence de taux élevés defer et decadmium, mais cependant un « peuplement piscicole moyennement perturbée » ... « Lesépinoches (Gasterosteus aculeatus L.) prélevées dans la Rhônelle mettent en évidence une exposition à desperturbateurs endocriniens et à des inducteurs de stress ».
L'étude a mis en évidence chez les épinoches mâles de la Rhônelle des taux significatifs devitellogénine (VTG), un biomarqueur révélant une exposition de l'organisme à un ou plusieurs œstrogènes mimétiques, qui ont le même effet que des hormones féminisants[5] (idem pour l'Escaut, avec dans les deux cas des taux beaucoup plus élevés encore en 2005 qu'en 2004). De leur côté, en 2004 comme en 2005, les épinoches femelles présentaient des taux anormalement élevés despiggin, un biomarqueur d'exposition à desandrogéno-mimétiques, ce qui traduit la présence d'hormones ou pseudo-hormones masculinisantes (idem dans l'Escaut)[6]. Cette même étude a montré chez les épinoches de la Rhonelle en 2004 comme en 2005 des taux élevés deGlutathion peroxydase (environ cinq fois plus élevés que dans l'Escaut ou la Lézarde) qui indiquent[7] unstress oxydant subi par les poissons. Une baisse corrélative duglutathion total et uneLipoperoxydation élevée dans lefoie confirme le diagnostic. Des taux abaissés d'acétylcholinestérase chez les poissons de la Rhonelle, et plus encore de l'Escaut, laisse penser[8] qu'ils ont été exposés à des pesticidesinsecticides (neurotoxiques pour les poissons), alors que la situation semblait meilleure et presque normale sur la Lézarde. Ces biomarqueurs indiquent la présence de produits reprotoxiques, qui peuvent expliquer la relative faiblesse de la population piscicole de la Rhônelle.

LeChâteau de Potelle est situé à la confluence du ruisseau de la Forêt, en rive gauche et sud de la Rhonelle.
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Les coordonnées de cet article : |
| Les sous-affluents (affluents d'affluent) sont indiqués entre parenthèses. | |
| 300 km et plus | Escaut |
| de 100 km à 299,99 km | |
| de 50 km à 99,99 km | |
| de 30 km à 49,99 km | |
| de 10 km à 29,99 km |
|
| de 1 km à 9,99 km | |
| longueur inconnue | |
Cours d’eau principaux desbassins versants Artois-Picardie | ||
|---|---|---|
| D0 :Sambre | ||
| E1 :Escaut | ||
| E2 :Scarpe | ||
| E3 :Lys-Deûle | ||
| E4 :Aa-Yser | ||
| E5 :fleuves côtiers | ||
| E6 :Somme | ||