Reyrieux est, jusqu'en 1900, la seconde commune ducanton de Trévoux par la superficie, juste derrièreSaint-André-de-Corcy. Le, elle perd les474 hectares deToussieux devenue commune et se retrouve de la sorte au cinquième rang.
Comme ses voisinesMassieux,Parcieux etTrévoux, elle juxtapose la plaine alluviale de laSaône (en l'occurrence le remblaiement de la rive convexe d'un large méandre) avec les pentes mollement adoucies de la côtière.
Son village est à mi-pente, mais le territoire communal ne s'arrête pas à la lisière du plateau dombiste, car il englobe un assez vaste secteur autour de l'ancienne paroisse dePouilleux devenue simple hameau. Cette partie est drainée par le ruisseau de Vignoles affluent duMorbier, donc sous affluent duFormans. Un autre ruisseau, laTalançonne, issu de la Côtière, s'en va directement à laSaône. Reyrieux est d'ailleurs un pays très riche en sources, résurgences des eaux du plateau.
La route départementale sillonne la partie basse du village, aux abords du hameau de Port-Bernalin où s'est fixée de tout temps l'activité industrielle. Lavoie ferrée Sathonay-Trévoux aujourd'hui supprimée, passe en dessous du village à une altitude moyenne de 171 mètres. À mi-pente, la départementale 4 FNeuville-Trévoux, serpente à travers le vieux village, du Trève d'Ars àBalmont, où elle rejoint la départementale 6 venue deVillars-les-Dombes et la départementale 4 venue deMeximieux parSaint-André-de-Corcy.
Le point d'altitude minimale du département de l'Ain se trouve sur le territoire de Reyrieux, à 163 m.
Plusieurs routes traversent la commune. La route départementale 933 qui relieLyon àMâcon en passant par la rive gauche de la Saône dans le département de l'Ain et la route départementale 6 qui relieTrévoux àSaint-André-de-Corcy.La ligne 184 (Neuville Sur Saone TCL - Trévoux) du conseil général et la ligne 1 (Anse Gare - Reyrieux) de Saone Vallée desservent la commune.
Au, Reyrieux est catégorisée ceinture urbaine, selon la nouvelle grille communale de densité à7 niveaux définie par l'Insee en 2022[I 1].Elle appartient à l'unité urbaine deLyon, une agglomération inter-départementale dont elle est une commune de labanlieue[I 2],[I 3]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Lyon, dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[I 3]. Cette aire, qui regroupe 397 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[I 4],[I 5].
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de labase de donnéeseuropéenne d’occupationbiophysique des solsCorine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (67,3 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (71,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante :terres arables (55,5 %), zones urbanisées (18,8 %), zones agricoles hétérogènes (10 %), forêts (8,4 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (4,2 %), prairies (1,8 %), eaux continentales[Note 3] (1,2 %)[12].
L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : lacarte de Cassini (XVIIIe siècle), lacarte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Appelé successivement Romeuh, Rameuh, Rareuh, Raria, Rariaco, Reyriaco, Rayreu, Rairieu, dans le passé, cette paroisse apparaît pour la première fois dans une charte de981.
Pour les noms multisyllabiques,x indique l’accentuation sur la dernière syllabe le différenciant avec lez final qui sert à marquer leparoxytonisme dans salangue d'origine et en ce qui concerne Reyrieux la dernière lettre n'est jamais prononcée[réf. nécessaire].
L'une des hypothèses de l'emplacement de la célèbrebataille de Lyon serait au-dessus du coteau de Balmont où commence la plaine des Bruyères en 197[réf. nécessaire]. OpposantSeptime Sévère au proconsulClodius Albinus, le conflit aurait pu opposer de 150 000 à 300 000 combattants[14]. Toutefois, le lieu exact de la bataille fait débat entre historiens, notamment entre la rive gauche ou la rive droite du Rhône, avec une préférence pour la première mais sans aucune certitude, dans une zone allant de Lyon àTrévoux[15].
Dès 984, Reyrieux est cité sous le nom deReiraco[16] et son église fait déjà partie des possessions de l’Église de Lyon[réf. nécessaire]. Un Guichard de Reyrieux est mentionné en 1096 comme bienfaiteur d’un prieuré. En 1186,ÉtienneIIde Villars donnait à l’abbaye de l'Île-Barbe ce qu’il possédait à Reyrieux. Il laissait une fille, Agnès, qui, mariée à Étienne de Thoire fonda ainsi lamaison de Thoire-Villars.
En 1226, il y avait à Reyrieux un clos de Villars et un mas appelé Saint-Martin. Un Jean de Veyssieux est cité dans un acte à cette date : il cède à Guichard de Frans, Chevalier, diverses terres,curtils et possessions à Reyrieux. À la fin duXIVe siècle, Humbertde Thoire-Villars affranchit les « mainmortables » de Reyrieux, dont les biens étaient soustraits au droit de mutation[Note 4].
En 1402, le dernier des Thoire–Villars,HumbertVII, vend ses terres deDombes àLouisII de Bourbon et Reyrieux fait alors partie de la souveraineté de Dombes.
Une dérivation du ruisseau « Talençon », qui a donné son nom aux habitants du village, a fait tourner des moulins pendant plusieurs siècles. Il a été d’une grande utilité pour l’irrigation des prés, faite à certaines périodes de l’année et à « heures réglementées ».
Le château de Robillon, situé dans le hameau de Balmont, possédé de 1672 à 1780 par Cadet de Garnerans, était le siège de la Haute Cour de justice de Dombes. Le mur d’enceinte date de 1772.
Les routes sont sillonnées par des diligences. À Balmont, non loin du chemin du clos, il y avait un relais de poste avec une auberge et un forgeron[Quand ?]. En 1750, l’auberge servit de repaire au célèbrebrigand Mandrin ; il aurait caché un butin au pied de l’un des chênes dans la montée de Balmont.
Lechâteau de la Brosse, érigé en 1735 par leduc du Maine, souverain des Dombes, en faveur de Jérôme Duplessis, écuyer, maître des Requêtes au Parlement deTrévoux, est en 1770 la possession de la famille Bellet de Tavermont qui le fait démolir en 1872 pour faire place au château actuel.
Cinquante ans plus tard, à la veille de laGrande Guerre, la vie agricole demeure l'essentiel de l'activité, avec l'apparition du colza, du maïs, le recul du chanvre et le développement de l'élevage comme partout enDombes. Le marché hebdomadaire du jeudi était très animé ; la bourgade qui avait conservé ses activités artisanales et son commerce de détail, possédait déjà de nombreuses résidences où les familles de la bourgeoisie lyonnaise venaient passer la belle saison.
Jusqu'aux abords de 1960, Reyrieux reste un gros village calme, un peu « vieillot », avant de connaître un mouvement d'urbanisation remontant deLyon, avec l'implantation de nouvelles entreprises dans la plaine alluviale. Comme la plupart des communes de la région, Reyrieux connaît un boom démographique consécutif à l'urbanisation des anciennes zones agricoles.
En 1985, Reyrieux devient le chef-lieu d'un nouveaucanton, détaché de celui de Trévoux. En 2015, la commune est de nouveau rattachée au canton de Trévoux.
Fief possédé, en 1461-1499 par Antoine du Bourg, en 1540 par Eustache Riquet, puis par les familles de Champier, de Villeneuve, d'Emguimbert, de Pramiral et deFoudras[17].
Fief érigé, au mois d', par leduc du Maine, souverain de Dombes, en faveur de Jérôme Duplessis, écuyer, maître des requêtes au parlement de Trévoux. En 1770, il appartenait déjà à la famille Bellet de Tavernost, qui en a toujours joui depuis[18].
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers lesrecensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[23]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[24].
En 2023, la commune comptait 5 358 habitants[Note 5], en évolution de +11,69 % par rapport à 2017 (Ain : +5,59 %,France horsMayotte : +2,36 %).
À l'automne 2016, une révision duplan local d'urbanisme (PLU), visant à augmenter progressivement la population de la commune qui passerait de 4 500 à 8 500 habitants en neuf ans, provoque une mobilisation d'une petite partie des habitants qui demandent au maire Jacky Dutruc une réunion de concertation trouvant cette augmentation excessive[27].
La commune comporte deux écoles maternelles, deux écoles primaires, un collège et deux gymnases mais aucun lycée.
La commune possède également un centre de perfectionnement en cuisine et pâtisserie qui reçoit des élèves japonais de l'école TSUJI d'Osaka. Ils restent six mois au château Escoffier avant de faire des stages dans des établissements en France.
Église Saint-Pierre et Saint-Paul. Au premier plan, le monument aux morts.La croix de l'église.
Château-vieux.
Château de la Brosse.
Château de Balmont ou d'Escoffier.
Château de Garnerans.
Poype de Vieux-Châtel ou château de Reyrieux. C'est lamotte castrale deschevaliers de Reyrieux. Ils sont cités depuis 1096 parmi lesvassaux dessires de Villars. Le château et la poype sont encore citée en 1301 mais celui-ci est en ruines dès 1320[30].
Motte dite « poype » d'Herbevache sur laquelle vers 1850 on voyait encore les fondations d'une tour[30].
↑Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
↑Les habitants de Reyrieux étaient « mainmorte » et de « serve condition ».
↑Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
↑a etbDaniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale »,Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography,no 501,(DOI10.4000/cybergeo.23155,lire en ligne, consulté le)