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Rex (parti politique)

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Front populaire de Rex
Rex
Image illustrative de l’article Rex (parti politique)
Logotype officiel.
Présentation
PrésidentLéon Degrelle
Fondation
Scission deParti catholique
Disparition
SiègeBruxelles
JournalLe Pays Réel
Branche arméeFormations de combat
HymneVers l’avenir
PositionnementExtrême droite
IdéologieAnticommunisme
Nationalisme belge
Monarchisme belge
Corporatisme
Conservatisme
Catholicisme politique
Belgicanisme (jusqu’en1936)
Fascisme clérical (à partir de 1937)
Nazisme (à partir de 1941)
Affiliation nationaleLigue nationale flamande (1936-1937)
Couleurs Rouge et Noir

LeFront populaire de Rex[1], plus couramment appeléRex, est un ancienmouvement politique d'extrême droite,nationaliste etantibolchéviquebelge, actif entre lesannées 1930 et1945. Il était proche dufascismeitalien, duphalangisme enEspagne ou de laGarde de fer deCorneliu Zelea Codreanu enRoumanie, puis après 1941, dunazisme.

Issu des éditionscatholiquesRex, dontLéon Degrelle prit la direction en 1930, le rexisme devint un mouvement politique indépendant à la charnière des années 1935 et 1936 pour devenir le plus dangereux rival duParti catholique, lors desélections législatives du. Après un succès électoral de grande ampleur en 1936, le mouvement rexiste subit une lourde défaite le, lorsqueLéon Degrelle fut battu par le Premier ministrePaul Van Zeeland lors d'uneélection législative partielle à Bruxelles. Marginalisé dans la vie politique belge et en proie à de graves divisions internes, Rex entre progressivement dans une dynamique de plus en plus fasciste et demeure le symbole de lacollaboration belge avec l'occupant allemand.

Idéologie

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Se fondant sur letraditionalisme clérical[2] et se réclamant de l'enseignement de l'Église catholique, malgré la ferme opposition de l'épiscopat belge[3], l'idéologie du rexisme appelait au « renouveau moral » de la société belge, en aspirant au départ à la formation d'un Étatcorporatiste[2] et à l'amendement de ladémocratie en recourant au renforcement de l'exécutif. Mouvementprofasciste[2], il tire son nom de la maison d'édition du Parti Catholique Belge, fondée en 1926 qui utilise l'expression « Rex » en référence à l'encycliqueQuas primas dePie XI[2], qui prônait la royauté sociale du Christ (Christus-Rex). Le mouvement a aussi des aspirationsirrédentistes, voulant notamment recréer les Pays-Bas Bourguignons.

Le mouvement rexiste attira des partisans principalement parmi lesWallons et lesBruxellois francophones tout en essaimant quelque peu au Nord du pays, parmi les francophones deFlandre. Mais dans cette dernière région, il subissait la concurrence d'un autre mouvement d'extrême droite : leVlaams-Nationaal Verbond (VNV).

Le mouvement tomba dans lecollaborationnisme lors de l'invasion allemande à l'aube du 10 mai 1940, notamment au travers d'unedivision SS.

Parmi les membres les plus influents du parti, il y avaitLéon Degrelle (chef du mouvement), mais aussi d'autres personnalités telles queJosé Streel,Jean Denis,Louis Collard,Joseph Pévenasse, Raphaël Sindic, Paul De Mont ou encoreVictor Matthys. Ce dernier devient, dès 1941 avec le départ de Léon Degrelle sur lefront de l'Est, le chefad-interim du mouvement.

Histoire

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Rex s'établit pour de bon en tant que formation politique distincte à l'approche du printemps1936, année où il allait obtenir lors desélections du, 21 sièges (sur 202) à laChambre des représentants (soit 11% des suffrages). Assez rapidement, après l'arrivée au pouvoir d'Adolf Hitler enAllemagne, il commença à s'aligner progressivement sur les positions géopolitiques allemandes et à incorporer à partir de l'été 1937, unantisémitisme inspiré par les idées d'Action française mais faisant le jeu de son pendantnazi. En outre, il reçoit des subsides du régime fasciste de Mussolini, surtout en 1936-1937, moment de l'apogée du mouvement en Belgique.

Au début de l'Occupation, achevant sa mue fascisante, le rexisme s'aligna sur les positions de l'occupant allemand et en vint à radicaliser son engagement face aux réticences de l'establishment belge pour lui concéder une part d'influence politique et sociale. En, poussant le cri de :Heil Hitler! tant dans les colonnes de son journal,Le Pays réel, qu'au palais des sports de Liège, Degrelle brûlait en quelque sorte ses vaisseaux et optait pour une sorte de fuite en avant. Dès le déclenchement de l'opération Barbarossa, laLegioen Vlaanderen et laLégion belge Wallonie – deux formations militarisées, composées de volontaires et levées avec l'autorisation de l'occupant – envoyèrent respectivement, au départ, 405 () et 875 hommes () pour combattre les troupessoviétiques[réf. nécessaire]. D'autres détachements suivront, et la Légion belge Wallonie, devenue en une Brigade SS puis, tardivement, la28e SS-Division « Wallonien » finira par entraîner à sa suite près de 7 800 hommes.

Durant l'occupation, les rexistes s'infiltrèrent dans lesparastataux — autrement dit les organismes belges dits « d'intérêts public » — d'Ordre nouveau, noyautèrent les administrations publiques, se hissant à la tête des principales villes et des provinces de Wallonie. D'autres, glissant dans des officines paramilitaires (comme laGarde wallonne) et para-policières (comme leDépartement Sécurité et Information) servirent d'auxiliaires à l'occupant, allant jusqu'à assassiner des personnes soupçonnées d'adhésion à la franc-maçonnerie ou de sympathies pour la résistance, comme l'ancien gouverneur de Namur,François Bovesse, le chanoinePierre Harmignie, le bourgmestreGeorges Pètre[réf. nécessaire]

À la chute du Troisième Reich, L. Degrelle s'enfuit en avion de Norvège vers l'Espagne dugeneralísimoFrancisco Franco. Il fut jugé pourtrahison envers la Belgique et fut condamné àmort parcontumace, mais plusieurs demandes d'extradition formulées à l'Espagne furent rejetées. Degrelle mourut àMalaga en1994.

La pensée rexiste n’est pas éteinte aujourd’hui, et des mouvements tels que leFront de la jeunesse, ensuite incorporés dans leFront national belge disparu en 2012, en sont les premiers héritiers.

Notes et références

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  1. « Tournant des élections de 1936 », surwww.belgiumwwii.be(consulté le)
  2. abc etdCatherinePomeyrols,Les intellectuels québécois : formation et engagements, 1919-1939,L'Harmattan,, 537 p.(ISBN 978-2-7384-4388-5,lire en ligne),p. 424
  3. Francis Balace, « La droite belge et l'aide à Franco »,Revue belge d'histoire contemporaine,vol. XVIIII « La Belgique et la guerre civile d'Espagne »,nos 3-4,‎,p. 509

Voir aussi

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Bibliographie

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Articles connexes

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v ·m
Types et formes dérivées
Dans l'histoire
Variantes
Organisations
Personnalités
Sujets connexes
v ·m
Partis politiques et mouvements collaborationnistes
Personnes
Articles connexes
v ·m
Batailles
Vie en Belgique durant la Seconde Guerre mondiale
Résistance intérieure belge
Collaboration en Belgique
Shoah en Belgique
Armée en exil
Articles connexes
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