Pour les articles homonymes, voirAzkue.
| Membre de l’Académie royale espagnole(d) Royal Spanish Academy. Basque section(d) | |
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| Euskaltzainburua(d) | |
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| Académico de la Real Academia de la Lengua Vasca(d) | |
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| Père | Eusebio Maria Azkue(d) |
| Parentèle | Teresa Azkue(d) (nièce) |
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| Mouvement | Euskal Pizkundea(d) |
| Genre artistique |
Diccionario Vasco-Español-Francés / Dictionnaire basque-espagnol-français(d),Cancionero popular vasco,Euskaleŕiaren Yakintza(d) |

Resurrección de Jesús María de las Nieves de Azcue y Aberásturi, né le àLekeitio (Biscaye) et mort le àBilbao (Biscaye), est unprêtre,musicien,écrivain et académicienbasque espagnol. Il est surtout connu pour avoir été président fondateur de l'Euskaltzaindia dès sa création en1919 et pour avoir occupé ce poste jusqu’à sa mort en1951. Il a marqué l’histoire de l’institution par sa vision de l’euskara moderne. Il fut également membre de l'Académie royale espagnole à partir de1927, représentant lalangue basque.
Bien qu’ordonné prêtre, il ne remplit pas de fonctions pastorales directes et consacra sa vie à la collecte et à la préservation de matériaux linguistiques, de traditions orales, de musiques et de folklore basques, toujours dans le but de structurer et d’unifier l'euskara[1].
Fils de l’éminent poète et linguiste Eusebio María Azkue Barrundia, Resurrección de Azcue y Aberásturi effectue ses études primaires et secondaires àLekeitio avant de les poursuivre àBilbao. Il entre ensuite au séminaire deVitoria-Gasteiz et poursuivit des études universitaires à l'Université de Salamanque, où il se spécialisa enSainte Écriture et enDroit canonique[1].
À seulement 24 ans, il obtint, grâce à un concours organisé par ladéputation forale de Biscaye, un poste de professeur de langue basque, en concurrence directe avecSabino Arana (23 ans) etMiguel de Unamuno (24 ans). Malgré la qualité de ses concurrents, il remporte la chaire et y enseigne jusqu’à laguerre civile espagnole[1].
Passionné de musique, il poursuit ses études musicales àBilbao (Communauté autonome du Pays basque), puis àBruxelles (Belgique) et àCologne (Allemagne), se formant notamment à la composition et à la direction. Il compose plusieurs œuvres musicales majeures, dont les opérasOrtzuri (1911) etUrlo (1913), ainsi que leCancionero Popular Vasco en deux volumes, une compilation de chants traditionnels basques qui lui vaut de remporter le concours organisé par les quatre députations forales basques[1].
Son engagement multidisciplinaire dans laphilologie, la musique et lalittérature basques en fait l’une des figures centrales de la renaissance culturelle basque du XXᵉ siècle[1].
Dans le domaine de laphilologie, il excella par ses travaux visant à standardiser et enrichir le basque. Parmi ses publications littéraires, on compte la nouvelleArdi Galdua (La brebis perdue), écrite en basque unifié, ainsi queTxirristadak (Glissements) etVizcaytik Bizkaira (De Biscaye à Bizkaia). Ses recherches et publications ont eu un impact décisif sur la consolidation du basque moderne et la préservation du patrimoine culturel et linguistique de la région[1].
Il dédia toute sa vie à l'étude et à la diffusion de la langue basque, aujourd'hui il reste une référence incontournable grâce à ses travaux de recherche d'une grande valeur et toujours actuel. Ses œuvres les plus connues sont dans le domaine de lalexicologie,grammatical et de lalittérature populaire. Ses ouvrages sont les suivants[1] :
Dans le domaine musical, il publia une importante œuvre :
Sa célébrité en tant quephilologue et chercheur sur lesmythes etcontes[3] basques ont laissé ses romans en deuxième plan. En tant qu'académicien, il fut le précurseur dugipuzkera osatua (guipuscoan complété), il proposa de prendre comme modèle pour le verbe et la morphologie du guipuscoan, enrichie par l'apport des autres dialectes. L'exemple pratique est le romanArdi Galdua (La brebis perdue). Le « guipuscoan amélioré »[4] d'Azkue reçu une grande approbation de la part de ses pairs, des écrivains basques et fut la nouvelle référence linguistique pour l'enseignement dubasque unifié oueuskara batua dans les années 1960.
Son premier roman est une œuvrecostumbriste etsatirique.