Renato Dulbecco est le fils d'un père ingénieur originaire deLigurie[1] et d'une mèrecalabraise, Emma Virdia, originaire deTropea. Il fait ses études à l'Université de Turin[1]. À l'âge de 22 ans, il obtient son diplôme d'anatomopathologiste sous la direction deGiuseppe Levi. Il fera à cette époque la connaissance deSalvador Luria et deRita Levi-Montalcini qui joueront un grand rôle plus tard dans sa vie lors de son émigration auxÉtats-Unis. En1940, il doit retourner dans l'armée avec l'entrée en guerre de l'Italie et combat sur le front français puis russe, où il est blessé à l'épaule. En convalescence en Italie, il s'engage dans la résistance turinoise contre les Allemands[1].
À la fin desannées 1950, il recrute comme étudiantHoward Temin, avec qui, en plus deDavid Baltimore, il va partager sonprix Nobel de physiologie ou médecine en1975 pour leurs « découvertes concernant l'interaction entre lesvirusoncogéniques et le matériel génétique des cellules ». En réalité, Temin et Baltimore font la découverte simultanée et indépendante de l'enzymetranscriptase inverse, sans que Dulbecco soit directement impliqué dans les recherches, mais il leur avait enseigné les méthodes technologiques pour la culture des virus et la purification de l'enzyme[4]. En 1964, il reçoit leprix Lasker.
Renato Dulbecco et son groupe ont principalement démontré que l'infection de cellules par certains types devirus, ditsoncovirus, aboutissait à l'incorporation de matériel génétique viral dans la cellule hôte, en particulier desoncogènes pouvant conduire à la transformation tumorale de ces cellules. Ce mécanisme peut dans certains cas entraîner la formation decancers chez l'homme. Il a été un précurseur de la compréhension des mécanismes moléculaire de lacarcinogenèse induite par les virus.
Par ailleurs, son nom reste attaché dans l'histoire de labiologie cellulaire à la mise au point demilieux de culture pour les cellules eucaryotes, dont le fameux milieu de Dulbecco (DMEM) utilisé quotidiennement dans les laboratoires du monde entier.
(en)Autobiographie sur le site de lafondation Nobel (le bandeau sur la page comprend plusieurs liens relatifs à la remise du prix, dont un document rédigé par la personne lauréate — leNobel Lecture — qui détaille ses apports)