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Renée Sintenis

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Pour les articles homonymes, voirSintenis.

Renée Sintenis
Hugo Erfurth,Renée Sintenis (1930), photographie.
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 77 ans)
BerlinVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Pseudonyme
Sintenis, ReneeVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Lieux de travail
Mère
Elsbeth Sintenis(d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Distinctions
Vue de la sépulture.

modifier -modifier le code -modifier WikidataDocumentation du modèle

Renate Alice Sintenis diteRenée Sintenis est unesculptrice etgraveuseallemande née àGlatz le et morte àBerlin le.

Biographie

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Issue d'une famille aisée d'huguenots d'origine française réfugiés en Allemagne, Renée Sintenis née en 1888 à Glatz[1]. Ellesuit d'abord les cours de dessins deLeo von König[2], puis ceux de sculpture deWilhelm Haverkamp (en) à l'Académie du musée royal des Arts décoratifs de Berlin[3]. Elle quitte ses études vers 1910, et devient modèle pourGeorg Kolbe. Ensemble, ils participent aux expositions de laSécession libre, un mouvement fondé en 1914 et qui compte dans ses membres des artistes commeMax Liebermann ouGeorge Mosson[4]. Un autoportrait qu'elle présente en 1915 est remarqué par le poèteRainer Maria Rilke, avec qui elle entame dès lors une longue amitié, et qui l'introduit dans son propre et important cercle de relations.

Elle se marie en 1917 avec le peintreEmil Rudolf Weiß[1]. Elle gagne en célébrité et en reconnaissance tout au long des années 1920, et en 1931, elle est la deuxième femme élue à l'Académie des arts de Berlin (aprèsKäthe Kollwitz). En, elle expose à Paris, à lagalerie Barbazanges[5] et rencontreRené Crevel[6].

Lerégime nazi met brutalement fin à ces succès : d'ascendance juive, coiffée à la garçonne et portant un nom français, elle ne tarde pas à être rangée parmi lesartistes dégénérés[7],[8]. Elle est évincée de son poste de professeure à l'Académie en 1934[6], et voit nombre de ses contacts et amis, souvent juifs ou homosexuels, fuir à l'étranger. La période lui est d'autant plus dure que son mari meurt en 1942, et que son atelier est bombardé en 1945. Elle part alors s'installer avec sa bonne Magdalena Goldmann dans un petit appartement épargné par laguerre. Les deux femmes deviennent si proches qu'elles seront enterrées ensemble, aucimetière boisé de Berlin-Dahlem[8].

La guerre terminée, Renée Sintenis est vite réhabilitée. Elle reprend son poste de professeure en 1947[1]. En 1948, elle obtient le premierPrix d'art de Berlin (de), le nouvellement créé Premier prix artistique de la Ville de Berlin[3]. En 1953, elle est promuecommandeur de l'ordre du Mérite de la République fédérale d'Allemagne[2]. Fatiguée et malade, elle se retire progressivement de la scène artistique, jusqu'à sa mort en 1965[8].

Œuvre

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Renée Sintenis s'est essentiellement attachée à représenter la jeunesse, les animaux (chevaux, veaux, chèvres, ânes), ainsi que le sport et ses athlètes qu'elle saisit dans l'instantanéité de leurs attitudes caractéristiques[6].

En 1932, elle reçoit le prix Olympia pourThe Runner Nurmi, une sculpture de 1926, achetée par le Gouvernement français pour lemusée Rodin àParis[2]. L'œuvre est aujourd’hui conservée à laAlte Nationalgalerie.

C'est aussi en 1932 qu'elle crée la sculpture intituléeBerliner Bär, qui deviendra en 1951 l'Ours d'or remis chaque année comme récompense du meilleur film par laBerlinale[8],[9]. Un exemplaire de l'œuvre en bronze est offert àJohn F. Kennedy, lors de sa visite àBerlin-Ouest en 1963[2].

Hommages

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Après sa mort, une place deBerlin lui est consacrée sous le nom Renée-Sintenis-Platz[2].

Notes et références

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  1. ab etcCatherine Gonnard,« Sintenis, Renée [Glatz, Pologne 1888 - Berlin 1965] », dansBéatrice Didier,Antoinette Fouque etMireille Calle-Gruber (dir.),Dictionnaire universel des créatrices,Éditions Des femmes,,p. 4010
  2. abcd ete(en) John Haag, « Sintenis, Renée (1888–1965) », surEncyclopedia.com(consulté le).
  3. a etbCatherine Gonnard, « Renée Sintenis », surArchives of Women Artists, Research and Exhibitions(consulté le).
  4. (en) « Renée Sintenis »(consulté le).
  5. La Renaissance, Paris,,p. 7.
  6. ab etcRené Crevel, « Renée Sintenis »(consulté le).
  7. Claire Guillot, « Henri Cartier-Bresson, Irving Penn, Richard Avedon… Un siècle d’archives photo de Condé Nast à Venise », surLe Monde,
  8. abc etd(en) « The woman behind the Bär », surExberliner,(consulté le).
  9. « Berlinale mouvementée - Dix faits sur le festival du film et ses histoires passionnantes », surDeutschland.de,(consulté le).

Annexes

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Bibliographie

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Liens externes

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