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René Frydman, né le[1] àSoumoulou dans lesPyrénées-Atlantiques, est unobstétricien,gynécologue deshôpitaux de Paris etprofesseur des universitésfrançais.
Il est celui qui a permis la naissance d'Amandine, premier « bébé éprouvette » français ainsi que celles des premiers bébés français à partir d'ovocytes congelés.
En, il crée, sur Le Monde.fr, le blogUn enfant... enfin, dans lequel il milite pour la création de la fondation Prévention et lutte contre lastérilité, qui vise à impulser la recherche et l'innovation dans le domaine.
Il est marié à la peintreMonique Frydman[2].
Juifs d'origine polonaise, ses parents s'étaient réfugiés dans les Pyrénées pendant la guerre.Il a un grand frère, Guy, qui a fait des études de pharmacie[3].
Fréquentant les mouvements d'extrême-gauche, il milite au sein de l’Union des étudiants communistes (UEC)[4]. En 1970, il part pour laJordanie afin de fournir une assistance médicale aux Palestiniens pendant leSeptembre noir[2]. Plus tard, il sera parmi les membres fondateurs deMédecins sans frontières[5]. Il s'engage par la suite dans leGroupe d'information santé et en1973, il signe lemanifeste des 331 médecins avouant avoir pratiqué unavortement[6].
En1974, il se spécialise, un peu par défaut[2], dans l'obstétrique et entre à l'hôpital Antoine-Béclère deClamart, dans le service du ProfesseurÉmile Papiernik, un hôpital qu'il ne quittera plus. Il obtient sonagrégation de médecine en 1979.
Il fait partie de l'équipe, dirigée par le professeurÉmile Papiernik, qui permet la naissance du premier « bébé éprouvette » français,Amandine, le[7]. Amandine a été conçue parfécondationin vitro, technique mise au point en France par le biologisteJacques Testart et ses collaborateurs.
Il accouche le premier bébé issu d'un embryon congelé en1986[5].
René Frydman est membre duComité consultatif national d'éthique de 1986 à 1990 et de laCommission nationale consultative des droits de l'homme. En1992, il a été chargé de mission au ministère de la Santé auprès deBernard Kouchner. Il s'oppose à toute reconnaissance desmères porteuses. Il est convaincu qu’« on ne peut pas légaliser ce recours sans légaliser en même temps une certaine exploitation de la femme »[8].
Il réalise en2000 la première naissance après un diagnostic préimplantatoire[5] et en 2003, la naissance du premier bébé français issu de la maturationin vitro[5].
En, il crée le premier bébé « médicament » en France, ou bébé du « double espoir » selon ses propres termes, à l'hôpital Antoine-Béclère à Clamart.
Après 36 ans à l'hôpital Antoine-Béclère deClamart, René Frydman rejoint le service du professeurJean-Marc Ayoubi à l’hôpital Foch deSuresnes, dans le cadre d’une activité clinique de gynécologie / obstétrique et demédecine de la reproduction[9]. Ayant dépassé l'âge légal de la retraite, il est aujourd'huiprofesseur émérite, ce qui lui permet de poursuivre ses recherches, tout particulièrement dans le domaine des « bébés médicaments ». En 2014, il est cité comme témoin dans l'affaire André Hazout, un ancien collègue de l'hôpital Antoine-Béclère[10].
En, il signe une tribune dansle Monde avec cent-trente médecins et biologistes qui reconnaissent avoir aidé des couples homosexuels à avoir des enfants en infraction avec la loi et s'engage pour l'ouverture de la procréation médicalement assistée (PMA) à ces mêmes couples[11].
En, il accorde une interview vidéo[12] dans laquelle il revient sur l'histoire de la première FIV, sa vision de la PMA en France, ses combats et ses projets[13].
Il apporte son soutien àEmmanuel Macron au second tour de l'élection présidentielle de 2017, à ses yeux, il s'agit du seul candidat « qui a pris le temps de comprendre les enjeux de laprocréation médicalement assistée[14]. »
En mai 2022, il se raconte sur la radio France Culture, dans une série de cinq émissions[15].
Depuis 2008, René Frydman produit et anime surFrance Culture l'émissionRévolutions médicales[16].
L'école primaire deSoumoulou, village de naissance de René Frydman, porte son nom[18].