Au, Rely est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[Insee 1].Elle est située hors unité urbaine[Insee 2]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Aire-sur-la-Lys, dont elle est une commune de la couronne[Note 4],[Insee 2]. Cette aire, qui regroupe 15 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[Insee 3],[Insee 4].
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de labase de donnéeseuropéenne d'occupationbiophysique des solsCorine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (94,1 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (94,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante :terres arables (79 %), prairies (15,1 %), zones urbanisées (5,9 %)[15]. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : lacarte de Cassini (XVIIIe siècle), lacarte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
D'après l'historienAuguste de Loisne, le nom de la localité est attesté sous les formesRelley en 1119 ;Relli en 1163 ;Relich en 1146 ;Reli en 1296 ;Rely en 1344 ;Reully en 1430 ;Rély-les-Aires auXVIIIe siècle[16] ;Recly en 1793 etRely depuis 1801[2].
Le village de Rely remonte à l'époquegallo-romaine ; c'est-à-dire, à l'époque où les Romains ont conquis la Gaule. Il est situé entre deux voies romaines ; l'une, au sud-ouest, appelée chaussée Brunehaut reliait Arras à Thérouanne et Boulogne-sur-Mer. Elle a été aménagée en grande route et est devenue en face de Rely un tronçon de ce que l'on a appelé la route de Calais Bales (actuellement RD 341). L'autre au nord-est qui est parallèle à la première est restée à l'état primitif ; c'est un chemin de terre qui séparait le territoire de Rely de ceux de Norrent Fontes et Linghem ; il continue ensuite vers Thérouanne.Dans le langage du pays on l'appelle le chemin du Pile.
Ces deux voies parallèles avaient été sans doute établies pour faciliter la circulation ; l'une servant à l'aller l'autre au retour. La chaussée Brunehaut a été détournée en deux endroits. L'un à la descente d'Estrée Blanche l'autre endroit à celle de Cauchiette.
De nombreux villages situés sur ou à proximité de la chaussée Brunehaut ont la même origine et la même ancienneté, tels Blessy, Serny, Estrée-Blanche, Rely, Ligny-les-Aire, Auchy, Ferfay, etc. À l'époque gallo-romaine ces villages étaient de simples stations où les troupes ou les convois venaient se ravitailler dans leurs déplacements entre Rome, Arras, Thérouanne et Boulogne. Ces stations se sont développées ensuite et sont devenues les villages actuels.
Si le petit village de Rely n'a pas été le théâtre d'opération militaires d'envergure, il n'en est pas moins vrai qu'il a dû être l'enjeu d'opérations militaires répétées dont la relation ne nous est pas parvenue ; sa situation entre deux voies romaines d'environ deux kilomètres ; sa proximité de Thérouanne capitale de la Morinie lui ont valu d'être aux premières loges au temps de la conquête des Gaules et de l'occupation romaine.
Plus tard son château fort construit sur un tertre entouré d'un fossé large et profond a certainement servi de refuge contre les invasions et le pillage des Normands et subi le siège de seigneurs voisins qui ne vivaient pas toujours en bonne harmonie entre eux.
En outre, le village de Rely bâti aux premières marches des collines d'Artois aux confins de cette province et de la Flandre disputée continuellement entre les différents comtes de Flandre, lamaison de Habsbourg et la France a été occupé de nombreuses fois avec des fortunes diverses par les armées ennemies. Rely a suivi le sort extrêmement changeant de cet Artois dont il faisait partie :
En 863 il est réuni à la Flandre.
En 1093, Claurbaud Morel, sire de Rely, fait partie de la cour du seigneur deLillers[17].
En 1115, le seigneur de Rely est Hugo Morellus (Morelle)[17]
Entre 1231-36 et 1267, le seigneur de Rely fait partie des pairs (pairie) du seigneur de Lillers, qui appartient alors à un membre de lamaison de Wavrin[17].
Cependant une partie seulement revint alors à la France ; l'autre partie qui comprenait Aire et Rely reste à la Flandre sous le nom d'Artois réservé. En 1679, l'Artois tout entier fut réuni à la France.
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers lesrecensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[24]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[25].
En 2023, la commune comptait 464 habitants[Note 5], en évolution de +2,2 % par rapport à 2017 (Pas-de-Calais : −0,69 %,France horsMayotte : +2,36 %).
En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à30 ans s'élève à 37,2 %, soit au-dessus de la moyenne départementale (36,7 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à60 ans est de 23,9 % la même année, alors qu'il est de 24,9 % au niveau départemental.
En 2018, la commune comptait228 hommes pour224 femmes, soit un taux de 50,44 % d'hommes, légèrement supérieur au taux départemental (48,50 %).
Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.
Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[Insee 6]
Hommes
Classe d’âge
Femmes
0,4
90 ou +
3,1
4,8
75-89 ans
6,2
18,1
60-74 ans
15,2
19,8
45-59 ans
22,3
16,3
30-44 ans
19,2
16,3
15-29 ans
12,9
24,2
0-14 ans
21,0
Pyramide des âges du département duPas-de-Calais en 2022 en pourcentage[27]
↑Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
↑Ce dossier de l’Insee reprend, pour la commune, le Code Officiel Géographique, le découpage territorial, l'intercommunalité, les zonages d’études, le dossier complet de la commune, un comparateur de territoires, les données statistiques et les définitions des termes géographiques (zonages administratifs, d’étude, etc.).
↑"Remonter le temps" est un outil de comparaison de l’évolution de l’occupation des sols dans le temps sous forme de cartes ou photos aériennes :carte de Cassini (XVIIIe siècle),carte d'état-major (1820-1866) et période actuelle (1950 à aujourd'hui). Pour comparer deux autres cartes, sélectionner les cartes en haut de la page.
↑« Distance, à vol d'oiseau, entre deux communes », après avoir lancé la recherche de la commune, sur la droite de la page d'accueil, choisir : Accéder aux outils cartographiques/Mesures/Mesurer une distance, surle siteGéoportail(consulté le).
↑a etbDaniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale »,Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography,no 501,(DOI10.4000/cybergeo.23155).
↑ab etcP. Feuchère, « Pairs de principauté et pairs de château. Essai sur l'institution des pairies en Flandre. Étude géographique et institutionnelle », dansRevue belge de Philologie et d'Histoire, Année 1953, Tome 31, fascicule 4, p. 985-86,lire en ligne.