La ville est bâtie sur des strates de craies composées deforaminifères datant duCampanien inférieur. On distingue les craies formées de biozones de foraminifères de type g, présentes dans une bonne partie du centre-ville, sous le faubourg deLaon,Orgeval et la cité du Dépôt, et les craies formées de biozones de foraminifères de type h, présentes sous les faubourgs orientaux, occidentaux et méridionaux. Les quartiers situés sur les bords de laVesle sont construits sur des alluvions récentes et actuelles et les terrains sous-jacents le campus de la ville sont constitués de craie blanche composées de biozones foraminifères datant duCampanien moyen et supérieur[10].
La ville de Reims est située sur les deux rives de laVesle, un affluent de l'Aisne de 139,4 km[11], qui prend sa source dans la commune deSomme-Vesle à 153 m d'altitude[12] et traverse le département de l’Aisne jusqu'àCondé-sur-Aisne. Cette rivière est alimentée par trois ruisseaux : le Cheneu en rive droite àMourmelon-le-Grand, la Noblette près deVadenay, et la Prosne en rive gauche àMuizon[13].
Le « Massif forestier de la Montagne de Reims (versant sud) et des étangs associés » est classé parmi leszones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique ainsi que leréseau Natura 2000. D'une superficie de1 733 ha (17,3 km2), il est composé d’un ensemble forestier composé de forêtsacidiphiles,neutrophiles, bois marécageux, etthermophiles ainsi que de plusieurs étangs et mares. L'ensemble de cette zone regroupe plusieurs espèces rares et protégées et de multiples espèces d'amphibiens, de reptiles, d'oiseaux et de mammifères[28]. C'est vers le sud, à la jonction avec Taissy que se trouvent les33 hectares protégés de laréserve naturelle régionale du marais les trous de Leu depuis 2014.
Vers le nord de Reims, on retrouve un ensemble sableux qui est à l'origine d'épandage de sables[29]. Au sud-est, lesmarais de la Vesle constituent, avec466 ha (4,7 km2), de l'ensemble marécageux le plus vaste de la région naturelle de laChampagne crayeuse, après celui de Saint-Gond. Historiquement, cette superficie dépasse2 000 ha (20 km2), mais de nombreux secteurs ont été drainés puis mis en culture ou convertis en peuplements artificiels depeupliers[30]. Ces deux sites font également partie du réseau de sites naturels Natura 2000.
Au, Reims est catégorisée grand centre urbain, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[31].Elle appartient à l'unité urbaine de Reims[Note 4], une agglomération intra-départementale regroupant neuf communes, dont elle estville-centre[Note 5],[32],[I 2]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Reims, dont elle est la commune-centre[Note 6],[I 2]. Cette aire, qui regroupe294 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[33],[34].
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de labase de donnéeseuropéenne d’occupationbiophysique des solsCorine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (79,7 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (70,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (47,4 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (25,7 %),terres arables (13,2 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (6,1 %), zones agricoles hétérogènes (2,9 %), forêts (2,3 %), cultures permanentes (1,4 %), zones humides intérieures (0,6 %), mines, décharges et chantiers (0,5 %)[35].
L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : lacarte de Cassini (XVIIIe siècle), lacarte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[36].
La ville est ceinturée par une rocade partielle, constituée des autoroutes A4, A26 et A34 et du boulevard des tondeurs. Il manque le tronçon de la route de Witry-lès-Reims à l'A34 qui est à l'étude.
Elle est traversée jusqu'en son cœur par une autre, l'A344. DepuisDurocorter la ville est un lieu d'habitation d'importance qui a des phases d'expansion, sous la pression démographique et des phases de régression, dues aux invasions barbares et à la Première Guerre mondiale. Elle était principalement sur la rive droite de la Vesle. L'entrée se faisant par des portes dans la ceinture fortifiée en une ville qui comptait des emprises vertes comme des jardins, des vergers, les parcs, des couvents.
La révolution industrielle lui fait franchir cette ceinture par la création de la gare de Reims qui se fait hors les murs et des zones industrielles se font jour dans le quartierClairmarais, le quartier Verrerie ; une autre phase d'expansion vit la création de quartiers nouveaux à partir desannées 1970 avec une importante création d'habitat à loyers modérés avec les quartiers Wilson,Europe,Châtillons, mais aussi des zones pavillonnaires comme Murigny ou descités jardins comme àChemin Vert.
La construction du tramway remanie fortement la circulation urbaine sur l'axe zone commerciale du nord/centre-ville et sur l'axe centre-ville/gare TGV à l'ouest, de nouveaux trottoirs, des couloirs de circulation de voitures plus étroits et au centre l'emprise verte où circulera leTramway de Reims. Depuis des années la ville supprime des places de stationnement sur la voie publique, généralise le stationnement payant ; mais cette politique va de pair avec des parkings souterrains : parc de stationnement d'Erlon, parc de l'hôtel de ville, parc Gambetta et parc Cathédrale ; aériens avec le parc de stationnement Clairmarais (desservant la gare de Reims) et le parc Buirette, avec la mise en place sur certain sites d'une demi-heure gratuite pour faciliter l'accès de courte durée[37].
La ville est jalonnée de places et espaces verts. Les principales places de Reims sont :
Laplace Drouet-d'Erlon, plus longue place de France, que les Rémois appellent couramment place d'Erlon, située dans le centre-ville. En son milieu est érigée la monumentalefontaine Subé, coiffée d'une Victoire ailée recouverte d'or qui a remplacé en 1983 le Génie en bronze enlevé par les Allemands lors de laSeconde Guerre mondiale.Place Royale avec en fond la sous-préfecture et la cathédrale.
La ville, en raison de son histoire et son environnement physique, est une commune avec des quartiers ayant une forte identité. Le centre-ville avec une dominante d'immeublesbourgeois reconstruits après la Première Guerre mondiale ; un quartier nouveau commeChâtillons, créé dans les années 1970 sur les champs, avec des tours et des immeubles sur un plan radial avec laTour des Argonautes comme centre ; la succession autoroute-Vesle-canal qui amène une séparation entre les deux côtés de cet axe (Sainte-Anne/Saint-Remi par exemple). En partie pour compenser cette situation, en, les huit anciensconseils de quartiers sont passés à douze, avec un rôle d'écoute, de liaison et de proposition, et désormais sans réunion à huis clos[39].
En 2021, le nombre total delogements dans la commune était de 106 390, alors qu'il était de 101 998 en 2016 et de 96 120 en 2011[I 3].
Parmi ces logements, 86,9 % étaient desrésidences principales, 3,6 % des résidences secondaires et 9,5 % des logements vacants[I 4].
Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Reims en 2021 en comparaison avec celle de la Marne et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion derésidences secondaires et logements occasionnels (3,6 %) supérieure à celle du département (3,4 %) mais inférieure à celle de la France entière (9,7 %).
Résidences secondaires et logements occasionnels (en %)
3,6
3,4
9,7
Logements vacants (en %)
9,5
9,1
8,1
Il existe trois organismesHLM[40] locaux (deux S.A et un office public). La commune respecte les obligations qui lui sont faites par l'article 55 de laloi SRU de disposer d'au moins 20 % de son parc de résidences principales constituées delogements sociaux[41] :45 % des logements à Reims sont des logements HLM.[réf. nécessaire]
Du fait de son potentiel touristique, Reims compte65hôtels ainsi qu'une aire de stationnement pourcamping-cars (neuf places)[42] mais aussi uncentre international de séjour[43] et une résidenceSéjour et affaires dans le quartier Clairmarais[40].
Une moyenne de919 nouveaux logements sont construits chaque année sur la période 2009 à 2020.
En 2020, parmi les résidences principales[I 7], nous comptons :
27,19 % de propriétaires pour une moyenne nationale de 57,7 %[44];
71,11 % de locataires pour une moyenne nationale de 39,9 %[44];
1,70 % de personnes logées gratuitement pour une moyenne nationale de 2,4 %[44].
Le taux par types d'habitation est en 2020[45] de :
maisons individuelles : 18,86 %[I 7] pour une moyenne nationale de 55,9 % ;
appartements : 79,15 %[I 7] pour une moyenne nationale de 43,2 % ;
autre type de logements : 1,98 % pour une moyenne nationale de 0,9 %.
Cette section doit êtreactualisée.(juillet 2024)(Dernière mise à jour : 2021) Il manque des informations récentespertinentes etvérifiables, et certains passages peuvent annoncer des événements désormais passés, ou des faits anciens sont présentés comme actuels.Mettez à jour oudiscutez-en.
Parmi les projets de Reims Grand Centre, on trouve la salle événementielle (nommée provisoirementReims Arena), située sur le site dit ex-sernam.
L'équipe élue pour la construction, l'exploitation et la maintenance de l'équipement est un groupement entreEiffage etGL Events, avec comme architectesJean-Michel Wilmotte pour l’aréna[46] :
Configuration concert / spectacle : 9 015 places
Configuration basket : 5 500 places
Configuration convention : 2 029 places
Le chantier de la Reims Arena a débuté en septembre 2019 et la salle a été livrée le 26 février 2022[47].
Cette opération est aussi en relation avec le réaménagement de la gare desservie par le nouveau tramway et une ouverture sur ce quartier en pleine rénovation.
Reims est une ville qui s'est construite en limite du pouvoir centralisé situé enÎle-de-France, ouvrant sur laBelgique, leLuxembourg et vers l'est jusqu'à l'Allemagne.
Après des années d’avertissements, la France a été condamnée en 2019 par la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) pour son incapacité à protéger ses citoyens contre la pollution de l’air. Douze agglomérations françaises sont concernées par ces dépassements répétés dont Reims[49].
La mise en place des restrictions de circulation est progressive en commençant au 1er janvier 2022 par l'interdiction pour les véhicules à vignettes CRIT'AIR 5 et non classés, puis au l'interdiction des vignettes CRIT'AIR 4. La prochaine restriction de circulation concerne les vignettes CRIT'AIR 3, qui seront interdites à partir du (initialement prévue pour le, au vu des résultats des analyses effectuées par ATMO Grand Est qui ont confirmé que les chiffres de la qualité de l'air à Reims sont largement en dessous des valeurs réglementaires, il a été décidé de mettre en place un moratoire de 5ans pour les véhicules ayant une vignette CRIT'AIR 3).
l'A4, l'autoroute de l'Est, reliantParis àStrasbourg en passant parMetz et dont le contournement Sud de Reims par cette autoroute a été déclaré d'utilité publique le[50] ;
l'A344 (également appelée Traversée Urbaine de Reims, ou voie Jean-Taittinger) qui remplace l'ancienne autoroute A4 et fait office de pénétrante entre les autoroutes A4, A26 et A34 en passant par le centre de la ville.
Les sorties suivantes permettent l'accès à la ville :
Les premierstransports en commun rémois apparaissent en 1872 avec la création de deux lignes d'omnibus à cheval, l'une sur un axe nord-sud et l'autre sur l'axe est-ouest. Leur succès permet l'inauguration d'une troisième ligne. Cependant, à partir de 1881, ils disparaissent peu à peu au profit des tramwayshippomobiles qui desservent quatre lignes. Vers 1890, trois millions de voyageurs les fréquentent pour une population de moins de 100 000 habitants. À l'aube duXXe siècle, les chevaux laissent place auxtramways électriques. Détruit pendant laPremière Guerre mondiale, le réseau est reconstruit à partir des années 1920. Les premiers autobus arrivent à Reims en 1932 et vont, peu à peu, faire disparaître les tramways. Le dernier circule le[51].
En octobre 2023, Transdev et la Communauté Urbaine du Grand Reims signaient le contrat de concession des transports publics portant sur la desserte des 143 communes du Grand Reims.
Réseau de transport unifié, unissant les communes et rapprochant les habitants de l’ensemble du territoire, GRAND REIMS MOBILITÉS remplace l’actuel réseau CITURA à partir du 1er janvier 2024.
En 2018, avec la mise en place de la nouvelle zone 30, la ville de Reims a multiplié les Bandes cyclables à contre-sens à Reims[56]. Le Grand Reims publie "un Plan des pistes et aménagements cyclables dans Reims"[57].
Depuis août 2019[58], un service de vélo en libre service (ZébullO) composé de25 stations et 120 vélos électriques est disponible dans l’agglomération rémoise. Ce service est géré par la société Champagne Parc Auto[59].
Au cours de l’année 2020, la ville de Reims a fortement développé les SAS vélos. Il en existe maintenant 380 à Reims[60].
En 2021, quelques pistes cyclables dites "sanitaires" à Reims ont été transformées en pistes cyclables.
Comme pour les autres ville, après avoir voulu adapter la ville à la voiture, Reims inverse la logique des années 1970.Si la première piétonisation importante date avec la place d'Erlon, des requalifications de parkings ont eu lieu ces deux dernières années : le parvis de l’hôtel de ville, le parvis de la basilique Saint-Remi, les Hautes promenades et récemment la place Museux[61].
Depuis le 11 septembre 2020,Citiz a implanté son service d’autopartage à Reims. Il y a actuellement 8 voitures en libre-service disponibles à Reims et 6 entre Reims et Épernay[66].
Il s'agit d'une formelatinisée d'un motceltique (gaulois) composé des éléments deDuro- (deduron « porte, marché clos, place, forum » > « ville close, bourg »[70]) et-cor-t (« centre, ville, capitale ») et désignant le chef-lieu des Rèmes comme la « forteresse circulaire »[71] ou plutôtcortorum[72], de sens obscur.
Le nom actuel est attesté sous les formesRementium en 314,Remos vers l'an 400,Rains en 1277,Remps etRems en 1284, puisRein en 1292[73].
Il dérive de celui de la tribu desRèmes d'une formeRemos qui remplace celui deDurocortorum, selon un processus régulier en Gaule à l'époque duBas-Empire (voirParis,Lisieux,Bayeux, etc.).
Il n'existe que peu d'informations sur ce qu'étaitDurocortorum avant l'arrivée desRomains puisque les Gaulois se transmettaient oralement le savoir[74]. Elle était cependant considérée comme la « dernière cité civilisée » au nord[75].
Si on a cru un temps que le site du « Vieux Reims », situé sur les actuelles communes deVariscourt etCondé-sur-Suippe[76], était le chef-lieu desRèmes et fut déplacé ensuite sur le site de Reims, les dernières recherches infirment cette hypothèse. En effet, l'emplacement actuel de Reims est au croisement d'une quinzaine de routes gauloises et les fouilles les plus récentes tendent à prouver que le site actuel de Reims était déjà un centre important à l'époque gauloise[77].
Voyant l'avancée de l'armée deCésar en Gaule, lesBelges s'unirent pour repousser cette invasion. LesRèmes restèrent en dehors de la coalition et décidèrent de s'allier avecRome. Ils envoyèrent deux députés négocier avec des offrandes à la rencontre des Romains[78]. Ils tentèrent de convaincre leurs « frères »Suessions, avec qui ils partageaient les lois et le gouvernement, de les suivre mais en vain[79]. En, les Belgesattaquèrent l'oppidum rème deBibrax (« Vieux-Laon »)[78]. L'armée de Jules César obtint cependant la victoire[80]. Après le retrait de César, des armées belges attaquent les Rèmes. Les troupes romaines font demi-tour et viennent en aide à leurs alliés[81]. Les Suessions furent placés sous la domination des Rèmes[80]. Le territoire des Rèmes s'étendait à l'époque de laSeine à laMarne et à laMeuse[75].
En, César ordonna auconcilium Galliæ de se réunir àDurocortorum pour y juger la conjuration desSénons et desCarnutes. Les Rèmes restèrent fidèles à Rome tout au long de laguerre des Gaules.Durocortorum fut ainsi classée parmi les cités fédérées, considérées comme indépendantes. La ville, privilégiée du fait de son alliance avec Rome, conserve ses lois, sa religion et son gouvernement[81].
SousAuguste, leur territoire fut placé dans la province de Belgique dontDurocortorum devint la capitale. La ville des Rèmes devient alors l'une des plus grandes villes de l'Empire romain et la plus grande ville de la Gaule romaine, avec une superficie estimée à600ha[82]. Elle est organisée autour d'un cardo (avenue de Laon), dont l'axe reliait Lille à Genève, et un decumanus, reliant Nantes à Coblence. À son intersection se trouvait le forum. Cette organisation, mise à mal à la fin de l'empire, continuera néanmoins de dicter l'urbanisme de Reims jusqu'auXVIIIe siècle. La place du forum demeurera un lieu de marché jusqu'auXXe siècle. Redécouvertes en 1838, ses substructures, uncryptoportique, sont aujourd'hui dégagées et visibles[83].
Au Bas-Empire, une muraille est construite pour défendre la ville : la surface enclose réduit considérablement la superficie de la ville (35 ha)[84]. En 357 et en 366, desinvasions germaniques sont repoussées dans la région avant qu'elles n'atteignent Reims. Mais en 406, lesVandales s'emparent de la ville et la pillent. Les Rémois sont réfugiés alors dans l'églisechrétienne et l'évêquesaint Nicaise est décapité sur le seuil de sa cathédrale[Note 7]. Et en 451, ce sont lesHuns qui attaquent la ville.
En 511, Reims devient la capitale duroyaume d'Austrasie, le « pays desFrancs de l'est »[Note 8].Thierry Ier y fixe sa cour. L'histoire du royaume, notamment sa rivalité avec laNeustrie, est longuement dépeinte par l'historien des Francs Grégoire de Tours[92]. Ce royaume, qui peut être considéré comme le berceau de ladynastie carolingienne[93], couvrait le nord-est de la France actuelle, les bassins de la Meuse et de laMoselle, jusqu’aux bassins moyen et inférieur duRhin. En 719, Reims, l'ancienne capitale austrasienne, est démantelée parCharles Martel ; un grand nombre de monuments rappelant son ancienne puissance et sa prospérité de l'époque gallo-romaine disparaissent. Le territoire qui s’étend de Reims au Rhin entre alors en sommeil et disparaît en 751, avec le dernier roi mérovingien, pour être intégré dans l'empire carolingien, réuni parPépin le Bref etCharlemagne[94]. En 804, l'empereur Charlemagne, couronné àRome quatre ans plus tôt, y reçoit le papeLéon III. En 816, son filsLouis le Pieux, y est couronné empereur par le papeÉtienne IV. En 882 à l'approche des Vikings, l'archevêque de ReimsHincmar se réfugie àÉpernay, où il meurt. Les Vikings assiégèrent Reims, sans succès, mais incendièrent les villages voisins.
En 945, le roi des FrancsLouis IV d'Outremer rassemble une armée de Normands, ravage leVermandois puis aidé d'Herluin de Montreuil, d'une partie des soldats d'Arnoul Ier de Flandre, de l'évêqueArtaud de Reims, le comte Bernard et son neveu Théodoric, il vint mettre le siège devant Reims, ravager les moissons, piller et brûler les villages alentour et ruiner les églises[95].
Vers l'an mil, l'archevêque de Reims, Gerbert d'Aurillac, est élu pape sous le nom deSylvestre II.
En 1143, la ville obtient des franchisescommunales, qui lui sont retirées peu après[96]. En 1182, l'archevêque Guillaume-aux-Blanches-Mains octroie aux bourgeois une charte, appelée "Willelmine"[97] : les bourgeois de son ban peuvent élire tous les ans leurs juges, les échevins, qui doivent prêter serment de respecter les droits de l'archevêque[98]. Au XIVe et XVe siècle, de nombreux procès relatifs à l'exercice de la justice opposent les échevins et l'archevêque[99].
Le conseil de ville rémois est né de laguerre franco-anglaise. Après la défaite deCrécy en 1346 et surtout après celle dePoitiers en 1356, à la nouvelle de la capture du roiJean II le Bon, la consternation fut générale sur toute la France. Toutes les bonnes villes du royaume prises d’effroi, s’attelèrent à leur propre défense[101]. Pour assurer leur protection, elles se dotèrent d’une institution. ÀTroyes, les habitants s’étaient munis en 1358 d’un gouvernement municipal unifié[102].
Reims suivit ce mouvement. Pour Pierre Varin, une nouvelle période de leur histoire s’est ouverte puisqu'un second corps, le conseil de ville, est apparu à côté de l’échevinage[103]. PourPierre Desportes « … la crise de 1358 a seulement consolidé des éléments apparus antérieurement. […]L’innovation […]réside dans cette émergence progressive à partir de 1346 d’un organisme commun à toute la ville chargé de régler les problèmes de défense. En 1358, l’archevêque principal seigneur de Reims a perdu définitivement tout contrôle sur ce corps naissant »[104].
En, les Rémois sont entrés dans l’illégalité en portant à leur tête six notables qui ont prétendu gouverner la ville. Le, une lettre durégent du royaume confirme cet acte et reconnaît les administrateurs élus du peuple : « … lesdits habitans […]aient entre eulz, du commun consentement de tous les habitans […]esleu six bonnes et convenables personnes pour prendre garde des ouvrages et nécessitez, seurté et tuition de la ville… »[105]. Il leur permettait de forcer tous les habitants de quelques conditions qu’ils fussent à payer des taxes imposées. Surtout, il les autorisait à changer un ou plusieurs de leurs membres s’il venait à ne plus pouvoir assumer sa fonction. Cet acte érigeait le conseil de ville en institution permanente et urbaine. Il est certain que le régent s’appuya sur les villes, en particulier Reims car la guerre ayant obligé les ruraux à se réfugier dans les villes, ces dernières possédaient « le commerce et toutes les richesses »[106].
La guerre a permis la pérennité du conseil de ville en le rendant indispensable, d’où sa présence encore à notre époque. Les prérogatives du conseil de ville concernaient à ses débuts uniquement la défense. À cette date le processus de formation du conseil est loin d’être arrivé à son terme et c’est durant la guerre de Cent Ans que les institutions urbaines connaissent un nouveau progrès : elles s’imposent[107]. Jusqu'en 1422, le conseil est appelé "conseil du capitaine". A cette date, alors que le capitaine de la ville est prisonnier, les seigneurs de la ville et les échevins prêtent serment de respecter leurs pouvoirs[108]. C'est la naissance du "conseil de ville". Cette institution municipale produit alors des registres de conclusions, ancêtre des registres de délibérations actuels, mais aussi des comptes des "deniers en communs", à partir de 1424[109].
En 1417, durant la guerre civile, Reims se range dans le camp desBourguignons, opposé au camp du roi. En 1429, le futurCharles VII etJeanne d'Arc écrivent à la cité. Reims se rallie alors au roi et lui ouvre les portes.Charles VII est sacré le 17 juillet[104].
Le grand chantier municipal, après la guerre de Cent Ans était la réfection de la muraille d'enceinte. Les débuts de laRéforme protestante à Reims se virent à partir de 1559 en des châteaux amis mais des rixes arrivèrent lorsque les réunions étaient publiques ; des sommités sont venues à Reims commeThéodore de Bèze. La réaction de laligue est importante par l'intermédiaire de lamaison de Guise qui est fortement implantée en ces terres avecCharles de Lorraine. Ils encouragent un fort courant de dévotions dans la ligne duconcile de Trente.
Après l'accord dePaul III en 1547, l'université de Reims est créée en 1548 par lecardinal de Lorraine qui vient d'obtenir l'accord du roi ; le collège des Bons enfants commence par un enseignement d'arts, puis de théologie et ensuite de droit et de médecine ; en 1567 les élèves du séminaire peuvent suivre les enseignements de la faculté. Lesjésuites ouvrent aussi un enseignement à Reims.
C'est une ville qui attire le commerce lointain par ses quatre foires, celle dePâques,place de la Couture, étant la plus importante, qui travaille lecuir, lalaine, lelin, lechanvre ; ses tissages feront la fortune de familles comme celle desColbert.
L'université de Reims est un grand centre de formation qui voit passer des hommes qui feront leur chemin commeBrissot,Couthon,Danton,Pétion,Prieur de la Marne ouSaint-Just, de nouveaux cours s'ouvrent en marge de celle-ci comme des mathématiques en 1745, de dessin en 1748 à l'hôtel de ville, des cours d'accouchement en 1774 et d'anatomie en 1779 par le docteur Robin et un cours de chimie parPilâtre de Rozier en 1780.
Le bailliage envoie desdéputés de Reims qui ne se font pas entendre pour leur véhémence. Elle n'est pas une ville meneuse pendant laRévolution française, elle subit surtout les périodes de disette avec une émeute de la faim le, pendant l'hiver 1793/1794 il y eut des réquisitions et l'on s'en prit aux accapareurs, ou supposés tels, il y eut une autre famine l'hiver suivant qui mit près du tiers de la population au rang d'indigents. Lesédifices des religieux furent mis en vente et laCathédrale de Reims transformée en grange à fourrage par lereprésentant Bô. LaSainte Ampoule détruite et les reliques desaint Remi brûlées en place publique. Le curé constitutionnel Jules-Armand Seraine aurait sauvé une part de ses reliques.
Lesmassacres de Septembre font neuf morts à Reims, tués le par des volontaires parisiens rejoignant l’armée en campagne contre lesPrussiens qui venaient de faire tomberVerdun[110]. Laguillotine a fonctionné quatre fois pendant la Révolution[111].
De nombreux établissements à caractères publics sont construits : en 1839 est achevé lePalais de justice dont la construction avait commencé en 1829. Le cimetière du Sud est ouvert en 1843. En 184, la gendarmerie et la prison, situées à l'arrière du palais de justice, sont achevées et resteront en activité jusqu'en 1906. En 1860, lesquare Colbert est réalisé sous forme de jardin à l'anglaise en séparant les promenades en deux entités. En 1866, les travaux de construction d'une École Professionnelle démarrent sur le site qui devient par la suite lelycée Libergier.
En 1867 sont construits leCirque et le manège de Reims. Le 3 mars 1873, l'Opéra de Reims est inauguré, construit par l'architecte rémoisAlphonse Gosset avec la collaboration de Narcisse Brunette et Ernest Leclère. De 1875 à 1881 s'étend la construction de l’église Sainte-Geneviève par l’architecteErnest Brunette. En 1879, lasynagogue est inaugurée. En 1887, Ernest Brunette édifie le bâtiment de la Caisse d’épargne. En 1896, unestatue équestre de Jeanne d'Arc du sculpteur françaisPaul Dubois est inaugurée parFélix Faure sur le parvis où elle tourne le dos à lacathédrale Notre-Dame de Reims, figurant la sortie de Jeanne d'Arc de l'édifice juste après le sacre de Charles VII. Elle est aujourd'hui visible sur la place du Cardinal-Luçon.
Reims vers 1900. À gauche du cliché, untramway tracté par un cheval dupremier réseau de tramway de la Ville. Il sera remplacé par un tramway électrique à partir de 1900.Larue de Vesle et la passerelle au-dessus duCanal, vers 1910.
le premier voyage aérien de l'histoire mondiale de l'aviation effectué parHenri Farman le entreBouy et la Cité des Sacres (vingt-sept kilomètres), premièreGrande semaine d'aviation de la Champagne organisée du 22 au (premiermeeting international d'aviation), secondeGrande semaine d'aviation de la Champagne organisée en juillet 1910, concours d'aéroplanes militaires de Reims d'octobre et (autre première mondiale) et coupe internationale d'aviation de vitesse Gordon-Bennett des 27, 28 et remportée par le RémoisMaurice Prévost avec203km/h.
L'évacuation des Rémois par lesCBR, en 1915.Bombardement de lacathédrale en septembre 1914.Reims en 1916.Défilé detirailleurs sénégalais sous laporte de Paris, en 1914. En 1924, la ville de Reims construitLe Monument aux Héros de l’Armée Noire, inauguré le parÉdouard Daladier ministre des colonies, pour rendre hommage aux soldats noirs qui ont défendu la ville en 1918[113],[Note 9].
LaPremière Guerre mondiale détruit une très grande partie de la ville. Lacathédrale Notre-Dame est bombardée par des obus à partir du[114]. C'est ce jour que les Allemands entrent dans Reims et occupent la ville jusqu'au. Durant cette période des obus français touchent le monument. Cependant, après la bataille de la Marne, les Français reprennent la cité[115]. Ce sont les 17, 18 et que les bombardements allemands sont les plus violents[116]. Un échafaudage, présent pour la restauration de la tour nord de la façade, ainsi que les combles de la grande nef et de l'abside, s'enflamment. De nombreuses sculptures et vitraux sont réduits en cendres, de même pour le toit, la charpente et le reste de l'édifice. Le, la ville est bombardée, on comptabilise 20 000 obus[117]. Elle est par la suite gravement endommagée par de constants bombardements allemands jusqu'en 1918. Ce sont au total300 obus qui sont tombés sur la cathédrale. À la fin de la guerre, seul le gros œuvre avait résisté au pilonnage des obus[115].
À la fin de la guerre la ville est détruite à plus de 60 %[118], à l'instar de la cathédrale. Reims, « ville martyre », devient alors un symbole pour la France entière. Aujourd'hui encore, on peut lire les traces de la Grande Guerre à Reims avec les stigmates et les rustines. Si les premières sont les marques laissées par les obus sur le bâti urbain (notamment visibles sur une des parois de la cathédrale, sur la façade de la gare…), les deuxièmes sont ces incrustations destinées à reboucher les petits trous d'obus. On en trouve sur de nombreux bâtiments publics (lycée Jean-Jaurès) et privés[119].
En 1918, Reims est la « ville la plus meurtrie de France »[120], ce qui lui vaut l'expression de « ville martyre[121]». Après la guerre, un grand débat s'amorce pour savoir s'il convient ou non de maintenir les traces du passé. Celui-ci prend une ampleur importante pour la cathédrale. En effet, certains voulaient la garder en état, pour conserver le souvenir des horreurs de la guerre ; d'autres désiraient la reconstruction du monument. Cette dernière option est privilégiée et la reconstruction est confiée àHenri Deneux, directeur desMonuments historiques. Après vingt années de restauration, la cathédrale est « reconsacrée » le par le cardinal et archevêque de ReimsEmmanuel Suhard, devantAlbert Lebrun,président de la République française. La reconstruction a été permise notamment grâce à des dons américains, dont les fondationsCarnegie etRockefeller[115].
Durant la première Reconstruction de Reims, les architectes mettent l'accent sur la richesse des détails des bâtiments. Ainsi les édifices urbains sont reconstruits en béton, comme la cathédrale Notre-Dame de Reims qui est rebâtie en béton armé[122], et les ornements extérieurs sont majoritairement faits en brique. L'architecture de la Reconstruction se remarque par ses tons ocre, jaune et rouge, et par ses sculptures. La Reconstruction de la ville est une occasion de construire des références au terroir rémois pour parer les bâtiments, comme des vignes ou des grappes de raisin[123]. Des pommes de pins, symbole de la longévité, sont également représentées sur les façades afin que Reims renaisse de ses cendres[124].
Pendant lesannées 1920, Reims est le foyer d'un mouvement littéraire d'importance :Le Grand Jeu, animé principalement parRené Daumal etRoger Gilbert-Lecomte. Reims est aussi une grande ville où s'épanouit l'Art déco par la construction de nombreuses maisons. C'est le cas du projet de l'hôtel de la Mutualité qui était un projet haussmannien au début des années 1920, et qui finalement devient un projet Art Déco en 1926[125].
Le les Allemands entrent à Reims avec des éléments de la45e division d'infanterie et avec l'occupation arrivent les réquisitions, le rationnement, les personnes arrêtées, déportées, fusillées. Avec le contrôle de Reims par lesnazis, de nouvelles interdictions frappent l'esprit local : par exemple, plus de piégeage par collet, pas d'arme, pas deTSF etradiodiffusion pour les Juifs, ne pas marcher par deux de front sur les trottoirs[127]. 226 Juifs rémois furent arrêtés et déportés entre 1942 et 1944.
Le, les Alliés entrent à Reims ; le généralEisenhower y installe son quartier général après la libération de la ville. Lareddition de l'armée allemande est signée à Reims dans unesalle du collège technique et moderne (actuellycée Roosevelt) le, à2 h 41, par le général allemandAlfred Jodl. Cette date correspond donc à la fin des combats enEurope. Le lendemain, le, à l'initiative de l'Union soviétique, une seconde signature a lieu àBerlin par le maréchalWilhelm Keitel. Cette seconde date correspond à la capitulation sans conditions du régime allemand.
Au sortir de la guerre, comme une grande partie de la France, la ville de Reims connaît une forte urbanisation, notamment avec l'aménagement degrands ensembles, surtout dans les années 1960-1970 (quartiers Wilson, Orgeval, Europe, Châtillons, Croix-Rouge, etc.).
En 1962, dans le cadre du rapprochement franco-allemand,Charles de Gaulle et le chancelier allemandKonrad Adenauer participent à une messe pour la réconciliation à la cathédrale Notre-Dame de Reims[128]. Cette réconciliation par le haut, est accompagnée d'une réconciliation par le bas, illustrée notamment par le jumelage entre Reims etAix-la-Chapelle et les nombreux échanges scolaires qui en résultent[129].
La ville était divisée de 1801 à 1899 en trois cantons (Reims-1,Reims-2 etReims-3). En 1984 est créé lecanton de Reims-4. En 1973, suivant l'évolution démographique de la ville, sont également créés les cantons deReims-5,Reims-6,Reims-7,Reims-8 etReims-9. Undixième canton est créé en 1985. Chacune de ces créations de cantons s'accompagne d'un redécoupage des parties de la ville qui sont rattachées à l'un des cantons[131].
Dans le cadre duredécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.
Reims-1 : la partie du territoire communal située à l'intérieur d'un périmètre défini par l'axe des voies et limites suivantes : place Royale, rue Colbert, place du Forum, rue de Tambour, rue de Mars, rue Henri-IV, rue Jovin, rue du Général-Sarrail, boulevard Desaubeau, place de la République, boulevard Jules-César, rue Gosset, rue du Docteur-Lemoine, rue Jacquart, rue Ruinart-de-Brimont, place du 30-Août-1944, rue Ruinart-de-Brimont, boulevard Saint-Marceaux, rue Henri-Barbusse, rue des Eparges, rue Gustave-Laurent, boulevard Pommery, boulevard Henry-Vasnier, boulevard Pasteur, boulevard de la Paix, rue des Augustins, rue Ponsardin, rue des Murs, rue de Contrai, rue Gambetta, rue des Moulins, boulevard du Docteur-Henri-Henrot, boulevard Paul-Doumer, rue de Vesle, place Stalingrad, rue de Vesle, place Myron-Herrick, rue Carnot ;
Reims-2 : la partie de la commune située au sud d'une ligne définie par l'axe des voies et limites suivantes : depuis la limite territoriale de la commune de Bezannes, rue Frédéric-et-Irène-Joliot-Curie, rue Adrien-Sénéchal, avenue du Maréchal-Juin, place Jean-Donatini, avenue d'Epernay, rue de Dieppe, rue de Dunkerque, rue du Havre, avenue du 18-Juin-1940, ligne de chemin de fer, avenue du Général-de-Gaulle, chaussée Bocquaine, rue du Colonel-Fabien, rue de Vesle, place Colin, rue de Vesle, pont de Vesle, boulevard Paul-Doumer, rue de Venise, pont de Venise, avenue Paul-Marchandeau, boulevard du Président-Wilson, boulevard Louis-Barthou, rue de Louvois, avenue de Champagne, ligne de chemin de fer, jusqu'à la limite territoriale de la commune de Cormontreuil ;
Reims-3 : la partie de la commune située à l'ouest d'une ligne définie par l'axe des voies et limites suivantes : depuis la limite territoriale de la commune de Bezannes, rue Frédéric-et-Irène-Joliot-Curie, rue Adrien-Sénéchal, avenue du Maréchal-Juin, place Jean-Donatini, avenue d'Epernay, rue de Dieppe, rue de Dunkerque, rue du Havre, avenue du 18-Juin-1940, ligne de chemin de fer, avenue du Général-de-Gaulle, avenue d'Epernay, rue du Docteur-Bienfait, chemin des Bons-Malades, rue de l'Egalité, jusqu'à la limite territoriale de la commune de Tinqueux ;
Reims-4 : la partie de la commune située à l'ouest d'une ligne définie par l'axe des voies et limites suivantes : depuis la limite territoriale de la commune de Tinqueux, rue de l'Égalité, chemin des Bons-Malades, rue du Docteur-Bienfait, avenue d'Épernay, avenue du Général-de-Gaulle, chaussée Bocquaine, rue du Colonel-Fabien, rue de Vesle, place Colin, rue de Vesle, pont de Vesle, rue de Vesle, place Myron-Herrick, rue Carnot, place Royale, rue Colbert, place du Forum, rue de Tambour, rue de Mars, rue Henri-IV, rue Jovin, rue du Général-Sarrail, boulevard Desaubeau, place de la République, avenue de Laon, ligne de chemin de fer, rue de Saint-Brice, rue Tarbé, avenue Brébant, rue Saint-Charles, passerelle Saint-Charles, ligne de chemin de fer, jusqu'à la limite territoriale de la commune de Saint-Brice-Courcelles ;
Reims-5 : la partie de la commune de Reims située au nord d'une ligne définie par l'axe des voies et limites suivantes : depuis la limite territoriale de la commune de Saint-Brice-Courcelles, ligne de chemin de fer, rue Saint-Charles, passerelle Saint-Charles, avenue Brébant, boulevard Charles-Arnould, boulevard Albert-Ier, rue Saint-Thierry, chemin des Trois-Fontaines, place des Trois-Fontaines, jusqu'à la limite territoriale de la commune de Saint-Brice-Courcelles ;
Reims-6 : la partie de la commune située à l'intérieur d'un périmètre défini par l'axe des voies et limites suivantes : depuis la limite territoriale de la commune de Saint-Brice-Courcelles, rue Frédéric-Jacob, avenue Salvador-Allende-Gossens, boulevard des Tondeurs, rue du Docteur-Albert-Schweitzer, rue Raymond-Poincaré, rue du Docteur-Lucien-Bettinger, rue Léopold-Charpentier, rue du Fond-Pâte, rue du Docteur-Albert-Schweitzer, rue Roger-Salengro, place Luton, rue Emile-Zola, rue Landouzy, rue Lesage, pont de Laon, avenue de Laon, ligne de chemin de fer, rue de Saint-Brice, rue Tarbé, avenue Brébant, boulevard Charles-Arnould, boulevard Albert-Ier, rue Saint-Thierry, chemin des Trois-Fontaines, place des Trois-Fontaines, jusqu'à la limite territoriale de la commune de Saint-Brice-Courcelles ;
Reims-8 : la partie de la commune située à l'est d'une ligne définie par l'axe des voies et limites suivantes : depuis la limite territoriale de la commune de Cernay-lès-Reims, rue Germaine-Tillion, chemin des Courtes-Martin, ligne de chemin de fer, rue de l'Escaut à partir de l'intersection avec l'avenue Dieudonné-Costes, rue de la Meuse, avenue de l'Europe, avenue de l'Yser, chemin rural, rue Jankel-Ségal, avenue Henri-Farman, ligne droite dans le prolongement de la rue Gabriel-Fauré, rue Gabriel-Fauré, rue Saint-Léonard, rue Gonzalle, rue Albert-Thomas, rue Henri-Paris, canal de l'Aisne à la Marne, jusqu'à la limite territoriale de la commune de Saint-Léonard ; Au sud d'une ligne définie par l'axe des voies et limites suivantes : depuis la limite territoriale de la commune de Cormontreuil, ligne de chemin de fer, avenue de Champagne, rue de Louvois, jusqu'à la limite territoriale de la commune deCormontreuil ;
Reims-9 : la partie de la commune non incluse dans les cantons de Reims-1, Reims-2, Reims-3, Reims-4, Reims-5, Reims-6, Reims-7 et Reims-8.
Pour l'élection des députés, son territoire est également réparti entre plusieurs circonscriptions, définis par les nouveaux cantons de la ville suivants :
Deuxième circonscription de la Marne :Reims-1(quartier Hincmar),Reims-2(partie du quartier Courlancy),Reims-3(sauf partie des quartiers Croix du Sud et Maison-Blanche),Reims-4(sauf communes de Champfleury et Villers-aux-Nœuds),Reims-5(partie du quartier La Neuvillette),Reims-6(quartier des Trois-Fontaines et Clairmarais) etReims-9(sauf partie du Chemin-Vert et quartiers Europe et Parc de Vesle-Nord) ;
Le, l'intercommunalité s'agrandit avec dix nouvelles communes, mais, surtout, dans le cadre de laloi portant nouvelle organisation territoriale de la République (Loi NOTRe), promulguée le, qui prescrit le renforcement de la coopération intercommunale, le schéma départemental de coopération intercommunale du[134] prévoit le regroupement de 144 communes dans une nouvellecommunauté urbaine centrée sur Reims, comptant environ 300 000 habitants, faisant de cette intercommunalité la deuxième de la nouvelle régionGrand Est, derrière celle de Strasbourg.
C'est ainsi qu'est créé le, après consultation des conseils municipaux et communautaires concernés, lacommunauté urbaine qui reprend le nom deGrand Reims, et dont la ville est le siège[I 2]
En1959, la « cité des sacres » passa sous l'étiquettegaulliste avec l'élection deJean Taittinger. Après son retrait, en1977, lecommunisteClaude Lamblin remporta par surprise la municipalité, réputée bourgeoise, et ce dès le premier tour face àJean Falala[137]. Ce dernier prit sa revanche en1983 et fut toujours réélu jusqu'en1995. Il laissa son siège en 1999 à son adjoint,Jean-Louis Schneiter, en raison de sa maladie. En2001, le centriste fut réélu, mais les divisions de la droite[138] manquèrent de lui faire perdre la ville. Ce qui arriva en2008, quand lasocialisteAdeline Hazan fut élue maire avec plus de 56 % des voix face àCatherine Vautrin, après un premier tour fratricide à droite[139].
Cependant, auxélections municipales françaises de 2014, l'UMPArnaud Robinet arrive en tête des suffrages avec 46,19 % des voix contre 42,75 % pour Adeline Hazan au deuxième tour. Il est donc élu maire de Reims le devant Adeline Hazan, reprenant ainsi la ville à la gauche.
Au premier tour desélections municipales de 2020 à Reims, la liste menée par le maire sortantArnaud Robinet (LR-Agir-LC-MoDem-MR-UDI) obtient la majorité absolue des suffrages exprimés, avec 19 645 voix (66,32 %, 53 conseillers municipaux élus, tous également élus communautaires), devançant largement les listes menées par Éric Quénard (PS-PCF-PP-G·s, 3 649 voix, 12,31 %, 4 conseillers municipaux et communautaires élus), Léo Tyburce (EELV,673 voix, 5,64 %, 1 conseiller municipal et communautaire élu) et par Jean-Claude Philipot (RN, 1 629 voix, 5,49 %, 1 conseiller municipal et communautaire élu).
D'autres listes étaient candidates, mais, ayant obtenu moins de 5 % des suffrages exprimés, n'ont pas obtenu d'élus. L'abstention était importante, 69,08 %, dans un contexte national marqué par laPandémie de Covid-19 en France[140]
Le rendement du réseau de distribution d’eau potable est de 91% pour la ville de Reims, qui est un très bon taux alors qu'en 2016, en France, le volume d’eau perdu par fuite dans les canalisations est estimé à 20,1% du volume mis en distribution, soit un rendement moyen de 79,9%[185].
Eaux usées Depuis 1993, la ville dispose d'unestation d'épuration exploitée par la Direction de l’eau et de l'Assainissement duGrand Reims. Elle a été remplacée en 1999 pour une autre station répondant aux normes de la qualité de l'eau[187].Elle est largement dimensionnée pour traiter en capacité nominale 470 000 équivalent-habitants, alors que le nombre d’habitants raccordés est de 224 159 habitants au 31/12/2016. Elle peut traiter 95 000 m3/jour débit maximal par temps sec[188]. L'agglomération du Grand Reims mène depuis plusieurs années des actions pour limiter les moyens à mettre en œuvre dans le traitement des eaux usées tels que la sensibilisation des professionnels (lavage des citernes, des toupies de béton…) et des particuliers lors de visites de la station d'épuration (lingettes, reliquat de peinture…).
Des actions sont menées vis-à-vis du compostage et avec la mise en place des composteurs partagés accueillis favorablement par les rémois(e)s depuis 2020[191].
En 2020, les 21 déchèteries dont 1 mobile, sont réparties dans les communes du Grand Reims. 5 en territoire Centre : 2 quartiers : Croix-Rouge et Europe. 3 communes :Tinqueux,Saint-Brice-Courcelles et Sillery.
À Reims et son intercommunalité, il existe douze associations dejardins familiaux. Le but de cesassociations est de fournir à des familles ou personnes seules des jardins pour leurs besoins personnels, à l'exclusion de toute activité commerciale. Les différentes associations sont situées sur lacommunauté d'agglomération de Reims (Grand Reims)[193].
Le tout représente environ 1 800 parcelles associatives. Lesjardins familiaux de Reims ont reçu le prix spécial 2005 dufleurissement desjardins familiaux collectifs du conseil des villes et villages fleuris.
Les associations de jardins familiaux (nombre de parcelles) :
association des jardins familiaux Pays de France (68) ;
association des jardins familiaux Croix du Sud (92) ;
association brico-corcellienne des jardins familiaux (509) ;
association rémoise des jardins familiaux ;
jardinot (Jardins du Cheminot) centre de Saint-Brice-Courcelles ;
jardins associatifs de la communauté d'agglomération de Reims (262) ;
association des jardins familiaux du quartier Maroc (64) ;
association des jardins familiaux Trois-Fontaines (215) ;
association des jardins familiaux Trois-Rivières (135) ;
association des jardins familiaux de la Cerisaie (60) ;
association Cormontreuilloise des Jardins Familiaux ;
association des habitants Chanoine Lallement (16) ;
Les jardins partagés :
l’École des Jardiniers ;
le jardin intergénérationnel Coup d'Pousse ;
le jardin de la Maison de quartier des Épinettes ;
le Clem Ô Vert ;
Jardin de l’Îlot Saint-Gilles ;
Potagem ;
Jardin de la ligue de l'Enseignement ;
Jardin de la Maison de quartier Trois Fontaines / Walbaum ;
Reims est le siège durectorat de l’académie de Reims. La commune administre53 écoles maternelles et48 écoles élémentaires publiques. Elle compte onze collèges publics gérés par le département et six collèges privés[197]. Enfin, la régionGrand Est gère cinqlycées généraux et technologiques, trois lycées polyvalents et quatre lycées d'enseignementprofessionnel et les instituts religieux sept lycées, dont trois d'enseignement général[198].
En 2006, 24 614 étudiants champenois sont inscrits dans un établissement d'enseignement supérieur de Reims ou de sonunité urbaine, soit un pourcentage de 62,2 %. La commune est ainsi la12e unité urbaine la plus estudiantine deFrance parmi les zones urbaines de plus de 100 000 habitants[202].
Depuis 2021, l’Institut catholique de Paris a ouvert un campus au cœur du quartier Saint-Rémi, rue du lieutenant Herduin. Ce campus propose 5 licences, 2 master et une prepaCelsa[204].
LeCentre hospitalier universitaire de Reims est composé de onze établissements implantés sur plusieurs sites. L'emplacement principal regroupe l'hôpital Robert-Debré inauguré en 1976 parSimone Veil, l'hôpital Maison-Blanche ouvert en 1935 et l'American Memorial Hospital pour les enfants[205]. En 2009, ces établissements regroupent 2 430 lits dont 927 pour les personnes âgées et emploient 7 284 personnes dont688 étudiants[206].
Reims dispose d'un grand nombre d'équipements destinés à la prévention : quatrecentres médico-psychologiques, un foyer depost-cure de15 places, un centre d'accueil et de soins pour les toxicomanes, unhôpital de jour, uncentre médico-psycho-pédagogique, une consultation de dépistage anonyme et gratuit duSIDA, une maison de la nutrition, du cœur, de l'obésité et dudiabète de Champagne-Ardenne, une permanence du mouvement marnais pour leplanning familial (MJC Maison-Blanche, etc). Il existe aussi desbains-douches publics[207]. Enfin, la ville compte78pharmacies[40] et17 foyers logements pour personnes âgées valides offrant une capacité de 1 300 lits[208].
Cette section doit êtreactualisée.(juillet 2024)(Dernière mise à jour : 1999) Il manque des informations récentespertinentes etvérifiables, et certains passages peuvent annoncer des événements désormais passés, ou des faits anciens sont présentés comme actuels.Mettez à jour oudiscutez-en.
D'après le recensement de 1999, l'agglomération de Reims est la plus dense de France après l'agglomération parisienne avec près de 2 300 habitants au km2[209].
La population est quasiment la même42 ans plus tard : 2017 avec 1975 (peu de naissances). De même, la population est quasiment la même50 ans plus tard : 1946 avec 1896 (guerres). Le maximum de la population a été atteint en 1999 avec 187 181 habitants.
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers lesrecensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[210],[Note 11].
En 2023, la commune comptait 177 674 habitants[Note 12], en évolution de −2,62 % par rapport à 2017 (Marne : −1,02 %,France horsMayotte : +2,36 %).
La population de la commune est relativement jeune.En 2020, le taux de personnes d'un âge inférieur à30 ans s'élève à 44,3 %, soit au-dessus de la moyenne départementale (36,7 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à60 ans est de 20,9 % la même année, alors qu'il est de 25,7 % au niveau départemental.
En 2020, la commune comptait 85 232 hommes pour 95 086 femmes, soit un taux de 52,73 % de femmes, légèrement supérieur au taux départemental (51,62 %).
Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.
Pyramide des âges de la commune en 2020 en pourcentage[212]
Hommes
Classe d’âge
Femmes
0,6
90 ou +
1,7
4,9
75-89 ans
7,6
12,3
60-74 ans
14,3
16,5
45-59 ans
16,7
19,2
30-44 ans
17,3
28,4
15-29 ans
26,7
18,1
0-14 ans
15,7
Pyramide des âges du département de laMarne en 2022 en pourcentage[213]
Labellisée depuis 2019 Terre de Jeux 2024, le label à destination des territoires deParis 2024, Reims a accueilli une étape de la Tournée des Drapeaux[215].
Reims organise ou accueille chaque année de nombreuses manifestations sportives comme le célèbrerallye automobile Monte-Carlo dont il est l'une des villes de départ de l'étape de concentration ; le concours international desaut d'obstacles de Reims qui se tient depuis 1929 ; lemeeting national d'athlétisme de Reims[218], qui est précédé dumeeting Jeunes, ou encore la manifestationReims à toutes jambes (RATJ), évènement dédié aux coureurs avec cinqcourses dans la même journée dontmarathon etsemi-marathon. Enfin, la municipalité organise des rendez-vous sportifs comme les samedis du sport et pour les moins de douze ans le dispositif Ludosport.
Le culte juif peut être pratiqué à laSynagogue de Reims située au 49 rue Clovis, édifice de style néomauresque construit par l'architecteErnest Brunette en 1879.
Le culte musulman peut se pratiquer, à Reims, dans quatre mosquées : la mosquée El Hidaya, la mosquée El-Mansour, la mosquée Ottoman et lagrande mosquée de Reims qui est la plus grande mosquée de France située dans le quartier Sainte-Anne.
Le culte protestant peut se pratiquer, à Reims, dans six sites qui lui sont dédiés : leTemple protestant de Reims boulevard Lundy, l'Église évangélique 16 boulevard Jules-César, l'Évangélique Vie et Lumière au 2 allée Paul-Halary, l'Église évangélique mission chrétienne au 98 rue de Chanzy, le Centre évangélique au 99 rue de Cernay et l'Église évangélique baptiste 92 rue Ponsardin.
La ville de Reims comporte sixcimetières : le cimetière du Nord, le cimetière du Sud, le cimetière de l'Ouest, le cimetière de l'Est, le cimetière de Laon et le cimetière paysager de La Neuvillette.
Lecimetière du Nord est surnommé le « Père-Lachaise rémois » car il contient les restes de la plupart des citoyens qui se sont illustrés dans la ville. C'est aussi l'une des premières nécropoles de France à avoir été placée en dehors des murs de la ville.
Reims est le siège social du quotidien régionalL'Union (Groupe Rossel) dont les ventes sont estimées à 102 636 exemplaires en moyenne durant l’année 2010[223]. Il s'agit de l'unique quotidien à y posséder une édition locale. Dans le domaine des gratuits,L'hebdo du vendredi est un magazine d'information dans la Marne paraissant tous les vendredis[224].
Radio Contact Marne (89.8 FM) est la radio locale commerciale de laMarne. En plus de Reims, on peut l'écouter àChâlons-en-Champagne sur 97.6 FM et àÉpernay sur 98.1 FM.
Cigale FM (90.5 FM), qui est une radio diffusant de la musique, des rendez-vous locaux et d'information ainsi que divers événements organisés dans la ville.
Radio Primitive (92.4 FM), autre radio associative de découverte musicale à tendance rock et musique actuelles.
Ici Champagne-Ardenne (95.1 FM), la radio locale publique de la région. Ses studios sont à Reims.
NRJ Reims (100.6 FM) est la seule radio rémoise émettant encatégorie C, c'est-à-dire qui décroche du programme national pour proposer du contenu local : des infos locales le matin et un programme local l'après-midi réalisé depuis les studios rémois. Ce programme est également proposé àÉpernay sur 93.9 FM.
Champagne FM (102.1 FM) est la principale radio locale commerciale deChampagne. Ses studios sont à Reims, à la même adresse que Happy FM puisque c'est leGroupe Rossel qui détient les deux radios locales.
Radio Jeunes Reims (106.1 FM) qui diffuse principalement des musiques et informations destinées aux jeunes auditeurs.
Ces dix dernières années, Reims a vu trois radios locales fermer définitivement :
Le, Reims perd Radio Phare, à la suite d'une liquidation judiciaire causée par le retard duFSER[225].
Le, la station localeVirgin Radio Reims diffuse son dernier programme local à la suite du plan du groupeLagardère visant à fermer plusieurs stations locales deVirgin Radio etRFM en France, faute de rentabilité[226].
Le,Soleil Média cesse ses programmes après des difficultés financières[227]. Elle détenait aussi depuis 2003 une fréquence surÉpernay (88.3 FM), coupée parTDF en septembre 2009 à cause du redressement judiciaire de la radio.
Toute l'histoire des radios rémoises est disponible sur le siteradioreims.fr.
Selon les résultats du recensement de 2008[233], lapopulation active (15-64 ans) de la commune compte 86 113 personnes, soit 67,9 %, ce taux est de 71,5 % au niveau départemental[234]. Leschômeurs représentent 10,0 % de la part totale des 15-64 ans et 12 687 personnes contre 13 654 en 1999. Leur part dans la population active a diminué, passant de 16,1 % à 14,9 %. La ville de Reims possède une importante part de scolarisés et étudiants (17,2 %) tandis que les retraités ou préretraités ne représentent que 5,9 % de la population active et les autres inactifs 9,0 %. Enfin, l'emploi y était très majoritairementsalarié et seuls 8,7 % des Rémois n'étaient pas salariés[233].
Emplois par catégorie socioprofessionnelle en 2007[233]
Emplois ou statut
Part
Agriculteurs exploitants
82
0,2 %
Artisans, commerçants, chefs d'entreprise
1 564
5,2 %
Cadres et professions intellectuelles supérieures
5 252
10,8 %
Professions intermédiaires
9 613
23,7 %
Employés
11 035
27,0 %
Ouvriers
6 936
33,2 %
Le taux d'activité entre 20 et 59 ans est de 74 % pour une moyenne nationale de 82,2 %[réf. souhaitée].
La ville compte 3 679 établissements actifs au. Une grande majorité d'entre eux (72,5 %) sont spécialisés dans le commerce, les transports et les services divers dont 24,1 % dans le commerce et réparation auto. Pour le reste, la commune compte 14,8 % d'établissements de l’ordre public et environ 6 % d’établissements dans les domaines de la construction et l'industrie[233]. Enfin, 34,7 % de ces établissements comptent de 1 à 9 salariés tandis que 11,1 % en dénombrent plus de10 salariés[235].
Principaux groupes et entreprises qui ont leur siège social à Reims ou dans son agglomération, classés parchiffre d'affaires ouproduit net bancaire pour les banques (en millions d'euros)[237]
Avec l'arrivée duTGV qui met Reims à seulement45 minutes de Paris (gare de l'Est),35 minutes deMarne-la-Vallée et30 minutes de l'aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle, l'agglomération se positionne comme lieu d'accueil privilégié des entreprises parisiennes désirant se délocaliser avec des coûts de fonctionnement en moyenne inférieurs de 25 %[238].
Une agence de développement économique appeléeInvest in Reims[239] a été créée en 2003 pour favoriser la venue d'investissement sur l'agglomération rémoise. Celle-ci est financée par la ville de Reims, la Chambre de commerce et d'industrie et l'agglomération (Reims Métropole). En janvier 2011 celle-ci a accompagné la création de 3 885 emplois et permis l'implantation de 75 nouvelles sociétés[240].
Lecommerce, les transports et les autres services totalisaient 45,6 % des emplois rémois en 2008 tandis que le secteur de l'administration publique, de l'enseignement, de la santé et de l'action sociale en comptent 36,8 %[233]. Les activités commerciales représentent 18 % du chiffre d'affaires de l'agglomération en 2000[241].
En 2013, l'agglomération de Reims a au moins 58 000 places de parking extérieures sans compter le centre-ville, hôpital, sport, école[242]. Les zones sont classées par distance décroissante à pied de la mairie de Reims (centre) à la zone (7,5 à 1,5 km[réf. souhaitée]).
Au centre-ville en 2013, les commerces sont concentrés principalement dans le sud-ouest et le nord-est dans la ville. Laplace Drouet-d'Erlon regroupe cafés, bars, restaurants, hôtels, cinémas et l'Espace d'Erlon (centre commercial de35 boutiques avec notamment laFnac etMonoprix). Larue de Vesle, l'artère commerciale la plus importante (Galeries Lafayette,H&M,Bershka,Eurodif,Zara,Etam,Jules,Celio…), traverse, sous différents noms et selon un schéma hérité du plan antique, la ville en passant par la place Royale. Elle croise également la place Myron T. Herrick où se situe l'Opéra de Reims ainsi queMcDonald's. Aussi, elle permet de se rendre directement à pied à la Comédie et au stade Auguste-Delaune.
LaGare de Reims construite en 1858-1861, a été restaurée après la Première Guerre mondiale, le couvrement des quais et des voies a lui été réalisé entre 1932 et 1935 d’une façon moderne. Le hall de la gare est labelliséArchitecture contemporaine remarquable depuis le 14 septembre 2000[244].
Les principaux hôtels particuliers sont les suivants :
Hôtel de Brimont : superbe hôtel particulier construit par l'architectePaul Blondel en 1897 pour le vicomte André Ruinart de Brimont, vice-président de la maison de champagne Ruinart. Il est situé auno 34 duboulevard Lundy.
Hôtel Godbert : ce très bel hôtel particulier situé auno 2 duboulevard Lundy a été construit en 1875 pour le compte du manufacturier de tissus Rose-Croix Godbert et son épouse Louise Deverly. On trouve d'ailleurs le monogramme « GD » (pour Godbert-Deverly) gravé sur le linteau d'une fenêtre du premier étage.
Hôtel Mignot : l'hôtel Mignot situé au 17boulevard Lundy a été construit en 1911 par l’architecte F.-A. Bocage pour le propriétaire des Comptoirs Français (magasins à succursales multiples) Édouard Mignot (1867-1949). Une plaque est apposée sur la façade, il y est gravé : « Dwight D. Eisenhower généralissime des armées alliées a résidé dans cette maison du 20 février 1945 au 25 mai 1945. La Ville de Reims a son illustre citoyen d'honneur. 8 mai 1955 ».
Hôtel Lüling : très bel hôtel particulier situé au 14boulevard Lundy et construit en 1863 pour le négociant en vins de champagne Auguste Lüling, associé de la Maison Heidsieck & Cie.
Hôtel Pigeon : l'Hôtel Pigeon a été construit en 1913 par l’architecteÉmile Dufay-Lamy pour l’administrateur des Docks Rémois (magasins à succursales multiples) Paul Pigeon (1862-1920). Il est situé au 24boulevard Lundy.
Hôtel Gabreau : ce très bel hôtel particulier situé au 26boulevard Lundy a été construit en 1888 par l'architecte Édouard Lamy pour le manufacturier Georges Gabreau et son épouse Marie Juliette Poincenet.
Hôtel François : l’hôtel particulier François a été construit par l’architecte Émile Dufay-Lamy de 1908 à 1914, à la demande de l’administrateur des Docks Rémois (chaîne de magasins à succursales multiples) Albert François (1860-1930). Il est situé au 66-68boulevard Lundy.
Cathédrale Notre-Dame, dont les tours ont accueilli 13 548 visiteurs en 1999, a été édifiée auXIIIe siècle et a été le lieu du sacre de la plupart des rois de France ;
Adjacente à la basilique ci-dessus, l'ancienne abbaye royale Saint-Remi où était conservée laSainte Ampoule du sacre des rois de France[251]. De nos jours, l'ancienne abbaye abrite un intéressantmusée sur l'histoire de Reims de la période gallo-romaine à nos jours en passant par le Moyen Âge et leXIXe siècle.
La ville comporte de nombreux autres édifices religieux.
Quatre édifices religieux liés au catholicisme sont emblématiques de la ville de Reims : La Cathédrale Notre-Dame (1211) située place du Parvis, la Basilique Saint-Remi située place du Chanoine-Ladame, la Basilique Sainte-Clotilde située place Sainte-Clotilde. et la Chapelle Notre-Dame-de-la-Paix (dite Chapelle Foujita) située rue du Champ-de-Mars.
De nombreux autres édifices religieux sont réparties dans les différents quartiers de Reims et en particulierdans le centre de la ville : Église Saint-André (1865), qui possède un vitrail du xvie siècle, rue du Cardinal-Gousset; l'Ancienne chapelle archiépiscopale Palais du Tau, place du Cardinal-Luçon, la Chapelle de l'ancien collège des Jésuites, place Saint-Maurice, la Chapelle des Sœurs-de-l'Enfant-Jésus située rue des Orphelins, la Chapelle Saint-Jean-Baptiste-de-La Salle située rue Contrai, la Chapelle Saint-Joseph située rue de Venise, la Chapelle Saint-Louis situé rue de l'Université, l'Ancienne chapelle Saint-Marcoul située rue Brulée, l'Ancienne chapelle Saint-Sixte située rue du Lieutenant-Herduin, la Chapelle Sainte-Croix située au cimetière du Nord rue du Champ-de-Mars, la Chapelle de la communauté Saint-Ignace, rue Équerre, la Chapelle du lycée Jean-XXIII, rue Andrieux, la Chapelle de la fondation Boisseau, rue Courlancy, l'Ancienne chapelle du Verbe-Incarné-et-de Notre-Dame-du-Mont-Carmel, rue du Barbâtre, l'Ancienne chapelle de l'Abbé-de-Saint-Remi, rue du Grand-Cerf, l'Ancienne chapelle du couvent des Sœurs auxiliatrices, rue Buirette, l'Ancienne église Saint-Michel, reste portail,19 place du Chapitre.
Ces édifices religieux sot complétés par des ruines d'églises partiellement détruites : les ruines de l'église des Jacobins, rue des Jacobins, les Ruines de la chapelle des Cordeliers, rue des Trois-Raisinets et les ruines de l'Ancienne église Saint-Julien, rue Saint-Julien.
Dans le secteur ouest : l'Église Sainte-Geneviève, rue Cazin, l'Église Saint-Jean-Marie-Vianney « quartier Wilson », intéressant édifice des années 1960 malgré les vicissitudes, place Mozart, la chapelle du foyer de jeunes travailleuses l'Escale, rue Louvois, la Chapelle du lycée du Sacré-Cœur, rue de Courlancy, la Chapelle du cimetière de l'ouest, rue de Bezannes.
Dans le secteur Reims est : l'Église Saint-Nicaise (1923), avenue de la Marne, l'Église Saint-Vincent-de-Paul (quartier Europe) labelliséArchitecture contemporaine remarquable , exemple réussi d'architecture contemporaine en béton armé, rue de Brazzaville, l'Église Saint-Jean-Baptiste-de-la-Salle (1898), avenue Jean-Jaurès, l'Église Sainte-Thérèse, place Sainte-Thérèse, l'Église Sainte-Jeanne d'Arc (1922), rue de Verdun.Chapelle Saint-Laurent, rue des Essillards, la Chapelle Maison Saint-Martin, rue Bétheny.
Dans le secteur Reims sud : l'Église Saint-Pierre, avenue Georges-Hodin, l'Église Saint-François-d'Assise, place René-Clair.Église Saint-Bruno (quartier Croix-Rouge), avenue de Général-Bonaparte, l'Église Saint-Louis, rue du Chanoine-René-Camus.L'Ancienne église Saint-Michel, détruite, dont la porte subsistante est Monument historique depuis 1920[252].
Plusieursmusées sont recensés à Reims. Le plus ancien est peut-être leMusée des beaux-arts de larue Chanzy qui a été fondé en 1794 à partir de saisies révolutionnaires. Déplacé dans les bâtiments de l'ancienneabbaye Saint-Denis en 1908, il conserve des œuvres diverses illustrant les principaux mouvements artistiques depuis leXVe siècle jusqu'auXXe siècle[253] et est actuellement fermé (travaux de réhabilitation et extension en cours).
Également classé au patrimoine mondial, lepalais du Tau, jouxtant la cathédrale, retrace l'histoire du monument et de son quartier. On y trouve la plus importante collection lapidaire nationale, le trésor royal de la cathédrale ainsi que de nombreux objets utilisés à l'occasion du sacre du roiCharles X[256].
Toujours dans le domaine de l'art, la ville accueille dans l'aile droite de l'ancien collège des Jésuites leFRAC Champagne-Ardenne. Il possède une collection de plus de600 œuvres d'art contemporain dans la peinture, la photographie, la sculpture, le dessin, la vidéo ou encore le son[258].
Lemusée automobile Reims Champagne, crée en 1985 parPhilippe Charbonneaux, est le cinquième musée automobile[259] de France par l'importance de sa collection automobile qui couvre de 1903 à nos jours. Le musée compte 5 collections : automobiles, motos et deux-roues, voitures à pédales, miniatures jouets, et plaques émaillées[260]. Depuis 1998, le musée automobile est géré par une association[261],[262].
Dans le domaine de l'astronomie, Reims accueille unplanétarium qui reçoit chaque année plus de 27 000 visiteurs[263].
La municipalité de Reims[264] met à disposition huit salles dans différents quartiers pour toutes sortes de d'activités, qu'elles soient festives, ludiques, ou qu'elles soient pour des congrès, etc. Unemaison des associations (à l'angle de larue du Barbâtre et de la rue Eugène-Wiet permet d'accéder à neuf salles de réunion, deux salles d'activités physiques, plusieurs bureaux de permanence[265] et des boîtes aux lettres[266].
Le réseau des bibliothèques est particulièrement étoffé (7 sites) ; il s'articule autour d'une centrale proche de la cathédrale, la médiathèque Jean-Falala qui a ouvert ses portes le. Cet établissement offre 6 500 m2 ouverts au public.
Reims possède unopéra, édifié par l'architecte rémoisAlphonse Gosset, depuis 1873. Après avoir été détruit lors de la Première Guerre mondiale, il est reconstruit en 1931. Il s'agit d'unthéâtre à l'italienne de styleArt déco[268]. Il fait partie des quatre scènes rémoises[40] avecLa Cartonnerie, laComédie (labelliséeArchitecture contemporaine remarquable) et leManège[269]. Le centre culturel Saint-Exupéry est un autre lieu de découverte, de production et de diffusion artistique dans les domaines de la musique, de la danse ou encore des arts plastiques[270].
La Ville de Reims est également à l’origine du projet de création d’une friche artistique, lieu destiné au travail des artistes de toutes disciplines. LesAteliers Simon-Marq[7], labelliséArchitecture contemporaine remarquable, sont des ateliers de maîtres et peintresverriers français. Initialement dénomméAtelier Simon du nom de son créateur, fondés il y a plus de 350 ans, ce sont les plus anciens ateliers de vitrail toujours en activité de cette ville, célèbre pour les Vitraux de laCathédrale Notre-Dame de Reims. LaFileuse, installée depuis fin 2011 dans les anciens locaux de l’entreprise Timwear dans le quartier Orgeval, a pour vocation de s’inscrire en complémentarité avec l’offre culturelle existante. C’est un espace de création, de production et d’échanges irriguant le territoire. Il est complété parLe Cellier, lieu de création et de production au centre-ville derrière une façade Art-déco.
Cirque et Manège de Reims
Façade du Cirque.
Le Cirque.
Détail du Manège.
Une programmation associative existe aussi au sein des Maisons de quartier, notamment à l'espace Le Flambeau (Jean-Jaurès) et l'espace Ludoval (val de Murigny). Le collectif d'artistes et de groupes de musiques actuellesOxalart, créé en 1999, organise régulièrement des concerts avec ces structures ainsi que dans les bars.
De plus, Reims possède sonparc des expositions qui se situe dans la zone industrielle Farman. C'est un complexe de deux salles qui accueille chaque année un grand nombre d'expositions de tout genre, ainsi que des forums.
Lecentre des congrès de Reims est situé au centre-ville. C'est un complexe utilisé par un grand nombre d'entreprises locales, régionales, nationales et internationales pour y organiser colloques, forums,meetings ou salons. L'architecture du centre des congrès est particulière. En effet, le centre surplombe le boulevard Maurice-Noirot qui longe le canal. Les voitures passent donc sous le centre en longeant le canal.
Le parc des expositions, le centre des congrès et la salle Reims Arena sont gérés par Reims Events[271].
La ville natale deGuillaume de Machaut (1300-1377) dispose d'unconservatoire à rayonnement régional (labelliséArchitecture contemporaine remarquable), qui succède à l'école de musique de Reims. Depuis 1912, il dispense un enseignement artistique dans 35 disciplines concernant la musique, la danse et le théâtre. Au-delà d'être une simple école, une centaine de concerts sont donnés chaque année dans ses auditoriums[272].
Reims est actuellement une scène musicale en effervescence, avec un vivier de talents musicaux de tous horizons, et de dimension nationale voire internationale avec des artistes commeYuksek,Brodinski,The Bewitched Hands ou encoreThe Shoes. Le quotidienLe Monde n'hésite d'ailleurs pas à qualifier la ville de « capitale française de la pop » dans un article de novembre 2010[273].
Fondé en 1993 à Reims, Césaré devient en 2006 un centre national de création musicale reconnu par les pouvoirs publics, ce qui en fait un acteur majeur de la création musicale contemporaine. Depuis 2009, il est implanté àBétheny, dans l'agglomération rémoise[274]. La salleLa Cartonnerie, construite sur le terrain d'une ancienne usine de cartons[275], apporte également son soutien à la création et à la scène régionale depuis sa création en 2005. Elle se compose notamment de deux salles de concerts, d'un studio d'enregistrement et d'un centre de formation professionnelle. Elle accueille chaque année 80 concerts de musiques actuelles (rock,hip-hop,électro,musique du monde,chanson française etc.)[276]. Le festivalElektricity est produit par La Cartonnerie et Césaré[277]. Il se tient chaque année au mois d'octobre et participe au rayonnement musical de la Cité des Sacres. À partir de 2017, ce festival est remplacé par laMagnifique Society, qui se tient annuellement en juin auparc de Champagne et propose une programmation plus variée.
« Vous m'ordonnez de célébrer des saints : Ma voix est faible, et même un peu profane. Il faut pourtant vous chanter cette Jeanne Qui fit, dit-on, des prodiges divins. Elle affermit, de ses pucelles mains, Des fleurs de lys la tige gallicane, Sauva son roi de la rage anglicane, Et le fit oindre au maître-autel de Reims. »
« De Reims à laMoselle commence la vraie vigne et le vin ; tout esprit enChampagne, bon et chaud enBourgogne, il se charge, s'alourdit enLanguedoc pour se réveiller àBordeaux. »
« Mabillon, comme le religieux le plus savant de son royaume…ajoutez et le plus humble, dit l'archevêque de Reims, le Tellier, qui croyait faire une épigramme bien adroite contre la modestie du prélat. »
La Peau douce (1964) deFrançois Truffaut avecFrançoise Dorléac,Jean Desailly etDaniel Ceccaldi : une longue partie de l'histoire du film se déroule à Reims mais les scènes n'y ont pas été tournées (le Grand Hôtel, l'hôtel Michelet, la Place Michelet et le cinéma Le Capitole sont de pures inventions et n'existent pas à Reims) ;
Le témoin (1978) deJean-Pierre Mocky avecPhilippe Noiret, a été tourné en grande partie à Reims, notamment à la cathédrale, au palais du Tau, à la bibliothèque Carnegie, dans la cité-jardin du Chemin Vert, ou encore à l'entrée du commissariat de Police ;
« Le Code » (série télévisée diffusée sur France 2) quelques scènes ont été tournées en 2020, à l'hôtel de police, au centre des congrès, devant le tribunal[278].
« L'amour selonDalva » (long métrage réalisé parEmmanuelle Nicot) : quelques scènes ont été tournées en juillet 2021, dans le Palais de Justice de Reims.
La municipalité de Reims encourage les activités associatives et organise, tous les deux ans, leForum desassociations, puis édite unannuaire des associations[279], qui en dénombrait 801 dans l'édition 2005-2006. En alternance avec le forum, se tiennent lesAssises des Associations, depuis 1996, afin d'instaurer un dialogue permanent. L'Office des sports organise, tous les deux ans depuis 1984,la Fête du Sport, dans le but de faire découvrir toutes les disciplines sportives et les clubs rémois[280].
En mars, se tenaient, jusqu'en 2008, lesRencontres internationales de télévision (RITV)[281], un festival de créations télévisuelles où se rencontraient les professionnels et le public.
En avril, c'est le festival international de cinéma policierReims Polar[282].
En mai, c'est le festivalBrut de scène[283], destiné aux amateurs dethéâtre.
En septembre, c'estJonglissimo (depuis 1994), une convention dejonglage.
En juin ce sont lesFêtes de Jeanne d'Arc qui drainent un nombreux public, ainsi que le festival international « Les Sacres du Folklore »[284], qui accueille chaque année une dizaine de troupes de danseurs et musiciens traditionnels des quatre coins du monde (depuis 1981).
Durant l'été, se tiennent depuis 1991, lesFlâneries musicales de Reims[286], au cours desquelles sont donnés plus de 100concerts, dont de nombreux à l'entrée gratuite, dans divers lieux de la ville.
En novembre, se tient depuis 2001 le festival Les BisQueers Roses organisé par EX Aequo Reims[287].
En décembre, leMarché de Noël de Reims et chaque année depuis 2009, le Festival Reims Scènes d'Europe invite les artistes de la scène contemporaine européenne à investir différentes structures culturelles rémoises.
Depuis 1989,Méli'môme[288] est un festival destiné au jeune public, qui propose entre 25 et 30 spectacles.
Porte de Paris, avec en fond le jardin de la Patte-d'Oie.
les promenades, qui vont de l'autoroute aucimetière du Nord en bordant le jardin de la Patte-d'Oie, le jardin d'horticulturePierre-Schneiter, la gare et laplace Drouet-d'Erlon, et étant sur l'ancienne emprise de l'enceinte fortifiée ;
le parcLéo-Lagrange, avec étang et aires de jeux pour les enfants, qui se trouve le long de l'autoroute et est bordé par le stade de football et lecomplexe René-Tys ;
le parcMendès-France situé au Val de Murigny, avec son étang et sa zone de jeux pour enfants ;
l'ancien parc Pommery qui abrite de nombreuses expositions temporaires, un monument, une aire de jeux, un hippodrome, une sorte de théâtre (scène avec butte de terre pour accueillir les spectateurs) ;
Lebiscuit rose est, avec le champagne, un des emblèmes gastronomiques de Reims. Sa création remonte à 1691 lorsqu'un boulanger rémois eut l'idée de cuire sa pâte deux fois. Il est aromatisé à lavanille ; sa couleur rose provient ducarmin utilisé pour masquer les gousses de vanille. La tradition veut qu'il soit trempé dans une coupe de champagne[327],[328]. Il est fabriqué par laMaison Fossier, dont il représente 50 % de la production, ainsi que par certains boulangers ou pâtissiers champenois[329]. Reims étant le fruit d'une longue tradition pâtissière, on peut citer parmi les spécialités rémoises : lescroquignoles, préparés à Reims depuis le Moyen Âge[330], lemassepain[331], le Rem (LU) ou Déjeuner de Reims (Fossier), le Charles VII, la galette de Reims et le salé de Reims[332].
En France, lamoutarde n'est pas fabriquée à Dijon seulement. On en produit à Reims à partir duvinaigre de Reims et d'épices. AuXIXe siècle, lamoutarde de Reims était« très estimée des connaisseurs »[337]. Aujourd'hui cependant, seule la maisonCharbonneaux-Brabant produit encore de la moutarde de Reims, sous la marque Clovis[338]. C'est également la seule entreprise vinaigrière rémoise toujours en activité. Levinaigre de Reims a la particularité d'être élaboré à partir demarc dedégorgement après une secondefermentation[339]. Il est donc produit à partir duvin de Champagne. Il est caractérisé par une couleur ambrée. Depuis plusieurs années, il retrouve un« certain prestige » auprès des cuisiniers[340]. Du côté de la charcuterie, la spécialité locale est lejambon de Reims. En 1895,Joseph Favre, dans son Dictionnaire universel de la cuisine[341], le considère comme l'un des meilleurs jambons de France avec celui deBayonne. Il s'agit d'une épaule de porc désossée, cuite dans un bouillon, puis marbrée et chapelurée. Ces morceaux sont ensuite assemblés dans une gelée persillée[342].
En 1977, stylisée, la cathédrale est de nouveau à l'honneur sur un timbre symbolisant larégionChampagne-Ardenne[343]. En 1986, un timbre Croix Rouge représentant les vitraux de l’église Saint-Jacques de Vieira Da Sylva.
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↑Communes classées du sud au sud, dans le sens des aiguilles d'une montre.
↑Les ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.
↑Une unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de200 mètres entre deux constructions) et comptant au moins 2 000 habitants. Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie.
↑Dans une agglomération multicommunale, une commune est dite ville-centre lorsque sa population représente plus de 50 % de la population de l’agglomération ou de la population de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Reims comprend une ville-centre et huit communes de banlieue.
↑Une dalle dans la nef de la cathédrale actuelle indique l'emplacement.où saint-Nicaise a été décapité en 406.
↑En 511, leroyaume de Reims deviendra leroyaume deMetz, sa seconde capitale, après 561.
↑Inauguré le par Édouard Daladier, ministre des colonies, il était l’œuvre du statuairePaul Moreau-Vauthier et de l’architecteAuguste Bluysen. Constitué d’un socle en granit rapporté d’Afrique, les noms des principales batailles au cours desquelles les troupes africaines avaient été engagées pendant la Première Guerre mondiale y étaient gravés. Il était surmonté d’un bronze représentant le groupe de soldats africains duCorps d’armée colonial.
↑Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations de référence postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population de référence publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
↑Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
↑Spécialisée dans l'image, le son et l'électroménager.
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↑« De nombreuses agglomérations de plus de cent mille habitants ont bénéficié d'une grande stabilité politique depuis 1945 »,Le Monde,(lire en ligne).
↑« La « salle de la Capitulation » remise à la ville de Reims »,Le Monde,(lire en ligne)« Cet après-midi à Reims, la petite salle du premier étage du collège moderne technique où le général Jodl signa la capitulation du Reich, le 7 mai, est remise à la ville qui la transformera en musée de la Victoire ».
« Trente et un an après le communisteClaude Lamblin, Reims, la plus grande ville de Champagne-Ardenne, vient d'être reconquise par la gauche. La socialisteAdeline Hazan triomphe avec plus de 56 % des voix, laissant loin derrière la députée et ex-ministreCatherine Vautrin - dissidente UMP au premier tour et investie par son parti au second »
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↑Nicolas Chapuis, « Adeline Hazan, future contrôleuse des prisons déjà sous surveillance »,Le Monde,(lire en ligne).
↑« Reims : Arnaud Robinet, le « Monsieur retraites de l'UMP », élu »,Le Monde,(lire en ligne).
↑« Arnaud Robinet élu officiellement maire de Reims : Election du maire, désignation des adjoints : nous vous faisons vivre cette installation réalisée plus de deux mois après les élections municipales »,L'Union,(lire en ligne, consulté le).
↑L'Encyclopédie méthodique ou par ordre de matières par une société de gens de lettres, de savants et d'artistes ; précédée d'un Vocabulaire universel, servant de Table pour tout l'Ouvrage, ornée des Portraits de MM. Diderot et d'Alembert, premiers Éditeurs de l'Encyclopédie.,vol. 15,t. 2 :Commerce, Paris,Panckoucke,(lire en ligne),p. 75.