| Repères historiques | ||
|---|---|---|
| Création | 1993 | |
| Fiche d’identité | ||
| Statut | Groupe d'édition professionnelle et d'événementiel | |
| Siège social | Londres ( | |
| Dirigée par | Paul Walker (CEO) | |
| Filiales | Elsevier | |
| Effectif | 35 700 (2022) | |
| Site web | www.relx.com | |
| Données financières | ||
| Chiffre d'affaires | 11.381 milliards d'euros (2024)[1] | |
| Résultat net | 2.345 milliards d'euros (2024) | |
| Environnement sectoriel | ||
| Principaux concurrents | Informa,Thomson Reuters | |
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RELX (prononcéril-x), est unemultinationalebritannique regroupant des pôles d'activités éditoriales professionnelles et decommunication événementielle.
Basée àLondres, fondée en 1993, cette société est née de la fusion de Reed International et de la société d'édition scientifique néerlandaiseElsevier, et est présente dans 40 pays. En 2025, le groupe est leader mondial de l'édition professionnelle.
Elle est cotée sur les marchés financiers d'Amsterdam, Londres et New York (RELX) et fait partie de l'indiceEuronext 100.
En 1895,Albert Edwin Reed (en) (1846-1920) fonde uneimprimerie[2] et un fabricant de papier spécialisés dans la pressepériodiques à Tovil Mill près deMaidstone dans leKent (G.-B.)[3]. La famille Reed, d'obédienceméthodiste, met en place un management visant à réduire lapénibilité du travail propre à ce secteur. À partir de 1904, Reed imprime entre autres leDaily Mirror, l'un des plus gros tirages mondiaux en 1914. Reed commence à racheter des usinespapetières britanniques, canadiennes et norvégiennes. En 1920, les deux fils du fondateur, Ralph et Percy, héritent d'une situation catastrophique. Ils décident de liquider leurs filiales étrangères et de se concentrer sur le secteur britannique de l'impression, fondant une usine ultra moderne et performante, àAylesford, en 1922. Ce site demeure en 1939, en dépit de la crise mondiale, le premier d'Europe dans sa catégorie[4].
Après une restructuration dans les années 1950 qui voit la famille Reed quitter la direction en 1954, le Reed Paper Group, placé sous le contrôle deCecil Harmsworth King (en), est capable en 1965 de s'imposer face aux concurrents papetiers scandinaves, en signant un accord decoentreprise avecKimberly-Clark, tout en conservant des parts majoritaires dans leDaily Mirror, puis se lance dans une série d'acquisitions, ouvrant un nouveau pôle « décoration et bricolage » appelé Decorative Products Division qui comprend Crown Paints, Polycell, Sanderson's, Wallpaper Manufacturers, des sociétés britanniques qu'il absorbe. King revend par ailleurs des actifs de presse périodique àRupert Murdoch[4].
En 1970, le Reed Group fusionne avecInternational Publishing Corporation, le nouveau groupe, fort de 85 000 employés, est baptisé Reed International Limited[4]. Au cours des années suivantes, Reed International poursuit sa croissance par acquisitions, entre autres de groupes de médias. En 1977, le groupe pénètre le marché américain en rachetant Cahners Publications fondé parNorman Cahners (en).
Devenue en 1980 unesociété en commandite par actions, Reed International décide de se réorganiser en 1985, de se concentrer sur le marché de l'édition et de la presse professionnelle, cédant une grande partie de sa branche décoration et bricolage, ainsi que le pôle presse grand public àRupert Murdoch. Il conserve la partie papier et emballage pour former Reedpack qu'il cède en 1988 aufonds d'investissementCinven. Le groupe acquiert en 1986 la filiale édition professionnelle deDun & Bradstreet, Technical Publishing. En 1987, il achète Octopus Publishing fondée parPaul Hamlyn, pour un montant de près d'un demi milliard delivres sterling, une manœuvre qui ne passe pas inaperçue dans le monde des médias (Octopus sera revendu àHachette en octobre 2001)[5].
En 1990, Reed International rachète la société de médias françaisStratégies[6]. Le groupe devient le troisième pôle européen d'édition derrièreBertelsmann et Hachette.
En 2024, 80 % des ventes de RELX concernent des produits digitaux et en 2025, l'entreprise est leader mondial de l'édition professionnelle[7].
Reed International PLC etElsevier NV décident de fusionner début 1993, unecoentreprise dans laquelle chacun des partenaires possède 50 % des parts, pour former une société valorisée à plus de 4,5 milliards de dollars[8].
En, Reed Elsevier rachète le groupeLexisNexis pour 1,5 milliard de dollars. Puis, en 1996, le groupe acquiert l'éditeurLitec, un des principaux concurrents deDalloz dans l'édition juridique en France. Reed Elsevier fusionne LexisNexis France et Litec en 2002. Reed amorce dès 2005 le regroupement de toutes ses marques sous le nom LexisNexis en France et la marque Litec perdure jusqu'en 2011, date à laquelle la marque disparaît pour laisser place à LexisNexis[9].
Le, Reed Elsevier achète àThe Walt Disney Company l'éditeurChilton Publishing, une filiale d'ABC, pour 447 millions de dollars[10],[11].
En, Reed Elsevier etThomson annonce le rachat en commun de Harcourt General Inc., maison d'édition américaine, pour 4,5 milliards de dollars, incluant les dettes[12].
En 2005, Reed Elsevier rachète au groupe anglais de capital-risqueCinven lesÉditions Masson, éditeur français de livres scientifiques, qu'il intègre à une nouvelle entité appeléeElsevier Masson.
En, Reed Elsevier dévoile son intention de céder Harcourt Education, sa branche d'édition scolaire et universitaire. Ainsi, le suivant, Reed Elsevier annonce la vente deHarcourt Assessment (en) et Harcourt Education International pour 950 millions de dollars au groupe britanniquePearson. Et en, a lieu la vente du reste des activités d'Harcourt àHoughton Mifflin pour 4 milliards de dollars[13],[14].
Le, Reed Elsevier annonce l'acquisition de la société ChoicePoint Inc., spécialisée dans la gestion du risque[15], et son souhait de céder sa filiale Reed Business Information (RBI), présente en France dans la presse (Stratégies,Directions), l'édition, la formation et les bases de données. Il souhaite réduire ainsi son exposition à la publicité. Reed Business Information France a été cédé à Edmond de Rothschild Investment Partners le[16].
Depuis, cette multinationale a pris le nom de RELX Group (ou simplement RELX)[17].
En, RELX annonce l'acquisition de SciBite, une entreprise spécialisée dans l'analyse des données, pour 65 millions de livres[18].

RELX est présent sur trois secteurs d'activités :
Cette dernière activité a été abondamment critiquée par plusieurs éditeurs de revues scientifiques du groupe (dontThe Lancet) lorsqu'elle concernait les salons d'armement. Reed Exhibitions a donc décidé d'abandonner ce secteur en 2007[19].
Liste des principaux actionnaires au[20] :
| Actionnaire | % |
|---|---|
| BlackRock Investment Management | 5,12 % |
| Invesco Asset Management | 4,84 % |
| The Vanguard Group | 2,96 % |
| BlackRock Fund Advisors | 2,60 % |
| Lindsell Train | 2,09 % |
| Legal & General Investment Management | 1,84 % |
| BlackRock Advisors (UK) | 1,44 % |
| Lazard Asset Management | 1,40 % |
| Mawer Investment Management | 1,28 % |
| Fidelity Management & Research | 1,19 % |
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