| Redoute de Saint-Apollinaire | |
L'entrée de la redoute. | |
| Description | |
|---|---|
| Type d'ouvrage | fort à massif central |
| Dates de construction | de 1876- à 1878 |
| Ceinture fortifiée | place forte de Dijon |
| Utilisation | fort de ceinture |
| Utilisation actuelle | parc sportif |
| Propriété actuelle | ? |
| Garnison | 172 hommes |
| Armement de rempart | 18 canons |
| Armement de flanquement | 9 pièces |
| Organe cuirassé | néant |
| Modernisation béton spécial | non réalisée |
| Protection | |
| Programme 1900 | |
| Dates de restructuration | non réalisée |
| Tourelles | - |
| Casemate de Bourges | - |
| Observatoire | - |
| Garnison | 73 hommes en 1914 |
| Programme complémentaire 1908 | non réalisé |
| Coordonnées | 47° 20′ 12,12″ nord, 5° 04′ 27,29″ est |
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Laredoute de Saint-Apollinaire est une fortification militaire de typeSéré de Rivières participant au système de défense de la place deDijon bâti à la fin duXIXe siècle.
Cetteredoute fait l’objet d’une inscription au titre desmonuments historiques depuis le[1].
Le fort est situé au nord-est de l'agglomération dijonnaise, à 2 500 mètres du centre-ville, à la limite entre les territoires des communes deSaint-Apollinaire et deDijon[2]. Au sein du dispositif de la place de Dijon, elle est positionnée en arrière du fort de Varois. Son altitude moyenne est de 286 mètres.

Cette redoute appartient à l'ensemble de fortifications établi autour de Dijon après la guerre de 1870-1871. Il s'intègre donc ausystème de défense des frontières de l'Est dû au généralSéré de Rivières. Les travaux de construction de cet ouvrage, destiné à défendre la partie intermédiaire entre la route deLangres et celle deGray, s'étendent de 1878 à 1880. Aujourd'hui, les fossés en sont comblés mais les maçonneries sont en parfait état. La redoute est inscrite auxmonuments historiques (arrêté du) et est la propriété de la commune de Saint-Apollinaire. La municipalité y a aménagé un parc de détente : la redoute est devenue un lieu de promenade et de manifestations diverses[3].

L'édifice étant uneredoute, et non unfort, il présente une entrée "affaiblie" afin de ne pouvoir servir de retranchement à l'ennemi, si proche de la ville, en cas de prise. La caserne aligne sixcasemates : quatre sont des chambrées prévues pour une garnison de 125 à 150 hommes[4], une autre sert de cuisine (puits de 25 m de profondeur) et une dernière abrite le matériel d'artillerie. À chaque extrémité de la façade a été installé un local de munitions. En arrière des casemates, un couloir de manœuvre permet d'accéder à une chambre à poudre de trente tonnes de capacité. La rue du rempart dessert une batterie basse. Elle est garnie de neuf traverses abris, dont une enracinée et deux autres servant de gaines aux caponnières placées aux saillants 2 et 3 (en fait, une caponnière double et un aileron). Les positions d'artillerie tirant à barbette peuvent être occupées par 18 pièces. À la gorge, deux positions pseudo bastionnées protégeaient lacourtine par des tirs d'enfilade. Le massif central conserve, en son sommet, les fondations d'une maison de communication optique. 4 cuves pourDCA ont été installées ultérieurement auXXe siècle.
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