La commune de Rambouillet se trouve sur un plateau boisé où prennent naissance de nombreux ruisseaux alimentant les cours d'eau qui rayonnent autour du massif de Rambouillet. C'est notamment le cas de laGuéville, affluent de laDrouette long de 16,6 kilomètres, qui prend sa source dans le parc du château[5]. Le cours de la Drouette, issu de l'étang de la Tour, draine le territoire de la commune dans sa partie est jusqu'à l'étang d'Or, au sud. Au nord de la commune lesétangs du Coupe-Gorge, duGruyer et duMoulinet alimentent les bassins du château via le ru du Moulinet.
Au, Rambouillet est catégorisée centre urbain intermédiaire, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[12].Elle appartient à l'unité urbaine de Rambouillet[Note 1], une unité urbaine monocommunale constituant une ville isolée[13],[14]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[14]. Cette aire regroupe 1 929 communes[15],[16].
Carte de la commune de Rambouillet dans son environnement géographique.
Le centre-ville ancien compte de nombreuses maisons de ville traditionnelles[4]. L'urbanisation, bloquée à l'ouest par la présence duchâteau et de son domaine, s'est étendue vers le sud le long de lanationale 10, où habitats collectifs et individuels coexistent avec une zone d'activité, et vers l'est, entre la nationale 10 et laDrouette, avec d'importantes zones pavillonnaires (quartiers la Clairière, le Pâtis, Château-Bazin, la Grange-Colombe, la Villeneuve, les Éveuses) et quelques zones commerciales. Au nord du centre-ville (quartiers Groussay, la Providence, Estienne, Grenonvilliers) se trouvent des petits ensembles d'habitat collectif[4].
En 2020, Rambouillet comptait 13 916 logements, dont 90,9 % de résidences principales, 2,5 % de résidences secondaires (y compris les logements occasionnels) et 6,6 % de logements vacants.
52,8 % des ménages étaient propriétaires de leur résidence principale[19].
Sur le plan ferroviaire, elle dispose d'unegare desservie par les réseauxTransilien Paris-Montparnasse etTER Centre-Val de Loire sur la ligne de Paris (gare de Paris-Montparnasse) àChartres. Le trajet semi-direct Paris-Montparnasse-Rambouillet dure entre 28 et 35 minutes (28 allers-retours par jour). Les 42 trains omnibus quotidiens prennent entre 50 et 65 minutes.
un train tous les quarts d'heure en heures de pointe, un train toutes les demi-heures aux heures creuses et le dimanche, et d'un train toutes les heures en soirée.
Le nom de la localité est attesté sous les formesRumbelitto en 768[21],[22],[23],[24], puisRaimboleto en 1052-1053,Rambullet en 1142,Ranbulet en 1153,Rambolhet en 1160,Rambolet en 1199,Ramboilleto en 1230,Remboullet en 1262,Ramboullet en 1344,Rambouillet en 1617, etPlein-Bois en 1793[25].
Un certain nombre de théories, aujourd'hui obsolètes, ont d'abord été formulées sur les origines du nomRambouillet par les érudits du passé, avant les travaux méthodiques et scientifiques sur la toponymie parAuguste Longnon.
Jean-Baptiste Souchet (1589-1654), dans sonHistoire manuscrite de Chartres, affirmait auXVIIe siècle qu'un ruisseau nomméRambe ouRambo était l'ancien nom de la rivière qui, traversant Groussay, rejoignaitGazeran puisÉpernon avant de se jeter dans laDrouette. Bien que ne reprenant pas cette affirmation dans sa définitiveHistoire du diocèse et de la ville de Chartres, publiée en 1866, et plus documentée,Auguste Moutié répétait celle-ci en 1850 dans sa notice historique sur Rambouillet[26] ainsi queLucien Merlet dans son dictionnaire topographique d'Eure-et-Loir publié en 1861[27] suivis par Félix Lorin dans son ouvrage de référence sur Rambouillet publié en 1907[28]. Mais aucune attestation écrite ne mentionne leRambe ou le Rambo. La première mention relative à la rivière en question est une transaction du 8 mai 1412 qui nomme celle-ci « rivière » simplement. En mai 1507, Charles d'Angennes dans le dénombrement de sa seigneurie nomme celle-ci « ru qui descend dudit estang de Grossay » et une transaction entre la veuve de Charles d'Angennes et le prieur d'Épernon conclue en 1515[29] précise : « l'eau et rivière qui descend de l'estang de Grossay », expression que l'on retrouvera régulièrement et toujours par la suite jusqu'à ce que cette rivière soit nommée la Guéville pour sa partie en aval des canaux du parc de Rambouillet et le ru du Moulinet pour sa partie en amont.
En réalité le nom deRambouillet, comme le montrent les formes anciennes, est une forme diminutive en-itto, suffixe d'origine latine et signifie « petitRambeil » ou « petitRambeuil », lieu qui est mentionné pour la première fois entre 1224 et 1227 dans leScriptum feodorum du comté de Montfort et que les textes médiévaux nous permettent de situer entre l'actuel faubourg de Groussay et l'ancien fief de Montorgueil où se trouve la bergerie nationale. Il y a accord de l'ensemble des toponymistes et des linguistes pour reconnaître dans la terminaison-euil deRambeuil, une évolution phonétique régulière de[-o]-ialo latinisé en[-o]-ialum et qui été employé dans ce sens jusqu'auIVe siècle pour désigner une clairière, un lieu découvert, un essartage ancien, puis un endroit, un village[30]. Selon toute vraisemblance-ialo, ou plutôt-ialon n'est à l'origine pas un suffixe mais un substantif quePierre-Yves Lambert et Xavier Delamarre à sa suite rapprochent du galloisial,tir ial « espace découvert, clairière »[30].
Rambeuil est ainsi une ancienne clairière naturelle, un défrichement humain ou tout simplement un village qui doit se décomposer enRumb- ouRamb-o-ialo/-ialum. La racineRumb- / Ramb- par suite antérieure auVe siècle fait l'objet de plusieurs hypothèses[31].
En 1867, le professeurJules Quicherat de l'école des chartes reconnaît déjà une origine celtique[32], suivi en 1904 par Alfred Holder[33], mais les deux sans autres précisions.
Albert Dauzat suggère pour expliquer le premier élémentRamb-, l'anthroponyme germanique *Rambo (non attesté) ouRampo dans lequel, en 1985, Jean-Marie Ricolfis « voyait unlète (membres decertaines tribus notamment germaniques épargnés par l'armée romaine après leur défaite et installés comme colons). ». Rambouillet serait alors « la propriété, le village de *Rambo / Rampo ».Ernest Nègre penche pour un substantif, à savoirramulus « petite branche, tige ». Dans ce cas, il s'agirait d'« une clairière ou subsisteraient des tiges » (après un brûlis ?). Aucune de ces conjectures n'emporte la conviction, comme le soulignait la fondatrice du Centre d'onomastique (science des noms de personne et de lieux) aux archives nationales,Marianne Mulon, dans sa conférence du 31 janvier 1998 tenue à Rambouillet.
En 2011,Pierre-Henri Billy, dans leDictionnaire des noms de lieux de la France, a proposé un composé derumpus « sarment entrelacé aux branches d'un arbre » attesté chez l'auteur latin Varron.
Remarque : l'hypothèse d'Albert Dauzat reposant sur l'utilisation d'un nom de personne germanique, associé à l'appellatif-ialon a été formulée également par lui-même à propos deVascœuil (Seine-Maritime,Wascoilus 876) avec davantage de certitude sur un emploi du nom de personne germaniqueWasco, Wasgo que l'on retrouve par ailleurs.
Les habitants de Rambouillet sontnommés Rambolitains et Rambolitaines.
Entre avril 1052 et juillet 1053,AmauryIer de Montfort, donne, avec le prieuré de la Trinité de Seincourt situé àÉpernon, « tout ce qui en dépend » et notamment lacasam ecclesie de Raimboleto, c'est-à-dire le presbytère de l'église de Rambouillet ainsi que les droits d'autel, –altare –, à l'abbaye de Marmoutier[36]. Les droits d'autel désignant la nomination du curé et le revenu des messes[37]. Épernon etMontfort furent assiégés lors de l'expédition menée en 1097-1098 parGuillaume le Roux roi d'Angleterre. Le pays fut ravagé[Note 4]. Rambouillet ne fut, sans doute, pas épargné.
Amaury III, frère deSimon II de Montfort, devint à la mort de ce dernierseigneur de Montfort et d'Épernon. Son héritage passa successivement à ses deux fils,Amaury IV etSimon III dit le Chauve. Le séjour de ce dernier à Rambouillet est établi par un acte qu'il signe avec sa femme, Mathilde. Il s'agit d'une donation que l'un et l'autre font en 1153 à laléproserie du Grand-Beaulieu, près de Chartres, de terres situées à Rambouillet même et à la Louvière. Cet acte fut scellé dans l'« aula Rambuleti », c'est-à-dire la grande salle où se tenaient les plaids du manoir de Rambouillet.
Comte d'Évreux et seigneur deMontfort, Simon IV, fils deSimon III reçut, en novembre 1159, des garnisons anglaises. Celles-ci, parties de Montfort, d'Épernon et deRochefort, poussèrent au loin deschevauchées rendant dangereuses les communications entre Paris etÉtampes. Rambouillet dut souffrir de leur passage.Louis VII demanda une trêve. Au mois de mai 1160, la paix se fit. Dans ce traité de paix[38] signé entreHenri II, roi d'Angleterre, etLouis VII, ce dernier pardonnait à son vassal révolté. Il reçut de nouveau son hommage et reconnut ses droits degruyer sur la forêt Yveline et la garde du château royal deSaint-Léger[28].
Sceau de Simon V de Montfort.
Grâce à l'héritage de sa mère, Amicie,Simon V se trouva à la tête d'un domaine comprenant notamment Montfort,Rochefort et la forêtYveline. Il s'embarqua pour laquatrième croisade en 1202. Au retour, il ne s'était pas enrichi mais il rapportait un morceau du bois de laVraie Croix qui se trouve aujourd'hui dans un reliquaire conservé dans l'église de Rambouillet. En 1209, il rejoignait l'ost des croisés en terresalbigeoises devantBéziers. Après une croisade qu'il mena impitoyablement et labataille de Muret qui vit son triomphe, il fut tué le 25 juin 1218 sous les remparts deToulouse. Son fils aîné Amaury ne pouvant maintenir les conquêtes de son père céda ses droits sur lecomté de Toulouse et la terre d'Albigeois àLouis VIII roi de France en février 1224[39]. À son retour dans ses terres d'Yveline, il fit dresser un état complet des fiefs et des vassaux de son comté : leScriptum feodorum de Montis fortis[Note 5]. Ce document cite Guy de Foynard comme homme lige du comte qui assure auprès de ce dernier les maisons fortes de Grenonvilliers (Guernonvillier) et de l'étang, sans doute de Groussay. Il jouit également de droits coutumiers dans la forêt. Il a pour vassaux Jean de Becheraulle pour Grenonvilliers et Goulet (lieu-dit d'Épernon) et Simon de Grenonvilliers. Il cite également Philippe de Vieze comme seigneur (dominus) tenant un fief à Rambouillet. Enfin, il y est notifié que les hommes de Rambouillet (Ramboulletum) doivent la corvée de fossé au château d'Épernon. En ceXIIIe siècle, le terroir de Rambouillet avec son manoir au milieu des marais, ses deux maisons fortes, ses fiefs et ses habitants dépendait de la châtellenie d'Épernon et du même doyenné. Il connut plusieurs défrichements. Ceux de la haie de Blairon, entrepris vers 1210, donnèrent lieu à des contestations relatives auxdîmes novales entre les abbayes deMarmoutier de laquelle dépendait le prieuré Saint-Thomas d'Épernon, de Saint-Magloire et Onfroy curé de Rambouillet. Ces procès se conclurent par deux accords, en 1230 puis en 1240, aux termes desquels l'abbaye de Marmoutier et Onfroy recevraient chacun la moitié des dîmes, ce dernier reversant une rente de 6 muids moitié blé moitié avoine à l'abbaye de Saint-Magloire.Amaury VI assignait, en juin 1239, deux cents livres de rente à Raoul Tesson « sur sa terre de Rambouillet » en raison de son mariage avec sa nièce Peronnelle de Bigorre.Jean, son fils aîné hérita du comté de Montfort.
Blason Tesson.
En 1248, il accordait à son cousin Raoul, seigneur de la Roche-Tesson, le droit de prendre «le bois en sa forêt d'Yveline proche sa maison de Rambouillet ». Il mourut en 1249 laissant une unique héritière :Béatrix de Montfort. Dans le cadre de cette succession, les deux sœurs de Jean, Marguerite et Lore, précisèrent dans un acte établi vers 1249-1250 les limites de chacune des châtellenies qui composaient le comté de Montfort. Dans cet acte, Rambouillet se trouve à la limite des châtellenies de Saint-Léger et de Rochefort. Vers 1250, la paroisse Saint-Lubin de Rambouillet (Ramboilletum) compte 150 paroissiens[40],[Note 6]. En 1267, Béatrix de Montfort épousait en premières nocesRobert IV,comte de Dreux. Ce dernier mourut en 1282 et sa veuve reçut le 9 mars 1283 les hommages de ses vassaux du comté de Montfort. Parmi ceux-ci, figure Guillaume Tesson, vraisemblablement fils de Raoul Tesson, et qui rend sans doute hommage pour Rambouillet.
Ce dernier acte marque la naissance de la seigneurie de Rambouillet. À la suite du décès de Béatrix de Montfort ses deux filles, Yolande, duchesse de Bretagne et Jeanne, comtesse de Roussy, se partagèrent le comté de Montfort. Cet acte du 27 mai 1317 nous indique notamment que la part de Jeanne comprend les fiefs du seigneur de Rambouillet, de Montorgueil (situé au niveau de l'actuelle bergerie nationale), de Groussay et de Grenonvilliers, qui furent de la châtellenie de Montfort, ainsi que les fiefs de la Villeneuve de Blairon (une partie de la Villeneuve) et du Pâtis, qui furent de la châtellenie de Saint-Léger. En février 1344, Jacques Boileau, clerc, donne au prieuré d'Épernon unegrange à dîmes située en face du cimetière de l'église de Rambouillet. À partir de 1348, lapeste noire fait son apparition et sévit pendant dix-huit mois environ; puis il y eut les mauvaises récoltes de 1360 et une seconde épidémie de peste de juillet à octobre 1363. Mais l'année la plus tragique fut celle de 1358, particulièrement marquée par le ravage desgrandes compagnies qui s'emparèrent d'Épernon, d'où elles partirent ensuite rançonner l'ouest et le sud-ouest de l'Île-de-France. Rambouillet dût être singulièrement éprouvé.
Blason de Jehan Bernier.
Le 6 mai 1368[41], devant deux notaires du châtelet, Jeanne de Breucourt, héritière du fief de Rambouillet, et son époux vendent àJehan Bernier lemanoir-hébergement et les droits sur le village de Rambouillet ainsi que 880 arpents de bois le tout pour 700 livres, le marché était excellent. Comme le souligne Jacques Maillard, nous ne sommes plus devant Jehan Bernier avec un seigneur ou un homme qui souhaite le devenir. Nous avons en lui un « noble homme », riche et en possession de plusieurs charges significatives. Son acquisition est simplement l'achat d'un « manoir », à proximité de Paris et dans des conditions avantageuses. Jehan Bernier obéissait à la mode des riches Parisiens duXIVe siècle pour les « maisons de campagne ». Au lieu de se ruiner à acquérir des terres et à construire, il profitait du désir de lafamille de Tournebu de se défaire d'un manoir sans doute peu entretenu et d'un village dont les droits et bénéfices étaient de peu de rapport.
Jehan Bernier devenu seigneur de Rambouillet transforme le manoir-hébergement enchâteau[42]. Son fils Guillaume lui succède. Il n'éprouve aucun attrait pour cette résidence et l'échange avecRegnault d'Angennes contre « l’Ostel de Bouzonval en la paroisse de Rueil en Parisis… » et trois mille francs d'or le 12 mai 1384[43]. Cette différence de prix permet d'apprécier l'importance des travaux effectués par Jehan Bernier entre 1368 et 1384.
Regnault d'Angennes ou le développement de la seigneurie de Rambouillet
Regnault d'Angennes avait un but fort différent de celui de Jehan Bernier. Seigneur ambitieux, il voulait se constituer un grand domaine. En possession de la seigneurie de Rambouillet il acquiert en 1389 les fiefs de la Bruyère, d'Ymer et de Betonsart, Grenonvilliers en 1392, l'hôtel de Montorgueil en 1395 et Groussay entre 1385 et 1398. Mais il doit rendre unhommage et un dénombrement séparés pour chacun de ces fiefs qui ne forment pas encore un ensemble. Quant à la seigneurie de Rambouillet, elle dépendait encore de la seigneurie des Essarts, dont Jean de Craon était le seigneur. Aussi, dans son hommage et dénombrement rendu le 6 juin 1399 pour la seigneurie de Rambouillet, Regnault d'Angennes décrit ainsi cette dernière : « un hostel fort cloux de fouces (…) contenant un arpent de terre (…) assis au bout de la ville de Ramboillet, devant ledit hostel une bassecourt en laquelle a une grange, II cours d'estables et un portail (…), une cohue pour tenir les plais et les assises en laquelle sont les prisons dudit lieu de Ramboillet (…) au-dessoubs de ladite bassecourt un jardin contenant II quartiers (…) au-dessus dudit jardin une cave et une galerie couverte de tuille, au-dessoubs dudit jardin un servoir à poisson clos de bois (…) au-dessus desdits servoirs un quartier de pré (…) lequel doit estre fené à corvée par les hostes et habitans dudit lieu de Ramboillet, (…) de l'autre par dudit hostel un jardin avec les allées à aller autour dudit hostel (…) au-dessoubs dudit hostel un estang appelé l'estang de Ramboillet contenant cent arpens (…) et garenne par tout ledit estang et s'il avient par aucune fortuite que l'eaue grève la chaussée dudit estang tous les hostes et justiciables dudit lieu de Ramboillet sont tenus de venir au secours de ladite chaussée si tost comme le cry a esté fait (…) au-dessoubs dudit estang un moulin bannier (…) un arpent et demy de terre assis auprès du cimetière de Ramboillet jouxte le chemin par où l'on va à la Louver (…) un arpent (…) assis sur la carrière (…) un clos de vignes contenant cinq quartiers jouxte le chemin par où on va dudit lieu de Ramboillet à Garnonvillier (…) un four bannier à tous les manans (…) un moulin à vent et un moulin à chevaux (…) assis au-dessus de ladite ville de Ramboillet, (…) un fournel à chaux (…) assis auprès de ladite vigne (…) » suivent le détail des 1 100 arpents de bois en huit pièces, l'acte poursuit « la garenne dudit lieu de Rambouillet (…) jouxte les bois de la louve d'une part et les terres d'emprès le cimetière ».
Le, le roiLouis XVI achète le domaine de Rambouillet pour 16 millions de livres, acquisition à laquelle il songe depuis quelque temps déjà[46]. Il nomme lecomte d'Angiviller gouverneur et administrateur général du domaine de Rambouillet[47]. En 1785, il fait construire pour la reineMarie-Antoinette une laiterie dans le parc[44]. En 1786 démarre la construction du bâtiment destiné à servir de siège aubailliage de Rambouillet par l'architecteJacques-Jean Thévenin. En 1809 l'empereurNapoléonIer en fit don auxhabitans de la ville. Une plaque gravée, apposée sur la façade du bâtiment, l'hôtel de ville actuel, atteste de ce don.
SousNapoléon III, lechemin de fer relie Rambouillet à la capitale en 1849 et permet un développement rapide de la ville. Sa démographie évolue promptement durant tout leXIXe siècle[44].
Durant laSeconde Guerre mondiale, Rambouillet est libéré dans la nuit du 18 au par les forces américaines (Combat Command Reserve, 17e bataillon de chars). Le 23 août, une partie de la2e DB arrive à Rambouillet. À 19h, legénéral de Gaulle et legénéral Leclerc se rencontrent au château pour achever la stratégie de l'entrée dans Paris[48],[49].
Rambouillet était le siège de lacommunauté de communes Plaines et Forêts d'Yveline, unétablissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé en 2003 et auquel la commune avait transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par lecode général des collectivités territoriales. Cette intercommunalité devient unecommunauté d'agglomération en 2015 sous le nom de Rambouillet Territoirescommunauté d’agglomération Rambouillet Territoires (RTCA).
Lors du second tour desélections municipales de 2014 dans les Yvelines, la liste UMP-UDI menée par Marc Robert — soutenu par le maire sortant Gérard Larcher, qui ne se représentait pas — a obtenu la majorité des suffrages exprimés, avec 4 994 voix (46,55 % , 26 conseillers municipaux élus dont 13 communautaires), devançant les listes menées respectivement par[54] :
Lors du second tour desélections municipales de 2020 dans les Yvelines, la liste DVD menée par Véronique Matillon — soutenue par le maire sortant Marc Robert qui ne se représentait pas — a obtenu la majorité des suffrages exprimés, avec 3 291 voix (46,84 %, 26 conseillers municipaux élus dont 14 communautaires), devançant les listes menées respectivement par[55] :
Vétérinaire Sénateur des Yvelines(1986 → 2004 et 2007 → ) Ministre délégué au Travail[Note 7](2004 → 2007) Démissionnaire le après sa nomination comme ministre du Travail
La ville possède un conseil consultatif des jeunes (CCJ), rattaché à la mairie et composé d'une vingtaine de jeunes de 11 à 22 ans environ. Celui-ci prend des initiatives pour améliorer le quotidien des jeunes, et a par exemple mis en place à partir de 2007 une nocturne des jeunes annuelle[69],[70].
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers lesrecensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[72],[Note 8].
En 2022, la commune comptait 27 145 habitants[Note 9], en évolution de +3,6 % par rapport à 2016 (Yvelines : +2,72 %,France horsMayotte : +2,11 %).
En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à30 ans s'élève à 35,5 %, soit en dessous de la moyenne départementale (38,0 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à60 ans est de 25,9 % la même année, alors qu'il est de 21,7 % au niveau départemental.
En 2018, la commune comptait 12 770 hommes pour 14 163 femmes, soit un taux de 52,59 % de femmes, légèrement supérieur au taux départemental (51,32 %).
Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.
Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[74]
Hommes
Classe d’âge
Femmes
0,5
90 ou +
2,2
7,1
75-89 ans
10,0
14,9
60-74 ans
16,8
20,1
45-59 ans
18,8
19,4
30-44 ans
19,0
18,5
15-29 ans
16,5
19,5
0-14 ans
16,6
Pyramide des âges du département desYvelines en 2021 en pourcentage[75]
Depuis 1906 au mois de mai, Rambouillet fête lemuguet, qui pousse en abondance dans la forêt, et dont les couleurs vert et blanc sont celles de la ville. La simple exposition florale des débuts est devenue rapidement une fête à la gloire du printemps, avec, le dimanche, un défilé de chars tous entièrement décorés de muguet. Depuis 1911, la fête commence par le couronnement de lareine du muguet.
Saint Lubin est le patron de Rambouillet. On trouve mention de l'existence de la foire de Saint-Lubin dès 1399 : elle a alors lieu en mars et septembre[77] ; elle se perpétue au fil des siècles, jusqu'en 1913. Depuis 1988, une année sur deux, son souvenir est commémoré par une grande fête, avec marché de bestiaux à l'ancienne, de nombreuses animations et un défilé costumé[78].
Continental Automotive Rambouillet, important employeur (1 200 salariés en 2005, 780 en 2008), annonce le la délocalisation de l'usine et un plan social, faisant suite au précédent plan de 2006 qui a supprimé 184 emplois (l'usine appartenait alors partie au groupe Siemens VDO)[85],[86]. Début 2010, on estime que le nombre de ses salariés devrait passer en deçà de 400 d'ici la fin de l'année[87]. En 2011, l'entreprise est condamnée en justice pour le licenciement économique abusif de 38 salariés[88],[89]. En 2013, le nombre de salariés s'élève à 370[90].
Au 31 décembre 2015, Rambouillet comptait 2 336 établissements, répartis ainsi : 1 598 dans lesservices, le commerce ou les transports, 434 relatifs au secteur administratif, 204 dans la construction, 90 dans l'industrie et 10 dans l'agriculture, la sylviculture ou la pêche[81].
Lechâteau de Rambouillet, dont la construction a eu lieu entre 1368 et 1384, reçut, parmi d'autres personnages de renom,François Rabelais, médecin du roi, etFrançoisIer, qui aimait y chasser et mourut, le, dans la tour qui a depuis gardé son nom. Il fut la propriété de la famille d'Angennes pendant trois siècles, de 1384 à 1699, puis deJoseph Fleuriau d'Armenonville,garde des sceaux de France, puis ducomte de Toulouse et duc de Penthièvre, fils naturel légitimé deLouis XIV et deMadame de Montespan et enfin de son filsLouis Jean Marie, duc de Penthièvre.Louis XVI l'acquit, avec son domaine, le et fit construire dans le parc lalaiterie de la Reine pour essayer (en vain) d'y intéresserMarie-Antoinette. Après larévolution de 1789,Napoléon la fit restaurer. En route pour le port deRochefort où il voulait s'embarquer pour l'Amérique, ce dernier passa la nuit du 29 au 30 juin 1815 au château, l'une de ses dernières nuits en France avant l'exil à Sainte-Hélène. Quinze ans plus tard, dans la nuit du 31 juillet au,Charles X, fuyant Paris à la suite de l'insurrection dite des « Trois Glorieuses », arriva à Rambouillet avec la plus grande partie de sa famille, sa cour, ainsi que les troupes royales encore fidèles au souverain. Ces dernières campèrent dans le parc. Le 2 août, dans une pièce du château, le roi, ainsi que ledauphin quelques minutes plus tard, abdiquèrent en faveur du jeuneduc de Bordeaux. Le présidentFélix Faure fit de Rambouillet sa résidence d'été en 1896. Jusqu'à la fin 2009, Rambouillet resta l'une des résidences du président de la République et fut principalement utilisé pour des conférences internationales (tel que le sommet duG6 de 1975), des réceptions de chefs d'État étrangers, etc.
L'église Saint-Lubin-et-Saint-Jean-Baptiste, située place Jeanne-d'Arc, est inscrite au titre des monuments historiques[93]. Construite à partir d'avril 1868[94] et inaugurée en 1871, elle remplace l'église du même nom, édifiée à la fin duXe siècle[95], qui était située place René-Masson, à quelques pas de l'entrée du domaine, et qui fut démolie en 1872[96]. Conçue par un élève de Viollet-le-Duc, la nouvelle église abrite une croix-reliquaire dite « de la sainte Croix » dans laquelle est enchâssé« un morceau de la vraie Croix, ramené de Terre Sainte par Simon IV de Montfort »[réf. souhaitée].
Lepalais du roi de Rome a été édifié à partir de 1784 sur l’ordre deLouis XVI, parJacques-Jean Thévenin, pour servir d’hôtel du Gouvernement. Il fut ensuite transformé par l'architecteAuguste Famin sur ordre deNapoléonIer qui en fit la résidence de son fils, leroi de Rome. L’hôtel du gouvernement fut donc rebaptisé en 1812 « palais du roi de Rome » et conserva cette appellation jusqu’à laRestauration. En 1835, il fut vendu et démembré en lots. Peu après la partie médiane fut démolie et y fut construit un pavillon dit "impérial". En 1989, la Ville de Rambouillet acheta l’aile ouest de l’édifice ainsi que son jardin attenant, afin d’y organiser des expositions temporaires à thèmes, des manifestations culturelles et d’y créer un musée duJeu de l’oie (cf.infra).
La Bergerie nationale est depuis1926 une école debergers puis, en1939, le siège de l'École nationale d'élevage ovin. Elle est également un pôle de formation.
Le monument du Souvenir et de la Reconnaissance, surnommé « monument américain » (ainsi queAmerican Eagle Monument par les anciens militaires américains qui participèrent aux combats en août 1944), fut érigé à la sortie de Rambouillet, sur la route de Gazeran,« à la mémoire des soldats américains tombés pour la Libération de notre région en août 1944 ». En 1945, sous la présidence de M. Claude Lyonnais, le comité du monument du Souvenir mit tout en œuvre pour sa création à l'endroit où deux patrouilles de reconnaissance américaine étaient tombées dans une embuscade le 16 août 1944. Deux artistes rambolitains furent choisis : M. Gaston Le Bourgeois, sculpteur, et M. Raymond Cailly, dessinateur et peintre. L'œuvre, qui représente un aigle, symbole des États-Unis, a été sculptée« dans la pierre meulière de la région et financée dans sa totalité par les dons des habitants de la ville et des communes avoisinantes ». Les propriétaires du champ, en lisière duquel étaient tombés en embuscade sept des neuf Américains tués lors de missions de reconnaissance les 16 et 18 août 1944, firent don à la ville de la parcelle de terrain où se dresse le monument[98]. Le monument fut inauguré le dimanche1er juin 1947 par M.Vincent Auriol, président la République,Jefferson Caffery, ambassadeur des États-Unis en France, le docteur Petit, nouveau maire de Rambouillet, ainsi que de nombreuses personnalités civiles et militaires, françaises et américaines[Note 11].
LeRambolitrain, inauguré en 1984 est un des plus importants musées de France consacré aumodélisme ferroviaire. Il présente l'histoire du chemin de fer depuis son origine jusqu'à nos jours. On y trouve également des trains jouets, et notamment un réseau fonctionnel dont les voies s'étirent sur 500 mètres, avec des trains miniatures roulant, à l'échelle 1/43e[99].
LeMusée du jeu de l'oie, fermé depuis 2011, a présenté durant 10 ans, à partir de 2001, la collection de Pierre Dietsch, composée de 2 400 jeux de l’oie[100].
L'Espace Rambouillet, un lieu d'observation des animaux et de la forêt pour le public.
L'Usine à Chapeaux est une structure associative fondée en 1960 et reconnue pour son engagement dans l'éducation populaire. Labellisée Centre social, scène de musiques actuelles (SMAC), elle offre une large gamme d'activités culturelles et sociales pour tous les âges. En plus de sa salle de concert de 270 places et de ses studios de répétition, l’Usine à Chapeaux anime des actions culturelles qui favorisent le lien social sur le territoire.
Leduc d'Angoulême (1775-1844), fils de Charles X, signa au château de Rambouillet sa renonciation au trône de France en faveur de son neveu le duc de Bordeaux.
Henri d'Artois (1820-1883), duc de Bordeaux, plus connu sous le titre de comte de Chambord. Charles X signe son abdication en sa faveur le au château de Rambouillet.
Marie-Antoinette d'Autriche (1755-1793), reine de France, pour laquelle Louis XVI fit construire la « laiterie de la Reine ».
Marguerite Baulu (1870-1942), écrivain belge francophone qui mourut à Rambouillet.
Sylvain Bazin (1978), journaliste et auteur, a grandi à Rambouillet.
Bérénice Bejo (1976), actrice et César de la meilleure actrice en 2012 pour sa prestation dansThe Artist, a passé une partie de sa jeunesse à Rambouillet et a passé son bac au lycée Louis-Bascan.
Charles X (1757-1836), qui signa son abdication au château de Rambouillet, le 2 août 1830.
Louis-Ferdinand Céline, né Louis-Ferdinand Destouches (1894-1961), écrivain français. En 1912, à 18 ans, il rejoint le12e régiment de cuirassiers à Rambouillet. Il utilisera ses souvenirs d'enfance dansMort à crédit et ses souvenirs d'incorporation dansVoyage au bout de la nuit ou encore dansCasse-pipe.
Jack Chambrin (1919-1983), artiste peintre né à Rambouillet.
Jean-Pierre Claris de Florian (1755-1794), auteur dramatique, fabuliste, poète..., ainsi que page, puis secrétaire du duc de Penthièvre. La Ville de Rambouillet l'a honoré en donnant son nom à la « MédiathèqueFlorian ».contrib=BI=FW 18.01.2017
Joseph Fleuriau d'Armenonville (1661-1728), financier, magistrat et homme politique français. Acquiert en 1699 pour140 000 livres le château. Il le meuble richement, orne le parc, achète une partie importante du bourg de Rambouillet. En 1705,Louis XIV demanda le château pour son filsLouis-Alexandre de Bourbon.
Sébastien Faure (1858-1942), écrivain anarchiste, y crée l'école libertaire deLa Ruche, qui fonctionne de 1904 à 1917.
Paul Feller (1913-1979), sergent de cavalerie et prêtre français.
Marie-Thérèse de France (1778-1851),Madame Royale, duchesse d'Angoulême, fille de Louis XVI et de Marie-Antoinette, partit en exil du château de Rambouillet avec son beau-père Charles X et la famille royale le 3 août 1830.
FrançoisIer (1494-1547), roi de France, mort d’une septicémie le au château de Rambouillet.
Charles de Gaulle (1890-1970), installa son quartier général au château de Rambouillet du 23 au 25 août 1944, d'où il partit pour la libération de Paris.
Ernest Hemingway (1899-1961), écrivain américain, correspondant de guerre pour le magazine américainCollier's pendant laSeconde Guerre mondiale, arriva à Rambouillet le 19 août 1944 et en repartit avec la2e DB le 24 août. Pendant son séjour à Rambouillet, il logea à l'hôtel du Grand-Veneur[101].
Gustave Hervigo (1896-1993), artiste peintre né et mort à Rambouillet. Ses voyages en Afrique (où il a laissé des fresques dans des bâtiments administratifs) sont la source essentielle de son œuvre. Devenu membre de l'Académie des Sciences d'outre-mer en 1976, leMusée de la Marine lui a consacré une rétrospective en 1980.
Pierre Julien (1731-1804), sculpteur du groupe de marbreAmalthée et la chèvre de Jupiter (1787) à la laiterie de la Reine.
Guy Kerner (1922-1984), acteur et metteur en scène français, est décédé à Rambouillet.
Gérard Larcher (1949), président LR du Sénat de 2008 à 2011 et depuis 2014, sénateur des Yvelines depuis 1986. Ancien maire de Rambouillet (1983-2004, 2007-2014), ancien ministre délégué de 2004 à 2007.
Lucienne Lazon (1910-2007), joaillière créatrice de laPalme d'or du Festival de Cannes, résidente de la commune.
Philippe Leclerc de Hauteclocque (1902-1947), le général Leclerc arriva avec la2e DB le 23 août 1944 à Rambouillet. Dans la soirée, il eut une entrevue avec Charles de Gaulle et le lendemain à l'aube il partit pour aller libérer Paris.
Louis XVI (1754-1793), qui acheta le domaine de Rambouillet à son parent, le duc de Penthièvre, en 1783.
NapoléonIer(1769-1821), qui, alors qu'il était empereur, fit plusieurs séjours au château où il passa aussi une de ses dernières nuits en France avant l'exil deSainte-Hélène.
Napoléon III (1808-1873), que son amour pour la chasse fit mettre, en 1852, le domaine de Rambouillet sur sa liste civile. Il fit plusieurs séjours au château.
Jérôme Niel (1985), YouTuber et comédien français qui a passé une grande partie de son enfance à Rambouillet.
Tim Dup (1994), auteur-compositeur-interprète et musicien français, est né à Rambouillet.
Hubert Robert (1733-1808), peintre paysagiste. À la demande de Louis XVI, dessine lalaiterie de la Reine, ainsi que les modifications pour terminer leJardin anglais commencé par le duc de Penthièvre[103].
Gab Sorère (1877-1962), artiste chorégraphe et réalisatrice, compagne deLoïe Fuller, y est décédée en 1962.
Jacqueline Thome-Patenôtre (1906-1995), femme politique, qui fut maire de Rambouillet et députée de Seine-et-Oise, morte à Rambouillet le.
Guillaume Trepsat (1743-1813), architecte, qui avait perdu une jambe lors de l'attentat de la rue Saint-Nicaise le 24 décembre 1800. Napoléon lui confia la modification du château de Rambouillet, mais le congédia après que Trepsat fit démolir l'aile est du château.
Yves Ville (1960), médecin gynécologue obstétricien spécialiste et pionnier en chirurgie fœtale et en médecine fœtale.
Joseph Villeneuve de Janti (1868-1944), médecin et entomologiste français spécialiste desdiptères. Médecin-chef de l'hôpital. Mort à Rambouillet le.
Georges Wilson (1921-2010), acteur et metteur en scène français, est décédé au centre hospitalier de Rambouillet.
Les armes de Rambouillet se blasonnent ainsi : Parti à dextre de sable au demi sautoir d'argent, qui est d'Angennes, mouvant de partition, à senestre tiercé en fasce, en un d'or au cerf contourné au naturel, en deux de gueules au bélier d'argent et en trois d'argent au chêne en sinople ; en abime : d'azur à trois lys d'or brisé d'un bâton péri de gueules, qui est de Bourbon, comte de Toulouse.
Le blason de Rambouillet évoque l'histoire et différents aspects caractéristiques de la ville.
La partie dextre (à gauche sur l'image, droite quand on porte le blason) représente les armes (de sable au sautoir d'argent) des anciens seigneurs de Rambouillet, lafamille d'Angennes, qui conserva le château pendant près de trois siècles.
La partie senestre (à droite sur l'image, gauche droite quand on porte le blason) évoque divers aspects de la ville, encore actuels :
le cerf représente le gibier de laforêt de Rambouillet, longtemps domaine de chasse royal puis national,
L'écusson central est le blason deLouis-Alexandre de Bourbon, comte de Toulouse, fils naturel légitimé deLouis XIV et deMadame de Montespan, qui acheta en 1706 le domaine et lechâteau de Rambouillet où il est mort en 1737 (ce sont les armes de France chargées du bâton péri de gueules, symbole de bâtardise).
Ces armoiries ont été dessinées en 1887 par le docteur Louis-Joseph Fournier (1815-1889), alors archiviste de la Société archéologique de Rambouillet et membre du Conseil municipal[104].
↑Une unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de200 mètres entre deux constructions) et comptant au moins 2 000 habitants. Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie.
↑Contrairement auhameau ou écart qui est un groupe d’habitations, un lieu-dit n'est pas forcément un lieu habité, il peut être un champ, un carrefour ou un bois…
Civel (Nicolas),La fleur de France. Les seigneurs d’Île-de-France auXIIe siècle, Turnhout, Brepols, 2006, 602 pages
↑« Ce qui, à 5 personnes par famille, fait 750 habitants », estime Félix Lorin (Lorin 2008,p. 25).
↑Gérard Larcher est successivement ministre délégué aux Relations du Travail (2004-2005), puis ministre délégué au Travail, à l'Emploi et à l'Insertion professionnelle des jeunes (2005-2007).
↑Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations de référence postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population de référence publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
↑Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2025, millésimée 2022, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2024, date de référence statistique : 1er janvier 2022.
↑Chiffres issus du recensement de l'Insee. L'institut précise :« Un chômeur au sens du recensement n'est pas forcément un chômeur au sens du BIT (et inversement). » Cf. ladéfinition de l'Insee.
↑À l'époque, les noms des soldats américains n'étaient pas encore connus, pas plus que les faits exacts, non seulement le 16 août 1944, mais aussi le 18. Les recherches effectuées par Françoise Winieska (Winieska 1999) identifièrent en totalité neuf militaires américains, dont sept tombés le 16 août près de l'emplacement du monument, et le 18 août, un pilote dont l'avion s'était écrasé en flammes non loin de là dans le champ, ainsi qu'un jeune officier, tué dans les bois en bordure de la route de Saint-Léger, alors que la colonne de reconnaissance dont il faisait partie s'approchait de Rambouillet par le nord.
↑a etbDaniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale »,Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography,no 501,(DOI10.4000/cybergeo.23155,lire en ligne, consulté le)
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↑Hadriani Valesii,Historiographi regii Notitia Galliarum..., publ. Parisiis : Apud Fredericum Leonard ..., 1675, pp; 326, 365, 488, 624, Index
↑§ Tardif (Jules), Monuments historiques,Paris, 1866, p.51, n°62. — Mühlbacher (Engelbert),Die urkunden Pippins, Karlmanns und Karls des Grossen, Hanovre, 1906 [MGH Diplomata Karolinorum, 1], p.38, n°28. — Lot (Ferdinand), Lauer (Philippe),Diplomata Karolinorum. Recueil de reproductions en fac-similé des actes originaux des souverains carolingiens conservés dans les archives et bibliothèques de France, t. 1, Paris, 1936, pl. 7 (fac-similé). — Atsma (Hartmut), Vezin (Jean),Chartae Latinae Antiquiores[ChLA], Zurich, 1986, t. 15, p. 38, n° 603 (fac-similé p. 40-45). § Publié et traduit : Lorin (Félix),Rambouillet le château et ses hôtes
↑Hippolyte Cocheris,Anciens noms des communes de Seine-et-Oise, 1874, ouvrage mis en ligne par leCorpus Etampois
↑a etbXavier Delamarre,Dictionnaire de la langue gauloise : une approche linguistique du vieux celtique continental, éditions Errance, Paris, 2003, p. 185.
↑Vallot (Philippe-Jean), « Aux origines de Rambouillet »,Les cahiers de la SAVRE,.
↑Jules Quicherat,De la formation française des anciens noms de lieu., Paris, Editions Franck,,p. 42.
↑a etb« Gérard Larcher abandonne son fauteuil de maire »,Le Parisien, édition des Yvelines,(lire en ligne)« Hier soir, les membres du conseil municipal de Rambouillet ont élu leur nouveau maire, l'ancien premier adjoint, Jean-Frédéric Poisson. Gérard Larcher (UMP), premier magistrat de la cité présidentielle depuis 1983, entré au gouvernement le 31 mars, n'avait pas d'autre solution que d'abandonner son fauteuil. Sa démission a été acceptée par le préfet des Yvelines le 29 juin ».
↑a etbCompte rendu de la réunion du conseil municipal de Rambouillet du,Principales interventions des élus,p. 10[lire en ligne].
↑Laurent Mauron, « Rambouillet : Jean-Frédéric Poisson claque la porte de la majorité municipale : Il siégera désormais parmi les non inscrits. Cette démission marque une rupture pour celui qui fut maire entre 2004 et 2007 »,Le Parisien, édition des Yvelines,(lire en ligne, consulté le)« Cette démission marque une rupture pour celui qui fut maire PCD de la ville entre 2004 et 2007 puis président de l'agglomération, de 2009 à 2017. « J'ai fait savoir depuis plusieurs semaines au maire mon désaccord avec l'attitude de certains élus de l'équipe majoritaire qui n'ont pas respecté les consignes de loyauté et de parole donnée ».
↑« Fin de campagne houleuse Gérard Larcher redevient maire »,Le Parisien, édition des Yvelines,(lire en ligne).
↑« Municipales : Larcher renonce à Rambouillet, Garot à Laval : Elu depuis 31 ans, le sénateur UMP ne souhaite pas devoir démissionner une fois entrée en vigueur la loi sur le non-cumul des mandats »,Libération,(lire en ligne, consulté le)« Gérard Larcher, maire de Rambouillet (Yvelines) depuis 31 ans, a récemment annoncé aux habitants qu'il renoncerait à briguer un sixième mandat municipal, mais a assuré jeudi à l'AFP ne pas penser « du tout à la retraite ». « Je ne me vois pas être élu pour 2 ans ou 2 ans et demi pour ensuite démissionner », a expliqué le sénateur-maire et ancien président du Sénat qui s'oppose au projet de loi sur le non-cumul des mandats, promesse de François Hollande lors de la campagne présidentielle ».
↑Compte rendu de la réunion du conseil municipal de Rambouillet du,p. 9[lire en ligne].
↑Laurent Mansart, « Marc Robert, maire (LR) de Rambouillet, ne briguera pas un nouveau mandat en 2020 : L’élu, âgé de 60 ans, évoque un problème de santé pour justifier sa décision. Son adjointe Véronique Matillon sera la candidate de la majorité sortante »,Le Parisien, édition des Yvelines,(lire en ligne, consulté le).
↑a etb« Marc Robert (UMP), le nouveau visage de Rambouillet »,Le Parisien, édition des Yvelines,(lire en ligne)« Comme prévu après les résultats du premier tour qui lui étaient déjà favorables, c'est Marc Robert, 54 ans, qui succède à Gérard Larcher (UMP), lequel aura passé trente ans à la tête de la ville. Le candidat a finalement conservé sa nette avance sur ses quatre adversaires en recueillant 46 % des voix ».
↑« Véronique Matillon a été élue maire de Rambouillet : La candidate soutenue par Marc Robert (LR), le maire sortant, lui a succédé vendredi 3 juillet 2020. Véronique Matillon (DVD) "reprend le flambeau avec ce même esprit de rassemblement, de tolérance et d'ouverture" »,L'Écho républicain,(lire en ligne, consulté le)« Confrontée à deux autres candidats, elle a obtenu vingt-six voix face à David Jutier (EELV) qui a recueilli six voix et Gilles Schmidt (LREM), qui a obtenu trois voix ».
Office du tourisme de Rambouillet,Le domaine de Rambouillet - Éditions du patrimoine et Office de tourisme de Rambouillet, 2005.
Raphaël Pinault,Rambouillet, de la grande à la petite histoire, Éditions la Bruyère, 1990.
ChantalWaltisperger et MurielGenthon,Canton de Rambouillet : Yvelines, Paris, Inventaire général du Patrimoine et Association pour le Patrimoine d'Île-de-France,, 48 p.(ISBN2-905913-01-0)