Les origines de RATM remontent à l’époque oùZack de la Rocha etTim Commerford allaient à l’école. Ils se rencontrent et deviennent amis lorsque le premier apprend à l’autre comment voler de la nourriture à lacantine[13]. Zack de la Rocha cultive alors un profond intérêt pour lamusique, qu’il finit par transmettre à son ami Tim, qui commence par jouer de la basse. Par ailleurs, Zack de la Rocha fréquentait la scènehardcorestraight edge ducomté d'Orange, enCalifornie, et il commence à jouer de la guitare avec un groupe appelé Hardstance, puis fonde en 1988Inside Out dans lequel il chante[13]. D'ailleursRage Against the Machine[14] est un titre écrit à l'époque pour Inside Out. Le départ décisif deVic DiCara(en) (guitare) en 1991 déçoit profondément Zack pour qui Inside Out avait un potentiel gigantesque.
Pendant ce temps,Tom Morello, diplômé ensciences politiques à l'université Harvard, joue de la guitare à Libertyville, dans l’Illinois, dans divers groupes degarage rock comme Electric Sheep, avec le guitariste deTool,Adam Jones. Tom Morello finit par se rendre àLos Angeles, persuadé que c’est l’endroit idéal pour former un véritable groupe de rock[15]. Dans un club de rap, il assiste à une prestation de Zack de la Rocha. Les paroles des chansons, éminemment politiques, séduisent immédiatement Tom Morello. Il rencontre ensuiteBrad Wilk, qui a répondu à une annonce disant qu’un groupe cherchait unbatteur[16]. Zack de la Rocha appelle son vieil ami Tim Commerford : les choses sérieuses peuvent alors commencer.
La première représentation du groupe se fait dans un garage, chez un des amis de Tim Commerford, à Huntington Beach. Les quatre musiciens jouent seulement cinq chansons, qu’ils ont écrites, mais leurs amis les apprécient tellement qu'ils doivent les rejouer plusieurs fois. Ils décident alors de se lancer dans la cour des grands, avec une bande de douze chansons enregistrées dans un studio local. Ils commencent à jouer dans des clubs aux alentours de Los Angeles et parviennent à vendre cinq cents copies de leur bande. Ils se font peu à peu leur place dans le milieu musical local et réalisent même la première partie dePorno for Pyros pour leur premier grand concert. Ils jouent également sur la scène secondaire duLollapalooza II, à Los Angeles, en tant que« jeunes talents. » Ils finissent par signer un contrat avecEpic Records (une filiale deSony BMG) et ils continuent de tourner pendant que leur premier disque,Rage Against the Machine, est alors réalisé.
Zack de la Rocha utilisait déjà le nom deRage Against the Machine (en français,« Rage envers le système ») avant la formation du groupe[17], avec son premier groupe Inside Out (voir plus haut). Il était prévu de donner ce nom au deuxième album. Cependant, le groupe se sépare avant. LorsqueZack de la Rocha etTom Morello forment leur groupe en 1991[18], le nom Rage Against the Machine leur parait le plus adapté au style de musique, et aux idées qu’ils souhaitent diffuser. Selon Tom Morello,« The Machine », dont il est question, représente le "système", lamondialisation, lenéolibéralisme, leracisme, l’élitisme, et l’indifférence, entre autres.
Pancarte sur la route 307 (auChiapas), règlement duEZLN[Note 1] (cette pancarte détruite par les intempéries n'existe plus en) ; de la Rocha a séjourné dans cette région au moment de la crise du groupe.
Le groupe se lance dans sa première tournée européenne, aux côtés du groupeSuicidal Tendencies (dont le chanteur,Mike Muir, critiquera leur signature avec une grosse maison de disques,Sony, dans la chansonDo What I Tell Ya de son autre groupeInfectious Grooves, et bien qu'eux-mêmes soient aussi distribués par la même major). En octobre 1992[19] parait leur premier album, intitulé lui aussiRage Against the Machine. Celui-ci a beaucoup de succès dans les charts américains : il reste dans le Top 200 du magazineBillboard pendant 89 semaines. Le titreKilling in the Name révèle le groupe au grand public[20] ; le succès est phénoménal pour un genre plutôt méconnu enEurope. Ils donnent ensuite plusieurs concerts de soutien àMumia Abu-Jamal[21],Leonard Peltier, la ligue anti-nazie, et participent auRock for Choice. En 1993, ils reviennent àLollapalooza sur la première scène cette fois. ÀPhiladelphie, leur renommée prend de l’ampleur lorsqu'ils protestent contre lacensure, en particulier contreParents Music Resource Center (PMRC), en restant sur la scène complètement nus pendant 14 minutes[22]. Le lendemain, ils donnent un concert gratuit dansLos Angeles.
En décembre 1993, le groupe lance le clip deFreedom sur les chaînes de télévision en soutien à Leonard Peltier[23]. La vidéo mélange à la fois des extraits de concerts du groupe et du documentaire de 1992,Incident à Oglala, avec des passages du livre dePeter Matthiessen,In the Spirit of Crazy Horse. Le clip devient numéro 1 aux États-Unis. Ils poursuivent leur tournée en 1993 et 1994, tout en continuant de diffuser leurs idées, se faisant ainsi autant d’adeptes que d’ennemis. En janvier 1994, Zack s’intéresse de près au groupe indigène zapatiste du Sud-Est duMexique, l’Ejército Zapatista de Liberación Nacional (EZLN) ; à ce moment-là, Zack de la Rocha s’identifie à ce groupe qui combat, selon lui, le néolibéralisme et le capitalisme implantés au Mexique par les États-Unis[24].
En 1995, le groupe est àAtlanta pour enregistrer un nouvel album, mais les choses deviennent plus compliquées que prévu. Les quatre artistes communiquent peu entre eux, et le rythme effréné des concerts les a fatigués. En fait, il s’avère que l’ambiance au sein du groupe est loin d’être aussi bonne qu’il n’y paraît[25]. Ils s’accordent alors une pause ; Zack en profite pour aller quelques semaines auChiapas (Mexique)[26], pendant que les autres vaquent à d’autres occupations dans leurs foyers respectifs. Finalement, ils reprennent l’aventure. Ils louent une chambre en face de leur appartement à Los Angeles, et ils finissent par réaliser leur second album,Evil Empire (en français,« l’empire du mal »). Le titre de cet album fait allusion à une expression employée par le présidentRonald Reagan pour qualifier le bloc de l'Est[27]. Début 1996, Rage joue au festival australienBig Day Out, où est tournée la vidéo deBulls on Parade.
Pendant l'été 1997, Rage Against the Machine etWu-Tang Clan font une tournée commune, un évènement musical de l’été aux États-Unis. Ils se produisent dans des festivals comme leWarped Tour,HORDE, et leLilith Fair Tour. Le groupe sort le la même année une VHS/un DVD sobrement intituléRage Against the Machine, qui contient plusieurs prestations live de leur tournée, ainsi que cinq de leurs vidéos censurées[29],[30].The Ghost of Tom Joad, une chanson deBruce Springsteen reprise par le groupe en live, figure également sur cette VHS. Le groupe s’octroie alors une deuxième pause fin 1997.
Le 26 janvier 2000, le groupe a l'autorisation de tourner un clip devant la bourse de Wall Street, ayant pour conséquence la fermeture de celle-ci pour quelques heures, et l'arrestation de Zack de la Rocha et du réalisateur du clip. Pendant la conception deThe Battle of Los Angeles, le troisième album studio du groupe, Zack de la Rocha annonce, fin 2000, qu’il va se séparer du groupe pour commencer une carrière solo[31]. Selon lui, le groupe est à court d’idées neuves depuis leur albumEvil Empire. Des proches des membres du groupe estiment également que les débats incessants rendent la cohabitation impossible au sein du groupe[25]. À la suite du départ de Zack, RATM sort cette même année un CD de reprises intituléRenegades. C’est l’avant-dernier album du groupe avant sa dissolution définitive. Pour ses adieux au public, RATM donne deux derniers concerts àLos Angeles, appelés « Live at the Grand Olympic Auditorium », qui entraînent également la réalisation d’un DVD et d'un album.
Le reste du groupe monte alors le groupeAudioslave avecChris Cornell, l'ex-chanteur du projetSoundgarden[32]. Quant à Zack de la Rocha, il prépare la sortie d’un album solo produit par DJ Shadow[33]. En 2000, le groupe livre un concert à Los Angeles avec un morceau en compagnie deCypress Hill :How I Could Just Kill A Man, morceau de Cypress Hill que le groupe avait repris sur l'albumRenegades.
En, le groupe annonce sa reformation[34]. Les motifs sont encore flous. En effet la principale raison serait la dissolution d'Audioslave, annoncée parChris Cornell pour divers conflits au sein du groupe[35],[36]. Un premier album solo deTom Morello, sous le pseudonyme de The Nightwatchman, est commercialisé le,One Man Revolution[37]. Le groupe se reforme pour leCoachella Festival, enCalifornie[38]. Le samedi, Tom Morello donne un concert de The Nightwatchman. Le lendemain, dimanche[39], le groupe donne un concert, moment fort du festival, le groupe ayant réalisé une liste de chansons comprenant au moins un titre de chacun de leurs albums après une très brève introduction de Zack de La Rocha :« Bonsoir, nous sommes Rage Against The Machine, de Los Angeles, en Californie ». Un discours anti-Bush de Zack de La Rocha est prononcé durant la chansonWake Up[40].
De plus, au cours de l'été 2007, ils joueront quatre concerts aux côtés duWu-Tang Clan, et un concert avecQueens of the Stone Age. Les concerts avec le Wu-Tang Clan auront lieu le 28 et àNew York, le à San Bernardino (Sud de la Californie) et àSan Francisco, dans le cadre de la plateforme hip-hop Rock the Bells[41]. Le concert avec Queens of the Stone Age se déroule le à East Troy, dans l'État duWisconsin[42]. Ils jouent également fin octobre au Voodoo Music Experience Festival et au Vegoose Festival[43]. Fin, début février, ils jouent enAustralie et enNouvelle-Zélande dans le cadre du festivalBig Day Out à Auckland, Gold Coast,Sydney,Melbourne,Adélaïde etPerth. En, ils jouent au Japon, le 7 àŌsaka, le 9 et le 10 àTōkyō[44] ; le au festival Electric WeekEnd àGetafe enEspagne[45] ; le, auPinkpop auxPays-Bas[46], et le àAnvers enBelgique[47].
Le, ils remplissent de nouveauBercy à Paris, plus de 8 ans après leur dernier passage dans la capitale française, les places avaient été vendues en moins de 15 minutes ; les rumeurs annonçaientCypress Hill en première partie, mais ce futSaul Williams qui assura celle-ci. Sans rien ajouter à leur répertoire, ils enchainent les titres avec une énergie quasi intacte. Le, ils jouent auRock am Ring et le au Rock im Park (Tom Morello jouait avec le logo desIWW et une guitare rouge et noire), ces deux derniers se déroulant en Allemagne. Le, ils sont au festival Optimus Alive! àLisbonne auPortugal. Ils se produisent le au festivalRock en Seine, près de Paris, devant plus de 30 000 personnes pour leur deuxième concert en France depuis leur reformation. Leur tournée européenne se finit aux festivals de Reading () et Leeds () enAngleterre.
En,Zack de la Rocha annonce le retour du groupe en studio, et la sortie d'un nouvel album courant été 2011[48], soit plus d'une décennie aprèsThe Battle of Los Angeles, le dernier album original en date. Le groupe se reforme pour quelques dates dans le courant de l’année 2010. Le,Tom Morello annonce au contraire que le groupe n'a pas prévu de rentrer en studio dans le courant de l'année, et s'est concentré sur le festival L.A. Rising qui s'est déroulé le, au Los Angeles Memorial Coliseum, aux côtés deRise Against,Immortal Technique,Lauryn Hill, El Gran Silencio, etMuse[49].
Le, un nouveau compte « Rage Against The Machine » est créé surInstagram. Une photo prise lors desmanifestations chiliennes de 2019 est publiée, avec une légende comportant cinq dates de concert aux États-Unis en 2020, dont deux correspondent au prochainCoachella Festival. Wayne Kamemoto, associé de longue date du groupe, confirme la véracité du site au magazineForbes[51]. Chuck D et B-Real annoncent quant à eux la fin de Prophets of Rage[52]. Depuis, le groupe a annoncé sur son site le lancement d'une tournée mondiale, avec le groupe de rapRun the Jewels en première partie. Celle-ci aurait dû débuter àEl Paso,Texas, le et se terminer àVienne, enAutriche, le, avec notamment un concert àQuébec le et une participation au festivalRock en Seine àSaint-Cloud le[53]. Mais lapandémie de Covid-19 force le groupe à repousser cette tournée en 2022[54]. Leur tournée européenne est finalement annulée le, pour cause de blessure deZack de la Rocha[55] puis la tournée nord américaine est annulée en octobre de la même année pour les mêmes raisons[56].
En, Rage Against the Machine est intronisé auRock and Roll Hall of Fame ;Tom Morello est le seul membre à se rendre à la cérémonie. Il y mentionne des tensions au sein de la formation[57].
Le,Brad Wilk annonce surInstagram que le groupe ne se produira plus jamais en concert, officialisant ainsi sa dissolution[58].
Musicalement, Rage Against the Machine mélange leheavy metal, à travers les riffs deguitare deTom Morello, avec le phrasérap deZack de la Rocha. On ressent aussi l’influence dufunk et dujazz sur la basse deTim Commerford, qui a d'ailleurs joué dans un groupe de jazz dans lesannées 1980. Enfin, labatterie deBrad Wilk est chargée de rythmesfunk. Versionhip-hop et violente du« rock fusion » inspiré parFishbone, lesRed Hot Chili Peppers ouUrban Dance Squad mixant un rap aux textes politiques, inspirés directement de la virulence et du pouvoir de contestation dePublic Enemy, avec lesriffs d’un metal hérité deBlack Sabbath,Deep Purple,Led Zeppelin) et les rythmiques d’un funk puissant et combatif (Funkadelic), le rock incandescent des RATM devient un modèle du genre. Selon Michael Woodswort, journaliste auSun,« Rage Against the Machine explose dans l'industrie du disque comme une version musicale deThe Anarchist Cookbook, l'ouvrage deWilliam Powell. Avec son mélange original de metal, de rap, et de politique d'extrême-gauche, le groupe réalise un premier album si puissant qu'il secoue les adolescents apathiques et leur fait prendre conscience des injustices du capitalisme. »[réf. nécessaire]
En parlant de l’albumRage Against the Machine, fondateur et parfait exemple du style musical du groupe, il rajoute :« Virtuose défricheur, le guitariste Tommy Morello ajoute des interludes de scratching à ses solos époustouflants et à ses riffs inspirés de Black Sabbath. DansKnow Your Enemy, il est à l'honneur sur quatre passages successifs, tour à tour funky et frénétiques, jouant quelques mesures despeed metal avant de se jeter dans une sorte de bouillonnement hystérique. Pendant ce temps, Zack de La Rocha lance des rimes menaçantes avec une énergie implacable, rappe l'autopropagande urbaine deBombtrack, récite la leçon d'histoire deWake up, ode àMartin Luther King,Malcolm X etCassius Clay, ou chevauche le groove radical deTownship Rebellion qui est le récit de la lutte anti-impérialiste de Los Angeles à l'Afrique du Sud. De La Rocha est un maître de la colère brute, qu'il libère à mesure que les constructions sonores du groupe gagnent en intensité.Bullet in the Head, manifeste contre le monopole de la presse, culmine sur un mur de batterie signé Brad Wilk et une rafale dévastatrice de Morello, alors que de La Rocha aboie le refrain brutal jusqu'à extinction de voix[59]. »
La pochette de l'albumRage Against the Machine (1992) est basée sur une photo d’unmoinebouddhiste,Thích Quảng Đức, s’immolant par le feu pour protester contre les exactions du régime dictatorial sud-vietnamien deNgô Đình Diệm, soutenu par les États-Unis. Cette image violente donne une idée du contenu de l’album[61]. De nouveau, la pochette de l'albumEvil Empire transmet à l’avance le message du groupe. Elle représente un jeune homme, dans le style des images de propagande de l'ex-URSS, déguisé ensuper-héros, rappelant ainsiSuperman ou d’autres héros decomics américains. Juste en dessous, le titreEvil Empire, qui est en fait le nom que donnaitRonald Reagan à l'URSS, suggère que les États-Unis ne sont peut-être pas si éloignés de cet« Empire du Mal ». Zack de La Rocha lui-même déclare :« Vers la fin de laguerre froide, le gouvernement de Reagan a constamment essayé de nourrir la crainte dans l'opinion publique américaine, en qualifiant l'Union Soviétique d'Empire du Mal. D'une certaine façon, il se jetait lui-même la pierre car les États-Unis ont commis pas mal d'atrocités auXXe siècle. »[27].
Concernant la pochette de l'albumThe Battle of Los Angeles, il s’agit d'ungraffiti sur un mur, représentant le contour d'un homme avec le poing levé, symbole de la lutte et de l’engagement. Le titre,The Battle of Los Angeles, suggère lui aussi cette idée de lutte, et il est d’ailleurs repris pour la tournée qui suit, puisque chaque représentation du groupe y est intitulée« The Battle of [nom de la ville du concert] ».The Battle of Los Angeles a été très influencé par le roman1984 deGeorge Orwell.Testify,Sleep Now in the Fire etVoice of the Voiceless, entre autres, incluent des citations directes du roman, et mentionnent des termes Orwellien clefs dans les paroles. Le titre de cet album serait un clin d'œil aux sanglantesémeutes de Los Angeles qui ont éclaté en 1992[62].
La pochette de l'albumRenegades est inspirée par la sculptureLove deRobert Indiana. Un album composé de douze reprises, d'artistes tels queCypress Hill,Minor Threat, ouBob Dylan, dans un style mêlantEvil Empire au premier albumRage Against the Machine.
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Tous les textes de Rage Against the Machine sont très engagés politiquement, et tournent autour de thèmes comme les abus du capitalisme ou les mensonges des médias. La liste qui suit n'est pas exhaustive mais donne un aperçu de cet engagement. Le thème du capitalisme revient le plus souvent dans les chansons du groupe. On en retrouve de nombreuses occurrences au fil des albums :
Bombtrack (Rage Against the Machine) rappelle comment les classes supérieures profitent des classes inférieures :« Landlords and power whores on my people they took turns. » (« Les propriétaires et les putes du pouvoir, chacun leur tour contre mon peuple ») ;
Voice of the Voiceless (The Battle of Los Angeles) prend la défense deMumia Abu-Jamal (surnommé « The voice of the voiceless » (la voix de ceux qui n’en ont pas) par les médias parce qu’il défendait ceux à qui on ne donnait pas les moyens de se faire entendre). Rage dénonce ici la mainmise du pouvoir sur les médias :« You see the powerful got nervous, ‘cause he refused to be their servant. » (« Vous voyez, les dirigeants sont devenus nerveux parce qu'il a refusé d'être leur domestique ») ;
dansTestify (The Battle of Los Angeles), il est par exemple question de la course au pétrole qui entraîne de nombreuses guerres :« The pipeline is gushing, while here we lie in tombs » (« Les oléoducs débordent, pendant qu’ici on s’allonge dans des tombes ») ou encore« Mass graves for the pump and the price is set » (« Des tombes en masse pour la pompe et le prix est fixé ») ;
dansKnow your Enemy (Rage Against the Machine), RATM nous montre sa vision du rêve américain, bien différente de ce qu’on a l’habitude d’entendre dans les médias :« Compromise, conformity, assimilation, submission, ignorance, hypocrisy, brutality, the elite. All of which are American Dreams. » (« Compromission, conformisme, assimilation, soumission, ignorance, hypocrisie, brutalité, l’élite. De tout ce qui fait le rêve américain. »)
Drapeau de l'EZLN, que le groupe arbore régulièrement pendant ses concerts.
On retrouve aussi régulièrement une dénonciation des médias qui montrent une réalité modifiée. Ainsi, dansTake the Power Back (Rage Against the Machine), on peut entendre :« One-sided stories for years and years and years. » (« Un seul point de vue depuis des années et des années et des années. ») DansBombtrack (Rage Against the Machine), le texte est encore plus explicite :« See through the news and views that twist reality. » (« Vois au-delà des infos et des points de vue qui déforment la réalité. »)Testify (The Battle of Los Angeles) évoque la vision de laguerre du Golfe à travers les médias :« Mister Anchor assure me that Baghdad is burning. Your voice it is so soothing, that cunning mantra of killing. I need you my witness to dress this up so bloodless. » (« Monsieur le présentateur, assure-moi que Bagdad brûle. Ta voix, tellement apaisante, cet adroitmantra du massacre. J’ai besoin de toi, mon témoin, pour rendre ça moins sanglant. »)
Certains textes condamnent également la prépondérance de la religion laïque ou la religion de l'argent dans la politique :Take the Power Back (« Reprends le pouvoir ») (Rage Against the Machine) dénonce l'emprise de la « religion de l'argent » sur les Américains :« They want us to allege and pledge and bow down to their God. » (« Ils veulent que nous fassions allégeance et que nous nous engagions et que nous nous prosternions devant leur Dieu. ») . Ils critiquent visiblement le système et pas les religions puisque dans le morceau Wake Up, ils accusent le pouvoir d'avoir tué Malcom X pour avoir prôné l'islam« Ya know they murdered X, And tried to blame it on Islam » (« Tu sais qu'ils ont assassiné X, Et ont tenté de blâmer l'Islam »), leur position est donc clairement contre le pouvoir oppresseur et non n'importe quel pouvoir.
Dans ses textes, RATM suggère souvent des actions à mener pour illustrer ses propos : aussi, dansBombtrack (Rage Against the Machine), de La Rocha nous dit« I warm my hands upon the flames of the flag… » (« Je me réchauffe les mains sur les flammes du drapeau… ») ; Ceci est une démystification du drapeau et des slogans que le pouvoir utilise pour manipuler les peuples, la chansonKilling in the Name of illustre cette idée« Those who died are justified, for wearing the badge » le sarcasme poussé dit: (« Ceux qui sont morts, leur mort est justifiée, car eux ils portent une insigne »). Le groupe passe d’ailleurs à l’acte àWoodstock (édition 1999), pendant la chansonKilling in the Name, où ils ont brûlé le drapeau américain sur scène.
Michael Moore, qui a réalisé quelques vidéo-clips du groupe.
Avant tout, Rage Against the Machine utilisait sa musique commemouvement social et devint ainsi le groupe engagé le plus célèbre des États-Unis. Un aspect important du groupe est son engagement politique de gauche, qui l'a amené à manifester à plusieurs occasions contre la politique — intérieure et extérieure — des États-Unis. Au fil de son existence, RATM participa à plusieurs protestations en accord avec ses convictions. Ainsi, le groupe donna un concert mouvementé en marge de laconvention nationale démocrate de 2000 àLos Angeles lors de la campagne présidentielle américaine, où ils ont violemment critiqué le système politique américain, celui de « l’establishment » et appellent les spectateurs présents à ne pas se rendre aux urnes[63]. De même, ils jouèrent aux alentours deWall Street le de la même année. À cause de la foule qui s’était réunie pour assister à ce concert (qui fut filmé et inclus dans le clipSleep Now in the Fire, réalisé parMichael Moore[64]), la bourse deNew York dut fermer ses portes en plein milieu de la journée, événement qui n'était pas arrivé depuis lekrach de 1929. Parmi les spectateurs, on trouvait beaucoup d’employés de Wall Street, qui semblaient apprécier le spectacle. Beaucoup de ces images furent utilisées plus tard avec beaucoup d’ironie dans la vidéo de Moore.
Peu après les événements du11 septembre 2001, le groupe accusait les États-Unis d’être responsables de violences similaires aux attentats duWorld Trade Center à travers le monde. Cela entraîna la surveillance par laCIA de leur site officiel et surtout de leur forum de discussion, où des messages virulents à l’égard du gouvernement américain étaient publiés[65].
Tom Morello, dans une interview donnée à la revueGuitar World, explique que :« Les États-Unis s'autoproclament le pays de laliberté, mais la première liberté que nous ayons, toi et moi, c'est celle d'êtreexploité autravail. Une fois que tu auras utilisé cette liberté, alors tu auras perdu le contrôle sur ce que tu fais, ce qui est produit et comment c'est produit, et, finalement, le produit ne t'appartiendra plus. La seule façon d'éviter les chefs est de ne pas faire attention à soi-même, ce qui nous amène à la seconde liberté, celle de mourir de faim[66]. » Parallèlement, il répondait aux détracteurs qui soulignaient la contradiction au moins apparente entre les orientations gauchistes du groupe et leur signature chezEpic Records, filiale deSony :« Quand tu vis dans une société capitaliste, la diffusion de l'information dépend de l'argent investi. Est-ce queNoam Chomsky s'oppose à la vente de ses œuvres chezBarnes & Noble ? Non, parce que c'est là que la plupart des gens achètent leurs livres. Nous ne souhaitons pas partager notre musique seulement avec ceux qui la connaissent déjà. C'est génial de jouer dans un endroit abandonné, squatté par des anarchistes, mais c'est aussi génial d'être capable de toucher les gens avec un message révolutionnaire, deGranada Hills jusqu'àStuttgart[67]. »
En plus de ses différents et nombreux engagements sociaux, le groupe s’engage également pour laliberté d’expression, contre la censure. Ainsi, en réponse au discours du présidentBill Clinton à la suite dumassacre de Littleton :« On ne peut pas prétendre qu'il n'y a aucun impact sur notre culture et nos enfants s'il y a trop de violence qui leur arrive par ce qu'ils voient et de ce qu'ils font. Nous devons demander aux personnes qui produisent des films violents, des CD, des jeux vidéo, de bien prendre en considération les conséquences qui en découlent. Et s'ils sortent malgré tout, ils devraient au minimum ne pas être vendus aux enfants », allusion aux goûts musicaux des fanatiques qui ont ouvert le feu dans le lycée, Tom Morello, prenant la tête des artistes critiques du discours, rétorque que :« Le rock n'est pas responsable des crimes violents aux États-Unis. C'est très hypocrite de la part des politiques de Washington de montrer le rock du doigt et de le faire passer pour le pourvoyeur de violence de la société, alors qu'ils sont pleinement occupés à lâcher des bombes en ex-Yougoslavie. Qui est le meilleur modèle de violence pour les adolescents ? Le président Clinton qui tous les jours sacrifie en Yougoslavie un bus rempli d'enfants et de personnes âgées, ou quelqu'un comme Marilyn Manson, qui ne fait que s'habiller comme si c'était tous les jours Halloween et chanter avec une voix d'épouvante[68] ? »
La principale singularité du groupe implique son habitude de lancer des polémiques sur des sujets d’actualité lors de ses concerts. Son idéologie politique radicale lui amena un bon nombre de détracteurs, mais aussi beaucoup de sympathisants qui s’identifiaient tout particulièrement au message porté par la musique du groupe.
Avec l’intensification du mouvement « anti-Mumia » dudépartement de police dePhiladelphie et de Maureen Faulkner (veuve du fonctionnaire assassiné Daniel Faulkner), les diverses organisations en faveur de la libération deMumia Abu-Jamal organisèrent un concert pour capter l’attention de la « presse politique », avec la participation desBeastie Boys, deBad Religion ou encoreGangStarr. Le concert est signalé dans tous les médias, et sévèrement critiqué par « l’élite du pays. » En guise d’introduction au concert, Zack de La Rocha déclare :« On dirait bien que le fait de devoir travailler pour conserver les droits dont nous devrions tous pouvoir profiter légalement ne plaît pas à tout le monde[69]! »
Pendant le festivalLollapalooza de 1993 à Philadelphie, la renommée du groupe grandit lorsque ses membres protestèrent contre la censure et contre le comitéParents Music Resource Center (PMRC) en restant nus sur la scène pendant quatorze minutes complètes, avec en fond sonore les larsens de la guitare et la basse posées contres leurs amplis. Avec comme seuls habits un ruban de scotch sur la bouche et sur leur poitrine les lettres P.M.R.C[22]. Ce jour-là, le groupe ne joue donc pas, mais revient deux jours plus tard pour donner un concert gratuit. Le PMRC était un comité de censure à destination des parents d’enfants mineurs, créé dans le but de réguler les paroles de chansons explicites sur la consommation de drogue, le sexe et la glorification de la violence. RATM considérait cela comme de lacensure et donc une réduction du droit d’expression des artistes.
Le, Tom Morello est arrêté, ainsi que 31 personnes[70], pour avoir bloqué l’accès à certains magasins, en signe de protestation contre la marque de jeansGuess. Pendant cette manifestation, l’entrée du centre commercial Santa Monica Place avait également été bloquée[71]. À cette époque, ledépartement du Travail des États-Unis(U.S. Department of Labor) enquêtait sur les méthodes de Guess à la suite des plaintes régulières des employés, qui se disaient, entre autres, exploités par l’entreprise textile.
Image datant de 2005, dans la villeautrichienne deLinz. Il s'agit d’un pochoir représentant le visage deG.W. Bush avec comme légende :Killing In The Name of, comme le titre d’une chanson de RATM.
La controverse sur les concerts de Rage est systématique. Les communautésamish étaient persuadées que RATM s’apparentait à un culte diabolique et que les idées que le groupe véhiculait étaient menaçantes ; idem pour les policiers, à qui les membres du groupe avaient souvent affaire à cause de leur conduite ; et enfin la presse, qui s'étonnait de certains agissements du groupe. Par exemple, plusieurs milliers d’américains furent choqués quand Tim mit le feu au drapeau américain à Woodstock, pendant la chansonKilling in the Name[75]. Rage avait prévu de jouer dans la ville deGeorge dans l'État deWashington, le. Mais le shérif, William Weister, s’y opposa en essayant de stopper la représentation[76]. Il avait lu des documents qui présentaient le groupe comme étant« militaire, radical, anti-démocratique, violent et qu'il promouvait l'absence de loi et l'anarchie[76]. » La tentative d’annulation du concert n’aboutit pas, et le concert se termine sous une forte présence policière[76]. Ce soir-là, le groupe entame le concert avec sa version deFuck Tha Police. Ce n'est pas la seule polémique lors d’un concert du groupe. Des événements similaires étaient très communs dans d’autres villes à dominante conservatrice. Cependant, Zack en faisait abstraction et continuait de profiter du temps entre deux chansons pour exprimer son opinion sur des thèmes politiques et sociaux.
Pendant la remise des prix desMTV Video Music Awards de 2000, RATM concourait pour le prix du meilleur clip de rock (« Best Rock Video »). C’est finalementLimp Bizkit qui reçut la récompense ; mais alors queFred Durst prononçait son discours de remerciements, Tim Commerford escalada un échafaudage au-dessus de la scène et commença à se balancer d’avant en arrière[77]. Fred Durst réagit en déclarant que Limp Bizkit était sans doute« le groupe le plus haï du monde », et la retransmission TV laissa la place aux spots publicitaires. Tim déclara ensuite qu’il ne s’agissait que d’une blague : il était tout de même parvenu à empêcher Limp Bizkit de jouer son titre en live à la télévision. Il finit la nuit au poste avec ses gardes du corps[78].
Le, Rage devait jouer deux chansons lors de l’émission de laNBCSaturday Night Live. L’invité de la soirée était le richissime ex-candidatrépublicain à la présidenceSteve Forbes. D’après le guitariste, Tom Morello, Rage cherchait un moyen de marquer son opposition au multimillionnaire, qui semblait se consacrer à raconter des blagues et à défendre l’impôt à taux unique (à l'opposé de l'impôt progressif dont le taux augmente avec le revenu), tout en faisant sa profession de foi dans laquelle il rappelait les profondes disparités sociales et ethniques aux États-Unis. Pour illustrer cette déclaration, RATM essaye d’abord, pendant une répétition, d’accrocher deuxdrapeaux des États-Unis à l’envers sur lesamplificateurs (comme à son habitude pendant les concerts)[79]. Mais les producteurs deSaturday Night Live et d’autres dirigeants de NBC leur ordonnent de les retirer, avançant que lespatriotes protesteraient, et qu’ils souhaitent que tout se passe sans anicroche en la présence de Forbes[80].Saturday Night Live informe également le groupe qu’ils allaient censurer quelques passages deBullet in the Head (qui devait être le second morceau du groupe) à l’antenne, mais également dans le studio, où se trouveraient de la famille et des amis de Forbes. Le soir de l’émission, après la première chanson et après le retrait des banderoles amenées par des fans du groupe, quelques officiels deSaturday Night Live et NBC encerclent les membres du groupe et leur ordonnent de quitter les lieux. Entendant cela, Tim (le bassiste) fait irruption dans la loge de Forbes, et fracasse quelques lampes au sol avant d’être maîtrisé par la sécurité.
À la suite des attaques terroristes du11 septembre 2001, une rumeur se répandit selon laquelle la totalité des chansons du groupe furent intégrées à une liste de morceaux considérés comme inappropriés parClear Channel (liste rendue publique par l’entreprise) et avait recommandé à ses stations d’éviter de diffuser pour éviter de choquer les familles des victimes dans les semaines suivant les attentats.
En, Tom Morello, soutenu parTrent Reznor, s'insurge contre l'usage de leur musique lors des séances deno touch torture enIrak et à Guantanamo[81].
Les analyses politiques du linguiste et dissidentNoam Chomsky ont énormément inspiré le groupe, en particulier celles touchant la politique du gouvernement américain.Zack de la Rocha s'entretient avec Chomsky en 2000[82]. Brice Tollemer considère que « la mise en relation et la connexion avec des personnalités commeMichael Moore ou bien encore Noam Chomsky apportent indubitablement un gage de respectabilité et de crédibilité quant à la ligne de conduite de la formation musicale »[83]. Deux albums hommages sont sortis après la dissolution du groupe :Freedom: A Tribute to Rage Against the Machine (une version espagnole existe aussi) en 2001 etA Tribute to Rage Against the Machine réalisé par divers musiciens en 2003.
Le, Zach de la Rocha et Tom Morello donnent un concert nomméRadio Free L.A., avecFlea desRed Hot Chili Peppers à la basse etStephen Perkins deJane's Addiction à la batterie[84]. Pendant ce concert, neuf chansons deEvil Empire sont jouées avec une musique complètement différente, seul le texte reste inchangé ou presque.
Le groupe contribue à quelques bandes originales de films, avecNo Shelter dansGodzilla[85],Darkness, une ancienne démo, dansThe Crow[86], ainsi queYear of tha Boomerang, chanson qui sera incluse plus tard dansEvil Empire dans le filmFièvre à Colombus University[87].
En 1999, le groupe joue lors de plusieurs festivals importants, comme ceux deWoodstock, The Fuji Festival auJapon, ainsi que leTibetan Freedom Concert. Rage organise également un concert au profit de Mumia Abu-Jamal, avec lesBeastie Boys. Ce concert fait beaucoup de bruit dans les médias[88]. La même année, RATM participe à la bande originale du filmMatrix en posant le titreWake Up au générique de l’œuvre desWachowski. Cette participation fait connaître le groupe auprès des fans de la culturecyberpunk que touche le film. Lesproducteurs n’hésiteront pas à utiliser d’autres titres de Rage Against the Machine dans les deux suites du film.
1999 :The Battle of Los Angeles, meilleur classement auUS Billboard :1er, deux fois disque de platine pour les ventes aux États-Unis[90]. Il s’agit du troisième album studio du groupe. Comme le précédent, il rentra immédiatement en première place du Top-200 du magazineBillboard. Ce fut l’album le plus populaire du groupe et celui qui suscita le plus d’intérêt au niveau international.
1999 :Live and Rare. Il s'agit d'une compilation de titres joués en live pendant la tournée du groupe enEurope et enAsie. Le disque contient également deux titres inédits :Darkness etClear the Lane.
Apparaît sur la bande originale du filmMatrix Reloaded La chanson Wake Up apparait également sur lepremier volume de la trilogie Matrix ainsi qu'à la fin deMatrix Resurrections dans une version réarrangée par Brass Against.
1997 :Rage Against the Machine(en). Cette vidéo est un assemblage de concerts donnés àIrvine, enCalifornie, auRock Am Ring Festival de 1996, et auPink Pop Festival de 1994. Il contient également cinqvidéoclips de chansons des deux premiers albums, ainsi qu’un poème deZack de la Rocha (Memory of the Dead) et une reprise deBruce Springsteen,The Ghost of Tom Joad.
1999 :Revolution USA.
2000 :The Battle of Mexico City(en). Grâce à son soutien de l'EZLN et aux origines mexicaines de Zack, le groupe comptait de nombreux fans au Mexique. Ce concert était le premier du groupe au Mexique, et les relations du groupe avec le public étaient bien plus qu'un simple rapport d'artistes à fans. La vidéo contient des chansons des trois premiers albums de RATM et la repriseZapata’s Blood (Le sang de Zapata).
2003 :Live at the Grand Olympic Auditorium. Ce concert a eu lieu au Grand Olympic Auditorium, à Los Angeles, en Californie, le. Les quinze titres de la vidéo incluent une reprise du groupeCypress Hill intituléeHow Could I Just Kill a Man, qui apparaît aussi sur l’album de reprisesRenegades. La vidéo contient également des vidéos deBombtrack etHow Could I Just Kill a Man, la performance bénévole du groupe à la Convention Nationale Démocrate du, et deux titres supplémentaires interprétés lors d’autres concerts :People of The Sun etKnow Your Enemy.
2006 :Free Tibet concert. Enregistrement du concert live rassemblant 100 000 personnes et 20 groupes en soutien au peuple tibétain subissant l’oppression et la persécution. La vidéo contient les performances live, interviews exclusives, images inédites desBeastie Boys,Red Hot Chili Peppers,Beck,The Fugees, Rage Against the Machine,The Smashing Pumpkins,Björk,Foo Fighters, etSonic Youth.
Pour plus d’informations sur les membres du groupe, leurs collaborations à d’autres projets et leurs productions solo, se référer aux articles détaillés les concernant.
Rage Against the Machine s'est toujours articulé autour des mêmes quatre membres :
↑Cette pancarte peut être traduite par :« Vous vous trouvez en territoire rebelle zapatiste. Ici le peuple commande et le gouvernement obéit. Zone nord. Conseil de bon gouvernement. Le trafic d'armes, la production et la consommation de drogues, de boissons alcoolisées et les ventes illégales d'essences d'arbres sont strictement interdites. Non à la destruction de la Nature. »
La version du 5 mars 2007 de cet article a été reconnue comme « article de qualité », c'est-à-dire qu'elle répond à des critères de qualité concernant le style, la clarté, la pertinence, la citation des sources et l'illustration.